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30.08.2007
Faites le tour du monde à pied en quatre heures !
En passant devant les vitrines des agences de voyages qui n'a pas rêvé en contemplant les posters de canyons de l'Arizona, d'îles polynésiennes, de fjords norvégiens ou d'haciendas mexicaines, tout en poussant un soupir de dépit en constatant que le prix alléchant proposé correspondait malheureusement au montant du prochain tiers provisionnel.
Il est vrai que tout le monde n'a pas dans sa famille un président de la république qui peut vous confier une mission humanitare pour sauver de l'extinction le crabe de cocotier ou soutenir l'industrie touristique de l'île Maurice. Mais ne soyez pas désespéré pour autant car je peux vous proposer un dépaysement garanti pour le prix de quelques litres de gazoline (pendant qu'elle est encore abordable).
Vous êtes partant ? Alors rendez vous au petit hameau de Vailhes au bord du Lac salagou (où je vous ai déjà emmené lors d'une précédente note) et préparez vous à faire pédibus jambus en trois heures un tour du monde, avec en prime le bonheur de nager dans les eaux émeraudes d'un lagon aussi beau que ceux du pacifique (les vahinés en moins je vous l'accorde mais leur réputation est surfaite car je peux vous assurer qu'elles ne sont pas plus belles que les filles de marseillan Plage !)
Nous commençons notre périple en longeant les bords du lac qui en cet endroit ressemble fort à son lointain homologue le lac Powell situé en plein coeur de l'Arizona. Ainsi sans avoir eu à subir les interminables attentes dans des aéroports transformés en bétaillères et les non moins isupportables babillages de votre voisin de vol vous vous retrouvez dans l'ouest américain, la seule note discordante étant dans le coassement des grenouilles dont l'accent trahit leur origine méditerranéenne.
Puis au détour du chemin vous entrez dans un décor digne d'un western de Sergio Léone en découvrant une église mexicaine entourée d'agaves avec son patio orné de magnifiques portails en ferronerie ouvragée qui surplombent les eaux bleues de la Laguna de Chapala.... pardon du lac salagou....On se dit alors qu'à la prochaine visite il ne faudra pas oublier son sombrero, sa bouteille de téquila (la blue azul pas une autre) et ses copains mariachis!
Et puis vous retrouvez les berges envoutantes du lac qui se donnent des airs d'océan pacifique avec ses lagons émeraude et ses iles soeurs jumelles de Bora Bora. ..
Puis en l'espace d'un kilomètres ou deux l'on change de nouveau de continent pour se retrouver sur des falaises dominant un fjord norvégien....
Après un atterissage en douceur sur les rives du lac on est surpris de retrouver son véhicule que l'on croyait avoir laissé à des milliers de kilomètres de là !
Des précisions sur l'itinéraire sont en fichier joint.
Texte & Photos Ulysse
08:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
26.08.2007
La belle et le platane
Un platane séculaire et de belle prestance
Se mirait dans le canal du Midi
Il était assez fier de son apparence
Et pensait être de loin le plus joli .
Chaque matin au lever du soleil
Il demandait d'un voix claironnante: :
« De tes rives suis je toujours la merveille
Majestueux canal aux eaux indolentes ? »
Jusqu'à ce jour, disait d'une voix rassurante,
Le canal, tu n'as pas de concurrence,
Ta taille et ta frondaison impressionnantes,
T'assurent sans problème la prééminence.
Mais voilà qu'un matin dans les parages
Une demoiselle vint à passer
Le canal en apercevant son visage
En fut de suite amourachée.
De ses flots il caressa l' image
De la demoiselle qui sourit d'aise
De se voir ainsi rendre hommage
A l'instar d'Artémis d'Ephèse
L'orgueilleux platane en prit ombrage
Et voulut pousser la belle dans l'eau
En lui donnant un coup de branchage
Sournoisement dans le dos .
