vendredi, 20 juin 2008

LE MYSTERE DE RENNES LE CHATEAU (3)

D’où provient l’or de Rennes-le-Château ?

L'or ne manque pas dans la région du Razès dont Rennes-le-Château est l'ancienne capitale. Quatre civilisations se sont succédées sur ces coteaux.

Pour les Celtes, l'or était un métal aux vertus magiques. Contrairement au fer, au plomb ou au cuivre, dont les mines ont également abondé dans la région, l'or sort éclatant et intact de la terre. L’or est inaltérable et c'était donc un symbole puissant du pouvoir royal.Pour les Romains, qui ont suivi les Celtes, l'or était le moyen de faire fonctionner un empire. Ce sont eux qui ont ouvert des mines dans le Razès. Elles ne survivront pas aux invasions barbares.

Les Wisigoths avaient un peu la même considération pour l'or que les Celtes. Leurs souverains s'en couvraient pour manifester leur puissance. Une fois convertis au christianisme ils en recouvriront les objets du nouveau culte.




Enfin ce sont les cathares, héritiers de toute la brillante civilisation languedocienne, qui ont recueilli cet or, nerf de la guerre contre les barons venus du Nord mettre un terme à l'hérésie. Après la brutale répression qui fauche les plus hardis Occitans et tarit leur culture, les Templiers arrivent dans le pays. Eux aussi manipulent beaucoup d'or.

L'histoire de ces trésors, pas toujours mythiques, commence avec les Wisigoths. Ce que les Celtes avaient produit, les Romains l'ont emporté à Rome. C'est là que les Wisigoths vont le reprendre. La capitale impériale regorge de butin. Parmi les plus belles pièces, le trésor ramené du temple de Jérusalem par Titus, après l'échec de la révolte juive : des trompettes d'argent, l'arche d'alliance, la table d'or du pain et, surtout, le menorah, célèbre chandelier à sept branches fait de 110 livres d'or fin.

Bas-relief de l'arc de triomphe de Titus, à Rome. Il montre le menorah, les trompettes d'argent et sans doute l'arche sainte du peuple juif. Ca trésor a disparu. A t-il été retrouvé par les Templiers et caché à Rennes-le-Château


Au XIIe siècle, Bertrand de Blanchefort, un de leurs grands maîtres, fait venir d'Allemagne des travailleurs pour exploiter les mines d'or des alentours de Rennes.

Quoi d'étonnant, alors, à ce que des histoires de trésors enterrés circulent dans toute la région.

Le trésor des Templiers
En 1099, les croisés s'emparent de la Ville sainte des Juifs et des Arabes. En 1120, neuf chevaliers fondent un ordre, celui des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Jérusalem. Ce sont les futurs Templiers. Ils campent dans l'ancienne mosquée al-Aqsa, construite par les Arabes sur l'emplacement du temple de Salomon.<a
En s'installant dans cette mosquée, les Templiers ont-ils retrouvés des secrets


Au début du siècle, on a retrouvé, près de Rennes, une dalle en or : près de 20 kg de métal précieux, constitués de monnaies fondues, pour la plupart arabes. Un peu plus tard, on découvre une autre dalle, de 50 kg. En 1928, les restes d'une grande statue en or sont mis à jour au bord d'un cours d'eau, en aval de Rennes.

A SUIVRE

mardi, 17 juin 2008

MANIFESTATIONS A VENIR A CREISSAN

Retenez bien ces deux dates
Le vendredi 27 juin aura lieu sur l'esplanade du village,avenue de St Just,le traditionnel feu de la St Jean.Venez nombreux assister à cette soirée qui annonce chaque année l'arrivée de l'été et des nombreux touristes amoureux de notre charmant village



Le lendemain samedi 28 juin,les petits Creissanais vous attendent à leur KERMESSE annuelle des écoles
Toute la journée,au square Alban Calmel,des jeux,des animations seront proposées aux grands et aux petits
Aprés une année de labeur,nos chers petits écoliers qui seront en vacances aprés cette kermesse seront trés heureux de votre présence et vous accueilleront avec respect et sympathie

vendredi, 13 juin 2008

LE MYSTERE DE RENNES LE CHATEAU (suite)

A première vue, ces manuscrits ne sont rien d'autre que des transcriptions de passages de l'Évangile, rédigées en latin dans une écriture archaïque et assez étrange.

