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31.12.2007
Bonne année
Bonne année à tous les lecteurs de ce blog.
Et avec tous mes voeux de santé, bonheur, argent, et tout le reste...
06:00 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bonne année, carte, postale, ancienne
24.12.2007
Joyeux noël
Je souhaite un joyeux noël à tous les lecteurs de ce blog.



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17.12.2007
Montpellier - Planchon, l'homme et le square de la gare
En face de la gare de Montpellier, il existe un petit parc avec une mare au milieu de laquelle trône un rocher majestueux. En fait de rocher, il s'agit d'un amas de mousses et de calcaire, qui repose sur une pierre carrée (voir carte ci-dessous), et qui s'est constitué au cours des ans. Ce square est dédié à Emile PLANCHON, bienfaiteur de la viticulture durant les années noires de l'attaque du phylloxéra. De mémoire, il me semble que le buste original en bronze de cette carte a été fondu pour fabriquer des boulets et des canons pendant l'une des deux guerres.
Jules Emile PLANCHON, botaniste et agronome, est né à Ganges en 1823. il se rendit en Angleterre et y fut nommé conservateur du jardin botanique de Kew. Professeur à l'institut horticole de Gand, puis à l'école de médecine et de pharmacie de Nancy, il alla occuper, en 1853, la chaire de botanique à la faculté de Montpellier.

Directeur de l'école de pharmacie de cette ville, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, il est surtout populaire pour avoir découvert et décrit le phylloxera de la vigne. C'est grâce à lui qu'on utilisa les plans américains comme porte-greffes et qu'on put reconstituer le vignoble presque entièrement détruit.

Planchon mourut à Montpellier en 1888. on lui a élevé un monument dans le square de la gare. Le buste du savant repose sur une stèle; un vigneron reconnaissant tend à son bienfaiteur une grappe de raisin.
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10.12.2007
Béziers - Théâtre aux arènes
Béziers était au début du 20ème siècle, une cité d'arts et de spectacles. Ces lettres de noblesse, elle les doit pour beaucoup à M. Castelbon de beauxhostes, un mécène qui fera venir à Béziers, les plus grands artistes de l'époque.
Les grands spectacles de plein air aux arènes de Béziers
Depuis 1898, Béziers s'est rendue célèbre par les grandes représentations théâtrales organisées aux arènes sur l'initiative de son mécène: M. Castelbon de Beauxhostes. Successivement ont été jouées les pièces suivantes:
1898: Déjanire, par Louis Gallet, musique de Saint-Saëns
1899: Prométhée, par Ferdinand Hérold et Jean Lorrain,
musique de Fabien Fauré; rejoué en 1900
1901: Parysatis, par Jean Delafoy, musique de Saint-Saëns
1902: Parysatis et Dejanire
1903: Armide, de Gluck;
Bacchus Mystifié du docteur Sicard
1904: Les Hérétiques de Ferdinand Hérold
1905: La Vestale de Spontiny
1906: Le premier glaive de Lucien Nepoty
1910: Les esclaves de Louis Payen
1921: Antigone, musique de Saint-Saëns
1922: Penthesilée d'Alfred Martin et Marc Delmas
1923: Le dieu sans couronne de P. Jalabert et Marc Delmas
1924: Dejanire et Mireille
Voici la page de souvenirs de M. Castelbon de Beauxhostes.

Ce fut lors d'un voyage à Valence (Espagne) que l'idée me vint d'organiser une représentation dans les arènes de Béziers. J'assistais naturellement à l'inévitable course de taureaux; il me fut donné, aussi, d'entendre un concert vocal et musical qui me stupéfia. Dans les arènes où queques heures auparavant vociférait tout un peuple en délire, des choeurs impeccablement réglés et des solistes à la voix harmonieuse venaient seuls et délicieusement troubler le silence de l'amphithéâtre, garni jusqu'au moiondre gradin.

