31.01.2006
La complainte des pylones !
La défense de l'environnement est un sujet complexe. Par facilité on accuse les industriels, les agriculteurs, les pêcheurs de polluer la planète ou de surexploiter ses ressources....mais finalement nous sommes tous concernés étant les consommateurs finaux des produits et services mis à notre disposition. De fait cette question nous met face à nos contradictions. La solution n'est pas dans les anathèmes mais dans une consommation lucide et raisonnée des éléments de confort apportés par le progrès. Boudha a dit « si tu veux changer le monde commence par te changer toi même..... » alors dès demain matin pensons à fermer le robinet pendant que nous nous lavons les dents, n'allons plus en 4X4 chercher notre baguette de pain et réduisons notre dose de télé...
Pour amorcer le débat sur cet important sujet, je donne la parole aux pylones électriques ces mal-aimés du progrès !!
De jour comme de nuit, hiver comme été,
Faisant fi de la canicule et des gelées hivernales,
Nous traversons le pays à grandes enjambées,
Par monts et par vaux, la tête dans les étoiles.
Nous apportons, tels de modernes rois mages ,
Au plus lointain hameau, à la moindre chaumière,
Le feu du ciel dérobé aux orages,
Pour faire tourner télé, fours et frigidaires !
Et pourtant, nous sommes mal aimés,
Nous défigurons paraît il le paysage !
Mais que veulent donc ces humains insensés ?
s'éclairer à la bougie et revenir au moyen âge ?
Certes nous sommes prêts à en convenir,
Nos volts ne font pas toujours l'objet d'un bon usage,
Mais si on les utilise souvent pour le pire,
Que l'on ne nous reproche pas ce gaspillage !
Il est vrai que pour rien notre énergie se perd,
Nous donnant alors envie de baisser les bras,
Quand elle transporte dans votre salon Foucauld Jean Pierre
Ou vous lave le cerveau avec PPDA.
Mais quand elle réconforte l'insomniaque solitaire,
Qui, voulant calmer ses angoisses et sa faim,
Trouve dans l'antre de son frigidaire,
Du pain frais, du vin et du Boursin,
Alors, nous avons le sentiment d'être utiles
Et d'adoucir l'humaine condition.
Mais hélas les humains, souvent, sont futiles
Et dénaturent notre noble mission !
Et puis, n'en déplaise à nos critiques,
Nous avons une certaine élégance,
Nous sommes tout aussi photogéniques,
Que la tour Eiffel d'Ile de France,
Devant qui le monde entier est bouche bée,
Malgré son allure famélique,
Et dont il faudrait se taper les escaliers,
Sans notre courant électrique !
10:25 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.01.2006
Une journée au cirque !
Empruntez la ruelle qui monte vers la Chapelle romane et passez devant la buvette du Cirque qui, les jours de grosse chaleur, offre une halte rafraichissante à l'ombre d'un majestueux platane. A 200 m s'offre à vos pas un incroyable chaos de roches fruit de l'érosion de matériaux sédimentaires, appelées « dolomies » déposées au fond de la mer il y a près de 160 millions d'années. Parcourez alors le dédale de tours, de pitons, d'aiguilles de rochers aux formes bizarres sculptés par la pluie et le vent, fort propices à une partie de cache-cache...


D'autres splendeurs vous attendent si vous acceptez de prendre un peu de hauteur et de consommer un peu d'huile de mollet, en suivant le chemin fléché en bleu et vert qui monte travers les chênes verts, les buis et les bruyères. Ce parcours vous offre des vues panoramiques sur le cirque de Mourèze et le Pic de Vissou ....

avant de vous conduire, par une belle grimpette, au sommet de la Montagne de Liausson (523m) d'où vous jouirez d'une vue fabuleuse sur les eaux turquoise et les ruffes rouge sang du Lac Salagou.


