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27.11.2007
L'univers est immobile....
L'univers est immobile,
Sauf ton coeur qui bat,
Et la rumeur de la ville,
Que l'on devine là bas.
Du ciel l'incandescence,
Se reflète dans tes yeux clairs,
Et crée un lac immense,
Où mon coeur vogue et se perd.
Soudain, je m'y précipite,
La tête la première,
Tends moi vite, vite, vite,
Tes lèvres oh! ma très chère,
Pour que je m'y arrime,
Bienheureux naufragé,
Et que jusqu'aux matînes,
Je puisse m'y reposer.
Texte & photos Ulysse
17:15 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : univers, matînes, coeur, rumeur
25.11.2007
Quand les lions sont lachés dans le Golfe du Lion !
Jeudi dernier je vous ai raconté à quelle occasion le Golfe du Lion avait été baptisé de son nom par le philosophe grec Platon, qui l'avait traversé en se rendant à Agathé (Agde).
Mais on peut dire aussi que les colères qui saisissent de temps en temps la Méditerranée en cet endroit, et qui lui donnent des allures qui n'ont rien à envier aux « 40èmes rugissants » du Cap Horn, justifient pleinement ce nom.
Ainsi, au début de cette semaine le Grec (je parle du vent qui vient du sud-est), qui en bon sudiste avait passé l'été assoupi à l'ombre des oliviers du Péloponèse, s'est soudainement réveillé et s'en est venu parader dans la région occupée jusqu'alors par la Tramontane.
Voulant montrer qu'il était toujours de ce monde et qu'il fallait compter avec lui, il nous a fait une éclatante démonstration de sa puissance virile.
Dès qu'elle a senti son haleine chaude et parfumée sur son échine, la Méditerranée s'est mise à frissonner. Il faut dire qu'elle commençait à se languir de ce vieux mais ardent compagnon. Le Grec sentant qu'il faisait toujours autant d'effet à sa vieille maîtresse a alors accentué ses caresses. L'effet ne se fit pas attendre et la Méditerranée fut bientôt traversée par d'intenses ondes de plaisir.
Elle se mit alors à rugir comme un troupeau de Lions en chasse, précipitant se vagues sur les rochers de la côte et les submergeant d'immenses voiles d'écume.
Le Grec, en amant attentionné, retenait par moments son souffle pour permettre à sa maîtresse de reprendre ses forces, simple prélude à une nouvelle explosion de plaisir.
Les mouettes, un brin voyeuses, se régalaient du spectacle de cet accouplement dantesque, se riant des violentes rafales du Grec .
Sur chacune des vagues de la Méditerranée le Grec venait poser ses baisers passionnés, soulevant une pluie d'écume qui bientôt se mit à recouvrir les rochers de la côte,
puis le rivage lui même, d'un manteau de neige salée !
Ce jour là la côte Méditerranéenne ressemblait à la mer Baltique !
Le Lion de pierre aperçu par Platon contemplait ravi le spectacle de la mer déchainée. A un moment donné j'ai même cru l'entendre rugir !
Texte & Photos Ulysse
10:15 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Agde, golfe du lion, platon, écume, grec
22.11.2007
Chasse au lion dans le Golfe du Lion.....
J'ai lu dans la page du Midi Libre du dimanche 18 novembre consacrée à la Nature et au Patrimoine (cette page est toujours passionnante et je vous en recommande la lecture) d'intéressantes hypothèses sur l'origine du nom donné au Golfe du Lion. Elles contestaient toutes qu'il y ait un lien avec le félin du même nom. L'auteur rappellait qu'à l'origine les géographes anciens l'avaient baptisé « Sinus Gallicus » (golfe de Gaule en quelque sorte) et que l'appellation plus tardive de Golfe du Lion serait du à une déviation d'une autre appellation « sinus lagunis » qui lui aurait été attribuée en raison de la présence de lagunes le long du Golfe. Cette appellation aurait ensuite été déformée en Launis puis francisée en Lion.
Cette hypothèse est fort intéressante mais, selon mes propres recherches, elle est malheureusement erronée, car le nom donné à ce golfe aurait bien un lien avec le félin du même nom, d'autant que dans les temps antiques les lagunes n'existaient pas, car la mer remontait jusqu'à Narbonne.
