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11.06.2008
Quand seront à jamais ....
Quand seront à jamais figées nos mains,
Qui ont offert caresses et fleurs,
Et calmé les chagrins, les langueurs,
De nos amours incertains.
Quand seront à jamais fermés nos yeux,
Qui ont contemplé les étoiles,
Dans les yeux de belles vestales,
Les soirs d'été radieux.
Quand se seront à jamais tues nos voix,
Qui ont chanté des poèmes,
Et murmuré je vous aime,
Cent mille et une fois
Quand seront à jamais closes nos lèvres
Qui ont cueilli tant de soupirs,
Et gouté tant de sourires,
Sur d'autres lèvres.
Quand seront à jamais refermés nos bras,
Qui ont emprisonné l'amour,
Croyant le garder toujours,
Pour le voir s'enfuir là bas.
Quand s'arrêteront nos coeurs,
Qui ont tant battu la chamade,
En écoutant l'aubade,
D'un autre coeur.
Qui se souviendra de nous?
Texte & Photos Ulysse
08:00 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Magnifiques Ulysse que ces mots et photos brouillés d'émotion et de finesse
Nul ne peut répondre à ton dernier vers mais on peut espérer survivre dans l'amour de ceux qui nous ont connus comme continuent à vivre en nous ceux que nous avons aimés et qui ne sont plus...
Pour finir par un sourire en faisant allusion à ta note précédente : comment rester de marbre en lisant de si belles phrases
Ecrit par : colette | 11.06.2008
Quand sonnera l'heure de l'éternelle absence.
Ecrit par : michel, à franquevaux. | 11.06.2008
Ceux qui nous entourent ... Me souvenir de ceux qui me sont chers est une façon de continuer à les faire vivre ... Une photo, un meuble créé avec délicatesse, un jardin, un poème, un arbre planté avec amour, sont autant de témoignages de ceux qui sont passés et en chacun d'entre eux, on peut entendre un battement de coeur ... Bonne soirée Ulysse !
Ecrit par : Bandolera | 11.06.2008
Je me disai bien ... que tu avais l'âme d'un poète
et quand un jour nous partirons,
le souvenir comme une brume ailée jaillira dans la mémoire vierge d'un enfant
bonne soirée
Ecrit par : andree | 12.06.2008
j'oubliais - les photos se marient si bien avec le texte
bonne soirée
Ecrit par : andree | 12.06.2008
Allelujah, Azazel est de retour.
Ose-t-on penser à un schmilblog ?
Ecrit par : michel, à franquevaux. | 13.06.2008
Merci à vous chères lectrices et lecteurs pour vos commentaires qui font écho à ma poésie...
Quant au Schmilblog mon cher Michel il sera au rendez vous pour fêter le retour d'Azazel
Ecrit par : ulysse | 13.06.2008
jepense qu'on vit encore un peu dans le souvenir
encore un peu
et m^me plus parfois
et le temps
Ecrit par : jeanne_01 | 13.06.2008
ceux dont on se souvient c'est ceux qui ont aimé
Ecrit par : ginette | 13.06.2008
bonjour Ulysse,
j'aime beaucoup ce poème, qui me touche, "qui se souviendra de nous" : là est la question...
je te souhaite un agréable week-end,
bien amicalement.
Ecrit par : laurent | 14.06.2008
qui se souviendra de nous ?
des ombres qui lessivent et relisent, nul ne sait, et surtout pas celui qui est passé et ne repasserera plus...
bonjour Ulysse
gros bisous;
Ecrit par : azazel | 15.06.2008
coucou
Ecrit par : gene | 16.06.2008
qui se souviendras de nous?
Mais quelques étincelles ,illuminant ,notre passé
Et que l'on "peut revoir "tout n'est pas fini
il faut croire que l'on sera ,toujours présent,quelque part
gros bisous ,
Ecrit par : france | 16.06.2008
Apaisant de découvrir et lire ce poème ce soir, avant d'aller dormir…
Voici en partage et en écho pour moi, quelques lignes de Christiane SINGER, une romancière et essayiste dont chaque livre est inspirant… passionnément…
« Dans mon village, à Rastenberg, il y avait autrefois trois auberges où les postillons des diligences en route vers Prague changeaient les chevaux.
Une seule de ces auberges est encore ouverte – ce qui pour trente habitants n'est déjà pas si mal.
Nos systèmes de croyance sont comme ces chevaux qu'il faut changer – échanger contre d'autres. La route de Prague est trop longue pour un seul attelage.
Ce qui importe c'est de poursuivre la route.
Et de ne pas être saisi d'effroi quand la nature du réel se révèle – quand peu à peu nous est dévoilé que ni l'auberge ni Prague n'existent vraiment, ni les chevaux, ni l'attelage qu'ils tirent.
Seul existe, seul perdure l'Elan.
L'Elan qui nous a fait surgir et nous entraîne.
C'est en laissant le chemin de Vie passer à travers nous que nous aurons rempli notre contrat. »
Christiane SINGER, Eloge du mariage, de l'engagement et autres folies. Livre de Poche.
Ecrit par : André de Châteauvieux | 18.06.2008

