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30.12.2006

Que l'année 2007 vous soit douce et légère !

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Nous oublions trop souvent,
Que de mère Nature,
Comme toute autre créature,
Nous sommes les enfants.
Nous devons prendre soin,
De la terre et de la mer,
Si fragiles et si chers,
Qui sont notre bien commun.
Ce lien qui nous unit,
Indéfectiblement,
En tous lieux est écrit,
Où porté par le vent.
En est témoin ce message,
Qu'hier au coucher du soleil,
M'ont adressé dans le ciel,
Des oiseaux de passage.
Je vous l'adresse aussi,
Afin que l'année 2007,
Soit une année de fête,
Pour vous et vos amis.

Photo Télémaque Texte Ulysse

27.12.2006

Perdu entre ciel et eau autour de l'étang de l'Aute

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Les étangs sont l'un des lieux les plus emblématiques du littoral du Languedoc-Roussillon. Ce sont de vastes espaces entre terre et mer où les effluves poivrées de la garrigue se mêlent aux senteurs salées et iodées des milieux lagunaires et de la mer.
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Le niveau de l'eau qui varie en fonction des marées et du vent dessine des entrelacs et des lacis de presqu'îles et d'îles qui offrent, selon leur relief et la salinité des sols, des milieux différents. Ainsi là prospère une pinède, là une vigne, ailleurs la « sansouire »,composée de salicornes et de soudes, colonisent les zones inondables salées. A l'embouchure des rivières ou près de la resurgence d'une source, où l'eau est plus douce, surgissent les roselières!
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Ce paysage magnifique s'est modifié au cours du temps. A l'époque de l'occupation romaine cette zone était ouverte sur la mer et permettait aux navires de remonter vers Narbonne qui était alors un grand port de commerce. Mais dès le moyen age le processus d'envasement a coupé Narbonne de la mer mettant fin à sa prospérité. Quel est l'avenir de ces espaces fragiles ?
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L'envasement va t il se poursuivre et les faire disparaître ou au contraire la mer reprendra t elle le dessus, du fait du réchauffement climatique ? Nul ne peut aujourd'hui répondre à cette question mais leur disparition nous priverait de paysages qui sont parmi les plus envoûtants du pays d'OC
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Car c'est le pays où la terre se mire voluptueusement dans l'eau en disant au ciel « Ne suis je pas belle ? » le pays où l'homme, cet impitoyable prédateur, se fait humble et discret, griffant à peine l'eau de quelques perches pour y accrocher ses filets,
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ou il se prend à rêver planté au bout d'une presqu'île en faisant semblant de pêcher!
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C'est le pays où les ponts sont construits en bois d'allumette et ne supportent que le poids de nos âmes,
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un pays où le ciel se noie dans les canaux,
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un pays où les îles ressemblent à des mirages.
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et où soudain au détour d'une roselière vous vous retrouvez au fond d'un fjord de Norvège,
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Après s'être perdu quelques heures dans les méandres de ce pays moitié terre moitié eau on a envie de devenir flamant rose pour pouvoir y admirer chaque jour le lever et le coucher du soleil!
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Photos & texte Ulysse

24.12.2006

L'hiver est sur le talus !

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Un vent glacial
Brode
Sur la robe
Végétale
D'un talus
Pentu
Des échardes d'argent.

Les rayons du soleil
Qui s'éveille
S'y blessent
Et laissent
Couler le sang or
De l'aurore
Dans les champs.
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Texte & Photos Ulysse

22.12.2006

Va, cours, vole au Saut de Vezole !

