« Chaussez vos bottes de 7 lieues et courrez à « Cette histoire ! » | Page d'accueil | Que le vent vous pousse vers le pays de Barberousse ! »
03.06.2006
La pêche au cornichon !
J'appelle votre attention sur un nouveau blog qui s'est créé récemment « Histoires de pêche ». qui offre une halte rafraichissante alors que nous approchons de la période estivale. Cela étant ce site n'a pas encore parlé d'une pêche réputée parmi les plus difficiles dans le cercle des experts et dont je suis un adepte : la pêche aux cornichons et je vais donc - qu'ils m'en excusent – pêcher aujourd'hui dans leurs eaux et piétiner leurs plate-bandes.
Bien entendu, je ne parle pas ici du cornichon qui prolifère dans les eaux saumatres d'un bocal "Maille" et que l'on pêche avec un filet en plastique...je laisse celà aux paresseux qui ne pensent qu'à dévorer leur sandwich jambon-cornichon sans faire le moindre effort. Certes quand on est patron de bar et que l'on est face à une meute de clients accros au jambon-beurre-cornichon qui vous menacent d'une émeute si vous ne les servez pas dans la minute, je comprends que l'on choisisse la solution de facilité. Mais quand on est chez soi et que rien ne nous presse alors la déontologie de la pêche au cornichon exige que l'on s'attaque à l'aide d'une fourchette (et non d'une cuillère comme pour les autres pêches) au cornichon qui évolue librement dans le milieu saumatre d'un bocal artisanal. Voici donc à cet égard quelques conseils tirés de l'expérience: premier point important mettez vous face au soleil pour mieux surprendre le cornichon, sinon votre ombre portée pourrait l'alerter et alors adieu le cornichon ! Deuxième règle ne regardez jamais le cornichon que vous voulez attraper mais celui d'en dessus ou d'en dessous pour endormir sa méfiance. Bon je sais cela ne facilite pas la tâche mais avec un peu d'entraînement vous arriverez très bien à dissocier le mouvement des yeux et celui de la fourchette. Troisième point si vous manquez votre coup ne le traitez sutout pas de cornichon, car alors il deviendrait irrascible et du coup sa chair en raison de la tension accumulée deviendrait immangeable.
Si vous respectez ces trois points, je suis sur que vous deviendrez un expert de la pêche au cornichon et vous savourerez alors le plaisir incomparable de déguster un jambon beurre au cornichon pêché à la fourchette. Je vous assure que vous trouverez la même différence, si vous êtes par ailleurs amateur de poisson, qu'entre un loup (ou un bar pour les bretons !) pêché à la ligne par rapport à un loup pêché au filet ! Et si jamais vous n'arrivez pas à pêcher vos cornichons à la fourchette, des stages sont organisés par des spécialistes sur le site « Apprenez à pêcher le cornichon » .Bonne pêche !
PS : je rappelle aux amateurs qu'au printemps 2007 aura lieu une grande compétition au niveau national de pêche au cornichons...préparez vos gaules !
15:45 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
Commentaires
et oui en 2007, c'est du gros calibre, la champion's ligue du cornichon, bien Ulysse et bravo pour cette note
Ecrit par : pierrot lz zygo | 03.06.2006
C'est bien vu Ulysse. Ca sent le vécu au bord de l'eau et l'entraînement au-dessus du bocal.
Ecrit par : Jivé | 03.06.2006
Cornichons, cornichons... Et les grumeaux alors ?!
Ca aussi ça demande de l'entrainement Monsieur. Mais attention la pêche est interdite. La technique c'est la chasse et au fouet s'il vous plait !
Ecrit par : Stéphanie | 04.06.2006
Sur ce coup là j'ai honte. Pour attraper le "cornichonus vulgaris" je vide le bocal d'un coup sec et traitre dans une passoire et je chope le cornichon en passe de s'asphyxier. Je l'épluche et je le mets dans mon yaourt. Voilà, je me confesse parce que c'est dimanche et que ça fait du bien d'avoir la conscience plus légère.
Ecrit par : Zeck | 04.06.2006
Stephanie je suis un opposant farouche de la chasse aux grumeaux ...d'autant qu'avec la nouvelle farine francine c'est une espèce en voie d'extinction !
