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31.03.2007
Pour construire un abeillodrome....
Pour construire un abeillodrome,
Il faut, quand l'automne s'amène,
Plantez une graine,
D'un arbre qui embaume.
Quand les premiers boutons
De fleurs, au printemps se dressent,
Stimulés par la chaude caresse
Du soleil, cà devient bon !
Aussitôt que les fleurs sont écloses,,
Elles libèrent un délicieux nectar,
L'arbre devient alors un aérogare,
Où abeilles et bourdons se posent !
15:50 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29.03.2007
Le Dolmen du Gallardet (ou du Pouget)
On célèbre à juste titre l'exploit technologique que représente la construction d'ouvrages comme ceux du Viaduc de Millau. Mais l'ingéniosité et l'audace que manifeste ce genre d'ouvrage est aussi présente dans des oeuvres du passé. L'homme d'aujourd'hui n'est pas plus intelligent que l'était son lointain ancêtre vêtu de peaux de bêtes. Il a simplement accumulé une somme immense de connaissances dont la combinaison a permis l'édification de notre univers moderne.
Prenons l'exemple des mégalithes dont le Dolmen à couloir du Pouget est un remarquable spécimen, bien qu'il ait été en partie endommagé par nos contemporains peu scrupuleux.
La taille, le poids et l'agencement des pierres laissent admiratifs quant on sait que les hommes qui ont édifié ce mégalithe ne disposaient que d'outils rudimentaires et d'une immense réserve d'huile de coude. Il leur a fallu déployer des trésors d'imagination pour transporter les rochers, les équarrir, les édifier et les ajuster, étant observé qu'ils ont choisi de surcroît un lieu en surplomb ce qui n'a pas facilité leur acheminement. L'ouverture du dolmen est orientée vers l'ouest, probablement afin que les morts qu'il y enterraient (leurs chefs ou grands guerriers) soient éclairés par le soleil couchant, symbole de la fin de vie.
Ce dolmen qui mesure 12 m de long est l'un des plus grands de la région. La « chambre » mortuaire comporte une superbe porte dite en forme de "porte de four", fruit d'un remarquable travail de façonnage.
Pour le visiter rendez vous au centre du village du Pouget et suivez les panneaux qui vous mènent vers la sortie sud du village. Garez vous le long de la route environ 300m après la sortie du village et empruntez un chemin à droite qui pénètre dans la garrrigue et conduit en 800m au dolmen. Ce dolmen peut aussi se visiter à partir de la Ferme du Dolmen qui a fait l'objet d'une précédente note.
Texte & photos Ulysse
10:13 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
27.03.2007
Le rêve de pierre de Gaïa (Ode à Clamouse)
Mille milliards de gouttes,
Depuis des millions d'années,
Tombées de nuages en déroute,
Sur la terre assoiffée,
Ont lessivé les os de calcaire,
D'anciennes mers évanouies,
Et cheminé secrètement sous terre,
Inlassables fourmis,
Sculptant au coeur de la roche,
Des temples, des cathédrales,
Tissant sur leurs voutes des étoffes,
Des draperies minérales,
Dressant des orgues de pierre,
Des colonnes doriques ,
Et peuplant ce monde d'un bestiaire,
Fantasmagorique.
Bercée par la chanson millénaire
Des gouttes de pluie
Clamouse est le rêve de pierre
De Gaïa endormie....
PS: Clamouse se situe à 4km au nord d'Aniane sur la route qui mène à Saint Guilhem
(Voir sur ce lien les conditions de visite)
Texte & Photos Ulysse
10:44 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
24.03.2007
Louna vous emmène à la ferme du Dolmen...
Si vous voulez ce week-end décrochez votre progéniture de ses consoles infame-boy ou nultendo où de la TV (qui comme chacun sait veut dire « Tous-Vautrés »), suivez les conseils de Louna et proposez à vos chères têtes blondes et brunes d'aller visiter la Ferme du Dolmen où elles pourront chevaucher un poney en déambulant dans un univers qui n'a rien à envier à l'Arche de Noé. En prime vous pourrez faire un saut dans la préhistoire en visitant le Dolmen du Pouget.