En partant vers l'Ouest suivez alors le sentier fléché de traits jaunes (et de flèches vertes moins nombreuse) qui vous amène au deuxième sommet de la Montagne de Liausson puis descend ensuite sur son versant nord.
Peu de temps après dans un virage une pancarte vous invite à emprunter un itinéraire en cul de sac qui conduit à des formations rocheuses pittoresques : la galerie du Mielblanc et les Orgues (1/2H AR). Le chemin est étroit et sinueux mais le lieu est très sauvage (les orgues sont à 300m à droite de l'embranchement après 10' de marche qui mène à la galerie du Mielblanc)


Une fois revenu sur le chemin principal, poursuivez la descente jusqu'à un carrefour (lieu dit Col des Portes) et prenez alors à gauche le chemin fléché en bleu qui vous ramène au village de Mourèze en vous faisant traverser une autre partie magnifique du cirques.
Vous pouvez enfin poser votre sac et votre séant sur les sièges de la buvette à l'ombre du Platane....à la belle saison bien évidemment !!
Cartes IGN :TOP 25 2643 OT Lodève/Bédarieux/Lac du salagou. Le temps de marche total est de 3H30-4H00 selon que vous faites ou non le chemin en cul de sac.
16:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.01.2006
Le voyage des pierres !
Au cours de mes nombreuses balades dans les vignobles, j'ai souvent été intrigué de voir à certains endroits les ceps croître au milieu des cailloux, alors que de génération en génération les viticulteurs les ont sans cesse ramassés pour en faire d'énormes tas appelés « clapas » visibles sur tous les coteaux. La question m'est alors venue de savoir quel phénomène était à l'origine de leur perpétuel renouvellement. Les Clapas restant en place, je ne pouvais accuser les Elfes du lieu de remettre malicieusement les cailloux dans les vignes à la nuit tombée ! C'était à croire que chaque nuit il en tombait des étoiles qui remplaçaient ceux qui avaient été collectés. Croisant un jour un vigneron qui taillait ses vignes je lui posais la question. C'est simple me répondit-il ils viennent du coeur de la terre : la pluie qui s'infiltre entraîne les fines particules de sable et de terre qui s'insinuent sous les pierres enterrées et lentement les font remonter vers la surface !!
Ainsi, bien que n'ayant pas de jambes, à l'instar des petits (et des grands) bateaux, les pierres voyagent !! Et certaines d'entre elles font de sacrés périples. Prenez l'exemple des grains de sable du Sahara - certes minuscules mais pierres quand même - qui portés par le Sirocco viennent jusqu'à nos rives et même paraît il jusqu'aux berges de la Seine. Plus surprenant encore, certains blocs énormes portés par les inondation font des centaines de kilomètres. Il en est ainsi des blocs de conglomérat que l'on peut apercevoir près de la Via Domitia à Pinet et qui ont fait le voyage depuis les Pyrénées il y a 65 millions d'années !! Certes aujourd'hui ces blocs ne bougent plus guère, mais après un tel voyage qui ne serait pas fatigué !!

16:00 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.01.2006
Ne sortez jamais sans votre lampe de poche !!
Pour sortir des sentiers battus de la littérature nombriliste et «houellebecquienne », je vous recommande la lecture « d'Histoires vraies en Languedoc-Roussillon » écrit par Hubert Delobette avec la complicitéde Paul-René Di Nitto tous deux journalites. (Le Papillon Rouge Editeur tel: 04 67 78 81 68 et Ml: [email protected])
On est successivement pétri d'angoisse ou enchanté à l'évocation du drame minier dont se serait inspiré Zola pour Germinal, ou de l'épopée du Train Jaune des Pyrénées orientales ou encore, de la découverte de l'Ephèbe, cet ange de bronze repéché dans l'hérault un matin de septembre 1964, Enfin, on apprend pourquoi il est préférable de ne jamais sortir sans sa lampe de poche !!
Arrivé à ce stade, vous ne pourrez plus fermer le livre sans l'avoir fini, quoique vous ayez à faire. Vous serez fasciné par le sort de « l'aspirant aux bottes rouges » qui cloué dans son lit, va, grâce à ses écrits, se nouer d'amitié avec Paul Elouard, Louis Aragon Elsa Triolet , Jean Paulhan , Proust , André Gide Henri de Montfreid... prouvant que, par la force de son esprit, on peut surmonter bien des handicaps. Puis vous serez gagné par la fièvre du pétrole qui a un temps agité le Languedoc ainsi que par l'obession d'un prêtre qui voulait percer les montagnes.
Il se fait tard !! Fatigué ou pas, plus question de dormir : votre coeur battra pour Francèse De Cézelly qui assura au XVI ème siècle la défense de Leucate, et vous vous prendrez à rêver au mammouth de Durfort et aux éléphants d'Hannibal avant de frémir pour les aventures de l' « Arsene lupin » du Languedoc ou du « sanglier ». Enfin vous souffrirez avec les passagers de l'Exodus » avant de sombrer dans le sommeil en rêvant que gît dans votre grenier un tableau de Léonard de Vinci oublié !!
18:15 Publié dans Bonheurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.01.2006
La gourmandise est un péché mortel !

