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dimanche, 10 février 2008

Illusion, désillusion




Allongés, étirés, cils de biche, sourcils noirs,
regarde moi
Oui, voilà, comme ça
Trop loin encore rapproche toi
oui, voilà, comme ça

Nos yeux se frôlent, s'accrochent, s'adoptent
regard marron clair
Oui, voilà ne bouge pas
les miens verts
regard de vipère

Félins, calins, insistants, tentants
je me noye
Est-ce bien moi ?
Rai de lumière à travers tes paupières
Est-ce toi ?

Sourires hésitants, timides,
un geste se dessine
Secousse,
Quoi, déjà ? Non oh non
Gare St Roch Montpellier
Le TGV en direction de .....
Adieu ...

Lune et Soleil

A tous les voyageurs

vendredi, 08 février 2008

Histoire de bas

Je n'en mettais plus depuis de nombreuses années. Il faut dire que j'étais tout le temps pressée, les enfants, le boulot, la maison, les pantalons, les jeans c'est tellement plus pratique. C'était surtout ringard.
A certaines occasions je portais des jupes et en conséquence j'enfilais des collants. Je déteste les collants, je hais les collants. Trop serrée, étouffée, engoncée. Pratique, tu parles.
Et puis, presque par hasard je les ai redécouverts.
Alors grand vide dans les armoires, basta les jeans, grand retour des jupes et des robes.
Sous elles je ne porte plus qu'eux, avec ou sans porte-jarretelles (oui oui j' ai aussi des porte-jarretelles ....)
Noirs, gris, blancs, rouges, dorés, fins, opaques, je les assortis à mes dessous que j'ai frénétiquement et totalement renouvelés.
Pour Noël je me suis offert une magnifique guépière noire brodée de gris, sublissime. J'y ai joint les bas : noirs avec une couture argentée... L'extase !
Dans la foulée j'ai sans regret craqué pour un soutien gorge rouge avec le shorty assorti. Pour les bas je suis allée sur certains sites et j'ai eu mes bas rouges sans problème.
Je suis aussi trés attentive à la matière, le nylon c'est bien, mais la soie qu'elle sensualité !
Pour info, il existe encore dans le Gard une fabrique de bas en soie la maison Cervin, félicitations, ils sont sublimes.
Une page est tournée, je ne pourrais plus me passer du plaisir de les enfiler lentement, doucement sur mes jambes et parfois de soulever innocemment ma jupe pour regarger l'effet qu'ils provoquent, même dans la rue ...
Le fait de savoir que je porte des dessous sexys, sans en faire étalage, me procure un sentiment de domination, de force, et d'assurance. Etonnant non. Essayez ! Même pas peur !!

Les bas c'est moi.
Lune et Soleil.

jeudi, 07 février 2008

Jan de l'Os

Chaque année début février se tient à St Laurent de Cerdans et Prats de Mollo et Arles sur tech ( villages du Vallespir dans les Pyrénées Orientales) la fête de l'ours.
Qui est-il cet ours ?
C'est Jan de l'Os.

Il y a fort longtemps, une jeune fille qui ramassait du bois fut enlevée par un ours.
Prisonnière dans une caverne elle donna naissance à un être mi-homme mi-ours, Jan. Le petit être était couvert de poils et n'était jamais rassasié du lait de sa mère.
Le temps passa. Devenu grand et fort il observa attentivement le manège de son père lorsque celui-ci sortait et rentrait dans la caverne. Il fit de même : s'appuyant de toutes ses forces sur l'énorme rocher qui bouchait l'entrée de la caverne, il l'envoya loin de l'ouverture. Alors prenant sa mère par la main il l'entraîna vers la vallée, vers les humains.
Le pauvre ours pleura longtemps la perte de sa compagne et de son fils.

En quoi consiste la fête de l'ours ?

Un homme vêtu d'une peau d'ours, le visage, les bras noircis part se cacher dans la nature. Un chasseur appelle les villageois à faire sortir l'ours qui a enlevé une jeune fille du village. Une troupe se forme, la bête a été aperçue, elle est traquée et rabattue vers le village. Enchaîné, il est promené à travers tout le village où il barbouille de noir toutes les filles qu'il croise. Puis, immobilisé, il est jugé et condamné à être rasé. Le chef des chasseurs exécute la sentence. Bien rasé, l'ours prend visage humain et est accepté par la communauté du village.
Et tout se termine par des danses, des sardanes bien sûr.

