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22.10.2007
Florensac - Orphelinat

Merci d'avance, voici mon adresse:
F...
18, rue des remparts Lunel
En attendant de te revoir, reçois une cordiale poignée de main.
Charles F...

Envoie-moi ma feuille de convocation.
Merci d'avance, cordiale poignée de main.
Charles F...
06:30 Publié dans Florensac , Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : carte, postale, ancienn, florensac, herault
15.10.2007
Caux - La canaille de Caux
Caux et ses canailles

Chère Léontine,
J'ai reçu ce matin en arrivant à Caux, la missive écrite de tante Emilie. Je l'en remercie beaucoup et te prie de croire qu'elle m'a fait beaucoup de plaisir. Demain, je t'enverrai une carte de Villeveyrac et ce sera sans doute fini.
Nous arriverons à Montpellier vers les 10 heures du matin mais je te prie de ne pas te déranger car je te promet qu'en arrivant, j'irai tout de suite te voir.

Sois présente et au moins que je te trouve dans un état de santé satisfaisant. Je suis ici à Caux comme un petit prince. Je suis logé chez Mr .../... . Il me semble que je t'avais parlé de ce monsieur. Bien nourri, bien couché et ma foi, que veux-tu de plus, il ne me manque que ma chère Nini. A demain soir, vers les 1 h ou 2 heures de l'après-midi. Un million de baisers.
Joseph

Souhaite bonne année
Signé: Villebrun
06:00 Publié dans Caux , Histoire locale , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carte, postale, caux, ancienne, histoire, locale, canaille
08.10.2007
Villeneuve lès Maguelone - Capitale du chasselas
Villeneuve-lès Maguelone était à cette époque la capitale du raisin de table. Ce commerce a connu ses heures de gloire au début du XXème siècle, au bénéfice de nombre des habitants de ce village tranquille de la banlieue montpelliéraine. Mais cette époque est révolue et bien qu'il reste encore quelques vignes sur la commune, je ne pense pas que l'on trouve une parcelle de chasselas, ce bon raisin de table si doux et si sucré. Témoignage de ce passé luxuriant, il reste quelques maisons de maîtres et autre maisons vigneronnes.
Ces cartes sont restées vierges, elles n'ont pas été postées mais elles datent vraisemblablement des années 30. Je vais donc commenter ces cartes avec les souvenirs que j'ai de ces lieux.

C'est la seule rue du village qui peut prétendre au nom d'avenue. A la différence des rues, boulevards, faubourgs, une avenue est bordée d'arbres, ici des platanes. Cette rue est la rue principale du village, en venant de Montpellier. En arrière de cette photographie, il y avait autrefois un moulin, moulin à blé puis moulin à huile (d'olives) et il existe encore des personnes qui disent, lorsqu'ils vont se promener vers la gare, "je vais au chemin du moulin". Le monuments aux morts, sur la gauche de cette photo, est le monument élevé par la paroisse en mémoire des enfants de Villeneuve morts en 1914/1918. Ce monument est sur le point d'être démoli pour laisser la place à des maisons individuelles. La plaque et le christ en croix devraient être déplacés près du cimetière.

Même rue que ci-dessus mais plus près du coeur du village qui se trouve en fond, après la mairie dont on aperçoit le clocher. C'est le secteur des propriétaires viticoles aisés, des maisons de maitres. La maison de gauche dont la façade porte l'incription "1867", est certainement la plus belle du village. Elle possède au rez-de chaussée 2 colonnes qui lui donnent des allures d'octroi ou de temple grec, et au niveau du balcon, une statue représentant le médecin "Arnaud de Villeneuve" qui a donné son nom à la maternité de Montpellier. Elle a longtemps appartenu à une famille SENEAUX ou SENAUX. Mr SENAUX fût vers 1900, le premier villeneuvois à posséder un voiture à moteur. A droite près du facteur, un murier-platane, arbre qui a été cultivé pour la production du ver à soie. Cet arbre a donné son nom à la salle de sports construite dans les murs du garage que l'on devine à gauche de cette carte "la salle des muriers".