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Il y a des ambitions qui provoquent chez moi des éclats de rire, par exemple celle de Météo France qui nous a annoncé l'acquisition d'un super calculateur leur permettant de faire des prévisions à 15 jours ! Ce serait bien déjà qu'ils s'emploient à établir des prévisions fiables à 24 h! Cela m'éviterait , comme cela m'est arrivé la semaine dernière, de partir en vadrouille sur la foi d'un grand soleil annoncé et de revenir en fait trempé comme un cormoran. Et oui car le cormoran se mouille quand il plonge pour pêcher du fait qu'il n'a pas les plumes huilées comme celle du canard, ce qui l'oblige ensuite à étendre ses ailes au soleil pour sécher !
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Pour ma part n'ayant ni les plumes huilées du canard ni l'obligation de plonger dans l'eau pour me nourrir, j'ai moyennement apprécié la douche que j'ai reçu ce jour là. Heureusement que la magnificence des paysages a su me faire oublier mon état temporaire de cormoran.
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J'étais parti avec quelques compagnons insconscients du sort funeste qui nous attendaient pour accéder par le sentier mythique des « Mille marches » au Saut de Vézole, cette cascade sur le cours du Bureau qui alimente le lac de Vezole et qui fait l'objet d'une belle légende.
Certes les nuages couvraient les monts et une fine bruine nous humectait le visage lorsque nous avons entamé notre balade à partir de la piste Forestière du Rouvials, mais la foi dans les prévisions de Météo France nous laissa espérer une amélioration rapide du temps.
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C'est bien entendu le contraire qui se produisit et la pluie se fit soudain plus cinglante au moment même où nous commençions l'ascension des « mille marches ». Le cadre somptueux qui nous environnait et l'espoir que le temps allait s'arranger nous donna néanmoins le courage de continuer.
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L'ascension sur des marches mouillées couvertes de feuilles mortes dissimulant des chausses trappes fut assez sportive et nous n'avons pas eu coeur à barboter dans les vasques d'eau limpides, qui en d'autres circonstances auraient fait notre bonheur.

Arrivés sur le plateau au niveau du lac, un vent tempêtueux vint s'ajouter à la pluie, ce qui nous fit renoncer à la visite du Saut de vézole. Affrontant vaille que vaille les intempéries je me suis remémoré ces quelques lignes lues la veille au sujet du site :" C'est ici que se situe la frontière entre le Languedoc lumineux des plaines et des vignes et le Languedoc sombre et frais du hêtre et du chène, du cèpe et de la truite. C'est ici la frontière où se partage l'eau, versant méditerranéen, versant atlantique. C'est ici que les éléments se disputent la souveraineté du Somail. Le vent, la pluie,le brouillard, le soleil. Tous se retrouvent ici. Tous veulent être les maîtres."
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Après un rapide coup d'oeil au lac à peine plus mouillé que le ciel , nous nous sommes alors précipités en fliqueflaquant dans nos godasses transformées en éponge vers la piste forestière qui nous ramenait au point de départ.
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La précision des cartes de l'IGN nous sauva d'une broncho-pneumonie certaine. Cherchant désespérément un raccourci pour le chemin du retour, je vis que la carte faisait mention d'un abri un peu plus loin en aval le long de la piste forestière menant au Rouvials. Je ne pense pas que des randonneurs aient jamais descendu aussi vite ce bout de piste jusqu'à l'abri, mais les rédacteurs du Guiness Book n'était pas là, hélas, pour homologuer notre record

medium_vezole_036.jpgDes âmes charitables – mais à l'humour douteux et à l'orthographe approximative, vu les graffitis qui ornaient les murs - avaient laissé du bois sec et du papier journal dans l'abri. L'un de mes compères, grand baladeur accoutumé au climat rigoureux des Alpes, avait fort heureusement sur lui un briquet Bic (c'est ma page de pub !).
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Une grande flambée jaillit bientôt dans la cheminée autour de laquelle nous nous installèrent en étendant nos bras pour mieux sécher comme font les cormorans. Une fois séchés et notre pique nique englouti, assorti, vous ne serez pas surpris, d'un flacon de jus de vigne pour nous revigorer, nous avons regagné , toujours sous la pluie, notre point de départ.

Moralité de cette histoire, ne faites pas confiance à Météo France et ayez toujours un briquet, des allumettes ou à la rigueur des silexs dans votre sac à dos quand vous partez en balade !

Des précisions sur l'itinéraire fiurent dans le fichier joint

Photos & texte Ulysse

20.12.2006

Défense de l'Ane !

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Parmi les animaux domestiques, il en est un particulièrement mal aimé dont je veux prendre la défense aujourd'hui: il s'agit de l'Ane.

On lui a fait une réputation d'animal stupide, têtu et vicieux. De fait, les expressions péjoratives qui lui font référence et que l'on prononce quand on veut insulter quelqu'un ne manquent pas telles que: « bougre d'âne » ou « âne bâté » ou encore « ne fais pas l'âne! » Dans le conte "l'Ane de Buridan" un âne se laisse mourir en étant incapable de choisir entre assouvir d'abord sa faim ou sa soif. Et même ce brave Lafontaine en fait un portrait peu flatteur dans sa fable sur le lion devenu vieux . Enfin n'oublions pas qu' autrefois on coiffait les mauvais élèves d'un bonnet d'âne...

