04 mars 2008
La Cornue, ou une centenaire à la pointe de la technologie
La Cornue. Un nom qui résonne dans les oreilles des passionnés de cuisine. Comme l'éclat du beurre fondant sur une poële, comme le son d'un ragoût qui mijote, comme le chuchotement d'une viande que l'on saisit sur un feu vif. Comme une musique. Parce que La Cornue, depuis maintenant 100 ans, fabrique de vrais instruments de la musique culinaire, des pianos aussi beaux qu'efficaces. On est là dans le domaine de l'exceptionnel. Ce ne sont pas de simples cuisinières, mais de vrais bijoux.
On vous a déjà parlé, sur Archi#Déco#Design d'électroménager. Mais ici, le terme n'est plus vraiment approprié. Un peu comme une Rolls est le summum du confort automobile, La Cornue est ce qui se fait de mieux dans une cuisine.
Pour autant, la gamme CornuFé se veut plus abordable, plus simple. Et elle l'est. Ses lignes intemporelles et très professionnelles en font tout de même un bel objet autour duquel on bâtira sa cuisine. Et à 100 ans, La Cornue n'a rien d'une vieille fille nostalgique. Au contraire...

Pour marquer ce centenaire, la gamme vient de s'enrichir d'une déclinaison assez originale, mêlant le classicisme des lignes à la modernité de l'induction. On se trouve face à l'alliance parfaite de l'ancien et du moderne. Encore une fois, La Cornue démontre qu'elle sait être à la pointe de l'innovation technologique.
M. M.
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CornuFé induction 110 cm - 5 foyers inductions et deux fours électriques (62 et 67 litres) avec revêtement anti-adhésif "clean-émail". Prix à partir de 7 200 €. Plus de renseignements et liste des distributeurs sur le site de La Cornue.
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26 février 2008
Le fauteuil Egg, ou la cinquantaine toujours aussi jeune
C'est un classique parmi les classiques. Un de ces fauteuils qui ont marqué l'histoire du design, et qui, bien que cinquantenaire cette année continue, par ses lignes, à rester d'actualité. Lui, c'est le fauteuil Egg, dessiné par Arne Jacobsen.
A l'occasion de ce cinquantième anniversaire, Fritz Hansen, l'éditeur, a sorti une série limitée à 999 exemplaires. Daim couleur chocolat à l'extérieur, cuir de la même teinte à l'intérieur et un pied en bronze, massif poli à la main et qui se patinera avec le temps sont les caractéristiques de ce fauteuil hors du commun.


Fritz Hansen a signé 999 exemplaires numérotés du fauteuil Egg.
“Nous voulions créer quelque chose de spécial pour célébrer comme il se doit l’anniversaire de ce modèle design légendaire créé par Arne Jacobsen, architecte visionnaire de renommée internationale”, explique David Rosenkvist, vice-président Marque & Communication chez Fritz Hansen.
Créé à l’origine pour l’hôtel Royal SAS à Copenhague au Danemark, le "fauteuil Oeuf" est considéré au-jourd’hui comme un emblème du design mondial. Plus populaire que jamais, ce modèle est présent dans le monde entier dans des endroits aussi réputés et exclusifs que le National Art Center Tokyo, dans des palaces et chez des particuliers.
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03 février 2008
Savoy, ou le vase aux formes ondulantes
Alvar Aalto (1898-1976) est l'un des maîtres du design finlandais. A travers le monde, on le connaît notamment pour son vase. Bien souvent, on lui donne d'ailleurs le nom de son créateur. Mais son vrai patronyme est "Savoy", comme l'hôtel d'Helsinski dans lequel il a trouvé place, à la fin des années 1930.
Mais au départ, ce vase portait un tout autre nom. Il semble que le designer se soit inspiré des tenues traditionnelles des femmes esquimaux et notamment de leurs pantalons, pour en dessiner les formes. Ce vase était destiné, dans un premier temps à un concours, pour la société Iittala, une verrerie finlandaise.
En 1937, il est présenté à l'exposition internationale des arts et des techniques de la vie moderne de Paris. Quelque temps plus tard, l'hôtel Savoy, fait l'acquisition du vase et de ses droits. Et depuis, il est toujours produit par la société Iittala.


