07.04.2008

BEAUCAIRE *AS*

LE MUGUET REPREND DES CLOCHETTES
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 Martegau et Auzolle

Entrée: Bonne ½. Organisateur: Affaires Taurines. Présidence: R Arnaud. Droitiers: Auzolle, Beaujard, Gleize, Moutet (sort au 1er), Outarka, Villard. Gauchers: Bouchet, Martin-Cocher, Khaled, Poujol. Tourneurs : Duran, Fouque, Garrido, Tourki.

Un temps plus clément et la seconde journée du muguet d’or reprend des couleurs. Bien sûr tout ne fut pas parfait mais il y eut de bons moments. Orus est un vrai premier, Lieutenant a la course de Mouriès dans les pattes mais finit mieux, Martégau a du punch aux planches, Azérac est sérieux, Vannier trop facile mais Gastounet offre le final adéquat. Chez les hommes c’est souvent l’attaque à outrance aux rubans, le stand-by aux ficelles et la bourre quand elles sont ouvertes mais cela dure depuis toujours. Auzolle efficace prend le pouvoir mais Villard auteurs de plus belles arabesques reste au contact. Gleize combattif est présent sur tous les taureaux. Les autres s’illustrent parfois mais par à-coups. En prélude l’école taurine de Beaucaire et trois jeunes cocardiers de la manade Paulin-Niquet nous a fait patienter de fort belle manière.

a26a97dad5a339b418b14e9f2cb89410.jpgMême si on n’attaque les ficelles qu’à la cinquième minute, ORUS du Grand Salan(Photo à gauche avec Khaled) réticent avec les droitiers se réserve pour les gauchers mais le tout manque de conviction au fil des minutes. Dans ces conditions il les conserve sans musique.
Volontaire et vaillant, LIEUTENANT (Lautier) subit un assaut en règle de la troupe blanche qui ne lui laisse aucun répit ni aux attributs, ni aux ficelles mais l’élastique lui permet de tenir douze minutes trente et d’offrir un final plus intéressant avec 3 Carmen plus retour.
Du pétard avec MARTEGAU (Chauvet) qui effectue un début tonitruant ponctuée d’actions percutantes dont une émotionnante sur un long raset de Villard. Une dizaine de grosses actions mais comme à son habitude des périodes de distraction (surtout après les tourneurs) qui ne l’empêchent pas de garder une ficelle intacte. 8 Carmen et rentrée. Pas mal non. 
Du potentiel chez AZERAC (Paulin-Niquet) un sérieux qui ne subit pas et sélectionne. Villard fait les plus beaux rasets mais la course prend du volume au final pour la première ficelle que s’adjuge Auzolle après qu’Outarka quiché ne fasse un vol plané en contre piste. Dernier raset de Benji main sur le frontal pour le fun. 5 Carmen et rentrée.
Très abordable, VANNIER (Fabre-Mailhan) se laisse raseter pendant cinq minutes trente. C’est plaisant mais c’est trop court.
0102329aeddd9fb0f25d9c82c9f69889.jpg En manque de repères, GASTOUNET (St Pierre) semble surpris puis enclenche la machine à coups de barrières. Son  placement est parfois défaillant mais dieu que ses actions aux planches sont puissantes. Une douzaine dont certaines fracassantes. 6 Carmen et retour pour un final très applaudi. Quatre points d’écart entre les deux premiers et une finale dont l’éclosion s’annonce indécise.

Eric AUPHAN

Photos Christian ITIER 

 

Classement Muguet d’or : Auzolle 35 points, Villard 31 points, Gleize 16 points, Outarka 8 points, Khaled et Martin-Cocher 6 points.

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 Gastounet en plein show

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 Martin-Cocher appliqué entre les cornes de Martegau

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LE GRAU DU ROI 6-04 *AS*

SANS COMPLEXES LES LAUTIER !