En effet on trouve dans le récit qu'a fait Platon de ses nombreux voyages dans les pays qui bordent la Méditerranée, un passage où il rend compte de son approche de la ville d'Agathé Tyché (ce qui veut dire la bonne fortune) occupée par une colonie grecque (l'actuelle Agde). Il raconte être passé près d'une cote rocheuse qui l'a étonné, le reste de la côte étant constituée de dunes.
Il dit avoir été subjugué par la beauté des roches noires plongeant dans les eaux émeraudes de la mer et avoir demandé au capitaine de s'ancrer quelques heures dans une magnifique baie entourée d'une falaise ( l'actuelle plage de la Grande Conque au cap d'Agde) pour observer les lieux.
Et de l'endroit où ils avaient jeté l'ancre, il aperçut soudain éclairé par les feux du soleil couchant un immense lion tapi sur le bord de la falaise, ou du moins un rocher en ayant l'apparence. C'est ainsi qu'il décida de baptiser le golfe du nom du félin.
Fort de ces précisions je suis allé arpenté la cote rocheuse où se tient aujourd'hui le Cap d'Agde pour aller à la chasse au "lion" qu'a aperçu Platon! Quelle ne fut pas ma surprise et mon bonheur de découvrir à l'extrémité est de la plage de la Conque, le rocher en forme de Lion décrit par le philosophe, ce qui confirme bien cette hypothèse. Je vous invite à aller vérifier par vous même et à découvrir cet endroit d'autant plus émouvant à contempler que l'on sait que l'on pose ainsi les yeux là où ce grand philosophe de l'antiquité les a posés.
Texte & Photos Ulysse
09:01 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Agde, Golfe du Lion, Platon, Philosophie
19.11.2007
L'automne a descendu à pas de loup.....(2ème partie)
Les vagues de couleurs chatoyantes,
Montent à l'assaut des collines,
Et leurs couleurs illuminent,
La campagne environnante.
Ici et là de tortueux oliviers,
Arborent leur chevelure verte,
Qui a l'automne fièrement tiennent tête,
Au coeur des vignes ensanglantées.
Au loin les montagnes bleues,
Forment un imposant rempart,
Aux brumes et brouillards,
Prêts à éteindre ce feu.
Par milliers les rangées de ceps,
Forment leur bataillons,
Qui plongent dans les sillons,
Leurs corps noueux d'ascètes,
Parfois une vigne abandonnée,
Dresse sa chevelure hirsute,
D'herbes folles sur une butte,
Que le soleil vient caresser.
Et quand le jour se défile,
Les bosquets de pins sombres,
Déploient lentement leurs ombres,
Qui se mêlent au sang des vignes.
Avant de tirer leur révérence,
Les derniers rayons du soleil,
Folâtrent au milieu des treilles,
Pendant qu'au loin la nuit avance.
FIN
Texte & photos Ulysse
09:50 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
16.11.2007
L'automne a descendu à pas de loup....(1ère partie)
L'automne, ce vieux croquemitaine,
A descendu à pas de loup,
Les pentes du Mont Vissou,
Pour arpenter les plaines.
Il a d'abord mis le feu,
Aux frondaisons des platanes,
Qui indolents se pavanent,
Le long des chemins creux.
Puis il a couru dans les vignes,
Immense patchwork végétal,
Qui des montagnes à la mer s'étalent,
En entrecroisant leurs lignes;
Il a alors semé dans leurs rangs,
Des bouquets d'arc en ciel,
Des copeaux de soleil,
Des poignées de rubis, de safran.
De cette mer or, pourpre et vermeille,
Surgit parfois un modeste mazet,
Orné de son verdoyant cyprès,
Comme un droigt dressé vers le ciel.
A SUIVRE.........
Texte & Photos Ulysse
10:05 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
13.11.2007
Le paysage qui a ému Albert Camus
Perché sur le puech de Mordagne qui s'élève à la frontière entre l'Albigeois et le Gaillacois, le village médiéval, bien nommé, de Cordes-sur-Ciel, qui domine la vallée du Cerou, offre de sa terrasse sommitale des vues qui ont ému Albert Camus, écrivain-philosophe, prix Nobel de Littérature, auteur, entre autres romans, de la Peste, de l'Etranger et de La Chute
Pour découvrir ces paysages, il faut tout d'abord franchir la porte de l'Horloge et cheminer dans des ruelles moyenâgeuses qui grimpent progressivement vers la grand place située au sommet du village.
