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28.04.2008
L'oppidum de Nages
La plupart d'entre nous vivent aujourd'hui dans le confort douillet de leurs habitations
avec le seul risque de voir débarquer de temps en temps un voleur de « poules » (les poules
ayant dorénavant la forme de TV , DVD, portable ou mobile !) )
Mais, dans un lointain passé, nos ancêtres sédentarisés vivaient avec la peur
permanente de voir débouler de l'horizon des hordes hostiles, prêtes à les massacrer pour
s'emparer de leurs récoltes et de leurs biens.
C'est pourquoi, quand la topographie de la région le permettait, ils implantaient leurs
villages sur le sommet de collines.
Ces villages fortifiés sont nombreux en pays d'Oc, mais il en est un dont je vous
recommande la visite, l'oppidum de Nages dit aussi des Castels. Outre qu'il occupe un site
magnifique, cet oppidum a été remarquablement restauré par les soins de l'archéologue Michel
Py dans les années soixante.
Le site a été occupé de la période néolithique jusqu'à la fin du premier siècle après J-C.
L'oppidum y a été édifié au milieu du IIIéme siècle avant J-C par la tribu gauloise des Volques
Arécomiques, probablement venue de la région du Danube.
Ils ont bâti des remparts ayant, par endroits, six mètres de large qui se rejoignaient en
une énorme tour de guet. Trois entrées, protégées par trois tours, permettaient l'accés à
l'intérieur du village. Les rues étaient bordées de maisons confortables ainsi que de magasins
aux pièces multiples et des drains servaient de tout à l'égout.
Il existait un fanum, petit temple celtique, où l'on a trouvé des céramiques ,des dollia
(récipients en terre cuite) pour l'huile, des poteries campaniennes,des amphores italiques
ainsi que des monnaies romaines, marseillaises, gauloises, Volques Arécomiques et nîmoises.
L'intensification de la présence romaine avec la création de la Via Domitia au Ier siècle après J-C
contribua à renforcer la sécurité de la région. La tribu gauloise déserta peu à peu l'oppidum pour
aller vivre à Nemausus (Nîmes) qu'ils avaient fondée dans la plaine.
Le sommet de la colline où est édifié l'oppidum offre des vues splendides sur la plaine de
la Vaunage. Sur la ligne d'horizon on aperçoit la dent de requin du Pic Saint Loup qui semble
vouloir dévorer la falaise de l'Hortus qui lui fait face
Sur l'arête nord de la colline on trouve également les antiques mutrailles de la roque de
Vif, qui semblent avoir servi d'avant-poste à l'oppidum.
Aujourd'hui les seuls résidents permanents de cet oppidum sont les scarabés qui se
régalent du nectar des fleurs de cistes le printemps venu.
Pour visiter cet oppidum, le mieux est de se garer près de la mairie du village de Nages-
et-Solorgues (panneau d'information sur le site) puis d'emprunter le chemin de l'oppidum qui
grimpe sur la colline et de suivre le balisage jaune qui fait le tour du site en redescendant par la
superbe combe de Dionisy (compter deux heures de marche et visite)
Texte (Source Wikipédia) & photos Ulysse
09:37 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : Nages, oppidum, celtes, via domitia
24.04.2008
Néanderthal : l'homme idéal ?
Gauguin, dans l'un des ses célèbres tableaux, a illustré les trois questions qui taraudent
l'homme sans doute depuis son émergence sur la terre : D'où venons nous ? Que sommes
nous ? Où allons nous ?
Face à ces questions certains vous répondront je m'appelle Fauxcul, Troiscabanes ou
Delimpasse , je viens des locaux de TF Hun et je rentre chez moi ! Quand on est un peu plus
évolué on comprend que ce ne sont pas forcément les bonnes réponses et que d'ailleurs l'on
risque de passer sa vie à les chercher, voire même de la perdre pour trouver la réponse à la
dernière question!
Je peux vous toutefois aider dans votre quête en vous révélant qu'il existe
un lieu où vous trouverez des éléments de réponse aux deux premières questions : il s'agit du
passionnant musée-parc de Mèze qui présente a
beau milieu d'une magnifique pinède en une série de vitrines et de superbes reconstitutions la
grande aventure de l'espèce humaine (il y a également sur le site un impressionnant musée des
dinosaures que je vous ai présenté dans une précédente note du)
Tout commence il y a environ 23 millions d'années (selon les découvertes les plus
récentes). Au coeur des forêts africaines apparaît un être considéré comme l'ancêtre commun
aux grands singes et aux hommes. Les scientifiques qui l'ont découvert et qui étaient un brin
facétieux lui ont donné le nom de « Proconsul », en référence sans doute à la capacité qu'ont les
diplomates à se rattrapper aux branches et qui leur vient sans conteste de ce glorieux
ancêtre.