CO-BLANCO clôture spectaculairement la course
Loyauté et courage ne sont pas des vains mots pour les cocardiers de Bernard et Janine Lautier. Ils le prouvent ce Dimanche en donnant une réplique valeureuse aux huit tenues blanches. Allouani, Matray, Sabatier, Jourdan, C.Garcia et Marquier pour les droitiers. Clarion assurant la quasi totalité de la course à gauche, A.Benafitou toujours en délicatesse avec une élongation faisant plusieurs fois des haltes à l'infirmerie avant de se retirer.
MOUSQUETAIRE, un moral de combattant qui lui permet d'encaisser les attaques et d'y répondre avec tonicité et vaillance. Il sauve une ficelle et entend une rafale de Carmen.
BRUN, avec moins de gaz que le précédent il coopère positivement en s'aidant d'un coup de revers pour défendre ses ficelles. Deux fois la musique.
LANCIER, cornes droites bien effilées, un tempérament de feu à droite (absent pour les gauchers), il impose du respect. Il utilise à bon escient les changements de terrain et promène les hommes pour ne pas se laisser enfermer. Avec cette tactique il protège ses pompons jusqu'à la neuvième minute. Les droitiers enchainent les attaques et le bioù distille tour à tour des belles enfermées que la Présidence récompensent d'un concert de Carmen.
VARENNE, huit minutes pas ennuyeuses, classiques mais trop largement récompensées.
VIDOCQ, ce petit modèle vas se battre jusqu' au bout pour ne rien lâcher. Certes il subit mais avec sa façon de baisser la tête il enferme une ficelle après avoir entendu cinq fois la musique.
MATHIS, dés sa sortie il se dresse dangereusement après Allouani, puis se cabrera plusieurs fois encore derrière Matray, Jourdan. el enferme durement Sabatier, mais sa fin de course manque de l'agressivité qui lui est habituelle. Toutefois avec une ficelle au toril et plusieurs fois les honneurs, il remplit son contrat.
CO-BLANCO, hors points, avec un tantinet de pression supplémentaire et c'était le final idéal. Malgré ce il oeuvre très barricadièrement, notamment avec C.Garcia qui lui donne un maximum de liberté d'expression. Des Carmen.
MOUSQUETAIRE
BRUN
LANCIER
MATHIS
MATHIS
MATHIS
CO-BLANCO
CO-BLANCO
CO-BLANCO
Texte et Photos Luc PERO

31.03.2008

MAUGUIO *AS*

Dimanche 30 mars

 

ILS PETENT LE FEU CES CUILLE ! 

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Avec deux rayons de soleil de plus, c'est le genre de course qui aurait pu finir en apothéose. Hier,  à Mauguio, malgré le froid et la grisaille, les taureaux de Cuillé ont fait le show : plein de méchanceté, de punch, de hargne, ils ont rendu coup pour coup aux adversaires blancs (Allouani, Jourdan, R. Mondy, Sabatier, Villard, Clarion, T. Mondy, Mebarek, Ouffe, tourneurs : Beker, T. Garrido, Kerfouche, Mata, Zerti) desquels Allouani en meneur retrouvé et Sabatier ressortent. Les blancs ont beaucoup raseté, vite et parfois dans la précipitation mais en face il y avait du répondant. Le Carmen général en fin de course pour les taureaux et les hommes n’est pas usurpé.

