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30.01.2008

L'individu qui a fait ça est un cancrelat !



Il n' y pas d'autre qualificatif pour désigner l'individu qui s'est délibérément débarassé de ses ordures sur le bord d'une petite route qui traverse le vignoble de Pomerols où je vis.

Les cancrelats, qui sont en bas de l'échelle du monde vivant, prolifèrent dans les endroits crasseux tels que les fosses d'aisance. Quand on est « cancrelat » on rêve de champs d'ordures et on n'a qu'un seul but étendre au reste du monde les immondices dans lesquelles on se vautre jour et nuit .

La cervelle du cafard ne possède que 2 neurones : un pour capter les odeurs nauséabondes par lesquelles il est attiré, le second pour détecter les semelles des chaussures qui cherchent à les écraser.

Malheureusement il est très difficile de les attrapper car ils se terrent pendant le jour ne sortant qu'à la nuit tombée étant aussi couards qu'ils sont nauséabonds !

Il faut malheureusement coexister avec cette triste engeance en espérant qu'ils seront tous étouffés un jour par leurs propres ordures !

Texte & photos Ulysse

26.01.2008

Pas de couac aux orgues de Taussac



Dieu est musicien c'est un fait, sinon il n'y aurait pas de cloches dans les églises et Mozart, Beethoven, Bach, Louis Amstrong, Miles Davis, John Lennon et tant d'autres n'auraient pas vu le jour. Et dans son infinie bonté il a mis en outre à la disposition de l'homme de magnifiques orgues de pierre, mais bon là il s'est un peu planté, vu qu'il lui a fait des menottes un peu trop petites pour en jouer. Peu importe c'est Eole qui a récupéré ce beau joujou et qui se régale à souffler dans les tuyaux pour notre plus grand bonheur!



Donc si vous voulez assister à un concert gratuit, rendez visite aux Orgues de Taussac un jour de Tramontane, vous ne regretterez pas le déplacement.



Le chemin qui y mène est des plus bucolique. Il part du modeste village de l'Horte au nord ouest d'Hérépian et longe au départ une magnifique chataigneraie dont le tronc et les ramures roux argenté illuminent le paysage.



On parvient ensuite en un lieu unique, l'un de ces lieux qui nous font espérer que tout n'est pas perdu pour l'espèce humaine : un oratoire édifié par Marguerite Massot (mystérieuse inconnue non répertoriée sur Internet) à l'intention des hommes et des femmes de toute croyance conscients de la nécessité d'éliminer la violence de ce monde.



Ce lieu, ouvert sur la vallée, offrait le matin où je m'y suis rendu, un spectacle d'une beauté à vous redonner du souffle (et non pas à vous le couper, selon la formule consacrée). Ce sont des instants où vous croyez de nouveau possible un monde de justice et de fraternité, car vous vous demandez comment un être humain qui voit cela peut rester empêtré dans ses mesquineries, ses jalousies, ses désirs de pouvoir et de puissance, qui ne sont finalement que l'expression d'une frustration, celle d'avoir été chassé du paradis. Or le paradis, il est là à nos pieds, dans une petite vallée de l'Hérault. Merci de faire passer le message !



Pour vous garder dans cette ambiance spirituelle, le chemin passe au pied d'une magnifique chapelle avant d'aborder la montée vers les orgues basaltiques qui se dressent au dessus de la vallée de Taussac



Là une plate forme vous attend pour une collation (l'estomac a aussi ses exigences!)pendant que le vent vous gratifie d'un tonitruant concert en se faufilant entre les tuyaux d'orgue de pierre. Il s'agit d'un relief dolomitique érodé par la pluie et le vent et qui n'a rien de commun avec les orgues basaltiques que l'on peut voir par ailleurs dans l'Hérault (Lac Salagou, Saint Thibéry)



Sur le chemin qui nous ramène vers l'Horte un vieux chataigner borgne vous fera probablement un clin d'oeil s'il sent en vous un ami des arbres. De même un vieux marabout (je parle ici du Leptoptilos crumeniferus et non pas d'un sage africain!) vous invitera à faire une pause afin de vous conter l'invraisemblable histoire qui l'a mené des zones marécageuses de l'Afrique à ce recoin perdu de l'Hérault.