Voici une fable dont je déconseille la lecture aux âmes sensibles et aux anglo-saxons pour lesquels le lapin est un animal de compagnie!
Tu es arrivé au monde,
Aux premiers jours du printemps,
Sur un lit de paille blonde,
Que j'avais glanée aux champs.
Tu étais plein de promesses,
Tu devins mon favori,
Je t'ai couvert de tendresse,
Je t'ai gavé de radis.
Puis je t'ai, quel privilège !
Laissé libre en mon jardin,
Tu es tombé dans le piège !
Tu as pris de l'enbompoint.
Mais, fini le temps des rêves,
Tapissés de romarin,
Oui, le joli temps s'achève,
Des indigestions de thym.
Je t'ai apporté la note,
Paie comptant mon gros lapin.
Ta peau fourrera mes bottes.
Je te croquerai demain !

17:35 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.01.2006
Eloge de l'arbre !

Je n'ai toujours pas vu le coeur d'un arbre (voir une de mes précédentes rubriques) mais j'ai lu, dans « Le Monde 2 » du 21 janvier, une interview passionnante du botaniste et biologiste Francis Hallé, grand ami des arbres. Mr Hallé inventeur du « radeau des arbres » qui lui a permis de vivre plusieurs semaines dans la canopée (cîme des arbres) nous révêle une part du mystère de ces êtres méconnus. Ainsi apprend on que certains arbres sont virtuellement immortels, que leur génôme est plus riche que celui de l'homme, que leurs cîmes contiennent des molécules dont seront fait les médicaments de demain, qu'ils défient les règles de l'architecture, qu'ils savent se défendre contre les prédateurs en secrétant des substances toxiques et en avertissant leurs congénères par l'émission de molécules portées par le vent....
Bref des propos passionnants qui donnent envie de lire son dernier livre « Playdoyer pour l'arbre » paru chez Actes Sud. Alors chers « Valentins », rangez vos canifs et ne tentez plus d'immortaliser vos amours sur l'écorce des arbres !!
22:01 Publié dans Bonheurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Tea for eight au Mont Aigoual
Dans les grandes capitales du monde la mode est lancée des « Ice Kube » un genre de pubs dont les murs sont constitués, à l'instar des Igloos, de parpaings de glace et où la "jet set" vient boire de la vodka en combinaison de ski ou en manteau d'astrakan. Je vous invite à une expérience autrement plus gratifiante qui est d'aller déguster un thé brûlant ou un chocolat chaud au milieu des congères du Mont Aigoual...Pour ce faire suivez les pas de 8 globbe-trotters qui ont fait récemment ce périple.
En cas d'enneigement récent ou de risque de verglas le meilleur itinéraire pour rejoindre le Mont Aigoual est de passer par Ganges (40km au nord de Montpellier) puis de rejoindre Pont d'Hérault et de là emprunter la D 986 qui passe par Valleraugue. Arrêtez vous à L'Espérou pour y louer - c'est préférable - des raquettes (mais pour gagner le sommet des chaussures de randonnée peuvent convenir si la neige est tassée ) (location- réservation chez Jean Marie Sport 04 67 82 61 25) puis reprenez votre véhicule pour aller vous garer au delà de la station de ski Prat Peyrot le long de la route à l'endroit où démarre une très large piste de neige qui monte (doucement ) entre des pins.

La progression dans la neige est assez énergivore mais la vue qui s'élargit progressivement sur le paysage environnant vous récompense de vos efforts.

Le manteau neigeux de certains pins témoigne de la violence des tempêtes de neige qui surviennent en ce lieu, réputé pour être le plus venté de France.

Ne vous laissez pas impressionner par le tombeau de quelque promeneur égaré et poursuivez jusqu'à L'Observatoire météorologique du Mont Aigoual (1567 m) dont la tour d'observation (accessible par la gauche en suivant la pancarte buvette snack-bar (fermé à cette saison) vous attend pour vous offrir un panorama sur plus d'un quart de la France

Vous pouvez alors redescendre, de préférence par le même itinéraire jusqu'au bar (portatif !) où vous pourrez vous réchauffer avec un thé brûlant ou un chocolat chaud.