Le donjon-clocher de l'Eglise du village, qui pointe d'une façon vertigineuse vers les nuées, et les demeures baties en surplomb de falaises qui dominent la plaine, donnent le sentiment que les habitants de ce lieu s'intéressent plus à ce qui se passe au ciel qu'ici-bas sur la terre.
En arrivant sur la place, on découvre une sculpture moderne qui semble montrer l'homme ployant sous le fardeau de la condition humaine puis, grâce à son esprit, se relevant peu à peu vers le ciel, son âme se transformant à la fin de son existence en oiseau (interprétation toute personnelle !)
Et puis en s'approchant du bord de la terrasse, on découvre un paysage qui a fait dire à Albert Camus :
Et il vrai que ce paysage constitué de modestes collines arborées où les hommes ont posé ici et leurs maisons diffuse un sentiment de plénitude et de sérénité :
Texte & photos Ulysse
11:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
10.11.2007
Araignée du matin.....
10:07 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : araignée, toile, insecte, soie
07.11.2007
Pour préserver notre oxygène, sauvons la forêt amazonienne !
Si nous voulons que nos descendants ne manquent pas un jour d'oxygène, il est impératif que nous préservions nos forêts et notamment les grandes forêts tropicales d'Asie, d'Afrique et d'Amérique.
Parmi celles-ci, la forêt amazonienne joue un rôle primordial. Il s'agit, en effet, de la plus grande forêt tropicale du monde (7 millions de km2 jouissant d'une biodiversité exceptionnellel dont la plupart des espèces végétales ou animales n'ont pas encore été recensées.
Or cette forêt est menacée par la déforestation qui l'ampute de plus de 50.000km par an, A ce rythme là elle aura disparu en 2050 et avec elle l'un des « poumons » de la planète.
Les causes de la déforestation sont multiples: augmentation des surfaces des gigantesques exploitations agricoles consacrées à l'usage extensif des bovins (alors que pour produire 1 calorie de viande il faut 10 calories d'intrants !) exploitation du bois pour l'export (80% de coupe illégale) culture du soja pour les bio carburants (alors que leur bilan énergétique et leur effet bénéfique sur les émissions de CO2 est de plus en plus contesté par les experts).
Les occidentaux, qui ont assuré leur prospérité sans se soucier des conséquences pour la planète sont mal placés pour aller faire la leçon aux pays émergents et leur demander d'être vertueux au plan écologique . Mais des solutions alternatives existent permettant un développement économique qui servent à la fois les intérêts des populations locales et préservent la forêt (agriculture intensive, tourisme écologique, exploitation organisée du bois..) mais elles heurtent les intérêts des grands propriétaires et des lobbies forestier et des agro-carburants.
Pour illustrer le rôle fondamental de cet immense écosystème unique au monde, faire découvrir les richesses de sa fabuleuse biodiversité et nous informer des dangers qui le menacent la ville de Montpellier a créé une magnifique serre amazonienne dans l'enceinte du Zoo de Lunaret. (cliquez pour avoir le lien avec le site) comportant de nombreux espaces pédagogiques.
Léo & Louna, qui seront encore de ce monde en 2050 et qui espèrent pouvoir y respirer sans masque à gaz, vous invitent à en faire la visite. En quelques comptines ils vous présentent certains des fabuleux pensionnaires de ce lieu magique dont les photos de l'introduction donnent un simple aperçu :Ne faites pas trempette,
Quand le caïman à lunettes,
Nage entre deux eaux,
Vous ne feriez pas de vieux os !
Le poisson chat,
N'est pas chien,
Il fait son repas,
De trois fois rien !
L'arowana,
A le dos plat,
Pour capturer les mouches,
En douce !
La sarcelle canelle,
Sait qu'elle est belle,
Elle a le port hautain
Des mannequins !
L'agouti doré,
Adore se montrer,
Plus beau est son pelage,
Que son ramage !