Cet être avait encore un petit cerveau qui ne faisait pas plus de 180 cm3 (contre
1600cm3 pour l'homo sapiens-sapiens) mais il avait développé une certaine aptitude à la
bipédie.
De fait la bipédie est le facteur crucial d'évolution qui va permettre d'affranchir les
membres antérieurs de la fonction de locomotion et donc libérer les mains qui vont pouvoir
désormais, d'une part, se saisir d'objets qui deviendront au fil du temps des outils et des armes
et d'autre part se gratter la tête pour réfléchir ! Les scientifiques n'insistent pas assez à mon
avis sur le rôle qu'a joué la possibilité de se gratter le front dans la lente évolution de ces êtres
vers l'homme moderne !
Le travail de la main qui va participer à des tâches de plus en plus complexes va
contribuer au grossissement du cerveau concuremment avec le langage et la nécessité
d'élaborer sans cesse des stratégies de survie, l'homme ne disposant pas d'atouts physiques
particuliers pour survivre dans un monde hostile (lisez sur ce thème le passionnant ouvrage
« Le paradigme perdu : la nature humaine » d'Edgar Morin)
De fait la « grosse tête » par rapport à sa taille est ce qui distingue l'homme des autres
mammifères (l'expression « petite tête étant d'ailleurs considérée comme une insulte). Mais
cette grosse tête a aussi des inconvénients.
En premier lieu elle complique l'accouchement et conduit à la naissance d'un bébé
immature qui demande une attention permanente et une alimentation pendant une periode
beaucoup plus longue que les autres mammifères. Mais, nous les garçons on va pas s'en plaindre
car mon dieu quel bonheur de pouvoir saisir les seins de sa maman dans ses petites mains et de
les têter goulûment! (A mon avis sur ce plan les sociétés Nestlé et consort devraient être mises
au ban de l'humanité)
En second lieu ce gros cerveau consomme beaucoup d'énergie (25% des besoins de
l'homme – ce sont bien sur des moyennes car certains congénères au vu de leur comportement
doivent avoir une consommation proche du zéro- contre 3 à 10 % chez les mammifères et les
primates) ce qui au demeurant explique le coup de pompe de 11heures des écoliers !
Malgré ces handicaps le gros cerveau de nos ancêtres leur a permis de s'imposer et de
devenir le roi des forêts et des savanes et de conquérir peu à peu la planète
Mais cette conquête ne s'est pas faite en un jour car les australopithèques, d'abord,
puis les homo ergaster, les homo habilis, les homo erectus et pour finir, les homo sapiens
-néandertalis et enfin les homo sapiens-sapiens (dits aussi de cro-magnon) ne comptaient pas
dans leurs rangs des Vasco de Gama, des Magellan, des Christophe Colomb, des Cook, des
Bougainville qui, lassés de la vie futile qu'ils menaient à la cour de leurs monarques, décidaient
unbeau matin d'aller explorer la terre dans le but, pour les plus vénaux, de ramener de l'or et des
pierres précieuses et, pour les plus désintéressés, de faire progresser la science.
Non, nos lointains ancêtres étaient des êtres préoccupés avant tout de survivre et de
nourrir leur famille et leur clan et qui au fur et à mesure que leur population croissait étaient
obligés d'étendre leurs territoires de chasse.
Sans doute progressaient ils de 10km par génération ce qui leur a permis, malgré tout,
au bout d'un million d'années d'atteindre la Chine et le continent américain.
Le musée parc de Mèze expose sur ce point une plaque découverte en Afrique
constituée de cendres volcaniques fossilisées sur laquelle figurent les empreintes de pas d'un
homme, d'une femme et d'un adolescent, suivis d'un autre homme qui sont passés dans les
parages il y a des dizaines de milliers d'années, fuyant sans doute une éruption
volcanique.
On ne peut qu'être émus et admiratifs devant le courage et la détermination de ces
ancêtres qui à travers les ages ont affronté des cataclismes et des variations climatiques
extrêmes, auxquelles ils ont su s'adapter grâce à leur courage et leur intelligence
Les outils, les armes, les bijoux et autres objets d'ornement qu'ils ont élaborés révèlent
une intelligence, une technicité et une raffinement qui n'ont rien à envier aux nôtres. D'ailleurs
sur ce plan je pense qu'il y a plutôt régression, car j'ai personnellement plus d'admiration pour
les tailleurs de silex que pour les tailleurs de parpaings ! 8085
Ils n'avaient pas peur d'affronter de redoutables prédateurs tels que les mammouths ou
les ours et faisaient preuve dans ces circonstances d'un grand sens de solidarité.