Si, comme nos amis baroudeurs, vous voyez passer un vol d'oies sauvages, regagnez vite la vallée car la tempête de neige n'est pas loin !!!
PS : l'aller-retour jusqu'à l'Observatoire prend au maximum 1H 30; des restaurants et snacks sont ouverts à l'Espérou et Prat- Peyrot
10:15 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.01.2006
Restons dans les nuages !

Qui, dans son enfance, n'a pas entendu ce rappel à l'ordre du monde des adultes « tu es encore dans les nuages » visant à nous faire redescendre sur terre et à faire preuve d'un peu de sérieux ...ce qui montre la piètre estime dans laquelle les nuages sont tenus !!
Mais, comme souvent, ce mépris est le fruit de l'ignorance et nous ne prêtons pas aux nuages l'attention qu'ils méritent. Il s'agit d'un peuple immense aux diverses tribus dont les formes et les teintes varient à l'infini. Voici, tout d'abord, les Cirrus glacés qui étirent leurs cheveux, à près de 8000 m d'altitude puis les Cumulus et Altocumulus en forme de monticules qui généralement ne dépassent pas les 6000m. Planant plus près du plancher des vaches et des homo sapiens qui les exploitent, on trouve enfin les épaisses couches de Stratus et les Nimbus tout de gris vêtus ! Mais tout n'est pas si simple et ces tribus se marrient allègrement entre elles pour donner naissance, la liste n'en est pas exhaustive, à des Cirro ou Strato-cumulus ainsi que des Nimbostratus ou Cumulonimbus !!
Outre l'infinie variété et beauté de leurs formes et couleurs selon l'heure du jour ou de la nuit (que vous pouvez découvrir en sortant de chez vous et en levant le nez en l'air, mais attention aux poteaux téléphoniques ! Sinon si vous êtes du genre casanier, ce site est fait pour vous ) les nuages peuvent être le meilleur ami de l'homme, (devant le chien qui ne pense qu'à vider votre frigidaire et le cheval qui rêve de vous mettre à terre) si on apprend à les connaître. Car, ils vous indiquent alors le temps qu'il va faire ...!! Ce qui peut vous permettre d'éviter un bon orage démuni de parapluie et ainsi de ne pas ruiner votre costume en cachemire ou votre robe en soie, et pour ceux qui ne portent ni cachemire ni soie, de n'être plus cathodiquement dépendant des bulletins débiles de météo !

Voici donc quelques éléments de base pour savoir le temps qu'il va faire : les Cirrocumulus, fréquents en été, qui ressemblent aux rides du sable sur la plage et prennnent une teinte rosée au coucher de soleil annoncent un temps sec. En revanche, un banc de nuages à l'ouest peut annoncer la pluie pour le lendemain comme le laisse entendre un vieux dicton: « Soleil qui se couche avec son chapeau, ne se lèvera qu'avec son manteau »! Pour parfaire votre connaissance des nuages et prévoir le temps de demain visitez ce site.
Pour ma part, il reste un point concernant les nuages que je n'ai pas pu élucider, les sites qui leur sont consacrés étant muets sur ce point: la question qui me tarraude et m'empêche de dormir est de savoir quelle est l'espérance de vie maximale d'un nuage ? Nous savons que les Nimbus et autres nuages de pluie sont mortels, mais quid des Cirrus et autres nuages d'altitude qui n'ont pas le tempérament pleurnicheur ? Tournent ils indéfiniment autour de la terre ? Certains ont ils ainsi fait de l'ombre à l'auguste front de notre défunt Roi Soleil ou au nez de Cléopatre ? Qui peut répondre à cette question et me rendre ainsi le sommeil ?
18:00 Publié dans Divagations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Sur les pas des romains !

Vous voulez faire un saut dans le passé de plus de 2000 ans....? Alors munissez vous de votre carte de « promenade » N° 65 de l'IGN, et rendez vous au village de Pinet (à 5km au nord de Marseillan situé au bord du bassin de Thau).
Le point de départ de ce voyage dans le temps est situé à la cave coopérative « L'ormarine » (qui produit de délicieux Picpoul) près de grands panneaux pédagogiques sur l'ancienne province romaine « La Narbonnaise » et la Via Domitia (ex « autoroute romaine) qui la traversait. Des bornes positionnées le long de l'itinéraire vous amèneront, à 4 km de là, au coeur du bois de Villalongue où passe cette ancienne voie romaine, environné de collines couvertes de vignobles et de garrigues.