Il vous faudra peu de temps ensuite pour rejoindre votre voiture et propager la bonne nouvelle que vous avez retrouvé le paradis !

Le circuit détaillé figure en fichier joint

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Texte & Photos Ulysse

23.01.2008

Maitrisez vous la géométrie jambonienne ?

jambon suspendu dans un restaurant
Photo EspagneEspagne par missphotos sur Vacanceo.com

Vous avez sans doute tous, comme moi, chers lecteurs et lectrices, souffert dans votre adolescence sur des exercices de géométrie Euclidienne, lorsqu'il fallait, par exemple, déterminer le volume d'un décaèdre.

Et pourtant, c'était à l'époque où l'univers n'avait encore que trois dimensions, sans compter le temps bien entendu puisque quand on a quinze ans, on se fiche pas mal du temps, on se croit éternel !

Depuis lors les choses se sont un peu complexifiées puisque selon la dernière théorie dite des « cordes » élaborée par les astrophysiciens, l'univers pourrait comporter 10 ou 11 dimensions, et j'avoue que je n'aimerais guère d'être à la place des collégiens d'aujourd'hui.

Cela étant il arrive, aux adultes, d'être confrontés à des problèmes redoutables de géométrie..... « jambonienne ». Je m'explique : lorsque l'on se rend chez un charcutier pour acheter quelques tranches de jambon, généralement les qualificatifs utilisés par les clients pour passer leur commande sont du genre : très fines, fines, assez fines, pas trop épaisses, assez épaisses et épaisses . Les quelques huluberlus qui les demandent très épaisses à mon avis se trompent de produit et feraient mieux de commander du jambonneau.

Mais revenons à ces qualificatifs. C'est toujours un grand étonnement pour moi de constater que le charcutier, dès qu'il entend la commande, opine du bonnet en connaisseur et sans un instant d'hésitation, règle sa machine et sert à son client les tranches avec l'épaisseur demandée. Et jamais au grand jamais je n'ai entendu un client contester et dire « oh mais elles sont trop épaisses vos tranches fines ou elles sont trop fines vos tranches épaisses ».

Ne mangeant pas personnellement de cochon parce que ces bestioles ont des sabots fourchus comme les diablotins que l'on voit sur les fresques des églises (à chacun ses phobies !) je n'ai jamais pu tester personnellement la réelle capacité de mon charcutier à déterminer effectivement l'épaisseur idoine des tranches de jambon commandées. Ne voulant pas non plus suciter des inquiétudes sur ma santé mentale chez les gens de mon village qui fréquentent le même charcutier que moi, je n'ai jamais osé leur demander si l'épaisseur des tranches de jambons répondait à leur attente.

Je me suis donc lancé dans de longues réflexions pour aboutir à deux hypothèses pouvant expliquer ce phénomène d'entente, au moins apparente, entre les deux parties:

Première hypothèse : soit le charcutier choisit l'épaisseur « au pif » parce qu'il sait que les client ne savent pas eux mêmes à quoi correspondent vraiment une tranche très fine, fine etc..et qu'il ne risque rien parce que finalement ce n'est pas réglementé ..Et de fait, dans notre pays qui est pourtant champion du monde de la réglementation, il n'existe pas de texte fixant l'échelle des épaisseurs de tranches de jambon, c'est surprenant mais c'est ainsi ! (encore un chantier à ouvrir pour notre président )

Soit, deuxième hypothèse, les mangeurs de jambons comme les charcutiers maîtrisent parfaitement la géométrie jambonienne, qui leur vient pourrait on dire par osmose à force de consommer ce diabolique animal, et qui leur permet de déterminer avec précision ce qu'ils entendent par une épaisseur donnée de tranche de jambon.

Si cette deuxième hypothèse est la bonne, elle récèle une complexité bien plus grande que ne laisse percevoir son exposé rapide. Car on peut supposer que les valeurs obtenues en matière d'épaisseur de tranches de jambon ne sont fixes que dans un univers stable où le facteur déterminant a une valeur constante, c'est à dire dans un cadre où le client ne change pas de charcutier.

