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30.01.2007

Parlez vous le flamant rose ?

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Le flamant rose n'a rien à voir avec le flamand qui est parlé dans le royaume belge. C'est une langue répandue dans le sud de la France, notamment dans le bassin de Thau et qui est beaucoup plus simple à maitriser que le flamand. En effet, elle ne comprend qu'une syllabe « prrrrret ». Cela étant selon le nombre de fois que cette syllabe est prononcée et selon l'intonation que lui donne le locuteur son sens peut varier. Voici quelques exemples de phrases (si l'on peut dire) et leur signification :

un seul « prrrrrèt » avec un accent grave veut dire « attention humain à 100m », s'il y a deux humains on entendra « prrrrèt » « prrrrèt » et ainsi de suite en fonction du nombre d'humains en vue
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Si l'humain ou les humains sont à 50m du locuteur on entendra « prrrét » avec un accent aigu (ou un multiple de « prrrétt »en fonction du nombre d'humains ) qui veut dire « les humains se rapprochent, soyez vigilant »

Enfin si vous entendez « prrrrêt » avec un accent circonflexe, cela veut dire « les humains sont trop près, on décolle ! »
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Pour les photographes, il est très précieux de pouvoir ainsi reconnaître les différents accents et notamment le "prrrêt" avec accent circonflexe pour être prêt à prendre la photo au moment où les flamants roses s'envolent.

Pour ceux qui auraient des difficultés à faire cette distinction les mairies de Marseillan, Bouzigues, Balaruc et Sète organisent des stages de formation au flamant rose, éligibles à la formation professionnelle financée par les employeurs.
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Texte & photos Ulysse

26.01.2007

Festin d'arcades à Fontfroide

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Je suis un républicain convaincu et j'adhère sans réserve au principe d'égalité des chances. Et pourtant je suis aussi un grand admirateur des chateaux, églises, abbayes et autres monuments, témoins d'une époque où une minorité d'hommes privilégiés par leur naissance exploitaient leurs congénères, ce qui leur a permis d'édifier ces monuments dans lesquels ils ont vécu dans le luxe et l'insouciance. Surmontant ces sentiments contradictoires, mon admiration va à tous ceux, architectes, sculpteurs, charpentiers, tailleurs de pierres, dont le génie ou le talent ont permis l'édification de ces monuments.
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J'ai visité récemment un tel lieu, l'Abbaye de Fontfroide, où quelques uns de ces hommes ont su, à partir de milliers de bloc de calcaire extraits du massif sauvage des Corbières, édifier une ode de pierre à la spiritualité, à l'harmonie et à l'élégance.
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Cette abbaye a été fondée au XIème siècle par des religieux choqués par les dérives somptuaires de l'Eglise et soucieux de revenir aux principes de St Benoît prônant la frugalité et la prière.
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La majesté de l'église et l'élégance du cloître et des autres bâtiments conventuels témoignent de cette ambition spirituelle.
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Ainsi est on progressivement gagné par un esprit de recueillement et de méditation en parcourant ces lieux d'où se sont élevées tant de prières (vaines ?) vers les cieux !
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Mais l'on retrouve sa faculté de parole en pénétrant dans le "Chapître" seul endroit de l'Abbaye où les moines pouvaient se parler (ce qui a donné naissance à l'expression "avoir droit au chapître" !)
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Toutefois au fil des siècles, son administration fut confiée à des « abbés » commanditaires qui n'avaient de religieux que le titre et qui, revenant aux errements de l'Eglise, en ont fait un lieu où les plaisirs de la vie l'emportaient sur la prière.
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Une cour d'honneur « princière » et des appartements luxueux sont ainsi venus s'ajouter aux monuments « religieux ».
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Je ne vous conterai pas dans le détail ni l'histoire ni la vie quotidienne de cette abbaye que vous trouverez sur le site en lien fort bien documenté. Je vous invite simplement à en découvrir les splendeurs au travers de ces quelques photos qui, je pense, vous donneront l'envie d'aller la visiter.