Mais le canal aperçut le manège
Et le révéla par reflet à la belle
Qui put ainsi éviter le piège
De son rival fourbe et cruel
Le canal furieux de la forfaiture
De celui qu'il avait si longtemps reflété
Lui déclara "Platane je te jure,
Que je ne renverrai plus jamais ton reflet ".
Triste devint alors l'existence,
De ce platane hors du commun,
Pour avoir privilégier son apparence,
Au détriment de son prochain.
Texte & photo Ulysse
22:10 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22.08.2007
Allez de Valquière à Dio, sac au dos !
Je vous invite aujourd'hui à aller de Valquières à Dio sac au dos, mais pas en empruntant la route, ce serait trop fastoche ! Au demeurant, venant de ma part, une telle proposition vous paraîtrait supecte ! Fidèle à mes habitudes je vous suggère, une fois de plus, de prendre les « cols buissonniers » et de passer par le Puech Caubel et le Plo de Laurier histoire de vous faire faire un électrocardiogramme et un test de l'effort « in vivo » qui ne creusera pas le trou de la sécu.
Mais n'ayez pas trop d'inquiétude, la balade que je vous propose est du genre bucolique avec écran panoramique sur les monts d'Orb et de l'Escandorgue au nord, la plaine de l'Hérault et la mer au sud et, quand les prévisions météo sont mauvaises, les Pyrénées au loin à l'ouest. Seul petit problème, l'ombre est une denrée rare sur ces hauts plateaux et il vaut mieux programmer cette sortie quand la température n'excède pas 25° au soleil De même il vaut mieux éviter les jours où la Tramontane montre ses biceps, si l'on ne veut pas être transformé en ULM.
Mais quand les conditions sont idoines, c'est une balade paradisiaque, à la différence que personne ne sera là pour vous chasser des lieux si par hasard l'envie vous prend de croquer une pomme en chemin. Vos seuls témoins seront les vaches de Salers dont la discrétion est légendaire.
On commence par prendre un peu de hauteur pour savourer la vue du village de Valquières niché sur les contreforts du Puech Caubel. De fait, comme de trop nombreux villages de l'Hérault défigurés par cinquante ans de laisser faire, il faut voir Valquières de haut pour en avoir une vue pittoresque, car la distance masque les nombreux rajouts de bric et de broc qui défigurent trop souvent l'urbanisme de la région.
Tout en grapillant (l'été) de savoureuses mures, on grimpe alors doucettement vers le puech Caubel, malheureusement défiguré par des antennes pour satisfaire les besoins impérieux de communication des hommes qui se parlent sans cesse mais ne s'entendent plus.
Les flancs du Puech sont colonisés par un champ de fleurs que le ciel de ses lèvres de nuage semblent vouloir embrasser. Parvenus au sommet, le regard prend alors possession du monde. A l'encontre de ces singes naïfs et incultes qui prétendent prendre possession d'un territoire en y plantant un drapeau, la contemplation est à mon avis la seule possession qui vaille, car l'on fait alors entrer l'univers en soi. Il devient source d'émotions et élargit votre esprit et votre âme jusqu'au ciel et la ligne d'horizon.
Bientôt au loin apparaissent les corps graciles d'éoliennes posées sur le Plo de Laurier comme d'immenses échassiers à la huppe tournoyante. Descendantes des moulins à vent, elles sont la preuve que l'homme, quand il veut s'en donner la peine, sait parfois allier la beauté et la technologie.
Puis le chemin surplombe le village de Dio dont la chapelle St Jean de Prades et l'imposant château rappellent que ces terres aujourd'hui quasi désertiques ont connu dans le passé une certaine prospérité. Le château fut construit au XIIème siècle sur les ruines d'une forteresse wisigothique puis racheté et embelli au XVème siècle par la famille Fleury dont l'un des membres fut le premier ministre de Lousi XV.
Pour clore les découvertes culturelles, le chemin passe à proximité d'une magnifique capitelle intégrée dans le flanc du coteau sur lequel des générations d'hommes à la force de leurs bras ont entaillé jusqu'au sommet une cascade de terrasses autrefois cultivées.
