« 2006-01 | Page d'accueil | 2006-03 »

28.02.2006

Premières violettes !

medium_img_4927.jpg

Premières violettes,

Humeur festive,

Laisse au clou ta jaquette,

Le printemps arrive !


PS: Si vous attrapez un rhume de cerveau, ne vous en prenez qu'à vous même, car ce n'est pas une prévision météo, mais seulement un poème !

10:03 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.02.2006

Prenons soin de nos ombres !

medium_img_4710.jpg

Il est une part de nous même que généralement nous ignorons, voire même que nous méprisons : notre ombre ! Et de fait les quelques expressions qui y font référence sont toutes péjoratives : on parle de « faire de l'ombre à quelqu'un » pour signifier qu'on lui fait du tort ou l'on dit « qu'il n'est que l'ombre de lui même » quand il est très diminué, de même « on met quelqu'un à l'ombre » quand on le met en prison ou encore on déclare « qu'il y a une ombre au tableau » lorsqu'une situation présente un motif d'inquiétude. Bref pas un mot pour mettre un peu de baume au coeur de nos ombres. On s'en soucie comme d'une guigne et on la traîne derrière soi en lui infligeant les flaques d'eau et les déjections canines. Pire encore, les passants et les automobiles lui passent allègrement dessus sans que cela nous émeuve!

Et pourtant certaines cultures dans le passé leur ont accordé beaucoup d'importance , ainsi la tribu des Blacknoose (Nez noir, car ils se peignaient cet appendice avec du charbon de bois) considéraient que notre ombre reflétait notre état de santé : plus elle était sombre et plus nous étions vigoureux et une ombre très claire indiquait une mort prochaine. Cette science perdue a été réhabilitée récemment par un scientifique américain, le docteur Shadowy du Sunrise Institute (Californie) dans son traité d'Ombrologie (Pullmyleg Editions). Aussi ferions nous bien de prêter un peu plus d'attention à notre ombre car notre sort en dépend ! Et puis peut être qu'un jour elles en auront marre de ces mauvais traitements et qu'elle renverseront les rôles...elles nous traîneront alors derrière elles, nous infligeant de ramper le nez dans les flaques d'eau et les crottes de chien ! Ne venez pas alors vous plaindre, je vous aurai prévenus !

11:28 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.02.2006

Promeneur va, cours, vole à La Gardiole !

medium_img_4626.jpg

Le massif de la Gardiole comporte un joyau : l'abbaye de Saint-Felix-de-Montceau que l'on rejoint par une petite route qui part du centre de Gigean, village situé sur la N 113 à 15 km au sud ouest de Montpellier.
medium_img_4637.jpg
medium_img_4638.3.jpg
L'abbaye, tel un vaisseau de pierre se dresse sur les flancs du massif dans une mer de garrigue. Fondée au tout début du XII ème siècle par des moniales, elle fut tour à tour cistercienne puis bénédictine. Malgré les atteintes du temps et des hommes qui s'en sont servis comme pierrier après son abandon au XVIème siècle ,suite au recul de la foi, les ruines restent imposantes.Elles comprennent deux églises l'une, la plus petite, qui date de la fondation et l'autre plus majestueuse, qui est de l'époque gothique.

medium_img_4648.jpgLes moniales du temps où l'abbaye était bénédictine avaient la réputation d'être très « accueillantes » si bien qu'on l'avait surnommée l'abbaye des « douze nonnes et des treize berceaux ! ». En dépit de sa position sur les hauteurs l'abbaye ne manquait jamais d'eau, étant située à la confluence de plusieurs sources. Quand la sécheresse sévissait sur la région, les villageois s'emparaient du buste de Saint Felix, patron de l'abbaye, et allaient lui faire boire la tasse dans la citerne de l'abbaye. Ainsi bien abreuvé Saint Felix faisait pleuvoir sur la région environnante (il n'était pas rancunier le bougre !!). D'autres légendes courent sur les diverses apparitions dont auraient été témoins dans le passé des visiteurs de l'abbaye....mais quand j'y suis passé le site était paisible !medium_img_4649.jpg

