07 mars 2008

la polychair de Robin Day

C'est l'histoire d'une banale chaise en plastique. La Polychair, dessinée par l'Anglais Robin Day et fabriquée par la société Hille. Elle a été conçue en 1962 et depuis, a été produite à plus de 14 millions d'exemplaires à travers le monde. Chaise que l'on retrouve dans les écoles, les bâtiments publics. Facile à vivre, tellement simple, elle s'est révélée aussi par son prix abordable. Elle a été déclinée en plusieurs versions, dont celle que nous présentons aujourd'hui, la chaise à roulettes.

fd961985b2952c67f32563f78e7013a6.jpg
La Polychair, dessinée par Robin Day. 

Tellement simple dans le dessin qu'il n'est pas étonnant de retrouver non pas des copies, mais des petites soeurs, s'inspirant des lignes de la doyenne anglaise. C'est en Suède, chez Ikea, qu'on a trouvé la Snille. Outre la ligne, assez intemporelle, elle reprend les bases de la Polychair, et notamment le prix puisque on peut emporter Snille pour moins de 20 €.

5d5ddb0e24f73ab0eea7f1f294d4af2d.jpg
Snille, chez Ikea - 19,95 €.
 

La Polychair est disponible dans de très nombreux coloris. Chez Ikea aussi,  on la trouve en blanc, bleu-vert, rouge ou rose. Faute de trouver l'originale, qui a plus de 45 ans n'a pas pris une ride, la version suédoise est tout aussi rafraîchissante.

M. M.

____________________

Plus d'infos sur la Polychair sur le site de Hille. Et sur Snille, consultez Ikea. 

08 février 2008

Orange slice, ou l'art de Pierre Paulin

"Si vous avez la chance de voir plusieurs fauteuils Orange Slice ensemble, vous ne manquerez pas d’être étonné par l’espièglerie de la composition. Chaque angle de vue vous fera découvrir une forme nouvelle. Ce fauteuil semble en fait changer de forme à chaque fois qu’on le regarde. "

Pierre Paulin - 1960.

0a95949e32a82e05ed77600bf52ff7aa.jpg

Pierre Paulin, qui vient de fêter ses 80 ans,  est l'un des designers français les plus connus. On lui doit notamment le Ribbon chair (la chaise Ruban) devenue classique parmi les classiques. En 1971, c'est lui qui aménage les appartements privés du président Georges Pompidou à l'Elysée.

Mais sa production ne s'arrête pas là. Et heureusement. Ainsi, il a créé l'Orange slice, un fauteuil aux formes enveloppantes, douces, moelleuses. Posé sur ses quatre pieds, il s'ouvre tel une fleur et invite à la détente. Composé de deux coques identiques, en hêtre pressé, enrobées dans une mousse moulée, son piètement est chromé. Pierre Paulin l'a dessiné en 1960.

 

3c813824fd6e6907dda98325d6fdd3bf.jpg
Orange slice, de Pierre Paulin, chez Artifort.

Ce fauteuil, haut de gamme, n'a pas manqué, comme tout grand classique, d'inspirer les distributeurs de meubles plus "accessibles". Ainsi, on trouve chez Fly, le fauteuil Amsterdam. Bien sûr, les formes ne sont pas aussi pures, mais on s'approche assez de l'esprit de l'Orange slice.

db534247dcf8c097a0645772691e276a.jpg
Amsterdam, chez Fly, 119 €.

Amsterdam est disponible en vert, anthracite ou rouge. On aime bien son côté rondouillard et sobre à la fois. Et avec ses trois couleurs, il s'adapte partout. En rouge ou vert, il apportera une note acidulée dans tous les intérieurs.

M. M.

_____________________________

Le fauteuil Orange slice est distribué par RBC à Montpellier, Nîmes et Avignon.

Le fauteuil Amsterdam est disponible dans les magasins Fly. 

 

22 janvier 2008

La chaise bistrot, ou un classique du design... depuis le XIXe

On la voit dans tous les bistrots. C'est même un peu l'emblème des brasseries. La chaise en bois rond et à l'assise en cannage. On a d'ailleurs l'impression de l'avoir toujours connue. 
C'est un peu normal, puisque la chaise 214 de l'allemand Thonet date de la fin du XIXe siècle. Elle préfigure même le meuble en kit qui fera ensuite la renommée d'Ikea. En effet, afin de rationaliser l'emballage, les chaises étaient livrées dans des cartons d'un mètre-cube, par lot de 36 à assembler.

 

feab2b7e2e83704b4d0d05784a0a16fe.jpg
La chaise 214 - Thonet - 450 €
a027503363afd7e962a22bd198fe3834.jpg

La 214k - Thonet - Vision détournée et amusée d'un grand classique.

Forcément, des chaises bistrots, on en trouve un peu partout. Et de nombreux éditeurs se sont inspirés du dessin très classique de la 214 pour en décliner leurs propres modèles. On la trouve parfois en métal, avec un cannage en plastique d'assez mauvais goût. Celles-ci, on évitera de les acquérir. Il existe d'autres modèles, également en bois et cannage naturel, comme l'originale 214, plus abordables, qui permettent de s'approcher du modèle classique à un prix plus raisonnable.
5773ba4ff0b14ec22af50557145c5e42.jpg
La chaise "Bistrot" - La Redoute - En blanc, noyer et naturel - 149 € les deux.
 
Toujours est-il que, Thonet 214 ou chaise qui s'en inspire, on est à peu près certain de ne pas faire d'erreur quand on les a dans sa cuisine.
M. M.
 