L'invention du feu a fortement contribué au développement du lien social en réunissant
les membres du groupe pour la prise de repas en commun et la défense contre le froid et les
prédateurs. Ces regroupements ont ainsi certainement favorisé le développement du langage
en premier lieu pour les besoins d'échange d'informations sur les bons coins de chasse et de
pêche (ils étaient moins égoistes que les cueilleurs de champignons d'aujourd'hui) , les
gisements de silex, les courses de chevaux ( pourquoi pas ?) et autres renseignements vitaux.
Puis, les femmes y mettant leur grain de sel, les conversations ont porté sur les recettes de
cuisine et d'onguents, la fabrication de bijoux, sans oublier la poésie ( c'est pour cela que le
PMU est du genre masculin tandis que la poésie est du genre féminin)
Concernant le langage parlé dont l'homme a l'apanage il est intéressant de noter que ce
don nous est échu grâce à la présence d'un os, l'Hyoïde en forme d'U placé en haut du larynx.
Cet os s'est développé chez l'homme il y a environ 200.000 ans grâce à l'abaissement du larynx
(qui est resté en position haute chez les primates) libérant la langue qui du fait de sa grande
mobilité peut ainsi émettre des sons très différenciés.
Ce dispositif physique indispensable est complété au plan cérébral par la présence de
l'aire de Broca qui dirige les muscles nécessaires à la fonction et à celle de Wernicke qui permet
la compréhension des sons et des mots.
Pour conclure cette première partie, revenons un peu plus en détail sur nos ancêtres
les plus proches : l'homme de Néanderthal (découvert dans la vallée de Néander -homme
nouveau- en Allemagne en 1856) et l'homo sapiens-sapiens dit de Cro-manon ( découvert en
1868 au lieu dit cro magnon près des Eyzies de Tayac en France) tous deux issus d'un ancêtre
commun l' Homo Erectus
Le premier est né il y a environ 300.000 ans et s'est éteint il y a environ 30.000ans . Le
second est un peu plus jeune puisqu'il est apparu il y a environ 120.000 ans et a mieux réussi
puisqu'il a conquis toute la terre et survit en nous !
L'homme de Néanderthal était à priori plus trappu que l'homme de cro-magnon et avait
un plus gros cerveau que lui mais avec un front bas. Il maîtrisait comme lui la taille du silex, la
fabrication du feu, ils avaient tous deux un sens artistique certain et le culte des morts. Mais le
premier après avoir cohabité en Europe avec Cro-magnon il y a environ 40.000ans a disparu
sans laisser de descendance ! Que s'est il passé ?
Les experts divergent sur la question. Une première école prétend que néanderthal ne
disposait pas des capacités intellectuelles et des moyens techniques de Cro-magnon du fait de
son front bas qui empêchait le développement de son cortex préfrontal et qu'il avait atteint un
seuil évolutif le condamnant face à son cousin intellectuellement mieux armé.
Une autre école, représentée notamment par Marylène Patou-Mathis de l'institut de
paléontologie, qui a sorti un ouvrage en juin 2006 intitulé « Néanderthal : une autre humanité »
(Editions Perrin 21.2€), considère au contraire, après un exament attentif de l'artisanat et des
sites néandertaliens, que ces derniers étaient aussi évolués dans leur vie quotidienne que les
cro-magnons et avaient comme eux une appréhension symbolique du temps de ses cycles, de la
mort, et qu'ils avaient également développé un langage, même s'il était sans doute un peu
moins riche en vocabulaire et en syntaxe. Ils n'ont certes pas laissé de peintures sur des
grottes mais ils décoraient avec beaucoup de raffinement des objets quotidiens
Pour Mme Pathou-Mathis l'explication de la disparition de Néanderthal est culturelle. A
l'appui de sa théorie elle fait valoir qu'il n'existe pas un seul site où des néanderthaliens se
soient entretués au contraire des cro-magnons (qui perpétuent d'ailleurs cette sinistre
habitude !) Certains vestiges laissent même entrevoir un tabou sur le meurtre et révèlent des
limitation en matière de chasse (interdiction de tuer les femelles enceintes et les ours, sans
doute animal totémique). En outre, dans une tombe a été trouvé le corps d'un infirme de
naissance attestant d'un souci d'assistance vis à vis des handicapés.
Ainsi les néanderthaliens apparaissent comme des nomades pacifiques vivant en
symbiose avec la nature qui lors de leurs recontres avec Cro-magnon ont refusé le combat
(tabou du meurtre d'un autre homme ?) alors que leur force physique supérieure leur aurait
permis de mettre la patée à ce dernier. Partisans de la non-violence ils ont donc fui devant ce
redoutable rival en se dispersant en groupes de plus en plus petits incapables de
survivre.