Après avoir laissé votre « char » près d'une aire de pique nique fort bien aménagée par la commune de Pinet (tables et barbecue), vous pourrez découvrir une étonnante coupe transversale de la via domitia, puis l'emprunter sur 300m en suivant des bornes pédagogiques qui vous feront découvrir l'empreinte de la civilisation romaine sur les paysages environnants. Une borne milliaire (ancêtre des bornes Michelin qui indiquait les « mille » correspondant à mille pas soit 1 481.5m) se dresse encore à environ 1KM vers l'Est sur la Via Domitia au pied d'un aulne multi-centenaire.

La Via Domitia a été construite vers 120 avant JC par par le consul Cneus Domitius Ahenobarbusrs afin de mieux contrôler ses possessions espagnoles. Elle traversait Narbonne (Narbo) Béziers (Baeterrae) Nîmes (Nemausus) pour rejoindre à Arles la Via Aurelia se dirigeant vers l'Italie. Elle fut au départ utilisée principalement par les légions qui se rendaient en Espagne, puis ensuite par les marchands et le service des postes. Le général phénicien Hannibal, un siècle avant sa construction est passé dans les parages pour aller combattre les romains avec 46.000 fantassins, 8.000 cavaliers et 37 éléphants !! Imaginez le tohu bohu ! D'ailleurs la poussière soulevée par cette cohorte n'est pas encore tout à fait retombée ! Ce n'est qu'en 1683 que la voie a cessé d'être utilisée dans les environs de Pinet.
La visite de ce site vous enseignera deux faits méconnus de la civilisation romaine: les romains raffolaient du civet ...d'écureuil ! et les légions romaines furent envoyées au baléares pour y exterminer...les lapins devenus un véritable fléau pour les récoltes !
Pour prolonger votre séjour dans l'antiquité, je vous invite également à aller visiter le musée gallo-romain de Loupian qui présente et explique le fonctionnement et le rôle économique d'une immense villa gallo-romaine du Vème siècle comportant de somptueuses mosaïques polychromes : mosaïques aux chardons, aux étoiles, de l'automne et de l'hiver et bien d'autres encore (fermé du 1er au 31 janvier tel 04 67 18 68 18)
10:25 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.01.2006
Leçon d'histoire sur le Causse d'Aumelas

Vous êtes amateurs de nature sauvage et de monuments anciens battus par le vent dont les seuls habitants portent poils et plumes ? Suivez moi, je vous emmène sur les étendues arides du causse d'Aumelas situé à mi-chemin entre Montpellier et Clermont L'Hérault.. Deux sites en cet endroit méritent votre visite Le Castellas d'Aumelas et la Chapelle romane Saint Martin de Cardonnet.

Le Castellas d'Aumelas :
Construit au début du XIIIème siècle par Guilhem V de Montpellier et démantelé sur ordre de Richelieu, ce château est assorti d'une pittoresque chapelle et offre un point de vue somptueux sur la vallée de l'hérault et les Pyrénées. Il offre un endroit idéal de pique-nique les jours ou Eole est en RTT.
Deux itinéraires permettent de l'atteindre (en 1/2H de marche environ) 1) Soit par un chemin qui part à droite de la D 114 à environ 12 km de Cournonterral au niveau de la bergerie de la Clapisse 2) Soit , et c'est mon itinéraire préféré, en partant d'un chemin qui part d'une route à droite de la D 139 qui va de Vendémian à la N 109 . Cette petite route mène au Mas Blanc et vous laissez votre voiture 300m après l'avoir dépassé. (carte IGN série bleue 2643 E et carte de promenade 65 ) Le chemin grimpe dans la garrigue et vous permet de découvrir successivement la chapelle puis le château.

La Chapelle Saint-martin de Cordonnet
Cette chapelle, dont l'architecture est très sobre, a été construite au XIIème siècle et devait faire partie d'un prieuré au vu des importants vestiges qui subsistent aux alentours. Un charme infini se dégage de son isolement au milieu du Causse, et votre coeur est touché par la lecture d'une épitaphe récente écrite à l'intention d'une femme aimée..
On y accède par une route caillouteuse qui part à droite de la D 114 venant de Cournonterral 800M après l'embranchement avec la D 114 E (mêmes cartes que ci dessus)
22:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