Le groupe de bénévoles qui a entrepris sa restauration a récemment recréé « l'herbularius », jardin de plantes médicinales appelées « simples » qui occupait traditionnellement une grande place dans les abbayes et atteste des connaissances médicales des ordres monastiques.

medium_img_4662.jpgDe même ont ils reconstitué « le jardin des senteurs » qui était à la fois un lieu de recherche et de méditation, un lieu de dialogue entre Dieu et l'homme, un passage entre la terre et le ciel et la préfiguration du paradis. Ainsi, la configuration circulaire symbolise le ciel; le carré interne évoque la terre (qui était plate à l'époque ne l'oublions pas !) la croix évoque les 4 axes du monde ou les 4 fleuves de l'Eden, au centre figure l'arbre de vie et enfin, les fleurs louent la bonté du Seigneur.

Ce site est magique et comme l' y invite l'une des pancartes plantées en ce lieu où sont inscrites des paroles de sagesse : « promeneur, arrête toi un peu, repose toi, pense à toi et tu seras le maître de ta vie. Ne cours pas après elle, mais profite du jour présent. »
medium_img_4654.jpgVous êtes convaincus j'espère que cette visite vaut « plus qu'un clou » ! Aussi n'oubliez pas de planter le votre (ou les votres que vous paierez chacun un euro) pour contribuer à la poursuite de la restauration de ce chef d'oeuvre.medium_img_4670.jpg
Pour vous imprégner pleinement de la beauté des lieux, parcourez ensuite les routes forestières du massif à pied ou en VTT qui offrent, selon leur orientation, des panoramas magnifiques sur la Méditerranée, les Pyrénées où les Cévennes. Pour ce faire, le mieux est, après la visite de l'abbaye, de poursuivre par la route empierrée qui gavit le massif pour aller se garer au sommet près de grandes antennes . A partir de ce point 20 à 30 km de chemins sont à vous.Pour vous orienter munissez vous de la carte IGN Top 25 2743 ET Montpellier/Palavas les Flots.
medium_img_4690.3.jpgmedium_img_4696.3.jpg





NB: Le massif de la Gardiole est menacé par un projet de méga-décharge qui le défigurerait et serait une source de nuisances pour les villages environnants. Si vous aimez cet endroit, apportez votre soutien à l'association qui s'oppose au projet en allant sur ce site Les Gardiens de la Gardiole.

15:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

21.02.2006

L'arbre qui danse

medium_10img_3877.jpg

Dans un square de mon village caché derrière une chapelle, trône un arbre curieux ou plutôt devrais je dire une arbre curieuse en raison de sa chevelure de branches noueuses et ébouriffées qui donne l'impression qu'elle tournoie sur elle même comme une danseuse de flamenco. Et de fait, je pense que la danse de cette arbre n'est pas perceptible à l'oeil humain. Car cette danse s'inscrit dans un temps différent du notre.. C'est une danse infiniment lente que l'on pourrait capter en prenant pendant plusieurs années, chaque jour, une photo de l'arbre et en les projetant ensuite en continu. On verrait alors l'arbre danser, comme l'on voit dans certains films des fleurs germer et fleurir en accéléré.

(feuilleter l'album ci-contre pour la voir danser)

21:25 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

18.02.2006

Il y a de la vie sur Mars !

medium_tunisienov04_141.jpg

Il y a quelques semaines le magazine Sciences et Vie titrait sur sa couverture « De la vie sur Mars » événement tout à fait extraordinaire mais qui est passé inaperçu en France où l'on est plus préoccupé par les démélés du couple Sarkopin et Villezy. La NASA apporte aujourd'hui une preuve supplémentaire avec cette photo prise par son robot Opportunity dans le désert de la sérénité il y a 48 heures et qui montre que la planète a été occupée dans un passé récent par une espèce évoluée et qui a su développer une technologie équivalente à la notre...En revanche le robot n'a trouvé aucune trace de l'hypothétique utilisateur de cette machine. Sans doute a t- il quitté cette planète la jugeant trop inhospitalière pour venir voir si c'était mieux chez nous ? Ainsi on s'attend depuis toujours à voir les martiens arriver en soucoupe et en fait ils risquent de débarquer en mobylette ! La prochaine fois qu'un motocycliste me doublera je vérifierai s'il ne s'agit pas d'un petit homme vert !