Or chacun sait que les commerçants alimentaires n'ont pas une échelle uniforme quant à la manière de servir leurs clients. Ainsi dit-on de certains bouchers ou charcutiers qu'ils ont la main lourde, ce qui veut dire que d'autres ont la main moins lourde voire légère.

Ce qui fait que, si nous reprenons notre échelle d'épaisseurs de tranches de jambons (très fine, assez fine, fine, pas trop épaisse, assez épaisse, épaisse) selon que l'on est servi par un charcutier qui a la main lourde ou non on obtient pour une catégorie donnée (par exemple assez fine.) des tranches d'épaisseurs différentes. Ainsi les « fines » d'un charcutier ayant la main lourde correspondent aux « as trop épaisses » d'un qui ne l'a pas.

Il serait donc utile que les astrophysiciens qui travaillent sur la théorie des cordes portent leurs réflexions sur la géométrie jambonienne pour permettre de mettre au point des formules qui permettent d'obtenir une échelle commune d'épaisseurs de tranches de jambons indépendemment du charcutier qui sert.

En attendant le résultat de leurs réflexions, un conseil, si vous voulez des tranches de jambon comme vous les aimez, ne changez pas de charcutier !




Texte Ulysse

21.01.2008

Qui va à la chasse.....



Qui va à la chasse ...est parfois un gros « dégueulasse » ! je prends le risque de vous choquer chers lecteurs et lectrices avec ce terme quelque peu grossier, qui tranche avec ma prose habituellement plus châtiée, mais il est des cas où il faut savoir appeler un chat un chat !

Et ce cas s'est produit l'autre jour lorsque je suis monté visiter la maison forestières des Plos nichée sur les contreforts des monts de Saint Guilhem le Désert .



C'est un endroit qui assume fièrement sa nature méditerranéenne : des collines de calcaire rongées par l'eau et couvertes de thym, de romarins, d'arbousiers, de genévriers de cyprès et de quelques pins d'Alep qui profitent de la disparition progressive des troupeaux de moutons et de chèvres pour s'installer.

Le paysage est d'une beauté austère, qui préserve de vastes horizons propices à la marche méditative.

En grimpant vers le plateau, où est nichée la maison forestière, on découvre peu à peu vers l'ouest la vaste plaine d'où émerge au loin la « dent de requin » du mont Vissou.



En arrivant sur le plateau on est accueilli par la fraicheur de la forêt domaniale de Saint Guilhem le désert constituée pour l'essentiel de chênes verts, de pins et de cèdres vénérables.

Parvenu au niveau de la forêt domaniale on emprunte un sentier « botanique », où la gent arboricole vous décline aimablement son identité, et qui vous mène à un point de vue somptueux sur les monts de Saint Guilhem et les gorges de l'Hérault qui serpente en contrebas, fil d'argent enchassé dans un fourreau de végétation.



Et c'est là qu'un un coup de sang m'a pris en découvrant un abri de chasseurs traîtreusement bâti pour surprendre la gent ailée qui passe à la saison des migrations en ces parages et qui permet à quelques Nemrods tarasconesques de faire un carton sans bouger le cul de leur siège à 100m de leur 4X4 .



Cet abri de chasseurs, comme c'est généralement le cas, était une véritable déchetterie polluée par les cartouches vides et leurs boites ainsi que les gobelets ayant servi aux libations des gros dégueulasses qui s'étaient planqués là.

N'allez pourtant pas croire que je suis un « anti-chasse » radical .J'admets que la régulation de certaines espèces par des chasseurs responsables (sanglier, cervidés, lapins ..) est incontournable pour éviter les dommages causés aux forêts ou plantations et réduire les risques d'épizooties.