Le monument aux morts municipal trône au milieu de la place des héros. En effet, la discorde entre la municipalité et la paroisse conduisit chacune des parties à ériger leur propre monument, l'un béni par le prêtre de la paroisse et l'autre salué par la république. Cette place servait autrefois de terrain de jeu, pour la pétanque mais elle a été pavée il y a une trentaine d'années.

Construit sur un ancien cimetière, l'école de Villeneuve a vu passer des générations de villeneuvois. Le bâtiment du fond accueillait la maternelle et avait sa propre cour. La bâtiment central était coupé en deux, comme cela est encore visible de nos jours, sur la façade. A droite, l'école des filles, et à gauche, celle des garçons. Le même partage existait à l'intérieur des bâtiments et dans la cour de récréation. Les jardins suspendus de la façade ont été supprimés il y a une quinzaine d'années, pour faciliter et sécuriser l'accès à l'école.
Pour en savoir plus sur Villeneuve, consultez le site d'Alain GUERRERO:
http://perso.orange.fr/villeneuve.les.maguelone.guerrero/...
06:00 Publié dans Histoire locale , Villeneuve lès Maguelone | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : villeneuve, maguelone, ecole, monument, carte, postale, ancienne
01.10.2007
Beziers - le canal du Midi
Béziers et l'oeuvre de Pierre Paul RIQUET
Comment évoquer la cité bittéroise sans parler du canal qui le traverse et de son inventeur ? Pierre Paul RIQUET, enfant du pays issu d'une famille aisée, y engloutit toute sa fortune mais quel témoignage il nous a laissé ! En son honneur, je reproduis ici un extrait de la première lettre de Paul RIQUET à COLBERT. Notre inventeur ne manquait pas d'argument pour convaincre son roi.
Bonrepos, le 26 novembre 1662
Je vous écris de ce village sur le sujet d'un canal qui pourrait se faire dans cette province du Languedoc pour la communication des deux mers.
Vous vous étonnerez que j'entreprenne de vous parler d'une chose que apparemment, je ne connais pas et qu'un homme de gabelle se mèle de nivelage, mais vous excuserez mon entreprise lorsque vous saurez que c'est de l'ordre de monsieur de Toulouse que je vous écris. Il y a quelque temps que ledit seigneur me fit l'honneur de venir en ce lieu, soit parce que je suis voisin et hommager, ou pour savoir de moi les moyens de faire ce canal, car il avait ouï dire que j'en avais fait une étude particulière. je lui dis ce que j'en savais et lui promis de l'aller voir à Castres à mon retour de Perpignan, et de le mener de là pour lui en faire voir la possibilité.
Je l’ai fait et ledit seigneur a été visiter toutes choses qui s’étant trouvées comme je les avais dites, ledit seigneur Archevêque m’a chargé d’en dresser une relation et de vous l’envoyer. Elle est ici incluse, mais en assez mauvais ordre car n’entendant ni le grec ni le latin et à peine sachant parler le français, il n’est pas possible que je m’explique sans bégayer. S’il vous plait de lire ma relation, vous jugerez que ce canal est faisable, qu’il est à la vérité difficile à cause du coût mais que regardant le bien qui doit en arriver, l’on doit faire peu de cas de la dépense.
… on trouve des routes aisées et des rivières qui peuvent être facilement détournées de leur anciens lits et conduites dans ce nouveau canal par pente naturelle et de leur propre inclinaison. Vous avez pour cela mille moyens, monseigneur, et je vous en présente encore deux que vous jugerez très avantageux au roi et à son peuple, quant il vous plaira de considérer que la facilité et l’assurance de cette navigation fera que le détroit de Gibraltar cessera d’être un passage nécessaire, que les revenus du roi d’Espagne à Cadix en seront diminués et que ceux de notre roi augmenteront d’autant sur les fermes des Trésoriers et des entrées de marchandises en ce royaume, outre les droits qui se prendront sur ledit canal qui se monteront à des sommes immenses.
Pierre Paul RIQUET
06:30 Publié dans Béziers , Histoire locale , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : carte, postale, ancienne, beziers, canal, midi, riquet