Quand un anaconda,
Sournois,
Croise votre route,
En arrière toute !
Une antique iguane,
Sur une branche se pavane,
Ce qu'elle préfère sans conteste,
C'est de faire la sieste !
Qui fait ce boucan
S'écrie le Toucan !
Mais c'est une chute d'eau
Lui dit Léo !
Le boa constrictor,
Après manger s'endort.
Au fait, où est le visiteur,
De tout à l'heure ?
Et voici la migale,
Araignée phénoménale,
Qu'elle soit du soir ou du matin,
Passez votre chemin !
L'indolent Téju,
Passe presque inaperçu,
Avec sa robe blanche et noire,
C'est pas facile de le voir !
Les acrobaties,
Du ouistiti,
Ne valent pas
celles de Louna !
Rouge est l'Ibis,
Comme une écrevisse,
j'en pince pour lui,
Sapristi !
Bis pour l'Ibis !
11:05 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
04.11.2007
Cours Emilie !
...................................Cours Emilie,
...................................Le vieux monde est derrière toi !
...................................Cours sans répit,
...................................Et ne te retourne pas !
..................................Quitte cette galère,
..................................Dans laquelle nous ramons tous,
..................................Cette pauvre vieille terre,
..................................Qui titube et qui tousse.
..................................On a fait de son ciel clair
..................................Un gaz empoisonné,
..................................De ses océans, de ses mers
..................................Des cloaques mazoutés.
..................................On bétonne, on déboise,
..................................Flore et faune disparaissent,
..................................Partout règne sans partage,
..................................La loi du tiroir caisse.
..................................Des humains par milliards,
..................................Ne mangent pas à leur faim,
..................................Alors que d'autres font du caviar,
..................................Leur pain quotidien.
..................................Partout au grand jour,
..................................Règne la loi du plus fort,
..................................Au nom de dieux d'amour,
..................................On sème la haine et la mort.
..................................Aussi, cours Emilie,
..................................Par delà l'horizon,
..................................Et va-t-en vivre ta vie
..................................Sur Aldebaran ou Pluton!
Texte & photo Ulysse
09:50 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Emilie, courir, caviar, Pluton, Adebaran
01.11.2007
Albi, ce diamant rose sur le doigt bleu du Tarn....
Celles et ceux qui lisent régulièrement mon blog savent que les monuments du passé, en particulier les égises et les chateaux, m'inspirent des sentiments ambivalents. D'un coté j'admire le génie des hommes qui ont su bâtir des édifices impressionnants par leur ampleur ou leur audace et qui, souvent, sont un défi aux lois de la pesanteur. D'un autre coté, je ne peux m'empêcher de songer à la société profondément inique dans laquelle ils ont souvent vu le jour, une minorité de privilégiés exploitant sans merci le reste de la population.
Certes les chateaux protégeaient aussi bien le peuple que les seigneurs et les chapelles comme les églises étaient librement fréquentées par toutes les classes sociales (avec toutefois un cloisonnement très strict). Mais que d'injustices, que d'humiliations, que de souffrance ont accompagné l'édification de ces édifices.
Ainsi en est il des superbes monuments qui ornent la ville d'Albi, cette ville rose qui doit sa couleur à l'argile charriée par le Tarn et qui a servi de matière première pour la fabrication des briques dont ils sont constitués.
Allons tout d'abord à la découverte du plus célèbre d'entre eux, la Cathédrale Saint Cécile, en cheminant dans les ruelles qui sinuent comme des veines dans le coeur de briques de la vielle ville.
Son formidable clocher donjon s'impose bientôt à notre vue au dessus des toîts des maisons, ressemblant à une fusée saturne V prête à partir pour les étoiles, fausse promesse d'un accès au paradis.
Mais la voilà bientôt qui se révèle dans toute sa magnificence, véritable forteresse sise au coeur de la vieille ville.
Pourquoi une telle allure si guerrière et si arrogante dans cette ville où le climat et la beauté des lieux incite plutôt à la douceur de vivre. Et bien tout simplement parce que cette église est née d'un crime contre l'humanité !
Rappelons en effet qu'Albi au début du XIIIème siècle fut la première à accueillir les adeptes de la doctrine Cathare, d'où le nom qui leur fut donné d'Albigeois (voir mes notes du mois de mai sur le sujet).