Au total Néanderthal aura quand même vécu 300.000ans alors que sapiens-sapiens dit
cro-magnon n'a que 100.000ans et, à mon avis,est mal parti pour durer aussi longtemps que
son cousin !
Ainsi avec la disparition de l'homme de néanderthal l'humanité a sans doute perdu une
occasion de faire de la terre un paradis au lieu de l'enfer cro-magnonesque dans lequel la plupart
de nos congénères survivent !
J'espère que ce post vous aura apporté quelques lueurs sur la question de savoir d'où
nous venons et qui nous sommes, encore que l'on ne sait rien de l'entité (si entité il y a !) qui en
coulisses tire les ficelles de l'évolution. De même que personne sauf bien sur Troiscabanes et
ses clones ne peut vous dire avec certitude où nous allons. Certains nous promettent l'enfer ou
le paradis, d'autre le néant. Quant à moi je crois tout simplement que notre orgueil et notre
esprit bagarreur nous mèneront si l'on ne change pas de comportement très rapidement dans le
fossé de l'évolution !
De fait si cro-magnon veut survivre, il faut qu'il se néanderthalise !
L'un de mes prochains post sera consacré aux trésors méconnus de l'art
préhistorique.
PS : Si vous êtes passionné par le sujet lisez également le bouquin de Roy
Lewis "Comment j'ai mangé mon père" qui est une illustration désopilante de la querelle des
anciens et des modernes au temps de la préhistoire (collection J'ai Lu)
Texte & photos Ulysse (à partir des objets et représentations du musée de Mèze)
09:05 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cro-magnon, néanderthal, évolution, mèze
21.04.2008
A Ambrussum sur le chemin de Rome !
La Via Domitia, dont j'ai déjà parlé sur ce blog (voir ma note du 20 janvier 2006 dans les
archives ) et qui reliait Cadix à Rome, traversait tout le Languedoc-Roussillon en passant,
notamment, par Narbo Martius (Narbonne) Sextantio (Castelnau-Le-Lez) Nemausus (Nîmes) et
Ambrussum situé à quelques kilomètres au nord-est de Lunel.
Le nom d'Ambrussum nous est connu grâce à des documents d'origine romaine qui
précisent qu'il s'agissait d'un simple relais -un mutatio- permettant notamment de changer de
chevaux.
La voie empruntait le pont dit d'Ambroix construit au 1er siècle de notre ère et qui
comportait à l'origine 11 arches qui ont peu à peu été détruites par les crues catastrophiques
du Vidourle qu'il permet de traverser.
La voie domitia grimpait sur la colline dominant le Vidourle et sur laquelle ont été
découvertes de nombreuses habitations gallo-romaines.
La pente abrupte qui menait au pont d'Ambroix imposait aux charettes
« descendantes »de freiner et les pavés de la via gardent la trace de ces freinages répétés.
Certains promeneurs qui se sont égarés dans les lieux par temps de brouillard prétendent avoir
entendu le crissement des charrois et des vociférations en latin de laquais fouettant leurs
montures !
Les résidents de l'oppidum aimaient leur confort au vu de la dimension des habitations,
toutes construites avec un jardin intérieur. Il n'en reste pas grand chose certes mais on peut se
faire une idée de leur importance en suivant les fondations des murs.
Les temps étant à l'époque fort troublés, tout ce petit monde vivait à l'abri de solides
murailles, qui n'ont pas plus que les habitations qu'elles protégeaient, résisté aux outrages du
temps. Mais ces maigres ruines sont quand même plus esthétiques que les horribles murs de
parpaings que les occois d'aujourd'hui élèvent pour protéger leur intimité.
Pour se rendre à Ambrussum : A partir de Lunel prendre la direction de Sommières, puis Villetelle et suivre les panneaux "oppidum d'Ambrussum"
Texte & Photos Ulysse
09:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.04.2008
Qui a vu le coeur d'un arbre ? (actualisation d'archive)
Par un chaud dimanche de septembre où je parcourais les sentiers de l'Aveyron dans la
région de Nant, je me suis reposé un instant à l'ombre d'un chataigner. Il n'y avait pas un
souffle d'air et pourtant les feuilles étaient animées d'un infime mouvement qui m'a semblé
provenir d'une lente pulsation de l'arbre lui même. Je me suis alors demandé si les arbres avaient
un coeur ?
Pour qu'ils puisent dans le sol l'eau et les éléments nécessaires à leur croissance, il
faut bien qu'à l'origine de cette action il y ait un « moteur »! Quand ce moteur s'arrête l'arbre
meurt. Ainsi j'en suis arrivé à la conclusion que les arbres ont un coeur, bien que je n'en ai
jamais trouvé la mention dans aucun ouvrage de botanique ! Mais où se cache ce coeur ?