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20 janvier 2008
Mademoiselle, ou le fauteuil qui joue avec la mode

C'est un fauteuil dessiné par Philippe Starck, pour Kartell. Il porte le doux nom de "Mademoiselle". Et comme une demoiselle, il aime bien la mode. Ainsi, ce siège à l'allure carrée, aux pieds en polycarbonate transparent, dispose d'une assise confortable. Il a su rapidement devenir un fauteuil star, au même rang que d'autres créations de la marque et du designer (on citera, pour exemple, le Louis Ghost).

Depuis quelque temps, l'éditeur italien a pris le parti de décliner son "Mademoiselle" dans de nouveaux coloris. Il change le tissu de l'assise, voire même personnalise encore plus ce fauteuil. Ainsi, Kartell s'est associé avec Valentino, Zegna ou Dolce&Gabbana pour proposer de nouvelles versions, très mode.

Mademoiselle, plus sauvage, revisité par Dolce&Gabbana.
Vu le nombre de déclinaisons proposées, impossible de ne pas trouver celle qui s'adaptera à votre intérieur. Et pour ceux qui préfèrent des dessins plus sages, Mademoiselle existe, en version de base, dans une gamme de coloris pastels et unis, beaucoup moins tape-à-l'oeil. Mademoiselle, on peut donc l'aimer sage et la détester maquillée... ou le contraire !
M. M.
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La gamme Kartell est disponible à Montpellier, Nîmes et Avignon, chez RBC mobilier. Comptez un peu plus de 400 € pour la version de base.
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09 janvier 2008
La lampe Pipistrello de Gae Aulenti, ou la chauve-souris devenue lampe design

Gae Aulenti, qui est née en 1927 en Italie, a été diplômée de l'école polytechnique de Milan en 1953. Une école où elle enseignera pendant une dizaine d'années, tout en poursuivant ses activités d'architecte, d'architecte d'intérieur et de designer. Elle n'est qu'au début d'une carrière qui se poursuit encore aujourd'hui. Si elle a, pour la plupart, travaillé en Italie, on lui doit en France la reconversion de la gare d'Orsay en musée, au milieu des années 1980.
Mais revenons à la lampe Pipistrello. Lampe de table ou de sol, ses abats-jour aux formes si particulières, animales, diffusent une douce lumière. Grâce à un système télescopique en acier inoxydable, la hauteur de la lampe est réglable, de 66 à 86 cm. Si les Américains la boudent, elle fait un véritable tabac en France, premier pays au monde à l'acheter, devant l'Allemagne.
L'an dernier, l'éditeur de la lampe depuis sa création et qui n'a jamais cessé de la produire, Martinelli Luce, en a sorti deux versions spéciales en édition limitée, chromée ou en métal brossé, qui viennent compléter les deux modèles originaux, aux pieds laqués en métal noir ou blanc. Ces modèles d'exception sont signés, sur le système télescopique par Gae Aulenti. Pipistrello, c'est un très bel objet, un grand classique, qui a su s'imposer rapidement comme un objet culte.
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Lampe Pipistrello de Gae Aulenti, par Martinelli Luce - 850 € environ pour l'édition classique. Comptez 1 500 à 2 500 € pour les éditions limitées... s'il en reste encore.
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12 décembre 2007
Steiner, ou 80 ans de création à la française
En 1926, Charles Steiner installe son atelier au coeur du quartier du faugourg Saint-Antoine. Il débute ses réalisations par des fauteuils très anglais, massifs. Puis s'oriente sur des "clubs", aux lignes plus rigoureuses, ce qui ne manque pas de séduire Le Corbusier, avec qui Steiner entretient une importante correspondante. Vient la Seconde guerre mondiale. Charles Steiner est déporté, avec son fils Hugues. En 1946, à la mort de son père, Hugues reprend le flambeau. Agé de 20 ans à peine, mais excellent dessinateur, Hugues Steiner fait de la société familiale une entreprise à l'avant-garde. A la fin des années 1940, il développe une ligne "Bow-Wood", qui utilise la technique du bois courbé à la vapeur.

