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30.03.2008
Eloge de la marche....
De nombreux écrivains et philosophes, Montaigne, Jean-Jacques Rousseau, Kant,
Kerouac, et bien d'autres, ont développé leurs idées et composé leurs oeuvres en marchant.
La marche libère l'esprit en lui ouvrant un horizon illimité dans lequel les pensées peuvent se
déployer, se chauffer au soleil, se rafraîchir sous la pluie, ou se décanter dans le vent.
Sans vouloir me comparer à ces grandes figures littéraires, c'est aussi en marchant que
me viennent mes idées et mes poèmes. Le spectacle toujours renouvelé de l'univers minéral et
végétal sauvage, ou façonné, modifié , enrichi par l'homme est la source principale de mon
inpiration.
La marche nous libère aussi des machines qui prennent une emprise de plus en plus
importante dans nos vies et nous coupent du vécu fondamental de la condition humaine en
réduisant la richesse et la diversité de nos expériences sensorielles.
La marche est le meilleur antidote aux heures passées devant la télé ou l'ordinateur
où trop souvent le flux de nos pensées est insidieusement manipulé, pollué pour le plus grand
profit des bonimenteurs et vendeurs de babioles qui y sévissent . Par le recul quelle permet
d'avoir par rapport au conditionnement du monde moderne, la marche nous pemet de reprendre
le contrôle de nos existences.
Alors marchons ! marchons ! que nos pensées devenues impures retrouvent la beauté
des sillons ! Redécouvrons les sentiers façonnés à travers les monts et les plaines par nos
ancêtres qui passaient leurs vies à marcher de leur maison à leurs champs et d'un village à
l'autre et dont les incessantes pérégrinations étaient l'occasion de contacts humains
enrichissants et d'une confrontation avec les éléments de la nature qui fortifiait leur corps et
leur esprit .
La beauté des paysages est une nourriture qui enrichit l'âme et l'esprit. Les problèmes
que connaissent les banlieues viennent à mon avis pour partie de la laideur dont sont
environnés les gens qui y vivent. Comment être animé du désir de créer et de mener une vie
pleine et riche quand le béton et les ordures sont votre seul horizon ?
Point n'est besoin d'être un athlète ou un expert pour marcher, des vêtements
adéquats et de bonnes chaussures, une boussole, une carte, une gourde et un laguiole ou un
opinel, voci le vade-mecum du marcheur.
Pour ceux qui ont peur de se perdre, il existe des sentiers balisés pour tous les niveaux,
comme celui qu'illustre les photos de cette note et qui part du village de Cabrières (voir détail
du circuit en fichier joint) .
Pour peu que vous soyez curieux et observateurs, la marche vous ouvre les
portes de la connaissance : sciences naturelles, géologie, écologie, géographie, histoire,
techniques, sans oublier bien sur la philosophie, s'apprennent aussi bien sur les chemins que
dans les livres.
La marche qui sollicite ainsi le corps et l'esprit démultiplie votre sensation d'être. En
résumé, pour paraphraser Descartes je dirais : je marche, donc je suis ...
Pour celles et ceux qui comme moi aiment randonner je recommande la visite de deux
sites : celui de Jean-Claude "Drailles dou cantoun" et celui de "Netrando"
Texte & Photos Ulysse
11:35 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marche, cabrières, montaigne, kant
27.03.2008
Mare Nostrum
Si on laisse faire les thoniers scélérats qui ne respectent pas les quotas et autres
brigands des mers qui massacrent les tortues et les requins pour récupérer leurs ailerons qui
finiront dans d'infâmes potages, nos mers et océans seront bientôt des déserts liquides ou au
mieux, comme le prévoient les experts pour la Méditerranée dans les 10ans à venir, des soupes
de méduses car celles-ci n'auront plus de prédateurs. Notre planète sera alors en péril car du
maintien de la vie dans les océans dépend le maintien de la vie sur terre.
Il ne nous restera plus alors que les aquariums pour découvrir ce qu'était la merveilleuse
beauté et diversité du monde marin. Le dernier né de la région, Mare Nostrum, édifié par la ville
de Montpellier est une réussite ludique et pédgogique en ce domaine. Puisse -t-il convaincre
ses visiteurs de la nécessité de protéger l'univers aquatique et de contribuer à sauver les
espèces menacées (thon rouge et espadon notamment) en les boycottant comme ont
courageusement décidé de le faire certaines grandes enseignes commerciales qui ne les
proposent plus à la vente .