21:10 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.02.2006

La grammaire est une chanson douce...

medium_img_3848.jpg

Vous n'avez certainement aucune nostalgie des cours de grammaire qui vous ont été généreusement dispensés à l'école primaire et vous prêterez sans doute un oeil distrait à mon conseil de lire "La grammaire est une chanson douce" d'Erik Orsenna. et sa suite « Les chevaliers du Subjonctif »! Pourtant vous auriez tort , car lire ces livres c'est faire un désopilant et déroutant voyage dans le royaume des mots !

Vous découvrirez le mystère de leur création et de leur disparition en suivant les périgrinations de Jeanne et de son insupportable frère Thomas dans l'île étrange où ils sont arrivés suite à un naufrage. Vous suivrez en riant à gorge déployée leurs démêlés avec madame Jargonos, inspectrice d'académie et le dictateur Nécrole qui ne veut garder que les mots nécessaires au règlement des affaires. Vous les suivrez ensuite dans l'Ile des subjontifs, ces dangereux révolutionnaires qui veulent changer le monde !

Quand on a lu ces livres on caresse d'une langue plus douce les mots que l'on prononce ! Car "les mots sont de petites bêtes sentimentales. Ils détestent que deux êtres humains cessent de s'aimer......Pour eux, le désamour c'est du silence qui s'installe sur Terre. Et les mots haïssent le silence"

NB: Ces livres ont été publiés, le premier, par le Livre de Poche (n° 14910) et le second par les éditions Stock.

16:16 Publié dans Bonheurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

15.02.2006

J'ai marché sur l'eau à Peyriac de Mer

medium_bagesrieutort_018.2.jpg
Je vous inivte aujourd'hui à en faire de même..!! Pour vous rendre à ce charmant village situé à environ 12 km au sud de Narbonne au bord de l'étang de Bages et Sigean, empruntez de préférence, si vous venez du Nord, la D105 qui part de la N9 et passe à Bages, autre pittoresque village de pêcheurs perché sur un promontoire. Arrivé à Peyriac, garez vous sur les parking bordant le vieux village et les anciens marais salants du Sel Fort.

Revenez sur vos pas et allez chercher le chemin qui s'engage au milieu des anciens marais salants et qui conduit à des pilotis qui surplombent les marais vous donnant l'impression de marcher sur l'eau. Parvenus au bout des pilotis, empruntez le chemin qui gravit la colline « Je Mour » et offre une vue spectaculaire sur l'étang de Bages et Sigean, la Méditerranée et au loin, par temps clair (ce qui est mauvais signe car annonciateur d'une dépression) les Pyrénées.

medium_bagesrieutort_034.4.jpgPoursuivez par le chemin de crête qui surplombe le curieux étang de Doul qui présente la particularité d'être aussi salé que la mer morte (43% de sel par litre). A la belle saison, y nager ou plutôt y flotter est une expérience déroutante ! Le cadre est sauvage et permet d'imaginer la beauté de la Côte Languedocienne avant l'invasion du béton ! Vous pouvez revenir en descendant sur la gauche vers la petite route qui borde l'étang de Doul et vous ramène en 1km environ au village. Mais vous pouvez également faire le tour de la presqu'île en empruntant un chemin qui vous ramène par le nord au village par la D 105 ( environ 2.5km).medium_bagesrieutort_058.7.jpg







medium_bagesrieutort_021.3.jpgUne partie de l'étang de Bages Sigean est classé « Réserve naturelle » et on peut y apercevoir des flamants roses, des hérons et autres oiseaux de mer.