Mais hélas trop souvent encore, malgré les efforts louables de pédagogie menés par les sociétés de chasse, cette activité est exercée par des jean-foutre qui tirent sut tout ce qui bouge et n'ont aucun respect pour l'environnement dans lequel ils évoluent, ni pour les autres « usagers » de la nature. Ils effacent les signalisations de randonnée considérant les randonneurs comme des intrus, tirent sur les panneaux routiers quand ils reviennent bredouilles, pénètrent dans les zones protégées, tirent sans identifier leur cible et tuent parfois hélas d'autres chasseurs (qui sont conscients des risques) ou, ce qui est plus dramatique, des promeneurs.

Voilà ce qui explique mon coup de gueule de ce jour et si les « bons chasseurs » veulent que je les respecte, qu'ils fassent le ménage dans leurs clubs et excluent les sagouins qui prennent la nature pour un manège de tir et une poubelle.



Quand je suis redescendu vers la plaine la nuit tombait et les animaux pouvaient enfin vaquer librement dans les collines...A un moment j'ai cru voir le reflet d'une étoile dans l'oeil d'un chevreuil caché dans les fourrés ....c'est un bonheur que les Nemrods avinés ne peuvent pas comprendre !



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Texte & Photos Ulysse

17.01.2008

Nuages & Co à la grotte d'Anjeau



Les résolutions que l'on prend en début d'année, c'est un contrat que l'on passe avec soi même. Si on se respecte un tant soi peu on essaie de les tenir et il faut reconnaître que parfois on met la barre un peu haut et ce n'est pas facile. Pour ce qui me concerne, je m'étais promis qu'en 2008, vu qu'il me reste au compteur largement moins de jours à vivre que j'en ai déjà vécus, je ferai au moins une rando par semaine qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige.



Et bien ceux qui sont là haut peinards dans leurs couettes de nuage m'ont pris au mot et ont voulu tester la vigueur de ma résolution. Le jour où j'avais prévu avec quelques amis ma première rando 2008 ils ont secoué leur plumard pour couvrir les monts et les vaux d'une belle couche de nuages crachineurs donnant à notre cher sud des allures de Bretagne

Nous eumes un peu de mal à trouver le point de départ, situé dans le village de Gorniès, vu que toute la région était noyée dans le brouillard. Les eaux quasi fluorescentes de la Vis qui traversent le village nous servirent de fil conducteur.



Au fur et à mesure de notre ascension nous quittions une écharpe de nuage pour en passer une autre jusqu'à ce qu'on atteigne enfin l'entrée de l'impressionnante Grotte d'Anjau



Cette grotte profonde de 2km fut utilisée comme habitat par les hommes aux temps préhistoriques, les ours ayant déserté les lieux du fait du réchauffement climatique (les hommes n'avaient pas signé l'accord de Bali à l'époque) Des tessons de poterie, des pendeloques en corne, des vestiges osseux ont été trouvés sur le site qui attestent de cette présence.



Les parois de la grotte sont couvertes de magnifiques concrétions formées par l'écoulement des eaux. L'une d'elles qui descend de la voute ressemble à une main humaine et fait penser au célèbre tableau de Michel Ange où l'on voit un doigt de Dieu tendu vers la main d'Adam. Faute d'avoir pris des torches suffisamment puissantes nous limitâmes nos investigations.



Au sortir de la grotte, le temps ne s'était pas amélioré, bien au contraire (quand il s'agit d'emmouscailler les humains les dieux ne sont pas versatiles !) et une mer de nuages recouvrait les vallées environnantes.



Puis notre chemin parvint sur les contreforts du Pic d'Anjeau, mais ce jour là nous avions décidé d'ignorer le Pic, qui vexé ne daigna pas quitter son chapeau de nuage sur notre passage et nous nous contentâmes d'en faire le tour (pour ceux qui sont intéressés par son ascension très sportive voir ma note du 29 octobre 2007)



Au demeurant le spectacle offert sur la ligne de crête par ses flancs boisés ne manquait pas de majesté



Par endroit le site se donnait des airs de « monument Valley » la ligne de crête arborant une "mitaine " minérale (un site célèbre américain) le soleil en moins.



Dopés au crachin oxygéné (moins nocif que le haschich) nous planions au dessus des nuages, contemplant d'un oeil condescendant les maisons isolées des humains tapies au fond des vallée sur le plancher des vaches.