Les seuls êtres qui s'activent encore en ces lieux brûlés par le soleil sont d'imposants criquets peu farouches et qui vous dévisagent avec curiosité.
Mais, passé le dernier col, voici que le clocher de la chapelle de Valquières se découvre annonçant la fin du périple. La beauté et l'immensité des paysages parcourus restent en nous longtemps après que l'on ait quitté ses chaussures couvertes de leur poussière.
Le circuit détaillé est en fichier joint
Texte & Photos Ulysse
11:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
18.08.2007
Je vous attends....
Cette nuit à la pleine lune,
J'ai tissé ma toile patiemment,
En filant les mailles une à une,
Et ce matin je vous attends !
Vibrant moucheron, buzzante abbeille,
Vagabonde libellule,
Qui jouissez des nectars sans pareils,
De ce matin de canicule,
Je vous guette tapie sur ma toile,
Moi, l'impitoyable épeire,
J'attends patiemment ce moment fatal,
Où elle deviendra votre cimetière.
Texte & Photos Ulysse
11:47 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
16.08.2007
Léo et la marchande de glace...
Il y a foule l'après midi,
Sur la plage de mes vacances,
c'est pire que le métro d'Paris,
Quand la marchande de glace s'avance,
Il est vrai qu'elle est plus jolie,
Que les filles de ma classe,
Elle vous promet le paradis,
Lorsqu'elle passe,
Quand la plage est une fournaise,
Sous le soleil de l'été,
Avec ses glaces à la fraise,
Au chocolat, au café,
Et ses sorbets à la myrtille,
Au caramel, aux amandes,
Tous les garçons la trouvent gentille,
Et lui commandent,
Des dizaines de sorbets, de glaces,
En espérant,
Dans son coeur de s'faire une place,
Un p'tit moment,
Mais pour ma part elle m'indiffère,
Tout comme ses sorbets,
Car aux glaces et aux filles je préfère,
Les ricochets !
Texte & photo Ulysse
10:36 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
12.08.2007
Troquez votre plateau de fruits de mer contre le plateau de Guilhaumard !
Vous voilà enfin au bord de la mer, cela fait un an que vous rêviez de ce moment et vous restez affalé sur le sable à jouir de la caresse du soleil sur votre couenne. Entre les pieds de votre voisin vous apercevez la mer et vous vous dites que c'est le paradis !
Mais en êtes vous sur ? Avez vous jamais pensé aller jeter un petit coup d'oeil dans l'arrière pays ? je pense que vous ne seriez pas déçu. La mer c'est beau mais c'est salé et il y a souvent des méduses, le sable c'est chaud mais c'est plein de mégots et de bactéries en tout genre !
En revanche, dès que l'on quitte le rivage pour gagner l'arrière pays, on découvre le long de mille sentiers parfumés par la garrigue environnante, des lacs, des sources d'eau fraiche, des champs de fleurs, des océans de vignes, des chênaies, chataigneraies ou pinèdes qui vous offrent leur ombre protectrice, des falaises vertigineuses, des pics babéliens, des volcans endormis (d'un oeil ?), des capitelles audacieuses sans oublier ces hameaux et villages pittoresques dont les indigènes vous régalent, pour des prix dérisoires, de leurs délices ancestraux (charcuteries, fromages, miels, breuvages bacchusiens) .
Vous demandez à voir ? Alors prenez la direction du plateau de Guilhaumard et suivez mes pas .
Partant du village du Mas Raynal on traverse tout d'abord un plateau dolomitique que la pluie et le vent ont transformé en atelier de sculpture..Puis on aborde une zone de collines où le labeur séculaire des hommes a dessiné un immense damier sur lequel la nuit venue les dieux de l'Olympe doivent sans doute jouer aux échecs
On découvre ensuite la resurgence de la Sorgues (à ne pas confondre avec celle du Vaucluse) dont les eaux, après un long et mystérieux voyage souterrain sous le causse, jaillissent au pied de la falaise qui surplombe le hameau du même nom.