S’il sort avec du pétard, manquant d’attraper Sabatier, Dédale fait le tri et ponctue sa course de grosses ripostes pas toujours où on l’attend. Méfi les tourneurs et les distraits ! Sur la fin, il se fait réticent et rentre ses ficelles. Un Carmen et retour.
Avant la sonnerie, Titouan joue des gros bras et tape les planches. Malgré ce, aux rubans, il se laisse prendre dans le tourbillon blanc. Aux ficelles, il se révèle dans un combat violent et conserve la deuxième au terme d’une haute lutte émaillée de coups aux barrières. Sept Carmen et retour.
Merlin, bien positionné, la joue plus classique mais il ne lâche rien jusqu’aux planches obligeant les hommes au sérieux. Quelques "scuds" après Allouani et Jourdan pour un redoutable cocardier qui rentre une ficelle. Trois  Carmen et retour.
Ruy Blas paradoxalement fait preuve d’un calme étonnant. Même si cul aux planches, il ne laisse rien sans réponse. En fait, il se réservait pour la fin où dans la bagarre pour ses ficelles, il fait feu de tous bois dans au moins huit coups de barrière. 14 minutes. Une dizaine de Carmen et retour.
Renoir vient en force, oblige souvent à rompre et en plus à la planche, il est toujours là. Il sait aussi se sortir de l’étreinte quand elle se fait trop étouffante. Enfermées et coups de barrière se succèdent dans un quart d’heure endiablé rythmé par la musique ainsi qu’à sa sortie, porteur d’une ficelle.
Du punch aussi pour le benjamin de la bande Guépard, 7 ans, même si les hommes lui laissent un peu plus de répit. Son truc à Guépard c’est la série où il se donne à fond se soulevant à l’arrivée. Pour lui aussi un concert de Carmen jusqu’à la 14e où Mebarek lève la seconde ficelle.
Martine ALIAGA 
Et pour saluer l'arrivée de Benjamin Alcon sur les midiblogs, vous pouvez visualiser les photos de la course sur http://benjibiou.midiblogs.com (cliquez dans les sites amis, à benjibiou)

 

24.03.2008

LUNEL *AS*

Lundi 24 mars : 2e journée du Trophée pescalune

 

ROYALE DE NICOLLIN :
DES COCARDIERS TROP BRAVES, TROP GENEREUX ! 

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Insolent - Jourdan 

Le froid, la feria d'Arles, l'affiche du jour (sans vedette chez les noirs) ont peut-être dissuadé le public qui ne remplissait que la moitié de l'arène pescalune. En revanche en piste, c'est plein. Douze raseteurs (Allouani, Garcia, Jourdan, Outarka, Toureau, Villard, Matray, Gleize, Martinez, Oleskevich, Poujol, Bouchet) et cinq tourneurs (Mata, T. Dengerma, Abbal, T. Garrido, Tourki) se présentent au président Jacques Valentin.

Sans chef de file et sans difficulté majeure, les cocardiers de Nicollin n’ont eu que leur générosité à offrir. A Lunel, ça fait un peu juste même si Embrun et Insolent mettent du rythme dans leur réparties et Anténor un poil d’agressivité. Chez les blancs, ça joue tactique… surtout pour attaquer les ficelles. Les plus en vue : Jourdan qui lève à chaque taureau, Matray opportuniste souvent sans la manière, Poujol qui retrouve du tempo. Villard en retrait, Allouani temporise ; Martinez, Gleize, Outarka par moments.

Gaucelm.- Il reçoit avec calme les premiers assauts, sûr de son placement. Les hommes ne le forcent pas, Gaucelm expédie les affaires courantes et rentre ses ficelles en silence.
Jodias.- Trois raseteurs réclament la coupe cocarde, Jacques Valentin ne la donne à personne… Ça vous apprendra ! Sollicité, Jodias met du coeur dans les séries et peut sauter dans la foulée (sur Jourdan à la 5e). Matray en embuscade lève la 2e ficelle à la 12e minute. 2 Carmen et retour.
Embrun.- La générosité même. Du haut de ses huit ans, il répond à tout en rythme et conclut à plusieurs reprises (Allouani, Jourdan). Avec panache, il enfile les séries et conserve une ficelle. 6 Carmen et retour.
Très remuant, Insolent se fait raseter sur ses déplacements. Il se chauffe sous la pression jusqu’à se soulever deux fois après Jourdan puis à taper après Allouani et Villard. Il met toute son envie et sa bravoure dans le combat, mais il a du mal à sortir de l’emprise. Sur sa seconde ficelle qu’il rentre, les hommes lui laissent un peu plus de répit, du coup, plus rien. 4 Carmen et retour.
b9eae662b6cbd4064b486f442a481c38.jpg A 10 ans, Anténor (photo ci-contre avec Matray) en a vu d’autres. Il soutient le rythme sans refuser et sans baisser la garde, se permettant quelques conclusions sévères (Allouani, Matray, Poujol, Gleize). Matray lève la seconde ficelle sur la sonnerie. 5 Carmen et retour.
Aucune difficulté chez Barras, alors c’est la ruée. Une minute pour la cocarde et les glands. Aux ficelles, quand les rasets s’espacent, Barras met les gaz sur Jourdan et Matray, tape sur Garcia et Martinez. Poujol met un terme à sa prestation à la 12e minute.