Mais la nuit arrivant sournoisement planquée derrière son paravent de nuages, il nous fallut bien regagner les rives de la Vis aux eaux grossies par celles qui quelques heures avant nous étaient tombées sur la tête !



Le détail du circuit de randonnée figure en fichier joint.

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Texte & photos Ulysse

14.01.2008

Connaissez vous Romano Réflecto ?

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Romano Réflecto est né en 1946 à Sète dans le quartier de la Pointe Courte. Ses parents italiens, venaient d'Almafi près de Naples, et n'imaginaient pas de vivre ailleurs qu'au bord de l'eau. Il a donc découvert l'eau en même temps que la terre et accompli ses premiers pas sur le pont d'un bateau.

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De cette enfance maritime il a développé une passion pour la mer, les ports et les bateaux et après avoir fait l'Esbama (Ecole supérieure des beaux arts de Montpellier), il a entamé une carrière de peintre et jeté son dévolu sur les scènes portuaires, dont il s'est fait une spécialité.

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Au fil des années sa notoriété a grandi et il a été admis en 1997 au sein de la prestigieuse assemblée des « peintres officiels de la Marine» (voir leur site).

Il est actuellement installé au Cap d'Agde où il possède une galerie où il expose ses oeuvres ainsi que celles de quelques amis.

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Ses peintures restent figuratives et reprennent des éléments concrets des bateaux (mâts, cordages, voiles, ballasts, bastingages) auxquels il confère une dimension onirique qui instille dans l'esprit de ceux qui les contemplent la sensation d'être sur le pont d'un bateau et de sentir le lent mouvement de la houle.

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Je ne peux que vous invitez à aller découvrir les oeuvres de ce peintre dans la galerie qui se trouve à coté de la brasserie Horizon au Cap d'Agde. Mais je vous mets en garde car certains admirateurs particulièrement sensibles, après avoir vu quelques uns de ses tableaux, sont atteints du mal de mer et il est donc conseillé de prendre les sacs en papier gracieusement mis à votre disposition à l'entrée de l'exposition.

Notez également que ses oeuvres sont d'un prix très elevé (au demeurant justifié) et si vous « craquez » pour l'une d'entre elles, vous risquez d'y laisser votre chemise et le reste, mais vous pourrez ressortir de la galerie sans crainte de recevor une amende pour atteinte à la pudeur vu qu'elle est située dans le secteur naturiste.....


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Texte et photos Ulysse (avec l'aimable autorisation de romano Réflecto pour la reproduction de ses oeuvres)

10.01.2008

Le castel d'Aumelas



La pluie a lavé ses murailles,
Des trainées de poix, des tâches de sang,
Et dissout les os, les cottes de mailles,
Des rudes chevaliers morts en l'assiégeant
.























Le vent a chassé, bouté hors des salles,
L'écho des complaintes des troubadours;
Là où l'on dansait menuets ou sardanes
Les herbes folles aujourd'hui courrent.

Ce n'est plus qu'un linceul de pierres,
Que les siècles lentement effacent,
Mais pourtant il est loin d'être désert,
Le vieux Castel d'Aumelas.
























Car bien que se soient tus rires et poèmes
Et que poussière soient les chevaliers d'antan,
Depuis huit siècles en ces lieux se promène,
Une rose, chaque fin de printemps.

Une année blottie près de la chapelle,
une année en haut de la tour du guet,
Cette rose est l'âme d'une épouse fidèle,
Guettant le retour de son seigneur croisé.




Cette rose fleurit, cette âme espère,
Quelques heures par an, le temps d'un matin,
Mais elle ne voit jamais, hélas, que la poussière,
Soulevée par le vent au loin sur le chemin.



Texte & photos Ulysse

04.01.2008

Apocalypse now !



Il est des moments où la nature semble vouloir se débarasser de ce bipède mal embouché, sale, cynique, querelleur qui a proliféré sur la planète et menace son avenir...