Si vous y rendez, grimpez sur la colline où trône une croix qui domine l'abbaye pour jouir d'une vue d'ensemble qui met en valeur son harmonie.
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Texte & photos ulysse

24.01.2007

Partir.....

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Un ardent cyprès,
Enfant de Babel,
Grimpe vers le ciel,
Si loin et si près.

Une antique route,
Traverse les vignes,
Et me fait un signe,
Qui apaise mes doutes.

Mon âme et mon coeur,
Assagis par l'age,
Rêvent d'un voyage,
Sans but et sans heure.

Poussé par la brise,
Rompant toute attache,
je me mets en marche,
Vers la terre promise....

Texte & photo Ulysse

22.01.2007

Pétition pour retourner au paradis !


Pendant des millénaires l'église nous a fait croire que nos malheureux ancêtres, Adam et Eve, avaient été chassés du Paradis pour avoir « croqué la pomme » c'est à dire pour avoir fait des galipettes dans l'herbe verte de ce lieu idyllique! Mais ce ne sont là, bien sur, que fadaises ! Comment imaginer que le créateur, que l'on décrit comme un être d'une infinie bonté, ait eu le sadisme de nous doter d'instruments de plaisir tout en nous interdisant de nous en servir ! Non, la véritable raison pour laquelle Adam et Eve ont été chassés du paradis vient d'être découverte par une équipe d'archéologues qui ont mis à jour, à l'endroit supposé où était situé le paradis terrestre (sur le Mont saint Clair à Sète) des monceaux de trognons de pomme fossilisés....

Ce n'est pas donc pas d'avoir « croqué la pomme » qui a valu l'exil à nos toutereaux mais c'est d'avoir jeter leurs trognons dans la nature. Le créateur s'était, en effet, donné un mal fou pour leur arranger un endroit confortable et sympathique et voilà que ces pourceaux y jetaient sans vergogne leurs déchets ! Furieux devant leur comportement irresponsable Dieu invita Adam et Eve à allez jeter leurs déchets ailleurs. Et c'est ainsi qu'Adam et Eve furent chassés du Paradis et commencèrent à polluer la Terre...

Si nous voulons que notre Créateur veuille bien nous accepter de nouveau au Paradis, il faudrait que nous prenions l'engagement de ne plus jeter ou abandonner dans la nature nos trognons de pomme et autres débris (mégots et paquets vides de cigarettes, cartouches de fusil , vieux pneus et vieux matelas , gravats, vieilles bagnoles , vieux tracteurs etc..)

Si vous êtes d'accord signez et faites largement circuler cette pétition dans votre entourage...!

19.01.2007

Qui vous empêche d'aller marcher autour du Puech ?

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A quand remonte votre dernière marche à pied ? Au moins à l'année dernière je pense ! Vous n'entendez pas ce bruit de cliquetis quand vous marchez ? Il vient probablement de vos articulations qui commencent à rouiller ? Et puis en faisant les soldes vous avez découvert avec douleur que vous aviez du mal à rentrer dans la jupe ou le pantalon que vous lorgniez depuis l'automne dernier ! Il serait peut être temps que vous bougiez un peu! Allez pas d'excuse, rien ne vous empêche d'aller marcher dimanche prochain autour du village du Puech, par exemple.

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Il y a à cet endroit de quoi vous dérouiller la tête et les jambes, et vous passerez quelques heures plus revigorantes et enrichissantes que de rester affalé dans un canapé à contempler en somnolant les nanardises de Druquier, de Rucker ou de Bouricault.