Martine ALIAGA
Photos Christian ITIER 
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 Anténor - Gleize

LES SAINTES-MARIES-DE-LA-MER *AS*

Dimanche 23 mars

 

ALLOUANI ET PESQUIE
VEDETTES DU TROPHEE GEORGES-MOURET

 

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Les deux primés : Pesquié et Allouani

Par un temps glacial, dix raseteurs ont défilé à la capelado: Allouani, Jourdan, Sabatier, Gleize, perez, Matray, Marquier, poujol, Clarion, Martinez, plus cinq tourneurs Dunan, Dengerma, Mata, Abbal, Kerfouche. Si Pesquié (Saumade, 5e) remporte le prix, Vannier de Fabre-Mailhan (4e) et Jason de Saumade (3e)  ont été à la hauteur. Chez les blancs, Allouani est récompensé, bien secondé par Sabatier. Matray et Marquier ont aussi été performants.

REPORTAGE PHOTO DE CHRISTIAN ITIER
 

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 Jason (Saumade, 3e) a réalisé une course intelligente
 
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Vannier (Fabre-Mailhan, 4e)
combattant vaillant, ici avec Marquier 
 
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Pesquié (Saumade, 5e) - Sabatier 
 
 
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Rostand (Blatière-Bessac, 6e)
sa fougue le conduit jusqu'à la blessure (13e minute).
 
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23.03.2008

BEAUCAIRE *AS*

Dimanche 23 mars : 1re journée du Muguet d'Or

 LES FLEURS DU MUGUET POUR YVAN
 
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Damien Martin-Cocher et Yvan
 
Première journée du Muguet d'Or beaucairois, fraîche en température, tiède en ambiance, donc peu propice à enflammer des gradins faiblement garnis. Les raseteurs au nombre de dix effectuent la capelado sous les ordres de Raymond Arnaud au micro. Villard se dépense sans compter pour faire plaisir au public, Auzolle, Ouffe, Martin-Cocher, Outarka ne sont pas à la traîne et Mascarin, Bouchet, Mebarek, Khaled suivent le rythme. Moutet se retire au second.  L'affiche - sept cocardiers - pour six manades ne réserve aucune surprise.
Cusco (Janin).- Premier, huit minutes agréables.
d01dc45eca46c9606707dae687ff3e7d.jpgRascaillon (J.-C. Blanc).- (Photo à gauche, avec Auzolle) Un quart d'heure décousu avec des passages au centre inintéressants et de bonnes répliques lorsqu'il tient le terrain des planches.
Arnaud (Nicollin).- Du bon avec des belles séries, du moins beau avec un placement peu orthodoxe (centre). Le tout pour 3 Carmen et une ficelle au toril.
181e863998232ef6945410ceafb61010.jpgApis (Le Brestalou).- (Photo à droite, avec Auzolle) Va apporter de la difficulté par sa vitesse et son placement rigoureux. Il manque donc de pression, mais attaqué il se livre jusqu'à subir dans quinze minutes cinq fois honorées.
Dantes (Lautier).- Un petit taureau qui préfère des pistes et des hommes plus à la portée de ses capacités.
f83195aa47e303e8f426d46726f24a7e.jpgYvan (Lou Pantaï).- (Photos à gauche sur Mebarek, à droite Villard se fait toucher) La satisfaction du jour. Ce petit gabarit a de la nitro dans le sang. Attentif à tout, vif à la réplique, il pousse au maximum ses réponses et donne bien des sueurs à Ouffe, Martin-Cocher, Auzolle, Khaled, Mebarek. 49d56e21cc80bfc46ba3252b2a177a1a.jpgVillard se plaît à lui donner le maximum de chance mais ce n'est pas sans danger (jambe bloquée contre la planche, pas de blessure). Un quart d'heure tout en rythme qui lui vaut de multiples Carmen, ses ficelles au toril.
Pluton (Nicollin, hors points).- Huit minutes, 3 Carmen pour sa bravoure.
Texte et photos Luc PERO
Classement Muguet d'Or : 1er Villard, 23 points ; 2e Auzolle, 21;  3e Mascarin, 8.
 