Dès lors, Steiner restera à la pointe de la technologie et du dessin, dans un souci constant de modernité. L'entreprise s'allie à des designers les plus en vue : Joseph André Motte, Pierre Guariche, Pierre Paulin, Pascal Mourgue ou Kwok Hoï Chan. Le créateur chinois signera deux des pièces les plus marquantes de Steiner : Chromatique et Zen.

Chromatique

Zen, dans une nouvelle déclinaison en PVC argent, spécialement éditée pour les fêtes de fin d'année 2007. 980 €.
En 1988, confronté à la crise du mobilier en France, Steiner est repris par Cauval Industries. Ce qui ne freine en rien ses ambitions. L'entreprise sait s'entourer de jeunes créateurs et fait de son savoir-faire et de son dynamisme une vitrine. Attaché à un certain art de vivre à la française, très axé sur un dessin libéré et original, Steiner lance en 2004 une collection d'accessoire.

Grenelle
De cette nouvelle ère, on retient le fauteuil "Grenelle" de Gaelle Horel, en cuir blanc et bois cintré, comme un retour au "Bow-Wood" des débuts.
M. M.
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A découvrir chez Monsieur Meuble, route de Montpellier à Nîmes, chez Espace Steiner, CC Le Solis, à Lattes et chez Yvez Renaudin, avenue Maréchal-Leclerc à Perpignan.
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21 novembre 2007
L'objet culte : la "Coffee table" d'Isamu Noguchi
L'oeuvre d'Isamu Noguchi*, artiste nippo-américain, se distingue par une diversité exceptionnelle. Outre des sculptures, il créa des décors de théâtre, des meubles, des luminaires, conçut des intérieurs et aménagea des espaces et jardins publics. En tant que sculpteur, il ne s'est pas seulement intéressé aux matériaux et aux formes, mais également à l'impact sur l'espace et à l'aménagement intérieur lui-même. Son art a beaucoup influencé le design des années cinquante.
Dans les années 30, il crée le premier modèle de la coffee table pour la maison de A. Conger Godyear, le président du museum of modern art (Moma) de New-York.

Noguchi lui-même considérait la coffe table comme sa création mobilière la plus réussie, car elle incarnait l'idéal du sculpteur, à savoir des formes sculpturales et biomorphes. Un lourd plateau de verre aux bords arrondis repose sur deux pieds identiques aux lignes organiques, formant ainsi un "meuble-sculture" harmonieux. Le piètement de la table crée en 1944 était en bois laqué noir, une autre version fut également fabriquée ultérieurement en noyer.
Objet culte, la coffee table est aujourd'hui rééditée par Vitra. On la trouve à peu près partout : dans les boutiques déco - comme RBC à Nîmes - et sur internet. Là, on peut y acheter l'original réédité entre 900 et 1400 euros et même des copies dans les 500 euros.
Objet culte toujours, la coffee table a trouvé sa place au Moma à New-York entre le fauteuil "Egg" d'Arne Jacobsen et la chaise Panton.
C. U.
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* : (1904-1988).
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27 octobre 2007
Zaha Hadid, ou le déconstructivisme
Elle est curieuse, Zaha Hadid. Une grande dame de l'architecture. qui pourrait très bien avoir la grosse tête. Et pourtant, on la sent discrète. Récompensée par le Prix Pritzker en 2004 (pour faire court, on dira qu'il s'agit du Nobel de l'architecture), l'Anglo-irakienne s'est imposée dans le monde entier, par ses réalisations ondulantes, où le béton deviendrait une matière vivante.

Avec Franck Gehry ou Peter Eisenman, elle est l'une des meilleures représentantes du déconstructivisme, pronant la rupture avec les angles droits et jouant sur un dessin non linéaire.
A Montpellier, elle va signer le controversé projet "Pierresvives" du conseil général de l'Hérault. Un bâtiment qui va accueillir les archives, mais aussi la direction de la culture et des sports du Département, entre La Mosson, Celleneuve et le Mas d'Alco.