Dans cet endroit sauvage et romantique une magnifique batisse se dresse qui offre chambres et table d'hôte. Voilà un endroit où il doit faire bon rester quelques jours.
La pureté des eaux de la Sorgue permet l'élevage de milliers de truites que l'on aurait envie de taquine, mais je pense que les heureux éleveurs feraient alors entendre à vos oreilles une musique qui ne serait pas de Schubert.
Mais vos papilles ne rentreront pas frustrées de la balade, car on trouve un peu plus loin dans le hameau St Rome de Berlières une fromagerie produisant des tommes de brebis qui sont un vrai nectar ! La mondialisation n'aura pas raison des fromages traditionnels si les consommateurs se liguent pour aller soutenir pédibus jambus ces producteurs locaux qui respectent et la nature et le client.
La dégustation de cette superbe tomme vous donne des jambes de brebis pour gravir le bien nommé Pas de Tirecul qui vous emmène sur le magnifique plateau du Guilhaumar dont la flore et la faune ailée est l'une des plus riches du milieu méditerranéen. A vous les grands espaces, les horizons infinis et, selon la saison, les prairies parsemées d'orchidées, d'iris, d'anémones, de valérianes et de cardabelles. Quand j'y suis passé les champs étaient couverts de « cheveux d'anges » (stipes pennées) qui se mouvaient comme les vagues de la mer sous le vent.
Vous n'avez plus alors qu'à vous laisser guider par le chemin, veine de terre rouge dans cet océan végétal, en ouvrant les vannes de votre âme et de votre esprit au vent, à la lumière et à la beauté des lieux pour les nettoyer des miasmes de la vie moderne. Il vous ramène en douceur au Mas Raynal où vous attend un comité d'accueil très couleur locale !
Je serais très étonné que vous n'y reveniez pas l'an prochain !
Le parcours détaillé figure en pièce jointe.
Texte & Photos Ulysse
10:00 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
09.08.2007
Louna et l'amandier
Perdu dans l'odorante garrigue,
Qui entoure le village de Fabrègues,
Au bord d'un chemin qui navigue,
Entre vignes séculaires et pinèdes,
Se dresse un vénérable amandier,
A l'écorce noire et rugueuse,
Dont la hauteur et le port altier,
Ne sont qu'apparences trompeuses,
Car ce bel amandier solitaire,
Transforme ses fleurs du printemps
En amandes fort amères,
Que l'on recrache en jurant !
Mais n'allez pas croire que ses gènes,
Soient la cause de cette amertume,
Car le fautif est l'espèce humaine,
Envers qui l'amandier nourrit sa rancune,
Car trop souvent dans sa jeunesse,
Les hommes armés de triques
Ont frappé ses branches avec rudesse
Pour le depouiller de son viatique.
Mais voilà qu'une jolie demoiselle
Vint à passer l'autre jour
Qui de se voix douce et frêle
Lui tint cet aimable discours :
« Si vos amandes sont aussi tendres
Que vous êtes fort et vigoureux
Je serais heureuse de pouvoir en prendre
Cer elles doivent être dignes des dieux. »
Le vieil amandier sensible à cette délicatesse,
Contre les hommes oublia son fiel
Et répandit sur la demanderesse
Une pluie d'amandes douces comme le miel.
Texte & Photo Ulysse
10:15 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
06.08.2007
A califourchon sur les falaises de St Martin de l'Arçon
Dans notre vie, si l'on n'y prend garde, passées les années fougeuses de la jeunesse où l'on prend tous les risques, on fait peu à peu comme l'eau qui contourne les obstacles, on choisit les solutions de facilité. On brûle du pétrole quand on pourrait utiliser l'huile de genou, on prend l'ascenseur alors que l'on pourrait utiliser la pompe de son coeur, on cesse de courir après une balle ronde ou ovale en cuir pour partir en quête d'autres sphères plus douces, on se marrie pour avoir un frigidaire toujours plein, on met au clou son VTT pour se vautrer dans un canapé et ingurgiter les fadaises tiédasses du tube à images. On lit Paris Vaches au lieu de se replonger dans « Crime et châtiments de Dostoievsky, d'écouter Purple haze de Jimmi Hendrix où de parcourir des yeux la voute céleste à la recherche de la Grande Ourse.