 

22.03.2008

VERGEZE : ROYALE DE BLATIERE-BESSAC

Samedi 22 mars

 

TIBERE, LANZA, ELZEAR

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Elzear - Cyril Garcia 

Sept Blatière, cela peut paraître indigeste à certains, pourtant la race a changé. Certes, ces cocardiers là ne se livrent pas sans sollicitation engagée mais sur l'ensemble de la course d'aujourd'hui, les blancs qui ont fait l'effort de rentrer dans leur terrain ont été le plus souvent honorés de ripostes, même si l'ensemble a manqué de percussion et d'émotion.  A l'appel du président de course Raymond Arnaud, devant une moitié d'arène, dix raseteurs (Garcia, Villard, Gleize, Perez, Guyon, Marquier, Moutet, Martin-Cocher, Martinez et Clarion) et cinq tourneurs (Lebrun,  T. Dengerma, Abbal, Dunan et T. Garrido) défilent à la capelado. Sur le nombre, les plus intéressants à suivre ont été C. Garcia, Marquier, Moutet, Guyon et par moments Martin-Cocher et Villard (à sa décharge, il a subi un gros tampon de Fonfon). La piste de belle taille de Vergèze que les taureaux ont occupée – à bon escient - dans toute sa dimension, leur a bénéficié pour se sortir de l'emprise des hommes.

La réserve est de mise avec Terruel qui choisit ses ripostes et au besoin ignore. Plus sollicité à la fin, il termine fort sur Guyon et Garcia (2 fois). 2 Carmen et retour. Fonfon rentre une ficelle (en silence)  au terme d'un quart d'heure où, raseté sur un bon rythme, ses réponses sont honnêtes mais il ne se chauffe pas vraiment. Dommage, c'est là où il est le meilleur. Hormis un coup de nerf sur Villard qu'il catapulte en contrepiste. Ivoire se donne, tout en mouvement, dans des séries volontaires. Une fois calé, ses conclusions sont plus incisives : Villard, Guyon,  Clarion se font serrer de près aux planches, plus une belle anticipation sur Martin-Cocher. Une ficelle au toril en musique (+ 2 Carmen pendant).

79096b74fcd1e75cadbed50a0036aba2.jpgAvec expérience, Tibère (photo à gauche avec Mathieu Marquier) met du rythme dans ses poursuites et prend du temps pour récupérer. Il oblige Villard à lâcher prise, surveille les départs, fait de la place dans son terrain et tient tête de cocardière manière. Ainsi il rentre ses ficelles en musique. Dans son premier temps de course, Lanza bourlingue et lâche les rasets en cours mais il peut aussi conclure fermement (Guyon, Villard, Garcia). Dans un 2e temps, moins itinérant, ce sont Garcia et Guyon qui écopent de ses plus belles actions aux barrières. L'unique ficelle restera en place. Carmen au retour (+ 6).
Le barricadier attendu, Kabyle n'a pas convaincu. Facile sur le raset, il faut vraiment "s'embroncher" devant lui pour qu'il vienne taper (Martinez, Carmen), mais aujourd'hui, c'est seulement sa grosse carrure qui impressionne, le reste…

Elzear (hors-points) a mis de l'animation. Un peu brouillon mais offensif et volontiers finisseur, il s'est fait un festival avec Garcia (3), Gleize, Martinez, Moutet. Sept fois le disque joue et il rentre une ficelle en musique.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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Lanza - Rémy Guyon 

 

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17.03.2008

ARLES *AS*

Dimanche 16 mars 2008

 

ANDALOU ET MONTVERT
RECUEILLENT LES VOIX DU PUBLIC

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Andalou et Villard 
 
 
Sur les six candidats du concours arlésien, deux se partagent la totalité des suffrages exprimés à la sortie des arènes. ANDALOU est sans contestation élu le meilleur taureau de l’après-midi, juste devant l’intouchable MONTVERT qui une fois de plus ramène sa cocarde au toril.