Vous y verrez l'âne si calme et moins benêt qu'il n'y paraît...
Et des lamas, animaux de bât qui vous regarderont de haut
Des canards peinards y cancannent dans tous les coins
Cette chèvre aux yeux de braise n'est probablement pas des deux Sèvres
L' oie comme il se doit y marche au pas
Des cocottes de haute lignée déambulent dans leur fourrure emmitouflées
Quand un mouton noir croise un mouton blanc ....
ça donne un mouton noir et blanc !
Un paon blanc se suspend pour surveiller ses arpents...
Et voici un paon de vert et bleu vêtu, très m'as tu vu !
Pour la visite du Dolmen , revenez la semaine prochaine !
08:18 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
22.03.2007
Un monde sans pitié !
Le jour où j'ai croisé ce poteau j'ai cru que, par un sortilège dont ils ont le secret, les farfadets de la garrigue m'avaient transporté de l'autre coté de l'Atlantique en plein coeur du Texas et que j'avais pénétré sans m'en rendre compte sur la propriété de Babouche Junior. Mais à l'aide de mon sextant et de ma boussole j'ai pu vérifié que j'étais bien toujours au coeur de la garrigue de Castelnau de Guers, lieu ordinairement bucolique et paisible.
Diantre, on ne rigole pas dans le coin me suis je dit ! Il doit y avoir dans les parages des fruits d'une espèce rare où peut être même le jardin des Hespérides pour susciter une pareille menace ! Mais cherchant des yeux l'objet de cet avertissement, je ne vis autour de moi que quelques figuiers et amandiers rabougris
Dans quel monde vivons nous me dis je pour menacer ainsi d'un traitement sans pitié d'éventuels voleurs de figues et d'amandes, au demeurant sans doute amères. C'est faire fi des principes du code pénal qui veillent à proportionner la peine au délit et invitent les autorités judiciaires à preuve d'une certaine indulgence pour les voleurs de pommes. Certes d'aucuns vous diront que quand on vole un oeuf on vole ensuite un boeuf ! Mais bon si on vole un oeuf c'est parce que l'on est démuni de tout et que l'on a faim , alors que pour voler un boeuf faut être sacrément organisé et c'est généralement pour le vendre et pas pour le manger!
Cela étant dit, moi qui habituellement me régale de figues et d'amandes, je vous avoue que je ne me sentais plus le coeur à y goûter.....Je n'avais pas envie de me retrouver nez à nez avec leurs propriétaires, capables de me poursuivre « sans pitié! » J'imaginais les bougres armés de baton et de fusils me traquant à travers champs comme dans les westerns de Sergio Léone. Je me voyais déjà à genoux dans la poussière implorant miséricorde et recevant en réponse le coup de grâce en punition de mon larcin....
Je plaisante bien sur car j'imagine mal le poseur de la pancarte en venir à ces extrémités. Je veux simplement souligner le ridicule et l'absurdité de cette pancarte dont les auteurs semblent oublier que cela fait belle lurette que dans notre pays on n'exécute plus les voleurs de poule (ni d'ailleurs , et c'est tant mieux les autres, délinquants). Bref, dans le pays où je vis Dieu merci on sait encore faire preuve de pitié et d'indulgence !
08:45 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
19.03.2007
Dépaysez vous au Lac du Salagou !
Faire une balade autour du Lac salagou c'est faire un voyage à travers l'histoire de la terre. Et ce voyage commence au pied d'un mur d'une maison du village quasi abandonné de "Celles" qui se dresse sur les rives du lac et qui a plusieurs dizaines de millions d'années !
Je vous entends vous écrier en disant « il est tombé de son vélo et a pris un coup sur la tête ce pauvre Ulysse » mais mes propos ne sont pas loin de la vérité ! De fait, si ce mur a été dressé il n'y a qu'un ou deux siècles, les pierres qui le constituent sont infiniment plus agées.
Ainsi les pierres rouges proviennent des ruffes, ces argiles rouges oxydées qui se sont déposées dans la région il y a 250 millions d'années à l'époque où la région connaissait un climat tropical.