Le premier de ces manuscrits (Jean, XII, 1-12) décrit la visite du Christ à la maison de Lazare, à Béthanie. Le deuxième raconte l'histoire des disciples qui égrènent les épis de blé, le jour du sabbat : cette version est élaborée à partir de celle de Matthieu (XII, 1-8), de Marc (II, 23-28) et de Luc (VI, 1-5).
Cependant, ces manuscrits font apparaître un certain nombre de détails inattendus : les monogrammes respectent des compositions différentes. Des lettres ont été ajoutées au texte. Certaines sont remplacées par des points. D'autres ont été déplacées... L'ensemble compose une énigme dont la clé est accessible aux seuls cryptographes.
Au début de 1893, l'abbé Saunière obtient une bourse de l’évêché pour monter à Paris et faire déchiffrer les manuscrits.
Ils passent par plusieurs mains dont celles d’Émile Hoffet, qui allait devenir une autorité en matière de vieux manuscrits et d'ésotérisme.
L’étrange comportement de l’abbé Saunière
En trois semaines, le curé de Rennes-le-Château passe le plus clair de son temps au Louvre. Il y achète trois reproductions de tableaux, apparemment sans lien : Les Bergers d'Arcadie, de Nicolas Poussin, le Portrait de saint Antoine, de David Teniers, et le Portrait du pape Célestin V, d'un artiste inconnu.



De retour à Rennes, le jeune curé reprend son travail de restauration. Avec quelques jeunes gens du village, il entreprend de soulever une autre dalle, face à l'autel. La face cachée se révèle sculptée, dans un style archaïque daté du VIe ou du VIIe siècle.
On peut y voir deux scènes, qui se déroulent toutes deux dans un lieu voûté ou dans une crypte. A gauche, un chevalier sur sa monture sonne du cor de chasse, tandis que son cheval abaisse le col pour s'abreuver dans une fontaine. A droite, un autre chevalier brandit un bâton de pèlerin et porte un enfant sur son arçon.

Usée et cassée, la pierre laisse difficilement deviner les sujets.



Une fois la pierre levée, l'abbé Saunière demande aux jeunes gens de creuser sur plusieurs mètres. Au bout d'un moment, la pioche fait sonner un objet dur. C'est alors qu'il s'enferme seul dans son église.
D'après la rumeur publique, deux squelettes auraient été exhumés, ainsi qu'un pot de médailles sans valeur. Ce qui est tout à fait plausible car au cours de fouilles récentes autour de l'église, on a retrouvé un crâne fendu rituellement.

Après cette découverte, l'abbé Saunière arrête de travailler dans son église. On le voit courir la campagne, un sac sur le dos, en compagnie de sa gouvernante. Il revient tous les soirs, le sac plein de cailloux choisis avec soin. Quand on l'interroge sur son étrange comportement, il répond qu'il a décidé d'orner d'une grotte en pierres le minuscule jardin qui se trouve en face de l'église.
La grotte est toujours en place de nos jours. Mais elle a été pillée.


Autre passe-temps étrange de l'abbé : au fond du cimetière, près de l'église, il y avait deux pierres tombales, dont celle de Marie de Négri d'Albes, morte en 1781, épouse de Francis d'Hautpoul, seigneur de Rennes-le-Château. Une nuit, il les déplace à l'autre bout du cimetière et efface soigneusement les inscriptions. En vain car certains archéologues les avaient déjà relevées et nous savons aujourd'hui que l'une de ces pierres portait la même composition de monogrammes que l'un des manuscrits.Au cours des deux années suivantes, le curé de Rennes-le-Château ne cesse de voyager. Il ouvre un compte en banque à Perpignan. Un autre à Toulouse. Un autre encore à Paris et un quatrième à Budapest. Des mandats arrivent de toute l'Europe, libellés au nom de Marie Denarnaud, apparemment expédiés par différentes communautés religieuses.

A partir de 1896, l'abbé Saunière entame un vaste programme de remise à neuf de l'église. Presque tout a subsisté de nos jours.
L’abbé se fait également construire la villa Béthanie dans laquelle il donne de somptueux repas.
L’abbé Saunière meurt en 1917. Le montant de ses dépenses a été calculé à plus de 1 million de francs-or (2 milliards de centimes).



Alors, comment un petit abbé, pauvre dans une paroisse aussi pauvre, est-il devenu aussi riche ?

A SUIVRE