Dans les chloroplastes des feuilles qui captent le soleil et le transforment en bois? Je ne
le pense pas, car lorsque à l'automne les feuilles tombent, l'arbre hiberne mais ne meurt pas ! Il
n'est pas non plus dans le tronc, car lorsque l'on coupe un arbre, très souvent des rejets se
forment. Alors dans les racines ? Sans aucun doute, car lorsque l'on coupe les racines d'un
arbre, il meurt !! Mais quelle forme a ce coeur ? Mystère !! J'ai souvent observé des arbres
déracinés par les tempêtes et je n'ai jamais aperçu le coeur d'un arbre ! Qui peut m'aider à
résoudre ce mystère ?
Texte & Photos Ulysse
09:35 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Arbre, coeur
15.04.2008
Sur les pas d'un ange !
Certains matins, quand je pars en randonnée, j'éprouve un sentiment particulier
d'allégresse. La luminosité qui donne à chaque chose un présence plus intense, la fraîcheur de
l'air, un je-ne-sais-quoi qui vous donne l'impression que l'univers vient de naître, sorti du néant
de la nuit, le sentiment aussi que le monde sous son apparente matérialité est spirituel.
Car, si l' on songe que du « big bang », qui s'est produit il y a quinze milliards d'années,
projetant des milliards de trillards de tonnes de matière en fusion aux quatre coins de l'univers,
sont nés, entre autres merveilles, la rose, les ailes d'un papillon, vitis vinifera et le sourire de la
Joconde, on ne peut qu'être convaincu de la nature spirituelle de l'univers.
Je suis de ceux qui pensent, en effet, que « l' esprit » est partout, dans l'ensemble des
êtres de la création, qu'ils appartiennent au règne animal ou végétal mais aussi minéral (qui à
l'origine constituait le seul « règne » de l'univers). Simplement, les modes d'organisation de la
matière, qui diffèrent dans chacun de ces règnes, conduisent à des niveaux de vie plus ou
moins expressifs et évolués.
Ce sentiment, je l'ai éprouvé pleinement en empruntant le chemin menant au sommet
du Mont Mars ou de Ste Scholastique qui domine la petite rivière qui alimente le lac
Salagou.
On passe au préalable par le sommet des Lousses qui offre des vues somptueuses sur le
lac Salagou entouré d'un damier de vignes et de champs qui brodent leurs arabesques végétales
sur la terre rouge des ruffes.
Puis dans la descente qui mène à la Combes des Lousses se révèle au loin la formidable
masse du Caroux, qui avait ce jour là la mine un peu sombre sous son béret de nuages, et qui
semblait me dire « Dis donc Ulysse ça fait un bout de temps que je n'ai pas vu les semelles de
tes souliers ! Faudrait peut être pas que tu prolonges trop longtemps ton infidélité, parce que
quand tu vas revenir, tu vas dérouiller ! »
C'est qu'il est ombrageux le bougre, il est vrai qu'avec ses 1090 mètres il est le roi des
Haut cantons et un brin susceptible ! Je lui ai alors adressé un regard respectueux qui a paru le
calmer et lui ai promis en pensée de retourner bientôt lui caresser la couenne.
Soudain, après un virage brutal du sentier négocie avec dextérité (Sébastien Loeb
peut toujours s'accrocher !) je suis tombé nez à nez avec le sphynx ! « Bigre » lui ai-je dit ,
« que faites vous ici, vous avez quitté le Caire ! » « Oui il fait trop chaud là bas et puis j'en
avais marre des touristes qui n'arrêtent pas de me photographier sans même me demander la
permission ! »
« Je vous comprends" lui ai-je répondu " ici au moins vous serez tranquille vous verrez
plus de corbeaux que d'être humains, mais ne vous fatiguez pas à me poser votre énigme pour
m'autoriser à passer, je connais la réponse! » « tant mieux » m'a-t-il rétorqué « j'en ai un peu
ras le bol de raconter toujours la même histoire, allez, passez et bonne route !» Qui dira après
que les pierres n'ont pas d'âme ?
Le circuit passe ensuite devant les ruines d'une antique bergerie drappée dans un
magnifique tunique de lierre.
La beauté architecturale de l'abri destiné aux animaux mérite notre admiration. A mon
avis la qualité du lait et des fromages dépend pour beaucoup de la qualité de l'environnement
dans lequel évoluent les bêtes et c'est pour celà que le Salers l'emporte sans conteste sur le
Gouda !
Là encore l'agencement des pierres donne au lieu une dimension spirituelle, car derrière
l'oeuvre l'on perçoit l'intelligence conceptrice du batisseur, alors que les murs de parpaings
bruts qui envahissent nos villes sont des oeuvres « mortes » conçues par des simples
d'esprits;
Moi qui pensais partir pour un lieu sauvage, je n'en avais pas fini avec les rencontres
extraordinaires, car voici qu'après avoir franchi un éperon rocheux j'aperçois la tête d'un
guetteur coiffé d'un casque antique surveillant la vallée !