Il faut savoir, en effet, qu'en raison de la dérive des continents la région qui correspond aujourd'hui au sud de la France était à cette époque au niveau où se trouve aujourd'hui le Niger !
Quant aux pierres blanches , elles ont pour origine les sédiments calcaires de 800m d'épaisseur déposées par la mer jurassique qui submergeait la région il y a 150 millions d'années et qui ont formé le plateau des Causses. La Lergue, qui a creusé la vallée de Lodève , a charrié ces pierres jusque dans le bassin du Salagou.
Les pierres beige qu'on y voit également sont constituées de grès de l'époque du trias et n'ont guère que 80 millions d'années.
Enfin les pierres noires sont issues des coulées basaltiques qui sont intervenues entre 2 millions et 500.000 mille ans, période pendant laquelle la région a connu une intense activité volcanique.
Il en subsiste de nombreux vestiges prenant la forme de champs de pierres noires mais aussi de « necks », anciennes cheminées de lave, de dykes , murailles de lave, ou d'orgues basaltiques ).
Les premières traces d'un présence de l'homme dans cette région remontent au paléolithique (12000 avant JC). De 6000 à 2500 avant JC (au cours de la période néolithique) un peuple, que l'on appelle Lutevani (d'où dérive le nom de Lodève) va y développer l'agriculture et l'élevage et laisser de nombreux vestiges (habitats, outils, dolmens, menhirs).
Puis la région ouverte aux échanges et aux invasions verra déferler les Ligures, les Ibères, les Grecques, les Celtes puis les Romains, dont subsiste à proximité du village de Rabéjac la voie qu'ils ont construite pour relier Cessero (St Tibéry placé au carrefour de la voie Domitienne) à Lutéva (lodève) puis à Condatomagus (Millau).
Depuis lors aucun événement marquant n'est venu perturber le paysage jusqu'à la création du lac à la fin des années soixante. A l'origine sa création répondait à plusieurs objectifs : réguler le ruisseau Salagou dont les crues étaient redoutables et créer, ce faisant ,une réserve d'eau pour lutter contre les incendies et permettre la reconversion d'une partie des vignes en vergers, la viticulture étant déjà à cette époque touchée par la crise !
Ce dernier objectif fut abandonné mais la région n'y perdit pas au change car très vite la beauté du site attira de plus en plus de visiteurs et de touristes.
Mais la construction du barrage n'alla pas sans causer de traumatisme pour les habitants de la région dont certains durent quitter leurs villages submergés par les eaux. Les plus amers à cet égard ont du être les habitants de Celles contraints d'abandonner leur village alors que celui-ci, en définitive, a été épargné par les eaux, le niveau du Lac n'ayant jamais atteint la cote maximale prévue.
La plupart des habitations sont aujourd'hui en ruine mais d'autres, dont la mairie et la chapelle ont été réhabilitées, et se dressent dans un cadre magique où l'on aimerait habiter !
Le lac a une superficie de 750ha et une profondeur moyenne de 15m, ses eaux sont claires et propices à la baignade et au canoé. Elles foisonnent en poissons et crustacés (carpes, sandres, perches, brochets, silures) dont certains ont des origines exotiques telles que les moules amarantes géantes de Russie, les écrevisses de Louisiane, ou les black-bass.
Quant aux habitants à plume, on peut y voir des grèbes huppées championnes de la plongée en apnée, des grands cormorans qui viennent des pays nordiques pour y passer l'hiver, des rousserolle turdoide qui elles viennent du Gabon en mai pour y nicher, des alouettes et , si l'on est chanceux,des circaètes Jean le Blanc.
Enfin peupliers, frênes, saules, roseaux colonisent ses rives. Les plantes de la garrigue (romarins, cistes, genévriers, genets, lavandes, thym ) disputent aux chênes vert et aux chênes blanc (ou pubescent) les flanc des collines environnantes.