Avant d'entreprendre votre périple prenez le temps de flâner dans ce village, dont les maisons ont été bâties en pierres de ruffe rouge, qui tranchent avec le camaieu de verts de la garrigue environnante.
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L'itinéraire débute par une petite grimpette qui mène sur le plateau du Cayroux (370m) à ne pas confondre avec le massif du Caroux qui culmine à 20km de là à 1091m (à faire absolument quand vous aurez un peu d'entraînement !). On est récompensé de ses efforts par des vues splendides sur la vallée de l'Aubaygues que surveille le village perché d'Olmet.
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Cette vallée est le trait d'union entre les terres escarpées des contreforts des Causses couvertes de prés et de chataîgneraies, dont la vocation principale est l'élevage, et les premières vignes du Lodévois.
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Parvenus sur le plateau du Cayroux le chemin passe près d'un dolmen de belle facture. Une légende prétend que si l'on met à l'intérieur une timbale en argent un soir de pleine lune, les mânes des druides qui occupaient autrefois ce lieu la remplissent avec la potion magique qui a rendu Astérix et Obélisque invincibles. De fait j'ai rempli le bidon accroché à mon VTT avec cette potion et mes pneus sont devenus increvables !
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Votre chemin passe ensuite devant une capitelle dont la technique de construction simple et astucieuse -l'encorbellement- permet à des pierres de plusieurs kilogs de vaincre la force de gravité sans recourir à un seul gramme de mortier ! Notre civilisation soit disant hautement technologique est loin d'atteindre ce niveau de simplicité et d'efficacité .

Le chemin traverse ensuite un vaste enclos rectangulaire bordé d'un mur de pierres qui devait servir à protéger les moutons des prédateurs pendant que leur berger dormait du sommeil du juste. N'oublions pas que le loup rodait encore dans une grande partie de la France jusqu'au début des années 1930.
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Puis le chemin redescend vers le bassin du lac Salagou dont les eaux miroitent dans le lointain.
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Il traverse un paysage digne de l'Arizona, l'eau et le vent ayant creusé des canyons et sculpté des dunes dans les ruffes rouges qui environnent le lac.
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On passe devant une impressionnante capitelle en pierres de ruffes, qui peut servir de confortable abri en cas d'intempérie, puis devant un gite plus moderne qui jouit d'une vue imprenable sur la vallée du Salagou et dont les propriétaires ont généreusement installé un banc au bord du chemin pour les randonneurs qui auraient un petit coup de fatigue.
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Le chemin reprend un profil plus horizontal et sinue entre d'antiques murs de pierres. Une magnifique bâtisse, elle aussi faite exclusivement de pierres, apporte une touche de civilisation humaine (si l'on fait abstraction des hideux poteaux d'EDF) dans un océan de garrigue où domine les senteurs envoûtantes de la ciste de Montpellier (cette ciste aux petites feuilles et aux fleurs blanches secrète une essence très odorante qui colle aux doigts)

medium_puech_097.jpgAprès avoir traversé les villages de Rabejac et des Hémies touchés par l'exode rural, le chemin, qui joue par moments les (modestes) montagnes russes, longe les ruines d'une chapelle malheureusement abandonnée aux intempéries, et où des fresques subsistent -par miracle ?- sur les murs de l'abside.
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Il descend ensuite tranquillement vers Puech en offrant de jolies (ça va de soi !) vues sur le village et ses environs.

Des précisions sur l'itinéraire figurent dans le fichier joint

Texte & photos Ulysse

17.01.2007

Le vieil arbre et la mer (fable languedocienne)

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Un vieil arbre perché sur une colline
Du soir au matin contemplait la mer,
Le vent le baignait de senteurs maritimes,
Et son âme frissonnait sous ce flux amer.

Il rêvait de tempêtes, d'îles et de sirènes
Et se lamentait d'avoir les pieds en terre
Il prenait à témoin le ciel de sa peine
Et suppliait les Dieux qu'on le libère

Un jour un bûcheron vint à passer
Sa lourde cognée en bandoulière
L'arbre lui fit alors un croche-pied
Et lui dit quand il se trouva à terre

Je suis las de végéter ici
Je rêve d'être un mât portant des voiles
Coupe moi et tu en tireras un bon prix
En portant mon bois à un chantier naval

Il se retrouva vite couché à terre
Puis bientôt transformé en navire
Et depuis lors il traverse les mers
Et son coeur de bonheur chavire.
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Texte & photos ulysse

14.01.2007

Partez de bon matin pour la Tour du Pin ....