J' ai très vite compris ma méprise et découvert qu'il s'agissait,de fait, d'un simple
rocher émergeant de la falaise. Mais après réflexion je me suis demandé si ce n'était pas là la
réincarnation dans le monde minéral d'un amoureux des lieux (un ancien berger ou charbonnier
du coin?) dont le désir de « finir ses jours » en ces lieux avait été exaucé.
Mais, j e n'étais pas au bout de mes surprises car un peu plus loin je suis tombé
quasiment nez à nez avec le faciès d'un gorille, manifestement somnolent, émergeant de la
garrigue . Connaissant le caractère pacifique de ces primates je ne me suis pas effrayé pas
outre mesure et ai passé mon chemin en le laissant à sa méditation.
Après ces péripéties, je suis enfin parvenu enfin au sommet du Mont Mars, dénommé
aussi "de Ste Scholastique" en raison de la présence des ruines d'une antique chapelle dédiée
à la soeur jumelle de St Benoit (fondateur de l'ordre des bénédictins).
Je me suis reposé un instant dans ce havre de paix puis explorant ces modestes ruines,
j'ai découvert dans une niche du mur d'enceinte plusieurs pierres gravées du nom de
randonneurs étant passés en ce lieu au fil des ans. Parmi ces pierres l'une d'elles a
particulièrement attiré mon attention. En effet, un prénom y était gravé « Marie-Ange-Noêl »
accompagné du dessin d'un soleil et d'un message « à bientôt ».
L'émotion m'a alors saisi car j'ai compris qu'il s'agissait d'un message adressé à une
défunte, enfant, jeune fille ou femme, par l'un ou plusieurs de ses proches voulant lui signifier
ainsi qu'ils la rejoindraient au ciel « bientôt », tant est brève la vie humaine face à
l'éternité.
J'eus une pensée pour cet « ange » sans nom et sans visage, une soeur d'humanité
dont le souvenir reposait sous les étoiles en ce lieu empli de sérénité.
Cette dernière « rencontre » me conforta dans ma conviction que le monde est
spirituel et que tous les chemins mènent au paradis, pas celui promis par les religions
accrochées à leurs dogmes comme un chien stupide à son os,confites dans leur bigoterie et
leurs faux semblants, non le paradis des hommes de bonne volonté et de toutes croyances qui
pensent que nous ne sommes pas venus sur terre pour jouer au millionnaire et faire le mariole
sur les plateaux de télé, degré zéro de la spiritualité, mais pour ouvrir les yeux sur le
monde,tendre la main à nos camarades du vaisseau "terre" et, quand c'est possible, partager
une chopine de bon vin avec eux (désolé pour les buveurs d'eau et de bière !)
C'est en cheminant en pensée avec Marie-Ange Noêl que je suis revenu fourbu mais
plein d'allégresse dans mes pénates.
Texte & Photos Ulysse
09:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mont mars, Ste Scholastique, St Benoît, Liausson
10.04.2008
Je me mets au vert....
j'ai lu quelque part que si l'on voulait garder sa jeunesse d'esprit ( la seule qui compte
vraiment ) il fallait éviter de prendre des habitudes, celles-ci étant mortifères pour les
neurones. En effet elles conduisent au développemen dans le cerveau à la longue de "cablages"
d'influx nerveux rigides qui nous rendent inaptes à nous adapter à de brusques
changements.
Ainsi est-il conseillé pour les lève-tard de se lever de temps en temps aux aurores et
pour les lève-tôt de s'offrir une grasse-mâtinée (à deux de préférence !), de modifier le menu
de son petit déjeuner, de changer de marque et de parfum de dentifrice, de changer de main
pour ouvrir les serrures de sa maison, de changer de coté pour embrasser son compagnon ou sa
compagne (pas facile !) de changer sa manière de faire les noeuds de cravate (pour les hommes
bien évidemment !) de se maquiller sans miroir (pour les femmes, ça va sans dire ! ) de monter
les escaliers à reculons, de changer de trottoir en marchant (mais pas de voie de circulation,
sauf en Angleterre, of course) d'apprendre (ou de réapprendre) les fables de La Fontaine (au
demeurant fort pertinentes pour comprendre la vie politique d'aujourd'hui) ou une langue
étrangère et si possible l'arabe pour se mettre à lire de droite à gauche et puis, surtout, de
temps en temps, de changer de cadre de vie, quand on en a les moyens évidemment ! (ou si on
ne les a pas, en se faisant élire à la présidence de la République).