Or cette réputation est tout à fait calomnieuse et seuls quelques rares esprits éclairés ont su reconnaître et célébrer la véritable nature affectueuse et subtile de l'äne, tels que le poète Henri James qui l'a célébré dans un poème et Stevenson qui en a fait un compagnon de voyage pour faire le tour des Cévennes.

Je veux donc aujourd'hui réhabiliter l'âne et vous invitez à le traiter avec considération. Car en effet c'est par la douceur qu'il faut le prendre si vous voulez qu'il se montre serviable et attentionné. Il vous rendra alors au centuple l'affection que vous lui porterez. Si par contre vous jouez les gros bras et le traitez comme une vulgaire bête de somme, alors c'est fichu pour vous et vous dépenserez en vain votre énergie pour le faire avancer ou lui faire faire quoique ce soit !

De fait l'âne est le meilleur professeur de vie qui se puisse trouver, il vous enseigne qu'il est plus intelligent d'user de gentillesse et d'attention que de recourir à la contrainte ou la force vis à vis de nos semblables si nous voulons avoir des relations mutuellement fructueuses et enrichissantes.

18.12.2006

C'est bientôt Noël, partez à la chasse aux arcs en ciel !

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Selon une antique légende Baloise tenue secrète, la vue d'un arc en ciel conduit à votre enrichissement dans l'année, si vous avez dans chacune des poches de votre pantalon une pièce d'un franc suisse. C'est la raison pour laquelle tous les Balois sont riches comme Crésus et que les Baloises portent uniquement des pantalons et jamais de jupe ! En France nos élites politiques qui aiment et fréquentent beaucoup la Suisse ont eu vent de cette légende mais se sont bien garder de la divulguer. Donc seuls ceux qui accèdent aux charges suprêmes ministérielles et présidentielle sont dans la confidence. C'est la raison pour laquelle ces heureux élus, qui avant d'occuper ces fonctions, ne disposent généralement que de revenus limités, peuvent après leur élection se payer des vacances dans les palaces sous les tropiques, acheter des chateaux, des appartements de 300m2 dans les quartiers chics de Paris ou de magnifiques villas dans le Luberon ou sur la côte d'Azur. De fait, ils sillonnent toute l'année les routes de France et de Navarre sous le prétexte de rendre visite à leurs électeurs mais en vérité ils passent leur temps à traquer les arcs en ciel avec des francs suisses dans leurs poches !

Maintenant que vous êtes dans le secret, vous allez pouvoir passer un très joyeux Noël ! Mettez dans chacune de vos poches une pièce d'un franc suisse et faites comme nos hommes politiques, partez à la chasse aux arcs en ciel !!

Texte & Photo Ulysse

13.12.2006

Pélerinage à Notre dame de Trédos !

Je suis sensible au charme des pays de garrigue qui conservent leur parure verte en toutes saisons et nous donne le sentiment, quand le soleil pointe son nez, d'un éternel été. Mais je ne déteste pas non plus aller contempler la parure automnonale des forêts de feuillus qui peuplent les hauts cantons. Aussi suis je allé faire, il y a quelques jours, un pélerinage pédestre à Notre dame de Tredos. dans la région vallonnée et boisée de St Pons de Thomières .

Après avoir abandonné ma monture sur le parking de la mairie du petit village de Riols, un très vieux et magnifique pont me permit obligeamment de me rendre les pieds au sec au point de départ de la balade sur la rive droite du Jaur.

Les eaux de cette petite rivière limpide et indolente sont toujours fraiches, même en période de canicule car elle sort d'une résurgence près de St Pons de Thomières à quelques kilomètres en amont.

Revigoré par l'air vif de cette contrée, tempéré par la caresse des rayons du soleil, j'ai grimpé d'un pas vif vers le sommet du « pioch »* offrant une vue panoramique sur le village. Tout en poursuivant mon ascension, j'ai pu admirer la variation des couleurs créé par l'alternance de soleil et de nuages.sur les forêts en tenue automnale colonisant les montagnes environnantes.

Ebloui par la beauté du site, je ne me suis pas pas rendu compte de la raideur de la pente et me suis soudain retrouvé propulsé quasiment au niveau des nuages.

Parvenu sur le replat, le chemin longe une magnifique forêt de sapins bleu d'Autriche, dont la présence atteste de la rigueur du climat hivernal en ces lieux où la Méditerranée n'a plus guère d'influence.