....................et revenez d'un bon pas par le Roc Traucat !

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Il y a des matins où l'on a envie de retrouver la terre des premiers jours, où tout était mystère et sauvagerie! Point n'est besoin pour celà de franchir les océans, car notre pays d'Oc recèle dans les plis de ses montagnes des endroits qui vous donnent l'impression d'être revenu au premier matin du monde!

Ainsi il y a quelques jours suis je parti pour l'antique village de Vieussan accroché au dessus des méandres de l'Orb sur les contreforts du Roc Traucat.

medium_vieussan_009.2.jpgAprès avoir flané dans les étroites venelles du village, j'ai mis le cap vers le flanc nord du Roc Traucat pour emprunter un chemin en balcon qui surplombe les vallées du Jaur et de l'Orb et offre une vue panoramique sur l'ensemble du massif du Caroux.
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Ce massif, qui culmine à 1091m, représente « le phare » des hauts-Cantons et est visible de la mer par temps clair. Il marque également la limite entre la végétation méditerrannéenne et océanique, les hêtres se mêlant aux chênes verts sur ses flancs rocailleux.

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Après avoir cheminé dans un tunnel de buis et de chênes verts, le sentier longe des murs de pierres puis une maison en ruine, vestiges d'une civilisation rurale où les hommes étaient peu avares de leur énergie et vivaient de peu. Puis il descend dans un canyon sauvage où le ruisseau du Pontil, du fait de la sécheresse qui sévit depuis plusieurs semaines, n'est plus qu'un chapelet de maigres flaques d'eau qui croupissent sur les plaques de shiste où il a creusé son lit. Le Roc Traucat y mire voluptueusement sa crête pour se rafraichir du soleil de janvier qui se croît déjà au mois de mai.
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Au fond du canyon, le soleil n'a pas droit de cité, c'est le royaume de l'ombre et des sangliers que l'on devine tapis dans la forêt environnante, et dont les labours dans l'humus du sol à la recherche de glands et de racines témoignent de leur présence. On éprouve à cet endroit la sensation d'être à l'aube du monde!
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Puis le sentier reprend de la hauteur et rejoint l'imposant vestige de ce qui fut sans doute un antique relais muletier, les anciens étant contrairement à ce que l'on croît souvent, de grands voyageurs. Bien que l'endroit soit propice, je n'ai pas osé y pique-niquer, de peur que leurs fantômes affamés me chipent mon sandwich ! En revanche des bourdons réveillés par ce mois de janvier printannier faisaient un festin sur les fleurs des alentours !
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Le chemin traverse ensuite un dédale de forêts ou les rayons du soleil peinent à pénétrer, avant de rejoindre la hameau d'Estaussan. De là une route forestière mène prestement au pied d'une piste dont la raideur donne le sentiment d'escalader un mur ! Etonné de n'être pas tombé à la renverse, on arrive sur le plateau où l'on découvre un panorama à couper le souffle sur la vallée de l'Orb que surveille, en ne dormant qu d'un oeil, la très vieille et difficilement accessible Tour du Pin bâtie au XIIème siècle!
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Après ce magnifique spectacle qui se donne tous les jours sans interruption du coucher au lever du soleil, le chemin se dirige vers le flanc sud du Roc Traucat, puissance tutélaire du lieu,
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auquel j'ai tenu à rendre hommage en passant sous son arche que le vent et la pluie ont mis quelques millions d'années à sculpter !
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Cet hommage m'a valu d'effectuer ensuite d'une descente abrupte, qui m'a fait regretter de ne pas avoir emmené un parachute, cette descente rejoint un chemin plus paisible qui mène à Vieussan en offrant des vues « cartepostalesques » sur le village et les eaux paresseuses de l'Orb!
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Des précisions sur l'itinéraire figurent en fichier joint.

Texte & photos Ulysse

13.01.2007

Stationnement génant !

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Ce doit être le domicile de la fée carabosse qui sort par ce reduit sur son manche à balai !