Quant à Zeck faute avouée à moitié pardonnée mais "errare humanum es, perseverare diabolicum es!
Ecrit par : ulysse | 04.06.2006
Cher Professeur,
Je demanderais bien volontiers à notre cher Freud si le scindage de cornichon en 2 mots pourrait faire l'objet d'une analyse plus poussée à la relecture de votre note.
Mais je vous laisse juge.
Avec mes plus respectueuses salutations.
Ecrit par : Gene | 04.06.2006
quelle histoire cette pêche aux cornichons! tu as vraiment des dons de narrateur, Ulysse.
Ecrit par : evelyne | 05.06.2006
Je répondrai à Evelyne qu'une très longue expérience de l'observation des moeurs des cornichons a nourri ma plume et à Gene qu'effectivement il serait intéressant d'étudier les effets de la scission du mot cornichon sur les arrières-arrières pensées du sur-moi !
Ecrit par : Ulysse | 05.06.2006
Scindage n'est pas mal non plus ?
Ecrit par : Gene | 05.06.2006
il y a une autre technique qui consiste à laisser croître le cornichon, la bête devient un concombre ( et non "con qu'ombre", comme je le vois écrit ici ou là) qui sort du bocal où il se sent à l'étroit, un peu à la manière du phoque qui vient prendre l'air sur la banquise. A ce moment on décapite le phoque d'un coup sec de machette "tchac". et l'on regagne la case où, autour d'un barbecue, on chantera ses chants inuits qui nous rappellerons notre jeunesse :
C'est une maison bleue
Adossée à la colline
On y vient à pied, on ne frappe pas
Ceux qui vivent là, ont jeté la clé
On se retrouve ensemble
Après des années de route
Et l'on vient s'asseoir autour du repas
Tout le monde est là, à cinq heures du soir
San Francisco s'embrume
San Francisco s'allume
San Francisco, où êtes vous
Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi etc
Ecrit par : Zeck | 05.06.2006
Saint d'âge mûr
Ecrit par : Zeck | 05.06.2006
mon cher Zeck depuis que le teckel de ma grand mère est mort occis par la machette d'un kmer rouge orangé qui s'était réfugié dans la bambouseraie d'Anduze je me suis juré de ne jamais troucher ce genre d'instrument.
PS : j'ai retrouvé la clé de la maison de san fransisco et je l'ai refilé à Liza qui ne semble d'ailleurs plus avoir toute sa tête
Ecrit par : ulysse | 05.06.2006
Liza n'a jamais eu toute sa tête.
Ceci dit, et je m'en voudrais de m'immiscer dans ta vie familiale, je crois que l'épisode du teckel mériterait une note, surtout pour le plaisir de découvrir la "bambouseraie d'Anduze" croquée de ton oeil piéton qui dévore les paysages à pleine dents.
Ceci dit je n'ai pas fouillé dans tes archives...
P.S Je trouve que, question commentaire poli, je m'améliore.
Ecrit par : Zeck | 05.06.2006
J'ai une jolie note te concernant :
http://zec.midiblogs.com/archive/2006/04/05/ulysse.html
Ecrit par : Zeck | 05.06.2006
Vous n'avez pas honte de traiter nos amis cornichons comme les japonais traitent les baleines? Comme les toréros, les toros, ou comme les anglais l'art culinaire?
Je vous en supplie, laissez leur la dignité.Je vous en conjure,capturez-les à mains nues.Le combat sera plus équitable et pas gagné d'avance.
Ecrit par : christian | 05.06.2006
Pourquoi pas Christian mais attention aux morsures de cornichon qui ont pour effet de liquéfier le cervelet
Ecrit par : ulysse | 05.06.2006
C'est une Thèse developée par théophile amora.Elle est certe séduisante mais elle n'a jamais été scientifiquement prouvée.Il faudrait prendre les réserves qui s'imposent.
Ecrit par : christian | 05.06.2006
Dcteur Freud-Ulysse, je n'ai jamais pu manger de cornichons sans avoir mauvaise conscience. Ne fais-je pas un complexe de cannibalisme?
Ecrit par : Victor | 07.06.2006

