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samedi, 08 mars 2008
A toutes les femmes
A toutes les femmes qui souffrent
A toutes les femmes qui implorent
A toutes les femmes qui espèrent
A toutes les femmes qui luttent
A toutes les mères qui prient
A toutes les mères qui gémissent
A toutes les mères qui survivent
A toutes les mères qui hurlent
A toutes les petites filles que l'on abuse
A toutes les petites filles que l'on maltraite
A toutes les petites filles que l'on vend
A toutes les petites filles que l'on exploite
A toutes celles qui à travers notre planète vivent l'enfer au quotidien du plus profond de mon âme je vous adresse ces quelques mots.
Pour Ingrid
Lune et Soleil
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vendredi, 07 mars 2008
Itinéraire de ... au Costa Rica -3- et dernier
Je ne vais pas aller plus loin dans mon périple, tout ce qui dure fatigue, pourtant j'ai vécu deux semaines magiques. Tout m'a enchantée : les animaux, les fleurs, la mer des Caraïbes, les hommes. Cependant je ne résiste pas au plaisir de vous donner une petite recette de chez Selvin.
Selvin c'est le restaurateur jamaïcain qui habite au coin de notre petite allée. D'ailleurs il lui a donné son nom.
Pour éviter le surmenage il ouvre son restaurant trois soirs par semaine, vendredi, samedi et dimanche aidé par Blanca, son épouse, deux ou trois autres personnes en cuisine et une jeune serveuse barcelonaise.
Réservation (obligatoire) le vendredi pour le repas du samedi voire du dimanche. Mais que c'est bon !
Le soir dit, nous voilà attablés à notre table. Deux ou trois Pina Colada plus tard et autant de bières Impérial pour les hommes, nous tuons l'attente par une partie de 10 000, c'est la tradition. A côté un couple d'anglais patientent depuis plus longtemps que nous ( environ 2 bières de plus).
Et voilà enfin qu'arrive notre commande : le Rondon.
Qu'est-ce-que c'est ? Voilà, voilà.
Le rondon est un plat à base de poisson, n'importe lequel, celui trouvé au marché ou apporté par le pêcheur du coin qui a pensé que cela pourrait intéresser Selvin. Ce soir là c'était de la Corbine poisson courant et proposé systématiquement sur toutes les cartes et totalement inconnu de nous tous.
Débarassé de sa peau, de ses arêtes, débité en morceaux de petites tailles il est mis à mariner dans du jus de citron et de la coriandre fraiche.
Dans de grandes cocottes, on fait revenir des racines de manioc ou Yucca préalablement cuites à l'eau, des bananes plantains, des épis de maïs en petites tranches ou petits cubes.
Enfin l'ensemble des ingrédients est mis à mijoter trés longtemps et trés doucement dans du lait de coco avec épices (je n'ai reconnu que le curry) et assaisonnement. Une sauce onctueuse, légèrement sucrée et relevée à la fois enveloppe votre langue et glisse dans votre gorge. Chaque morceau de poisson et de légume fond dans votre bouche, il n'y a plus qu'à déguster lentement, religieusement. J'ai fini mon assiette à la cuillère et comme je suis bien élevée je n'ai pas léché le plat, dommage. Le Rondon c'est à mourir. Misère que c'est bon!
Bon d'accord il faut être trés patient mais franchement cela vaut le coup.
Le refaire en France, c'est possible, mais jamais ce plat d'une redoutable simplicité n'aura la saveur du restaurant parfumé de Selvin. Cette couleur locale qui ajoute une note unique à ce plat typique est impossible à recréer ici, c'est en cela que le Rondon est un plat à déguster à Punta Uva, province de Talamanca, Costa Rica.
Hasta luego, je vous souhaite bon appétit.
Luna y Sol
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mercredi, 05 mars 2008
Montrez moi votre main
Main d'homme, main forte
Mains qui transpirent, mains qui désirent
Mains qui séduisent, mains qui attisent
Mains pour enserrer, toucher, déclarer
Légitimes, illégitimes peu importe
Elles s'ouvrent, fleurs affolantes
Fleurs indolentes, fleurs émouvantes
Fleurs gantées, parfumées, décidées
Paumes larges et chaleureuses
Paumes fébriles et flatteuses
Aux doigts timides, taquins, coquins
Aux doigts déliés, légers, osés
Mains naïves, calines, divines
Mains à tout faire et même à défaire
Au revoir, signe de la main, revient
Main d'homme, main douce
Lune et Soleil
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Itinaire de ... au Costa Rica -2-
Si vous avez oublié votre appareil photo dans la voiture, le sac, je ne sais où encore, pas de panique il sera toujours là, dans la même position et certainement pour un temps indéfini.
Lent,trés lent, pendu, acroché à sa branche ou son tronc son évolution est presque imperceptible un peu agaçante aussi. Je le siffle, je l'appelle pas de réaction. Alors je fonds de tendresse pour cette forme atypique qui vit dans un monde sans stress. Mon petit paresseux qui mange des feuilles alcaloïdes au point de tomber de son arbre complétement halluciné. C'est lui que les costariciens nomment en riant "el féliz", le bienheureux.