Mais bientôt après une plongée vers le Col du Poirier suivi d'une courte montée le chemin débouche sur de grands espaces offrant au regard des paturages dignes de la Normandie. De fait, dans ce genre de randonnée quand mes pieds font quelques kilomètres, mon imagination en fait souvent quelques milliers, et celà en ne rejetant dans l'atmosphère que le CO2 de ma respiration.

Là on découvre alors la chapelle Notre Dame de Tredos installée au milieu de ces paturages propices au rassemblement des brebis égarées. Construite au XVIIIème siècle elle est un peu massive et manque de charme et il faut avouer qu'il faut accomplir ce pélerinage plus pour la beauté des lieux que pour celle de cet édifice.

Je pris le chemin du retour en suivant la ligne de crête de collines couvertes par endroit de vénérables et magnifiques chataigners dont le feuillage automnal parsemait des paillettes d'or le sol de la forêt.

Je retrouvais la route menant à Riols alors que le soleil orné d'une couronne de nuages commençait à ressembler à un immense abat jour


Des précisions sur le circuit figurent en fichier joint

* "PECH" ou "PIOCH"
Ce substantif occitan est tout d'abord un toponyme extrêmement répandu d'un bout à l'autre des pays d'oc. Il désigne un som­met, une éminence, une colline. Suivant les dialectes et les pays, il se retrouve sous la forme de puech, pueg, puy, puèi, pouei, pioch, poey, etc... Ce toponyme est de­venu depuis l'époque médiévale un patro­nyme lui aussi très répandu, par assimi­lation d'une personne au lieu où elle réside. Ainsi celui qui vit sur ou près d'une colline sera désigné : Del‑pech, Del‑pouy, Del‑puech, Du‑puy, etc..

12.12.2006

Que la vie est brève !

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Que reste-t- il de l'été
Qui nous a enchanté ?
Les fleurs se sont évanouies,
Que je t'avais cueillies,
La danse des abeilles,
N'enchante plus nos oreilles.
Il reste quelques feuilles,
Pour en porter le deuil
Elles imitent le soleil,
Qui déserte le ciel,
Et prennent sa couleur,
Sans avoir sa chaleur,
Puis tombent sur le sol,
Mélancolique symbole,
D'un cycle qui s'achève;
Dieu, que la vie est brève !

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Texte & photos Ulysse

05.12.2006

Le chateau perdu de Montaigut


J'ai la passion des cartes - des cartes topographiques bien évidemment- , et quand il fait trop mauvais temps pour mettre un pneu ou une babouche dehors je prends l'air et je voyage en les parcourant. J'ai une préférence pour la collection « promenade » de l'IGN qui vous révèle tout du paysage (s'il est boisé ou non, couvert de vignes ou de garrigues, plat ou mouvementé) et des sites et monuments qui méritent un détour. C'est ainsi qu'en parcourant un jour de pluie une care du parc naturel des Grandes Causses je suis tombé au détour d'un chemin vicinal sur la mention du château de Montégut (écrit ainsi sur la carte) dont je n'avais jamais entendu parlé. Branle bas de combat sur mes étagères à la recherche d'un guide comportant des précisions sur ce château inconnu. Peine perdue, pas une ligne dans mes guides ! Je mets alors ma souris à la torture et là miracle je trouve un site web qui en raconte l'histoire. Dès le lendemain j'étais sur les lieux et ne regrettais pas ma visite.

Il faut aborder ce chateau en partant de Montlaur (Aveyron) et en traversant le vallon du Grauzou modeste ruisseau qui chemine paisiblement au milieu de paturages bucoliques , dont le vert tendre tranche sur le rouge sang des ruffes (sol sédimentaires contenant de l'oxyde de fer) sous jacentes.

La première vision que l'on a du château sis sur un éperon déçoit un peu car vu de loin on le prend pour une grosse ferme ! Mais l'arrivée sur les lieux remet les choses en place, la façade ouest s'élance fièrement vers le ciel et vous nargue en ayant l'air de vous dire « Ai je toujours l'air d'une grosse ferme ! » Apparemment les mânes des anciens châtelains ne sont pas susceptibles car ils m'ont laissé franchir la poterne sans faire tomber sur ma tête de la poix brûlante en guise de représailles pour mes pensées calomnieuses.