Chez les hommes B.Villard est le vainqueur du groupe de quatorze (Auzolle, Martin-Cocher, Thierry, Bouchet, Matray, Marquier, Gleize, Mebarek, Moulin, Villard et les tourneurs Dunan, Duran, Fouque, T.Garrido ) qui effectuent la capelado sous les ordres de Claude Chevalier à la présidence.
GREGAOU de Fabre-Mailhan, exclusivement droitier, il se déplace bien ce qui lui permet de résister onze minutes récompensées à sa rentrée.
MOURIESEN de Chauvet, quelques coups aux planches pour ce gaucher dans huit minutes généreusement récompensées au retour.
ANDALOU de Espelly-Blanc débute par une belle et longue série, puis se cale et donne alors de la difficulté par des anticipations et des finitions contre les planches où la corne menace. Deux énormes enfermées sur Villard et ses ficelles au retour après avoir entendu six fois la musique.
MONTVERT du Brestalou, dés sa sortie se positionne à droite du toril et de là il va maitriser la situation pendant quinze minutes. Les hommes calculent, échafaudent des plans avec trois tourneurs pour le piéger mais rien n’y fait le taureau déjoue toutes les ruses. Seulement coupée sa cocarde rentre et plusieurs Carmen sont entendus.
SEVERO de Ribaud, après une entame plutôt timide, le bioù se chauffe et réalise treize minutes intéressantes. Villard lui sert deux ou trois caviars qui le font briller. Carmen.
RODIN des Baumelles, ce n’est pas un dernier, les hommes ne le forcent pas et il lui manque quelque peu de gnacque. Malgré ce il donne un quart d’heure agréable et rentre ses ficelle en musique déjà deux fois jouée

 

Texte et photos Luc PERO

 

 

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 Severo et Villard

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 Auzolle - Rodin

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16.03.2008

LUNEL : 1re journée du Pescalune *AS*

Dimanche 16 mars

MICHOU, FLAMENCO ET.. MATHIS

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Mathis et Outarka 

La première journée du Pescalune a rempli les gradins des arènes San Juan. Et passé les deux premiers taureaux qui ont reçu plus de Carmen que cela le méritait, le public a eu de quoi se régaler. 
En piste aussi, c'était plein, 12 raseteurs, 5 tourneurs : à droite, Allouani, Moutet, Sabatier, Jourdan, Outarka, A. Perez, Lopez ; à gauche, Poujol, A. Benafitou, Ouffe, Martinez, accompagnés de Mata, Zerti, Kerfouche, T. Dengerma, Bensalah. Pour la première grosse course de la saison, les hommes ont raseté par à coups mais plutôt bien dans l'ensemble. Les plus en vue : Outarka et Allouani à droite ; Ouffe, Benafitou à gauche ; de bons passages pour Garcia, Moutet ; saluons le retour de Poujol et l'arrivée de Lopez à ce niveau.

Avec une bonne dose de stoïcisme, EROS de Saumade reçoit les assauts des douze blancs auxquels il se livre avec parcimonie, gardant une ficelle. En mouvement, FANAL de Cuillé se laisse manoeuvrer. Même s'ils se dresse après Allouani et Sabatier, ses 9 minutes trente manquent de conviction.

Avec MICHOU des Baumelles, les affaires se corsent (à gauche avec A. Benafitou ; à droite avec H. Poujol que l'on retrouve avec plaisir). Cul aux planches sous la présidence ou au toril, dès ses tours de pistes d'amorce effectués, il balade les hommes et trie les ripostes, s'envoyant en force si l'homme l'intéresse de près. Garcia, Allouani, Ouffe écopent d'avertissements, Poujol s'octroie la 1re ficelle. Avec plus de pression, il n'en aurait été que meilleur, mais il reste une valeur sûre. 3 Carmen et retour.