Pour explorer au mieux cette région magnifique procurer vous la carte IGN Top 25 2643 OT Lodève Bédarieux et rendez vous au village de Celles, au hameau des Vailhes (point de départ d'une magnifique balade sur le flanc nord du lac, visitez le barrage, escaladez le Mont Redon rendez vous à la base nautique au pied de ce mont ou à celle d'Octon pour faire un tour de canoé.
Enfin, faites le tour des presqu'île de Rouens et de la Sure escaladez la Roque toute proche ((colonne d'un ancien volcan), grimpez sur la montagne de Liausson (à partir de Mourèze ou de Liausson) pour avoir une vue d'ensemble du Lac (voir les balades dns ce blog) . Notez que l'on peut se baigner quasiment partout à l'exception de la proximité du barrage.Prenez garde toutefois en posant les pieds sur le fond du lac aux coquilles d'huitres qui peuvent être coupantes.
Texte & Photos Ulysse
15:10 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
17.03.2007
Ascension....
Sans regret se défaire,
Des choses inutiles,
De sa bouche faire taire,
Le verbiage futile,
Et se mettre en chemin,
Lentement vers les cîmes,
Sans craindre ni le froid ni la faim,
Ni l'attrait des abîmes,
Se retrouver bientôt,
Au dessus des nuages,
Et sauter sur le dos,
D'un oiseau de passage.
Texte & photo Ulysse
11:35 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
09.03.2007
A peine revenu.....
10:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
08.03.2007
Les mayas sont parmi nous au Gouffre de l'Oeil Doux !
Vous avez envie de changer d'air et vous partiriez bien en voyage mais hélas il manque 95 centimes à chacun des quelques euros que vous avez sur votre compte.
Ne vous laissez pas abattre, je vous propose un vrai dépaysement qui ne vous coutera que le prix de quelques litres de gazole et d'un peu d'huile de genoux !
Vous ne quitterez pas notre cher pays d'oc et pourtant vous aurez le sentiment d'être transporté à quelques milliers de kilomètres de là au milieu de la péninsule du Yucatan où il y a plus de mille ans s'est épanouie la civilisation Maya.
Le site que je vous propose de visiter est le gouffre de l'Oeil Doux situé dans le massif de la Clape au sud de Narbonne. Ce lieu ressemble en effet étrangement aux « cénotes » que l'on trouve à proximité des anciennes cités mayas;
Selon l'encyclopédie Wikipédia, le mot cenote vient de la déformation, par les Espagnols, du terme maya "dzonot", qui représente de grandes dolines circulaires résultant de l'effondrement de cavernes calcaires. L'eau des cenotes est filtrée à travers le calcaire et constituait l'une des principales sources d'eau potable pour les Mayas.
Ils considéraient ces puits comme un moyen de communication avec les dieux de l'infra-monde, le gouffre représentant une bouche. Ils étaient utilisés comme réserve d'eau douce, mais aussi comme lieu de culte dans lesquels étaient jetées des offrandes ou des victimes sacrificielles.
Le Gouffre de l'Oeil Doux, qui a la même origine géologique que les cénotes mayas, ne semble pas avoir donné lieu aux mêmes pratiques. Celà étant, le lieu extrêment sauvage dans lequel il est situé incite aux fantasmes et aux rêves. On se surprend à frissonner en contemplant les eaux sombres du gouffre et on regarde par dessus son épaule pour vérifier que le fantôme d'un maya ne s'apprête pas à vous y précipiter.
Texte & Photos Ulysse (sauf référence Wikipédia)
PS: Des précisions pour vous y rendre sont données en fichier joint
15:40 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
04.03.2007
Si vous voulez faire un voyage...
Si vous voulez faire un voyage,
Sans bourse délier,
Cherchez dans le paysage,
Un château haut perché,
Partez dès les matines,
Muni de bonnes chaussures,
Parvenu au pied des ruines,
Escaladez le plus haut mur,
Observez d'où vient le vent,
Et sautez pieds en avant,
Sur le premier nuage,
Passant dans les parages!
C'est ma foi ce que j'ai fait
Mais dans quelques jours je reviendrai !
A bientôt...
Photo & Texte Ulysse
10:00 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note