Photo Ulysse

10.01.2007

Le ragondin et les deux canards (fable languedocienne)

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Un ragondin très flemmard
Avait pour voisins deux canards
Lassé de quérir ses victuailles
Il tint ce langage aux volailles
Si vous acceptez de pécher
Pour me ramener mon dîner
Je vous protégerai du renard
Qui rode ici le soir
A peine le contrat fut passé
Que nos canards se mirent à plonger
Pour ramener carpes et gougeons
A notre ragondin glouton
Quand celui ci fut repu
Sa peau du ventre bien tendue
Il se décida à faire la sieste
Décision oh combien funeste !
Car à ce moment surgit le renard
Qui s'en prit aussitôt aux canards
Le ragondin bien sur resta sourd
A leurs appels au secours
Quand il se reveilla au clair de lune
Il ne restait qu'un tas de plumes
De ses défunts protégés
Il n'en fut guère dépité
Et se dit avec dédain
j'en trouverai d'autres demain !
La moralité de cette histoire
Est que si vous êtes canard
Ne confiez pas votre destin
Au ventre affamé d'un ragondin!

Texte & Photo Ulysse

07.01.2007

Suivez mes pas sur le chemin Farrat !

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Parfois je suis d'humeur forestière, j'éprouve le besoin de me retrouver au mileu de grands arbres qui sont pour moi des relais entre la terre, quils fouaillent et enlacent de leurs racines, et le ciel, qu'ils caressent ou griffent de leurs cîmes. La forêt domaniale Notre Dame de Parlatge qui s'étend au nord est de Lodève est un lieu idéal pour ce genre de rencontre. Aussi, ai je pris il y a quelques jours la direction de Soubès, charmant village médiéval juché sur une éminence dominant le vallon de la Brèze. Ses ruelles dominées par un château privé magnifiquement restauré, arborent quelques maisons bourgeoises datant de Napoléon III qui témoignent d'un passé prospère quand l'élevage des ovins avait permis le développement dans la région d'une importante industrie textile. Les temps ont changé et seule l'agriculture maintient aujourd'hui un peu d'activité ainsi que le va et vient des randonneurs séduits par la beauté des environs.
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On gagne la forêt Notre Dame de Parlatge en rejoignant à la sortie du village le « Chemin Farrat » qui correspondrait à une partie du tracé de la voie romaine qui allait de Lodève à Arisitum (Le Vigan). Le chemin grimpe sur le flanc du Cirque du Bout du Monde qui domine de ses falaises de calcaire le village de Gourgas, lieu de départ d'une magnifique balade décrite précédemment dans ce blog. Le chemin large et ombragé monte vers le plateau de Beyrasses qui domine le Cirque.
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La pente progressive ménage le souffle du randonneur et lui laisse le loisir de méditer sur les générations de migrants et les cohortes de moutons qui l'ont précédé sur ce chemin depuis la nuit des temps. Outre son passé romain, le chemin Farrat était, en effet, jusqu'au milieu du siècle dernier une voie importante de transhumance vers les hauts plateaux des Causses. Parvenu sur le plateau, il ne faut pas manquer de faire une brève incursion sur le bord de la falaise qui offre un panorama à couper le souffle jusqu'au miroir de la Grande Bleue qui ferme l'horizon.
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Revenus sur vos pas le chemin emprunte une piste forestière qui sinue en contrebas du plateau et tantôt offre de magnifiques échappées vers la plaine vallonnée de Soubès et tantôt traverse d'orgueilleuses futaies de pins larricio ou de pins noirs.
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Par endroits s'y mêlent des chênes, des chataigners et hêtres dont le feuillages automnal flamboyant, que l'hiver tardif n'a pas encore moissonné, égaie le vert sombre des pinèdes. De fait, il en est de forêts comme des villes des hommes, le mélange de couleurs les rend plus belles.
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La piste traverse à un endroit donné leGR 71 qu'il faut prendre à droite.Il descend dans le vallon sauvage du ruisseau du Font d'Amans pour rejoindre Soubès.
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PS : Des précisions sur l'itinéraire figurent en fichier joint

Texte & photos ulysse

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