Aussi, ayant réussi à sauvegarder quelques picaillons de la rapacité de notre Etat
budgétivore (honnêtement acquis, vous n'en doutez pas je l'espère) j'ai donc décidé de me
mettre au vert quelques jours, pour vous revenir ragaillardi et plein d'idées nouvelles pour les
posts de mon blog !
A bientôt donc....
Texte & photo Ulysse
08:00 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.04.2008
Du Saut du Loup au Roc de l'Aigle
Je trouve étonnant que l'homme, roi des prédateurs, qui n'a jamais admis que quiconque
puisse lui contester sa domination sur la nature et qui a , au cours de sa brève
existence, passé son temps à massacrer les lions, les tigres, les loups, les ours, les bisons, les
rapaces, les baleines, les thons, les requins et tant d'autres espèces, ait donné à des sites ou
des lieux le nom des ses infortunées victimes.
Notamment, nombreux sont en France les noms tographiques faisant référence au Loup
à l'Aigle et à l'Ours Est ce l'effet d'un remords inconscient qui pousse ainsi l'homme à donner
le nom de ses victimes à des lieux remarquables ou est ce pour se dédouaner à bon compte de
ses forfaits en se disant « je te tue mais je t'honore ». Cette attitude me fait penser au vers
d'Aragon « ....aux cadavres jeté ce manteau de paroles, » extrait du superbe poème "Un jour, un
jour" magnifiquement mis en chanson par jean Ferrat.
Ces réflexions m'ont été inspirées par une magnifique randonnée que j'ai faite l'autre
jour à partir du petit village de Madières situé sur le cours de la Vis et qui passe près d'un
rocher dénommé « le Saut du Loup » surplombant en un lieu vertigineux un ruisseau du même
nom qui se jette dans La Vis. Ce même circuit longe ensuite un superbe site rocheux appelé Roc
de l'Aigle!
Selon la légende le rocher du saut du Loup tiendrait son nom d'un loup qui, pourchassé
par un chasseur, se serait jeté dans le vide plutôt que de mourir sous les balles du sinistre
bipède.
C'est sans doute en souvenir de ce drame que les chemins de ce circuit tissent des fils
de sang au travers d'un plateau calcaire dont les pierres se désagrègent comme des morceaux
de sucre sous l'effet des intempéries.
Dans ce monde minéral où l'eau s'évanouit dans les failles de la pierre on est étonné de
voir surgir les ruines d'une antique bergerie dont la beauté austère nous révèle la décadence
urbanistique de nos contemporains devenus des adorateurs du parpaing brut.
Ces anciens connaissaient la valeur de l'eau et avaient construit des citernes qui
permettaient de recueillir l'eau de la moindre pluie courant sur les toits de lauze.
Cette ancienne bergerie n'est pas loin du Roc de l'Aigle malheureusement aujourd'hui fréquenté
par les seuls deltaplanes, l'homme cherchant à imiter le vol majestueux de ces magnifiques
oiseaux qu'il a exterminés (notons à ce sujet que récemment un aigle de Bonelli, espèce
menacée et protégée, a été retrouvé avec 34 plombs dans le corps dont 2 de gros calibres.
Les chasseurs responsables de ce forfait ont plus de plomb dans leurs cartouchières que dans
leur cervelle !)
Sur ces hauts plateaux arides et quasiment stériles balayés par les vents, les arbres se
courbent et développent à l'horizontale leurs bouquets de branches tortueuses. .
Les anémones qui se nichent à leur pied apportent une note de douceur et de fraicheur
à cet univers hostile;
Les versants exposés au nord qui plongent vers la vallée sont colonisés par d'immenses
pins qui font une course vers le ciel pour y trouver la lumière.
Après la traversée d'impressionnants pierriers où l'on marche sur d'anciennes cîmes
aujourd'hui érodées, on arrive au bord de la Vis, dont les eaux limpides vous invitent
traitreusement à la baignade qui se révèle ...frigorifique, cette rivière sortant à quelques lieues
de là des entrailles de la terre.
En tous lieux, en cette région, même en des endroits aujourd'hui sauvages, on trouve
des vestiges de l'esprit industrieux et du sens de la beauté de nos ancêtres qui, pendant des
dizaines de générations, ont dressé des murets, des capitelles et des ouvrages de pierre sans
ferraille et sans béton défiant les lois de la pesanteur, telle cette magnifique arche qui semble
avoir été édifiée pour le simple plaisir des yeux.
Le circuit détaillé figure en fichier joint
Texte & Photos Ulysse
09:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : madières, loup, aigle, vis
04.04.2008
L'enfance....
