09.06.2008

Saint-Chinian - Les orages

En cette période pluvio-orageuse, il est normal de rappeler la violence des épisodes que l'on nomme cévenols, des orages localisés et intenses qui ont plus habituellement lieu aux équinoxes de printemps et d'automne. 

Extrait du recueil des travaux de l'Institut de Géographie Alpine, 1919

Les crues des rivières cévenoles atteignent des débits énormes avec une rapidité foudroyante. En quelques heures, elles parviennent à leur maximum puis elles s'affaissent et s'écoulent. Elles font souvent irruption dans le lit des rivières, à la manière d'un raz-de-marée... 

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(Saint-Chinian - La mairie) 

Les désastres qui en résultent sont terribles. c'est un affluent de l'Orb, le Vernazobres, jusqu'alors considéré comme inoffensif, qui causa le plus terrible désastre dont on ait conservé le souvenir dans la région. pendant la nuit du 12 au 13 septembre 1875, il envahit la bourgade de St Chinian au milieu de laquelle il s'écoule, et s'éleva à une hauteur telle qu'il emporta une partie des maisons: 100 habitants furent noyés ou écrasés. 

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(Béziers - les inondations, maison détruite) 

 

06.06.2007

Montpellier - 13 mai 1922 - Orage de grêle

Montpellier - 13 mai 1922 - Orage de grêle 

A l'heure où l'on parle de réchauffement climatique, d'événement exceptionnel, de catastrophe, les hommes ont souvent la mémoire courte. La télévision montrait, il y a quelques jours, des images d'un village où il était tombé 70 cm de grêle : exceptionnel !

Exceptionnel comme celui qui s'est abattu sur Montpellier le 13 mai 1922. Vers 16 h 30 et pendant une demi-heure, le ciel s'est assombri au-dessus de Montpellier. Sur le quartier de Saint Denis, la pluie s'est transformée en grêlons qui se sont amoncelés dans les rues.

(Au fond, l'église St Denis) 

 

Les passants ont abandonné voitures (charrettes) et animaux pour se réfugier dans les magasins. A la fin de l'orage l'épaisseur de grêle était de 80 cm dans la rue de la Saunerie (en face de l'église Saint-Denis). Devant l'ampleur des dégâts, le 2ème régiment du génie, alors en garnison à la caserne Joffre (actuel lycée), fut envoyé pour déblayer les rues.

 

(Au fond, dans le prolongement, l'avenue de Toulouse)