Un quart d'heure stressant ! Celui de FOREST de l'Argentière. Il rode, chasse, ne s'intéresse pas sinon pour sauter et ressauter cherchant l'individu en faute en piste et hors piste. Sur le raset pas de difficulté, c'est au saut que ce méchantasse fait planer la peur. Moutet en fait les frais (photo à droite) accroché par le T-shirt mais c'est Benafitou et Outarka qui lèvent. 1 gland au toril, 2 Carmen et retour.

Avec FLAMENCO du Joncas, la course prend du pétillant. Le petit taureau a du coeur pour se jeter aux planches - et elle sont très hautes pour ce petit gabarit - et répondre coup pour coup. C'est dans la bagarre qu'il s'exprime le plus et là, il n'a pas son compte car raseté par rafales. Malgré ce, 8 actions abouties - tapantes et percutantes - pour autant de Carmen jalonnent ses quatorze minutes.

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Et pour finir en beauté, le Bioù d'O 2006 MATHIS de Lautier a pétaradé comme un méchant diable. Agressant les spectateurs des barrières, les tourneurs, coupant la priorité aux hommes même à Benafitou dont les grandes jambes ne suffiront pas pour aller à sa tête. Premier à lui toucher le frontal, Outarka à la 4e minute. Deuxième raset à la 6e de Poujol et Jourdan dans la reprise fait la cocarde. Vitesse sans précipitation, rien n'échappe à Mathis et à la planche c'est l'explosion. Allouani le défie de longs rasets, mais c'est Outarka qui fait monter l'émotion et qui prend les deux glands en récompense. Le quart d'heure passe en un éclair, Mathis rentre ses ficelles, bravo taureau ! 7 Carmen et retour.

Martine ALIAGA

Photos Christian ITIER 


19.10.2007

FINALE : LA COURSE

TROPHEE TAURIN MIDI LIBRE - LA PROVENCE
ARLES - DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 - FINALE DU TROPHEE DES AS 

CANDELO LE HEROS, MATHIS LE SPECTACLE


CANDELO met Loïc Auzolle en périlleuse situation !

 

Entrée : plein. Présidence : Claude Chevalier. Organisation : SA Jalabert Frères.  Raseteurs droitiers : Allouani, Auzolle, Gleize, Jockin, Jourdan, Moutet, Sabatier, Villard. Gauchers : A. Benafitou, Khaled, Martin-Cocher, Mebarek, Ouffe. Tourneurs : à droite Fouque, Kherfouche, Mata ; à gauche Bensalah, Zerti.

L'intérêt principal étant la confrontation Auzolle - Allouani que séparaient seulement 11 points, une fois celle-ci réglée par les trois premiers taureaux, tous les raseteurs ont travaillé. Khaled se met en évidence avec Ouffe à gauche. A droite, Villard, Jourdan, Moutet et, bien sûr les deux premiers. Evidemment, en piste, les affinités ont fait jouer la tactique pour l'un ou pour l'autre, surtout en première partie. Allouani s'est trouvé assez seul mais la victoire de Loïc Auzolle est indiscutable. Pour autant, les débats sont restés corrects et si, en deuxième partie, les rasets se sont allongés, il faut bien dire que les cocardiers n'ont pas toujours eu les réponses espérées.