Si vous allez voir la fête de l'ours, attention le noir ça tache !!

mardi, 05 février 2008

Entretien avec un viticulteur bio

Philippe Mercier : profession viticulteur bio


L'homme est intarissable. Ce métier, son métier, il l'aime il le respire. Il est une passion, un mode de vie. Avec son père ( André ) ils gèrent le Domaine Joliette situé à Espira de l'Agly, où le terroir d'exception est renommé.

LES : Philippe en quoi consiste le salon MILLESIME BIO et depuis combien de temps y êtes-vous présent ?

PM : Ce salon existe depuis 15 ans et se tient à Perpignan pour la première fois. C'est un salon unique , le seul exclusivement réservé aux producteurs de vins biologiques. On y trouve rassemblés des viticulteurs venus de différentes régions de France, d'Europe, parfois d'Argentine. C'est un moyen de faire connaître et reconnaître nos produits. Notre domaine est présent sur ce salon depuis 8 ans. A cette époque on comptait environ 4 à 5 exploitations viticoles biologiques dans le département. Aujourd'hui le chiffre est d'environ 54 producteurs. Nous sommes en quelque sorte des pionniers.

LES : Quelle est votre approche du métier de viticulteur bio ?

PM : Pour ma part, c'est une démarche basée sur la qualité de vie et le respect de mon métier. Être viticulteur bio consiste à créer un vin en symbiose avec la nature, mais aussi un vin unique en fonction de cette nature qu'il faut préserver.

LES : Est-ce que vous vous considérez comme un créateurs de vins ?

PM : Je pense plutôt être un artisan du goût car chaque millésime est unique.

LES : Que pense votre clientèle de ces goûts uniques ?

PM : Nous avons des acheteurs fidèles et connaisseurs de nos vins. Nous vendons à la fois un produit mais également une image qui est une référence. Une saveur spécifique intrigue et devient alors un plus sans faire l'objet d'un marketing poussé. Nos clients ont confiance en nous.

LES: Êtes-vous exportateur ?

PM : Seulement 35 % de de notre production est exporté. Nous vendons surtout en France à une clientèle locale et nationale.

LES : Quelles méthodes adoptez-vous pour travailler votre vignoble ?

PM : Notre domaine est constitué de 30 hectares. Trois seulement sont travaillés en biodynamie. Cette méthode consiste à dynamiser la vigne à l'aide de préparats naturels. Elle nécessite une main d'oeuvre importante. Cela a des répercussions sur le prix de vente mais le prix d'une bouteille reste raisonnable ( environ 17 € ). Le reste du domaine est travaillé selon le cycle lunaire qui dicte le rythme des travaux à faire lorsque la lune est croissante ou décroissante et bien évidemment sans aucun apport de produits chimiques.

LES : Les consommateurs connaissent-ils bien l'aspect positif de ces méthodes ?

PM : Oui les consommateurs de produits biologiques ou issus de l'agriculture raisonnée connaissent les conséquences néfastes de plus de 30 ans d'agrochimie. Personnellement j'ai été empoisonné par ces produits, c'est une motivation supplémentaire pour la viticulture biologique. Nous sommes à une époque charnière et on assiste à de nouveaux comportements vis à vis de la faune et la flore même si il y a encore du travail à faire.

LES : Dans quel cadre juridique évoluez-vous ?

PM : Nous suivons les dispositions du cahier des charges mis en place par la AIVB-LR qui consistent à être contrôlés 3 ou 4 fois par an par un organisme agréé. Le taux de contrôle des viticulteurs bio est actuellement un des plus élevés de tous les modes de productions. Cette certification officielle nous permet alors d'apposer le logo AB signe officiel de reconnaissance des produits issus de l'agriculture biologique. Il faut savoir également que l'Etat a mis en place des modalités de tracabilité du raisin jusqu'au produit fini. Même les circuits des eaux usées peuvent être contrôlés.

LES : Si vous aviez un souhait en rapport avec l'agriculture et la viticulture biologiques quel serait-il ?

PM : Je souhaite que le monde entier se mette au biologique. Je sais que cela peut paraître utopique, mais dans quelques décennies j'espère que cela sera une réalité. Il le faudra bien pour la planète et les hommes.



MILLESIME BIO 2008 : salon professionnel des producteurs de vins biologiques du 28 au 30 janvier, Palais des expositions à Perpignan.
EXPOSANTS : 277
AIVB-LR : Association Interprofessionnelle des Vins Biologiques du Languedoc-Roussillon
QUELQUES CHIFFRES :
10 % des caves particulières des P.O. sont passées au vin bio et les conversions ne faiblissent pas.
5290 Ha cultivés en bio en Languedoc Roussillon dont 968 Ha en conversion.
2 millions de bouteilles commercialisées dont la moitié à l'exportation.

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