Et quand on est comme moi randonneur, on fait de même pour les balades Avec les années qui passent on cherche à ménager ses articulations qui grincent et la vue des sommets vous impressionne. Votre subconscient nourri aux slogans soporifiques de la société de consommation vous fait quitter les chemins de chèvres pour des chemins de moutons et puis un jour on se surprend à traverser les prairies à vaches (celles de Normandie pas de l'Aubrac qui ont droit à tout mon respect!).
Et sans crier gare vient un matin où l'on a du mal à enfiler son pantalon de randonnée et l'on comprend soudain qu'il est temps de réagir sous peine de finir bientôt dans un fauteuil roulant. On se plonge alors dans les cartes Topo 25 de l'IGN à la recherche d'un circuit en forme de montagnes russes histoire de lancer un défi à son subconscient lobotomisé par les médias et tout en enfilant ses godillots de randonnée on lui susurre « on va voir ce que l'on va voir !
C'est ainsi que je me suis retrouvé l'autre jour avec quelques amis sur les hauteurs de Saint Martin de l'Arçon à tenter d'imiter les mouflons qui hantent les lieux, car l'itinéraire que nous avions choisi convenait plus à des quadrupèdes qu'à des bipèdes.
Pour corser l'aventure il avait plu la veille et les pierres du chemin (quand il y en avait un) et les rochers sur lesquels nous avons « rampé » étaient glissants comme des savonnettes.
Mais nous n'avons pas regretté notre périple car lorsque l'on sort des sentiers battus et que l'on est contraint de se concentrer sur chacun de ses pas et chacun de ses gestes en recherchant les points d'appui on se redécouvre soi même (c'est ainsi que je me suis rendu compte que je sous estimais largement le poids de mes fesses !). De fait on puise dans son énergie intérieure la force de vaincre la loi de la pesanteur.
On atteint ainsi le but ultime des moines boudhistes qui est de vivre pleinement dans l'instant « ici et maintenant » sans avoir besoin d'aller suivre un stage hors de prix dans un monastère Tibétain sous la direction d'un gourou généralement né en Californie ou à Saint Germain des Prés.
Et puis en quittant les chemins balisés on franchit le miroir d'Alice au pays des merveilles pour pénétrer dans un univers où des bergers de pierre méditent en haut des falaises en surveillant d'un oeil leur troupeau d'étoiles.
un univers où certains arbres sont des fenêtres sur le monde d'en dessous
et où d'autres prennent la forme d'animaux fabuleux.
Et c'est revigorés et rassérénés que l'on a retrouvé la plaine et ses vignes, promesse d'une soirée festive entre amis pour célébrer notre jeunesse retrouvée.
Le détail sur l'itinéraire est en fichier joint
Texte & Photos Ulysse
09:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
02.08.2007
La grenouille et le français .....
Chose extraordinaire,
Un jour j'ai croisé,
Au bord d'une rivière,
Une grenouille ne sachant nager. !
Elle avait trouvé refuge,
Sur un bout de tuyau,
Et attendait la fin du déluge,
Pour sauver sa peau.
Mon aide je lui proposais,
Et lui tendis la main,
Mais m'entendant parler français,
Elle me dit avec dédain,
Je ne me fie pas à vous,
Mangeur de batraciens,
Il faudrait être fou,
Passez votre chemin..
Un brochet vint à passer,
Qui se dit dieu quelle aubaine,
je vais assurer mon dîner,
Ce soir sans trop de peine.
Bousculant alors le tuyau,
Il fit tomber la grenouille,
Qu'il avala tout de go,
Avant qu'elle ne puisse dire ouille !
La morale de cette histoire,
Est que souvent les préjugés,
Nous empêche de voir,
Ce qui peut nous sauver. !
Texte & Photo Ulysse
09:13 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