Et pourtant les murs de ce château dont il est fait mention dès 996 dans le cartulaire de l'Abbaye de Gellone (ST Guilhem le Désert) ont abrité des châtelains peu recommandables.Ainsi la famille Blanc qui a possédé le château du XVème au XVIIème siècle s'est illustrée par des crimes en tous genres. Par la suite le château a connu une période plus tranquille jusqu'au début du 20ème siècle où les propriétaires d'alors le l'ont laissé se dégrader. En 1968 l'association des amis du château de Montaigut a acheté le château et l'a restauré de façon magnifique.

La visite du site est passionnante et révèle de nombreuses surprises.Une croix discoïdale jouxte le château au bord du promontoire d'où la vue sur le vallon est magnifique. Quant au château ses bas fonds recèlent une nécropole du haut moyen age avec un assortiment de squelettes reposant dans des niches vitrées qui donnent un petit air de bal macabre propre à vous donner des frissons. Le château comporte également un remarquable système d'alimentation en eau, des pièces meublées et aménagées qui révèlent le souci de confort de ses anciens propriétaires, notamment une chambre avec WC d'époque !

Si vous avez un peu de chance et n'êtes pas trop bruyant le fantôme d'un ancien châtelain fort affable vous conviera à sa table pour un somptueux banquet . Le vin qu'il sert est un peu madérisé certes , mais pour ma part j'ai été très sensible à cet honneur.

Le clou du spectacle est offert par la vue que l'on a du donjon sur la campagne environnante qui au moment du soleil couchant s'enflamme.

Et les reflets de cet incendie font rougeoyer son antique façade.


Texte & photos Ulysse

01.12.2006

N'ayez crainte, chien gentil....

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En cette période préélectorale où les tous les candidat(e)s potentiel(e)s nous promettent un monde plus humain, plus sur, plus juste où chacun aimera son prochain comme soi même (sauf bien sur, il faut l'espérer, ceux qui ne s'aiment pas !) je me prends à rêver que les propriétaires de chiens qui affichent sur le portail de leur propriété « Attention chien méchant » remplacent cette annonce belliqueuse par ces mots fraternels « N'ayez crainte, chien gentil ».

Ce serait d'autant plus pertinent qu'il n' y a pas, en fait, de chien méchant, car la méchanceté implique l'intention de nuire. Or le chien est mené par ses instincts et on ne peut attendre de cet animal,dont le QI est à peine supérieur à celui des poules, (les chiens de traîneau et de berger mis à part) qu'il ait des intentions particulières. De fait il faut savoir que 40% du cortex cérébral du chien est occupé par le centre de fonctionnement des intestins, le reste étant partagé entre le centre des aboiements (29%) ceux du remuement de la queue et du grattage de puces (tous deux à 10%) et le reste, soit 1%, pour les autres fonctions.

Donc un chien ne peut pas être méchant, il est au pire agressif et encore dans ce cas il est très facile de le maîtriser, car le chien est généralement un faux dur fort en gueule (sauf ceux malheureusement dressés pour tuer !). Pour l'amadouer il suffit de se munir d'un gros « nonos » (même en plastique) qui est en quelque sorte le « Graal » des chiens, pour qu'il abandonne toute vélléité de défense de la maison de ses propriétaires et qu'il vienne vous lécher la main (signe évident de soumission).

D'ailleurs certains propriétaires plus intelligents que les autres ont vite compris que le chien qu'on leur avait vendu comme étant un molosse qui monterait la garde nuit et jour pour protéger leurs biens, était tout simplement un mouton aboyeur...ils en ont tiré les conséquences pour éviter le ridicule et annoncent clairement la couleur !
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Ce sens de l'humour est d'ailleurs généralement partagé par les personnes qui hébergent des chats (on n'est jamais le propriétaire d'un chat, car c'est lui qui vous tolère dans la maison où il a élu domicile). Au contraire du chien, l'intelligence de cet animal est incontestable vu la cruauté dont il fait preuve à l'égard des souris et vu l'humeur massacrante qu'il manifeste à l'égard de son hôte s'il ne le nourrit pas au paté de lapin au jus de truffe ou à la poularde farcie aux morilles. Ainsi si vous lui fichez la paix et ne le chassez pas du coussin en soie sur lequel il fait sa sieste, un chat ne sera jamais agressif, au pire il vous fera la gueule !

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Celà étant dit pour en revenir à nos amis les chiens, je conseillerais aux propriétaires qui souhaitent éloigner les importuns de troquer leur pancarte "chien méchant" par celle qui suit et qui à mon avis devrait être beaucoup plus efficace !
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Texte & photos Ulysse

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