______________________________
 
Plus de renseignements sur thonet.de

06 janvier 2008

Fourmi et tulip, ou les années 1950 revisitées

Rien de plus basique qu'une chaise, mais rien de plus compliqué aussi pour un designer. Elle se doit être à la fois confortable et belle à regarder. Tous les grands designers se sont essayé. Et tous, dans leurs collections, ont une chaise devenue emblématique. Prenons Arne Jacobsen. Il est associé à la chaise 3101, dite "Fourmi". Dessinée en 1952, elle est bois, et dans un premier temps, dotée de seulement trois pieds. L'éditeur Fritz Hansen la décline désormais dans plusieurs coloris, afin qu'elle trouve sa place dans tous les intérieurs. Mais c'est un objet luxueux, que tout le monde ne peut forcément s'offrir.

8a1ac74b5a34ab14cbcef57e15d07919.jpg
La chaise 3101, dite "Fourmi" d'Arne Jacobsen - Fritz Hansen - 345 €.

d7903e808beb1becb0fe906c60e669ef.jpg

La chaise Tulip - Fly - 39 €.

De nombreux fabricants de mobilier se sont inspirés de ce grand classique pour en décliner un modèle dans leurs collections. On ne parle pas de copie, il s'agit là de modèles qui ne reprennent que très vaguement le dessin originel, en le simplifiant bien souvent. Et dont la qualité de fabrication et les techniques utilisées sont en deça du modèle de Jacobsen. Mais elles font quand même leur effet.

M. M.

20 décembre 2007

Des lampadaires, ou comment voir la vie en grand...

Et pourquoi pas... une lampe de bureau géante comme lampadaire ? L'idée peut paraître surprenante. Pourtant c'est tendance à fond. Premier exemple avec la magnifique lampe éditée par Anglepoise, un fabricant anglais, plus connu pour le matériel à destination des architectes ou des médecins. A l'occasion du 70e anniversaire de la lampe "1227", la société de sa très gracieuse majesté a édité son produit phare en multipliant l'échelle. Le résultat est surprenant. Et a son prix : il faut compter plus de 3 000 € pour se l'offrir.
  
a80a63079d0bf28592998bcfd8dd9c64.jpg
Giant 1227 par Anglepoise. Existe en  vermillon et crème. A noter une série limitée floquée noire.
Plus de renseignement sur le site d'Anglepoise. Disponible également par correspondance chez Conran Shop.

Alors on a trouvé une solution alternative. Et beaucoup moins douloureuse pour le porte-monnaie. C'est chez le scandinave BoConcept qu'on a déniché une lampe de bureau géante. Sur l'image, on ne se rend pas vraiment compte de la taille de l'objet. Mais il fait près de 2 mètres de haut. On est loin du "record" de l'Anglepoise, qui atteint le sommet de 4 mètres. On est aussi loin des sommets en terme de tarif. Il faudra tout de même débourser 498 € pour se l'offrir.

f6b0bf1616019a83fb0c70c7a5d17f2b.jpg
Lampadaire Mega Desk - 498 € - En vente chez BoConcept.

13 décembre 2007

Un lustre noir, ou le baroque chic

On l'a vu récemment, la tendance, en déco, est au noir. Et on note le grand retour des lustres à pampilles. Mais pour leur ôter leur aspect trop clinquant, c'est désormais en noir qu'ils sont proposés.
 
Philippe Starck a signé, pour Baccarat, le lustre Zénith, un exemple magnifique de la maîtrise de la cristallerie française. On est là dans le très grand luxe, puisqu'il faut débourser 45 000 € pour avoir le privilège d'accrocher l'oeuvre dans son séjour.  
 Zénith par Baccarat - 45 000 €.
  
Comme le luxe d'un Zénith n'est pas accessible à tous, on vous propose le même style, sans contrefaçon. Pour suivre les tendances de la décoration impulsées par les grands designers et les grands distributeurs, d'autres marques s'engouffrent dans la brèche du lustre baroque noir. Sur le très complet site voltex on trouve une déclinaison italienne : Lenoir, chez Italamp. C'est beaucoup plus accessible, à 3 250 € mais on est encore dans le domaine du luxe.
b7dbca8e2cb91db2d44df0338d0c7224.jpg
 Lenoir d'Italamp, chez Voltex, 3 250 €. www.voltex.fr

Pour moins de 1 000 €, le fabricant Amadeus a sorti "Faverolle", un lustre en verre noir, assez fourni et qui ne manque pas de charme. Il rentre dans une catégorie un peu plus abordable, mais est encore loin d'être accessible à toutes les bourses. 
Faverolle, d'Amadeus, 982 €, points de vente sur amadeus-online.net 
et sur delamaison.fr 

  

Alors on a trouvé encore moins cher. C'est certain, on est dans des finitions et une qualité bien en deça de ce qu'offre le luxe. Mais avec imagination, ces lustes bon marché peuvent faire de l'effet. Chez Leroy-Merlin, le lustre Marie-Thérèse est à 92 €. Pour ce prix là, on peut s'offir cinq petits abat-jours et ainsi personnaliser son lustre.
 
Lustre Marie-Thérèse, 92 €, Leroy-Merlin. 
Bref, un lustre noir baroque, il y en a pour tous les budgets. Les modèles différent forcément, mais l'important n'est il pas l'esprit que l'on souhaite donner à la pièce que l'on décore ? Et surtout... se faire plaisir.
M. M.