Ceux que l'histoire de la région intéressent seront passionnés par la visite du musée archéologique de Peyriac qui réunit des objets provenant d'un oppidum tout proche (04 68 41 38 12). Un dernier conseil : évitez les jours de grand vent !!

medium_bagesrieutort_071.jpg


Réf cartes : IGN Promenade 72 Béziers Perpignan et TOP 25 Narbonne 2546 OT

17:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.02.2006

Une nouvelle preuve du réchauffement climatique !

medium_img_4199.jpg

En me promenant hier sur la plage quelle ne fut pas ma stupeur d'apercevoir les premières pousses de baigneurs sortir du sable alors que nous ne sommes qu'en février. Les années passées il fallait attendre le début le mois d'avril pour avoir la chance d'en rencontrer.

C'est, à mon avis, une preuve supplémentaire, s'il en était besoin, du réchauffement climatique en cours. Il y a véritablement urgence à prendre les mesures qui s'imposent et j'invite toutes celles et ceux qui me liront à tout faire pour réduire leur propre émissions de CO2. Pour apprendre à vivre en polluant moins je vous invite à cliquer sur le site www.defipourlaterre.org

15:15 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

08.02.2006

Et si le soleil ne revenait pas !

medium_blanville-pomerol_002.jpg

Le soleil se couche....on prête un oeil distrait à sa disparition ....on sait qu'il reviendra, on n'en a pas le moindre doute et pourtant ..... ! Il n'y a pas si longtemps dans les temples des bords du Nil ou dans ceux du Yucatan on lui faisait des offrandes ou on pratiquait des sacrifices afin qu'il daigne revenir...Aujourd'hui le seul intérêt qu'on lui prête est de s'en servir de lampe à bronzer....alors je ne serais pas surpris qu'un jour il se lasse de chauffer des êtres aussi futiles et qu'il aille rouler sa bosse dans une autre galaxie !!

18:17 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

07.02.2006

L'âme des chênes, l'esprit du vin !

medium_img_3723.jpg

Amis des Arbres et de Vitis Viniféra, le journal Le Monde a publié récemment un article de nature, à la fois, à nous attrister et à nous réjouir. Il annonçait l'abattage dans les jours à venir du fleuron de la Forêt de Tronçais : le chêne de Morat agé de 340 ans, planté sur les ordres de Colbert et qui était menacé par un coléoptère : le grand capricorne !

Un arbre qui meurt, c'est toujours triste, mais la grande famille des vignerons accueillera dignement les dépouilles de ce géant (39m de haut) qui serviront à fabriquer environ 60 barriques de type bordelais (225 litres). Les chênes de Tronçais sont, en effet, très recherchés pour l'élevage du vin car « leur croissance très lente donne au bois des arômes de vanille et de clou de girofle et surtout une élégance et une discrétion qui ne marque pas le vin » .

Ainsi l'âme de ce chêne majestueux ira-t-elle se mêler à celle de quelques pieds de Vitis Viniféra dans les entrailles d'opulentes barriques, puis de divins flacons. Si vous souhaitez, qu'à votre tour, cette âme vous habite, il vous faudra casser votre tirelire, car seuls les grands crus bordelais, californiens, espagnols, italiens et chiliens se partageront ses dépouilles. Cela m'amène à me poser une question : s'il advient qu'un jour le jour les plus beaux chênes ne finissent plus leur existence sous la forme de « barriques » mais de copeaux, pour suivre la mode des vins du « nouveau monde » leur âme survivra-t-elle et que deviendra alors l'esprit du vin ?
medium_img_3892.jpg


PS: Le dessin représentant une chênaie a été fait au stylo bille par Henri Ulrich et fait partie d'une collection intitulée "Arbres : Sources de Vie" publié dans un magnifique ouvrage par l'éditeur "Le Verger"

10:55 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Toutes les notes