Ainsi hier la Méditerranée nous a fait une grosse colère, curieuse manière de présenter ses voeux pour 2008 aux bipèdes qui vivent sur ses rives. Il est vrai que les bipèdes en question déversent sans vergogne dans ses eaux salées leurs déchets et eaux usées et dévastent ses réserves halieutiques au mépris de la sauvegarde des espèces.



A ce sujet, j'ai lu dans le Midi Libre il y a quelques jours que les thoniers méditerranénens français menaçaient de ne pas respecter l'interdiction de pêcher le thon rouge imposée par l'Union Européenne. Pour imposer ce respect à ces voyous qui se remplissent les poches au détriment des intérêts de l'humanité, il serait bien que les amateurs de poissons boycottent le thon rouge à l'instar de l'enseigne Auchan, qu'il faut saluer pour cette initiative, qui a décidé de ne plus vendre de Thon rouge tant que l'espèce sera menacée.



Mais revenons à la Méditerranée qui avait décidé hier de procéder à un grand nettoyage et de nous donner un avertissement sans frais. Sa colère dont le premier avantage a été d'empêcher les trucideurs de thons de sortir en mer, au demeurant piètres marins qui vomiraient leurs tripes si on les mettait sur un bateau de pêcheurs bretons, était magnifique !



Les vagues rageuses déboulaient de l'horizon poussées par le vent pour exploser en un nuage d'écumes sur les rochers du littoral.



La mer au fur et à mesure de ces assauts répétés se couvrait d'écume qui captait la faible lumière du jour assombrissant le ciel qui prenait un air de fin du monde.

Et au mileu de ce fracas et de ce remue ménage le lion de pierre du golfe rugissait de plaisir et je rugissais intérieurement de bonheur avec lui de savoir les assassins de la mer obligés de rester chez eux..



Mais soyons vigilants car si l'homme ne veut pas entendre ce que la mer a hier voulu nous dire, ce sera bientôt l'apocalypse sur la terre !


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Texte et Photos Ulysse

01.01.2008

Meilleurs voeux à toutes et tous pour 2008 !



Photo Parc de Sijean

Pour 2008, ayez de l'ambition que diable,
Ne vous demandez pas est ce que,
L'année 2008 vous sera favorable,
Souhaitez qu'elle soit éléphantesque !
!

Quant à moi je vous le souhaite....

...et si vous souhaitez recevoir d'autres voeux de ma part, visitez mon autre blog
: Piquesel !

Ulysse



Pour le dernier jour de 2007 j'ai pris en compagnie de quelques courageux et courageuses un petit bain de mer au Cap dAgde aimablement offert par le syndicat d'initiative !

Ce dernier avait bien fait les choses, la température de l'eau - 10° - et de l'air -8° - étaient idéales pour moi qui suis habitué à me baigner dans les lacs de montagne. Une loterie et un vin chaude étaient également prévus dont le produit de la vente devait être versé au Téléthon et aux Resto du coeurs. C'était donc une occasion rêvée de joindre l'utile à l'agréable






Seule ombre au tableau, Sarko était de la partie (sans Carla qui faisait du shopping à Bidochon plage ) mais pour prendre un bain de foule pas un bain de mer, car ce n'est pas le genre de personnage à se mouiller et puis l'eau était moins chaude que la Mer rouge !

Les pompiers chargés d'assurer la sécurité pourtant vêtus d'une combinaison ont eu un peu de mal à entrer dans l'eau...












Quant aux nombreux spectateurs, aucun d'entre eux n'eut la témérité de tremper ne serait ce qu'un orteil dans l'eau !

Les candidats étaient docilement massés derrière le président de la République (je suis l'homme au chapeau noir derrière lui) attendant le signal du départ.















Dès qu'il fut donné, ce fut la cavalcade pour être le premier à se jeter dans la grande bleue....

J'avoue que j'ai eu en me baignant à peu près la sensation de rentrer dans un congélateur ....























j'ai mis un point d'honneur à y rester quelques minutes afin de mériter le vin chaud qui nous fut servi et que j'ai bu avec bonheur à votre santé (l'homme à la casquette c'est moi!)

Ulysse

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