Vieux d'un bouquet d'années,
Riche du jour qui se lève,
Au fin fond d'un grenier,
Qu'il transforme en rêve,
Un enfant se bat,
Contre des corsaires,
Maîtres d'un trois mâts,
Empli d'or, de pierres.
Hier, il a vu,
Au fond du jardin,
En chapeaux pointus,
Danser des lutins.
Il a vu hier,
En tenue de bal,
Une grappe de sorcières,
Tomber des étoiles.
Il rêve ses journées,
D'un rien il s'émerveille,
De ses bras tendus il fait,
Deux rayons de soleil.
Il chante ses journées,
C'est un dieu, un enfant,
De ses frêles mains il fait,
Deux oiseaux dans le vent.
Les années ont passé,
Semaine après semaine.
Où l'enfant a joué,
L'homme se promène.
Homme qui ne voit,
Dans les herbes folles,
Plus trace de sabat,
Ni de farandole.
Le grenier n'est plus,
Un ancien trois mâts,
D'or il ne trouve plus,
Le moindre carat.
L'homme ne sait y voir,
Que de vieilles malles,
Le vieux Barbe-Noire
N'y lève plus la voile !
Il traîne ses journées,
Maudit les aurores,
Ses rêves enchantés,
Ont viré de bord.
Les années ont passé,
En lui est mort l'enfant,
Qui des ses mains faisaient,
Deux oiseaux dans le vent.
Réapprenons à vivre en regardant les enfants...!
Texe & Photos Ulysse
11:00 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : enfance, sorcière
01.04.2008
On a retrouvé la brouette de Ben-Hur !
Une découverte archéologique extraordinaire vient d'être faite dans la garrigue de Pinet
à l'endroit mondialement connu où passe l'ancienne voie romaine « la Via Domitia »
Cette « autoroute » romaine a été construite vers 120 avant JC par l'empereur
Domitien afin de mieux contrôler ses possessions espagnoles. Elle traversait Narbonne (Narbo)
Béziers (Baeterrae) Nîmes (Nemausus) pour rejoindre à Arles la Via Aurelia se dirigeant vers
l'Italie.
Une coupe de cette via a été mise à jour sur le site de Pinet il y a une vingtaine
d'annéee qui permet de comprendre sa technique de construction, au demeurant très
sophistiquée.
Des fouilles avaient repris récemment sur le bas-côté de la via à l'endroit où l'on
supposait qu'il existait un relais pour le repos des voyageurs et le changement de
chevaux.
Ayant mis à jour une cavité, construite d'après leurs analyses il y a environ 2000 ans,
les archéologues ont eu l'immense surprise d'y découvrir une brouette parfaitement conservée
grâce au climat sec de la région.
Elle était couverte de tâches brunes qui les ont intrigués et qu'ils ont fait analyser par
un laboratoire spécialisé. Quelle ne fut pas leur stupeur de découvrir qu'il s'agissait de taches de
sang correspondant à celui que l'on a identifié il ya quelques années sur une tunique de Ben
Hur retrouvée dans sa tombe proche du Colisée à Rome.
Après s'être perdus pendant des jours en infinies conjectures, les archéologues sont
parvenus à l'hypothèse suivante pour expliquer la présence d'une brouette ensanglantée ayant
appartenu à Ben Hur sur le site de Pinet
Premièrement, les fameuses courses de chars soit-disant organisées par les romains
dans les arènes, selon la version popularisée par les péplums hollywoodiens, étaient en fait des
courses de brouettes dans lesquelles excellait Ben Hur . D'une part, en effet, malgré la
dimension importante des arènes il était impossible de faire courir plusieurs attelages avec des
chevaux de front. D'autre part, l'hypothèse des archéologues explique parfaitement la présence
de cals osseux retrouvés sur les os des mains de ben Hur dus à la manipulation intensive des
bras de la brouette.
Deuxièmement, lors d'une course Ben Hur a du trébucher et se frapper le front sur le
bord de la brouette, d'où les traces de sang.
Troisièmement, du fait de ses nombreuses victoires la brouette de Ben Hur est devenue
un objet précieux et un collectionneur avisé a du lui voler puis s'enfuir de Rome par la Via
Domitia. Il a du faire étape au relais de Pinet et confier sa brouette à l'aubergiste qui ayant
reconnu le précieux trophée, a trucidé dans la nuit son propriétaire pour s'emparer de la
brouette, qu'il a cachée dans sa cave. Elle y est restée, personne ne lui ayant sans doute prêté
attention après la mort de son propriétaire, jusqu'à ce jour de mars 2008 où elle a été
redécouverte !
Vous pourrez prochainement contempler ce magnifique engin au musée d'Agde où il sera
exposé au côté de l'Ephèbe.
Tete & Photos Ulysse
00:05 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ben-Hur, Pinet, brouette, romains