CANDELO (Guillierme).- Pas de round d'observation, côté blanc c'est feu de toutes parts. Le noir fonce dans le tas et frappe sur tout ce qui bouge. Dans le tourbillon, Khaled et Villard lèvent cocarde et glands au prix d'engagements insensés. Après 5 minutes de folie, le taureau temporise, sélectionne et se déplace intelligemment. Et ça repart jusqu'à la sonnerie finale. Auzolle plonge dans les cornes jusqu'à être dangereusement projeté, Mebarek frôle la correctionnelle. Déchaîné Candelo frappe, s'envoie, agresse, casse les planches et reste maître. Sur la sonnerie et une dernière agression, il passe en contre-piste, semant la panique. Le quart-d'heure d'un monstrueux combat duquel le cocardier sort en héros porteur de ses ficelles.
TOMMY (Saint-Antoine).-
Sa défense face à l'adversité, c'est le déplacement. Plus offensif à gauche, il faut que les droitiers lui rentrent vraiment dedans. Là c'est Auzolle qui fait la différence, malgré les coups de revers du taureau, l'engagement du raseteur frôle l'inconscience et le public tremble pour lui. Placé, Tommy a beau se cabrer au contact, c'est Loïc qui, grâce à son acharnement,  lève ses deux ficelles. 9 minutes.
SEVERO (Ribaud).- Froidement, Sévero gère la situation et ne se laisse aborder que précautionneusement. Tout le monde a en tête les accidents suscités par ses finitions criminelles  aux planches. Les hommes calculent, Sévero les enferme chacun à leur tour. Allouani s'accroche et lui tire de superbes rasets, Gleize doit couper court, Martin-Cocher pareil. Auzolle a la main de fer et lève les deux ficelles. Fin du suspense. Bravo Severo pour ces 12 minutes intenses.

A la reprise, ANDALOU (Espelly-Blanc) fait une course en deux temps. Les huit premières minutes sont cocardières. Placé, il sélectionne, se déplace et fuse à à l'occasion. Cité de prés par Allouani, il conclut. Zerti, distrait, se fait bousculer. Emotion ! Et puis, il commence à se garder... trop. Auzolle se permet de respirer un peu, Allouani essaie mais Tommy reste de marbre. Ainsi, il garde ses ficelles.
Le Bioù d'Or 2007, ovationné, entre alors. CAMARINA de Chauvet ne réitérera pas ses précédentes finales. S'il a gagné en tenue de piste et si sa méchanceté est intacte, ses engagements sont moins rigoureux. Néanmoins pour ce grand barricadier, une grosse dizaine de coups aux planches après Auzolle, Allouani, Villard, Jourdan, Mebarek. De quoi honorer son titre bien mérité et un final à la hauteur avec les ficelles au toril. Tonnerre d'applaudissement, bien sûr.
RUY BLAS (Cuillé) n'est pas aussi pétaradant que lors de ses prestations à Lunel ou Palavas. Des coups de barrière, certes, dont quelques-uns énormes, mais il manque de mordant et d'agressivité. Malgré les beaux cites de Benafitou, Allouani, Ouffe, Sabatier, il n'est pas au top. Et les ficelles si difficiles à aller chercher dans les cornes tirebouchonnées resteront en place.
Pour MATHIS de Lautier aussi l'ovation est de mise. Et le taureau va accomplir un quart d'heure de haut niveau, bénéficiant de la volonté des raseteurs à satisfaire le public. Sa hargne le fait s'envoyer sur chaque homme et c'est du beau spectacle qui nous est offert. Villard, Auzolle, Allouani, Khaled sont bombardés à chaque passage. De quoi finir en beauté. Et une ficelle au toril pour le Bioù d'Or 2006. 

Si le prix de la journée n'a pas été attribué à Mathis, rendons grâce aux membres de la Commission du Trophée Taurin d'avoir privilégié le quart d'heure héroïque de Candelo. Cela n'enlève en rien à la prestation du taureau de Lautier et donne toute sa valeur au comportement cocardier du premier à rentrer en piste qui a su tenir tête à treize raseteurs physiquement  frais et très... très entreprenants.

Loïc Auzolle fait un beau vainqueur, l'accolade finale entre le premier et le second a réchauffé les coeurs, Camarina voit sa carrière auréolée de deux Bioù d'Or, Mathis a tout l'avenir devant lui, Candelo a rehaussé l'honneur des premiers... le public était là...  Ce fut une belle finale !

Martine ALIAGA 
Photos Luc PERO

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