Pour vous inciter a aller lui rendre visite, en voici un bref aperçu :
Dans le secret des fonds marins
A l'abri de témoins
Bérou le Mérou
Rencontre Cégaulaine la Murène
Quant à vous préférez vous la raie au mileu ?
Sur le côté ?
Ou bien les deux ?
Araignée du matin: chagrin
Araignée du soir : espoir
Araignée de mer : la galère !
L'Etoile de mer
Cherche à plaire
Mais ceux qui vont dans ses bras
Se retrouvent dans de mauvais draps
Défilé de mode à l'aquarium
Une chose est sûre
La vogue est aux rayures !
Et pour celui là, allez, on devine :
il a fait le tour de France ?
il a la jaunisse ?
Il vient de Chine ?
Même si vous avez l'esprit taquin
Il serait dangereux
Que vous tiriez la queue
De ce paisible requin !
Si vous avez apprécié ce post , je vous invite à aller sur le magnifique site de Siratus
Vogue la Galère consacré à la faune et la flore sous-marine.
Texte & photos Ulysse
09:30 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mare nostrum, aquarium, quotas
24.03.2008
Moments d'extase autour de l'Espaze...
Parmi les bonheurs qu'offre le pays d'Oc il en est un qui, sur notre terre
surpeuplée et surexploitée, devient de plus en plus rare : celui de pouvoir randonner à distance
raisonnable de chez soi dans une nature sauvage.
Dans les hauts cantons où je vous emmène aujourd'hui ces endroits abondent.
Il en est un que j'aime particulièrement situé au nord de Camplong dans les monts d'Orb, une vaste zone montueuse et boisée
traversée par les eaux claires de l'Espaze !
L'Espaze qui coule en cet endroit des jours souvent tranquilles connaît, les
jours d'orage, de grosses colères qui le rendent infranchissable. Fort heureusement nous avons
pu le traverser les pieds au sec le jour de notre périple car, malgré un ciel gris, pas une goutte
de pluie n'était tombée depuis plusieurs jours.
Remontant sur le flanc nord de la Jasse d'Albert de la Caumette qui culmine à
738m (ledit Albert étant sans doute une personnalité locale de grande renommée mais sur
laquelle je n'ai pu glaner aucune information, si l'un de mes lecteurs peut éclairer ma lanterne je
suis preneur) on traverse une magnifique forêt aux essences diversifiées transformée
aujourd'hui en arboretum.
Dans une trouée du feuillage on aperçoit au loin vers le sud les anciennes
mines de charbon à ciel ouvert dominant Camplong et qui ont été exploitées jusque dans les
années soixante. Aujourd'hui elles sont lentement recolonisées par la
végétation.
En arrivant près du sommet de la Jasse qui correspond à un plateau herbeux
où l'on parquait autrefois la nuit les troupeaux en estive, on ne voit n'y n'entend plus
aujourd'hui la queue d'une vache ou le bêlement d'un mouton. On y croise parfois un chien de
berger fossilisé d'avoir attendu vainement son maître parti avec son troupeau dans la voie
lactée.
Le sommet de la Jasse est aujourd'hui couvert de genets et d'ajoncs et une
table d'orientation permet aux randonneurs de passage d'apprendre la géographie des
lieux.
En redescendant vers l'espaze on traverse de magnifiques forêts de cèdres, de
pins lariccios et de hêtres dont les élégantes silhouettes argentées illuminent le sous-bois. Le
réchauffement climatique en cours menace hélas de chasser de la région cet arbre qui prospère
dans les sols frais et humides .
Au détour du chemin surgit parfois une ruine moussue dont le charme et le
mystère n'a rien à envier (à mon humble avis) aux pyramides mayas ou aux temples d'Angkor
!
Puis l'on traverse une ancienne chataigneraie dont les doyens quelque peu
décharnés n'ont plus que la peau sur les os et constituent un repère idéal pour Hibous.
D'ailleurs il y en avait un ce jour là assez déplumé mais pas effrayé pour un
sou de notre présence.
On dit que de mémoire de rose on n'a jamais vu mourir un jardinier et de
mémoire d'homme, un chataigner ....mais en ce lieu hélas on voit mourir les chataigners ce qui
augure mal du devenir de l'humanité !
Puis le chemin nous ramène au bord de la rivière de l'Espaze dont il suffit de suivre le
cours enchanteur pour revenir fourbu mais régénéré à notre point de départ
Texte & Photos Ulysse
09:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : camplong, espaze, jasse