Ce fut pour moi une révélation ou plutôt, l'explication des succés remportés chez les grecs et les romains par les spectacles de plain air. Ces spectacles, ne pourrait-on pas les faire revivre en France, dans notre Midi qui n'a rien à envier au soleil d'Athènes ou de Rome ? J'hésitai longtemps sur le point de savoir à qui j'allais faire part de mes projets. Je choisis Saint-Saêns, convaincu qu'il se donnerait tout entier à mon projet, si je parvenais à l'y intéresser.

Inviter Saint-Saëns à Béziers, lui faire donner, à Saint-Nazaire, un récital d'orgue furent choses très aisées. Ce qui l'était moins, c'était de le conduire aux arènes. Nul n'ignore en effet, que Saint-Saëns avait la phobie des courses de taureaux. La seule évocation de ce spectacle le faisait entrer dans des colères folles. Il fallut donc user de subterfuges pour amener Saint-Saêns à franchir le seuil des arènes. Ce fut un soir de mai 1897, que je réussis enfin à le faire entrer dans ce qu'il appelait "le temple abominable du sang" en pariant avec lui que la voix humaine s'entendrait admirablement et sans effor d'un bout à l'autre du vaisseau.

A peine parvenu dans la piste, Saint-Saêns commença à fredonner quelques notes. "Mauvais", dit-il, comme il avait l'habitude de le faire quand il était de méchante humeur. "Mauvais quoi ?", répliquai-je. Au même instant, mon ami Fernand Fournier, qui était caché à nos yeux, égréna quelques notes de violon auxquelles succédèrent immédiatement des chants. Brusquement Saint-Saêns me dit: "Voulez-vous venir avec moi à Paris ? Nous irons voir Gallet, ce sera splendide.". Un an après, Déjanire était joué.

Sans entrer dans les détails, j'indiquerai que les dépenses s'élevaient à une centaine de mille francs, somme énorme pour l'époque, mais qui s'explique quand on sait les dimensions formidables du décor de Jambon. la recette ayant été de 113 000 francs, je pus verser 13 000 francs au Bureau de Bienfaisance. Résultat satisfaisant sans doute, mais peu en proportion avec les risques courus. Malheureusement, la crise viticole survint qui changea en désastres successifs au point de vue financier, ces représentations artistiques.
F. CASTELBON de BEAUXHOSTES
06:40 Publié dans Béziers , Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Beziers, theatre, arenes, castelbon de beauxhostes, histoire, locale, carte
03.12.2007
Lamalou-les-bains - Une grande station thermale
Extrait du guide JOANNE, Hachette, avant 1920

L'établissement thermal de Lamalou-le-Bas, ou l'ancien, adossé au coteau de l'Usclade, est alimenté par une source ancienne et par 23 nouvelles. La température du griffon de la buvette est 51°. Au-dessus des thermes, sur un coteau, s'étend un beau parc de 15 hectares, la vue y est splendide. On y trouve une vacherie modèle.

L'établissement thermal et hydrothérapique de lamalou-le-Centre, inauguré en 1892, situé au milieu d'un beau parc est alimenté par des sources tempérées: Capus, très ferrugineuse; Bourges, alcaline et gazeuse; la Source Nouvelle, riche en fer et lithinée; Marie, plus alcaline et gazeuse.

On accède à l'établissement de Lamalou-le Haut, par un chemin rapide taillé dans la roche schisteuse. Il est alimenté par un puits artésien profond de 115 m. Les buvettes sont les sources du Petit-Vichy, celle de Moïse qui combattent la goutte et la gravelle; la source de la Mine, très riche en carbonate de fer.

L'indication qui a fait à Lamalou sa réputation est l'ataxie locomotrice et, généralement, toutes les névropathies et les maladies de la moelle épinière. Depuis les expériences concluantes du docteur Charcot, les ataxiques y viennent du monde entier. Beaucoup passent à Lamalou six mois de l'année.
06:35 Publié dans Histoire locale , lamalou-les-bains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lamalou, bains, source, usclade, therme, histoire, locale