Lors d'un précédent séjour au Costa Rica, mes amis, comme à leur habitude se dirigeait vers la plage distance d'environ 50 mètres de leur domicile. Tout à coup un objet non identifié leur tomba presque dessus. Effrayés que virent-ils dans l'herbe, un féliz un peu sonné mais vivant. Aussitôt direction les secours et là éclats de rires des autochtones qui leur déclarèrent que cela arrivait souvent, qu'il fallait les laisser par terre car ils remontaient sans problème. Ils ont ramené la petite chose qui serrait incroyablement fort les bras de mon ami au pied de son arbre et l'ont laissé se débrouiller. Quelques jours plus tard il pendait sur sa branche préférée, bien vivant, toujours au ralenti.
Je suis allée lui dire bonjour à chacun de mes passages sous son arbre, sans grand succés je dois l'avouer. Pas une fois il n'a semblé entendre mes appels. J'aurais aimé le voir de plus prêt, le carresser. Le jour de mon départ j'ai voulu le revoir une dernière fois. Il était là. Je crois qu'il a tourné sa frimousse vers moi, il me manque.
Aujourd'hui je ne suis pas féliz, Adios.
Luna y Sol
21:00 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 04 mars 2008
Itinaire de ... au Costa Rica -1-
Les puristes diront que les voyages forment la jeunesse et bien pas seulement. Au terme d'un éprouvant trajet en avion et d'un décalage horaire assez difficile à digérer, le sentiment de l'ailleurs a été instantané. C'est avec regret et surprise que je me suis rendue compte trés rapidement que communiquer serait aussi une part du voyage. L'espagnol je le comprends trés bien et hormis quelques mots typiques ce qui est normal, la barrière de la langue existe. Et voilà que je bafouille, que je cherche mes mots, horreur et damnation, moi la catalane qui vit à quelques dizaines de kilomètres de l'Espagne j'ai plus de facilité à m'exprimer en anglais, comme je m'en veux. Il faudra bien faire avec.
Notre groupe est composé de huit personnes, dont deux connaissent bien le pays puisqu'ils y vivent deux mois dans l'année depuis quatre ans, nos pérégrinations en seront grandement facilitées. Merci du fond du coeur.
Rencontre avec les Pizotes
Le premier contact avec la faune a été assez impressionnant. Au retour d'une promenade autour du volcan Irazu une drôle de petite bête nous observe. Nez de fouine, pelage noir mélé de roux et gris, pattes fines, queue en panache, l'animal descend du toit où il était perché et d'autorité partage le repas d'un couple de touristes. Curieuse et toute excitée je m'approche pour prendre quelques photos et je m'aperçois horrifiée qu'il a aussi de trés belles dents et des griffes fort intéressantes .... je décide sagement de regagner le mini bus de mes amis, bien évidement avec beaucoup de dignité !
Un de mes amis me dit " s'il nous mord il faut vite se faire vacciner pour toutes les maladies possibles et même celles qui n'existent pas ! ". Je crois qu'il a raison. J'en reste là pour mon premier contact.
Trois jours plus tard en direction du nord du Costa Rica c'est toute une bande qui vient sans aucun complexe à notre rencontre.
Le Pizote, puisque c'est son nom, est gourmand. Il quémande gateaux, fruits, bonbons, tout ce que l'on veut bien lui donner. Pour la première fois je l'entends crier, j'ai un peu de mal à restituer le son. C'est un crissement aigu, répétitif, plaintif qu'il est mimi mon petit Pizote. Pourtant c'est la loi de la jungle lorsque je lui donne un petit biscuit toute la bande se jette ensemble sur quelques miettes et engloutit la friandise. Pour mieux attraper la nourriture il se dresse sur ses pattes de derrière comme un petit chien et joint ses deux petites pattes de devant, en cherchant à tout garder pour lui. Ses yeux pétillent d'intelligence, noirs un peu globuleux son regard de velours lui donne une âme. Je ne m'aventure pourtant pas à lui donner une caresse alors que certains n'hésitent pas à se méler à la petite troupe mendiante pour la nourrir.
Je referme la vitre du mini bus et je les regarde disparaître par la lunette arrière. Je n'en reverrai plus.
Demain je vous parlerai du "féliz".
Adios
Luna y Sol
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lundi, 03 mars 2008
Rose de porcelaine
Rouge sang
pétales lisses et voluptueux
forme rebondie et généreuse d'un sein
sans parfum à l'image de celles évoquées par Alfred de Musset dans " Les Caprices de Marianne"
et pourtant, unique, magique, divine, sublime
telle m'est apparue cette rose de porcelaine de Punta Uva.
Cachée dans une jungle mystérieuse sa présence forte et fragile à la fois, elle s'abreuve de soleil, de chaleur et de pluies rageuses.
Butinée par de mutins colibris, elle s'ouvre livrant son nectar de reine sans regret.
Je ne l'ai pas touchée, je l'ai surprise dans toute sa splendeur.
Lune et Soleil de retour .
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