Mais ce projet montpelliérain, bien que disposant d'un budget de 103 millions d'euros, n'est rien comparé aux autres réalisations à venir de Zaha Hadid. Non loin d'ici, c'est à Marseille qu'elle va réaliser la tour de la CMA-CGM. D'une hauteur de 29 étages, le bâtiment s'inscrit dans la rénovation du port de la cité phocéenne. Tel un phare, le nouveau siège social de la compagnie de transport maritime devient le nouvel emblème de la préfecture des Bouches-du-Rhône.
Plus loin encore, et encore plus loin dans la démesure, c'est à Dubai qu'elle va signer les Business Bay tower. Trois tours interdépendantes, autonomes mais liées les unes avec les autres. On est en plein dans cette architecture organique que Zaha Hadid revendique.

A Zaha Hadid, on doit aussi l'un des terminus du tramway de Strasbourg, une usine BMW en Allemagne ou encore la cité des sciences de Wolfsburg, nouveau lien entre la cité industrielle du mastodonte Volkswagen et la vieille ville.
Tout récemment, en compagnie d'autres architectes (Jean Nouvel ou Norman Foster) de renom, elle a collaboré au Puerto America hotel à Madrid, un cinq étoiles grand luxe. Un étage et l'aménagement de ses chambres lui ont été confiés. Les touristes peuvent séjourner et rêver au coeur même de l'univers de l'architecte, découvrir son approche du design, tout en la confrontant à d'autres maîtres de l'architecture. Mais comme pour ses réalisations, tout a un prix.
M. M.
Portrait : Steve Double - Dessins : Studio Zaha Hadid - Photos : Silken hotel
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http://www.zaha-hadid.com/
http://www.hoteles-silken.com/hpam/index.php
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14 juillet 2007
La chaise Eames, ou le design organique
"La forme de cette chaise ne prétend pas anticiper clairement la variété des besoins à remplir. Ces besoins sont pour l'instant non définis et la solution de la forme est dans une large proportion intuitive".
Annotation de Charles et Ray Eames, sur le panneau explicatif de l'expostion en 1948.
Elle est une sorte de coquille, blanche, évidée en son centre. Posée sur un pied de bois et de métal. Quand on voit La Chaise, de Charles et Ray Eames, on adhère ou on rejette, mais on ne peut rester indifférent devant ce fauteuil de repos.
Sa forme peut paraître torturée, mais il n'en est rien. Tout est parfaitement étudié. Un creux accueille les reins, le prolongement supporte les jambes, tandis que les bras trouvent naturellement leur place. La Chaise est l'icône du design organique. Le meuble et son "occupant", son utilisateur, ne forment plus qu'un.
Certains peuvent se demander comment le couple a pu réaliser un dessin si compliqué et pourtant si simple. En observant, tout simplement. Et notamment la "Floating figure", une sculpture de Gaston Lachaise. Franco-américain, Gaston Lachaise a fortement marqué la sculpture du début du XXe siècle. Pas étonnant donc de trouver sa patte dans la réalisation d'un fauteuil, qui, au final - hasard ou pas... - porte son nom et qui deviendra à son tour une icône du design du XXe siècle.
Mais au délà du dessin, la spécifité de cette chaise, créée en 1948, tient aussi dans sa conception. Elle est réalisée en fibre de verre, un matériau que le couple Eames a été l'un des premiers à utiliser en grande série. La Chaise, en quelque sorte, est la figure emblématique de cette production de sièges moulés. Initialement, le Eames office, en collaboration avec l'UCLA school of engineering répond à un concours - International competition for low-cost furniture design - organisé par le Museum of Modern art de New York. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, l'objectif est de concevoir du mobilier bon marché. Le couple Eames souhaitait réaliser ces chaises en métal estampé. Mais les difficultés techniques orientent les designers vers une nouvelle matière, la fibre de verre, matériau né des recherches pendant la guerre.
La Chaise est longtemps restée au stade de prototype, voire d'oeuvre d'art. Ce n'est que depuis les années 1990 que Vitra, le fabriquant allemand qui commercialise les créations de Charles et Ray Eames, a décidé de produire le siège en petite série. Le laissant ainsi au rang d'objet de luxe, presque unique. Et totalement intemporel.
M. M.
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La Chaise, de Charles et Ray Eames, Vitra : 5 500 €.
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