mercredi, 05 mars 2008
Itinaire de ... au Costa Rica -2-
Si vous avez oublié votre appareil photo dans la voiture, le sac, je ne sais où encore, pas de panique il sera toujours là, dans la même position et certainement pour un temps indéfini.
Lent,trés lent, pendu, acroché à sa branche ou son tronc son évolution est presque imperceptible un peu agaçante aussi. Je le siffle, je l'appelle pas de réaction. Alors je fonds de tendresse pour cette forme atypique qui vit dans un monde sans stress. Mon petit paresseux qui mange des feuilles alcaloïdes au point de tomber de son arbre complétement halluciné. C'est lui que les costariciens nomment en riant "el féliz", le bienheureux.
Lors d'un précédent séjour au Costa Rica, mes amis, comme à leur habitude se dirigeait vers la plage distance d'environ 50 mètres de leur domicile. Tout à coup un objet non identifié leur tomba presque dessus. Effrayés que virent-ils dans l'herbe, un féliz un peu sonné mais vivant. Aussitôt direction les secours et là éclats de rires des autochtones qui leur déclarèrent que cela arrivait souvent, qu'il fallait les laisser par terre car ils remontaient sans problème. Ils ont ramené la petite chose qui serrait incroyablement fort les bras de mon ami au pied de son arbre et l'ont laissé se débrouiller. Quelques jours plus tard il pendait sur sa branche préférée, bien vivant, toujours au ralenti.
Je suis allée lui dire bonjour à chacun de mes passages sous son arbre, sans grand succés je dois l'avouer. Pas une fois il n'a semblé entendre mes appels. J'aurais aimé le voir de plus prêt, le carresser. Le jour de mon départ j'ai voulu le revoir une dernière fois. Il était là. Je crois qu'il a tourné sa frimousse vers moi, il me manque.
Aujourd'hui je ne suis pas féliz, Adios.
Luna y Sol
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mardi, 04 mars 2008
Itinaire de ... au Costa Rica -1-
Les puristes diront que les voyages forment la jeunesse et bien pas seulement. Au terme d'un éprouvant trajet en avion et d'un décalage horaire assez difficile à digérer, le sentiment de l'ailleurs a été instantané. C'est avec regret et surprise que je me suis rendue compte trés rapidement que communiquer serait aussi une part du voyage. L'espagnol je le comprends trés bien et hormis quelques mots typiques ce qui est normal, la barrière de la langue existe. Et voilà que je bafouille, que je cherche mes mots, horreur et damnation, moi la catalane qui vit à quelques dizaines de kilomètres de l'Espagne j'ai plus de facilité à m'exprimer en anglais, comme je m'en veux. Il faudra bien faire avec.
Notre groupe est composé de huit personnes, dont deux connaissent bien le pays puisqu'ils y vivent deux mois dans l'année depuis quatre ans, nos pérégrinations en seront grandement facilitées. Merci du fond du coeur.
Rencontre avec les Pizotes
Le premier contact avec la faune a été assez impressionnant. Au retour d'une promenade autour du volcan Irazu une drôle de petite bête nous observe. Nez de fouine, pelage noir mélé de roux et gris, pattes fines, queue en panache, l'animal descend du toit où il était perché et d'autorité partage le repas d'un couple de touristes. Curieuse et toute excitée je m'approche pour prendre quelques photos et je m'aperçois horrifiée qu'il a aussi de trés belles dents et des griffes fort intéressantes .... je décide sagement de regagner le mini bus de mes amis, bien évidement avec beaucoup de dignité !
Un de mes amis me dit " s'il nous mord il faut vite se faire vacciner pour toutes les maladies possibles et même celles qui n'existent pas ! ". Je crois qu'il a raison. J'en reste là pour mon premier contact.
Trois jours plus tard en direction du nord du Costa Rica c'est toute une bande qui vient sans aucun complexe à notre rencontre.
Le Pizote, puisque c'est son nom, est gourmand. Il quémande gateaux, fruits, bonbons, tout ce que l'on veut bien lui donner. Pour la première fois je l'entends crier, j'ai un peu de mal à restituer le son. C'est un crissement aigu, répétitif, plaintif qu'il est mimi mon petit Pizote. Pourtant c'est la loi de la jungle lorsque je lui donne un petit biscuit toute la bande se jette ensemble sur quelques miettes et engloutit la friandise. Pour mieux attraper la nourriture il se dresse sur ses pattes de derrière comme un petit chien et joint ses deux petites pattes de devant, en cherchant à tout garder pour lui. Ses yeux pétillent d'intelligence, noirs un peu globuleux son regard de velours lui donne une âme. Je ne m'aventure pourtant pas à lui donner une caresse alors que certains n'hésitent pas à se méler à la petite troupe mendiante pour la nourrir.
Je referme la vitre du mini bus et je les regarde disparaître par la lunette arrière. Je n'en reverrai plus.
Demain je vous parlerai du "féliz".
Adios
Luna y Sol
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vendredi, 01 février 2008
10 minutes en train...
RIVESALTES
le vent pique mes cuisses.
Pourquoi ai-je mis un short ?
Wagon vide, voyageurs claisemés, gelés, fuyants.
Chacun s'enferme dans ses pensées comme les portes.
Départ, timide, puis l'animal épris de liberté s'élance.
Fondu de gris à l'horizon.
Teintes douces qui laissent présager d'une journée ensoleillée.
Oranges qui s'éveillent timidement sur la Coudalère.
Etang, berges jaunes.
Une compagnie de flamands roses d'éjà s'active sous le regard maussade de mouettes criardes.
Fitou, pinèdes, la porte du Roussilon s'est refermée derrière moi.
Port-la-Nouvelle, je ne suis plus seule.
Devant moi un siège vide " taggué " d'une fort belle bite.
Fort modestement, à Paul Verlaine et Blaise Cendrars.
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