L'église bousculée dans ses pouvoirs et ses privilèges poussa la couronne de France a lancer une croisade meutrière qui vint à bout de cette « hérésie » qui s'acheva sur le bucher de Montségur.
Pour célébrer sa sinistre « victoire » et illustrer la toute puissance de l'église catholique les évêques de la ville vont édifier en deux siècles, à partir de 1282, cette cathédrale aux dimensions extraordinaires, qui sera encore rehaussée au XIXème siècle.
Si l'extérieur de l'édifice relève de l'architecture militaire, la nef bénéficie d'une décoration flamboyante que personnellement je n'apprécie guère. Ell est dotée d'une somptueuse galerie (jubé) magnifiquement décorée qui était reservée au clergé et qui illustre parfaitement les privilèges et la richesse dont ils jouissaient alors.
Deux autres éléments de décoration à mon avis justifient la visite : une statue de Sainte Cécile (martyre du Vème siècle dont Albi possède des reliques) vêtue comme une gitane et qui semble endormie. Jamais je n'ai contemplée une sainte aussi séduisante et sensuelle. J'avoue que si l'église de mon village hébergeait une telle sainte je m'y rendrai un peu plus souvent .
Des femmes figurent aussi dans le second élément de décoration mais, celles là, on n'a guère envie de les rejoindre ! Car elles sont en train de rotir en compagnie de leurs amants dans un chaudron de l'enfer, sous l'oeil jouissif d'un diablotin. Cette scène figure dans l'extraordinaire peinture murale du Xvème siècle dénommé « le jugement dernier » qui orne l'une des parois. C'est ainsi que l'église catholique assurait son ascendant sur les esprits en leur promettant l'enfer s'ils ne respectaient pas les dix commandements, dont la hiérarchie catholique s'affranchissait au demeurant allègrement !
Jouxtant la cathédrale se dresse l'imposant palais de la Berbie (qui vient de l'occitan bisbia qui veut dire évêché) ancienn résidence des évêques. L'importance de la batisse ainsi que les magnifiques jardins qui l'entourent en surplomb du Tarn témoignent du fastueux train de vie de la hiérarchie catholique qui, sans vergogne, prêchait pourtant à ses ouailles de mener une vie d'abstinence et de sacrifices.
Il a trouvé aujourd'hui une vocation qui ne dépare pas avec la vie de luxure que menait ces évêques, puisqu'il abrite les oeuvres de Toulouse Lautrec, le peintre de la dépravation et de la déchéance de la bourgeoisie parisienne à la fin du XIXème siècle
La ville « profane » mérite aussi une longue visite. Quel bonheur de déambuler dans ces ruelles inchangées depuis le moyen age où de vénérables portes ont vu passer des dizaines de générations de marchands, d'artisans, d'ouvriers.
De magnifiques hotels privés et de superbes demeures ornent la vieille ville. Albi doit sa richesse passée à une plante « le pastel » qui était très recherchée pour teindre les textiles, juqu'à ce que l'indigo soit découvert en Inde et provoque la faillitte des fabricants et marchands qui en vivaient.
Il faut également impérativement se rendre sur la rive droite du Tarn dont les maisons se mirent dans les eaux limpides du fleuve.
On emprunte tout d'abord le magnifique Pont Vieux long de 151m, l'un des plus vieux ponts de France construit en l'an 1035 !
On passe devant les anciens moulins albigeois qui abritent aujourd'hui le musée Lapérouse, cet explorateur-navigateur hors pair qui mourut dans le naufrage de son bateau l'Astrolabe sur les récifs d'une ile du pacifique, vanikoro, en1788

Et on revient par le Pont Neuf construit au XIXème siècle qui l'emporte à peine en taille sur son ancêtre millénaire.
Mais il nous faut quitter cette ville envoûtante, ce diamant rose posé par les hommes sur le doigt bleu du Tarn, dont le charme se retrouve dans le sourire de cet éphèbe qui orne les jardins de la Berbie et qui nous invite à y revenir tant il y a encore de merveilles à découvrir.
Texte & photos Ulysse
08:25 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : albi, sainte cécile, tarn, palais de la berbie, pastel





