10.04.2008
ST-LAURENT-D'AIGOUZE
Après la réhabilitation des arènes
C'EST BIEN
ON Y SENT TOUJOURS AUTANT LES TAUREAUX

Après quelques catastrophes dans les reconstructions d'arènes qui y ont perdu leur âme, soulagement à Saint-Laurent d'Aigouze. Les travaux réalisés aux arènes Guy-Hugon sont une réussite ! Elles ont même gagné en esthétique et en confort autant pour les spectateurs que pour les taureaux.
Au toril existant, quatre cases supplémentaires ont été ajoutées à l'extérieur, mais les cocardiers sortent toujours de l'église. Et si une centaine de places assises ont été perdues, c'est au profit des handicapés qui ont un large passage tout contre le mur qui peut aussi accueillir ceux qui veulent rester debout. Les premiers rangs des places assises sont au plus près de la contre piste et, même si il n'y a plus de "jambes pendantes", on peut toujours sentir et presque toucher les taureaux. Les poteaux et les barrières ont été changés selon les normes FFCC, la contre piste et l'enceinte extérieures habillées de bois ; les portes d'accès sont en fer forgé.
Dès la première course, dimanche dernier - les Mailhan au Printemps des Royales - les spectateurs se sont vite réapproprié les lieux. C'est bon signe !
Texte et photo
Martine ALIAGA

Toril : quatre cases ont été rajoutées en extérieur

Côté mur de l'église, les places pour les handicapés et ceux qui veulent rester debouts
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19:15 Publié dans TRADITIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Saint-Laurent-d'Aigouze, arènes, courses camarguaises, Printemps des Royales, taureaux, raseteurs
28.03.2008
VERGEZE : l'histoire dans l'Histoire
POUR MARQUER LA PREMIERE COURSE LIBRE
Samedi dernier, Vergèze ouvrait ses arènes pour la Royale de la manade Blatière-Bessac. L'ocasion de découvrir au-dessus du toril, une jolie girouette d'inspiration camarguaise. Mais pourquoi est-il fait mention de l'année 1852 au dessous de la silhouette du taureau ? Explication : en plein milieu d'un XIXe siècle marqué par l'interdiction des courses de taureaux, l'arrivée au pouvoir de Louis Napoléon va, via les préfets, assouplir la réglementation. Vergèze dans le cadre de sa fête concordant avec celle du Prince Président aura le privilège d'organiser la première course de taureau qui ne soit pas "hors la loi", sous l'autorité de son maire. En revanche, si l'autorisation est donnée pour le 15 août, la course aura lieu la veille et drainera - dit-on - cinq à six mille personnes amenées par l'abrivado venue du Mas de Bourry au Cailar. Voilà pourquoi le 14 août 1852 marque la date de la première course dite libre dans la région.Cela valait bien une girouette et une plaque commémorative !

Source : "Des siècles de bouvine" d'Alain LABORIEUX
Photos Luc PERO
11:50 Publié dans TRADITIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vergeze, course libre, courses camarguaises
19.12.2007
LA SAGNE LE PETROLE CAMARGUAIS
HISTOIRE DE LA SAGNE DE VAUVERT A AIGUES-MORTES
une récolte qui débute au XIIIème siècle
Les lointains ancêtres d'André récoltaient déjà la sagne.
Le 4 février 1302, Guigon de Roche, seigneur de l'époque, accorde aux "vrais habitants" le droit de cueillir les roseaux sur une partie de son marais. Ce privilège dure encore aujourd'hui, sur les parties communales de la roselière. Du Moyen Âge au début du XXème siècle, coupée verte en été et séchée sur place, la sagne assure la majeure partie des fourrages des ânes, mules et mulets. L'hiver, la coupe du roseau est rare : elle sert à recouvrir les cabanes de gardians et à fabriquer quelques "paillassons", des nattes de roseau destinées à protéger les cultures maraîchères.L'histoire de la Sagne continue... Après la seconde guerre mondiale, la récolte de la sagne prend une autre dimension. Les besoins alimentaires énormes dans toute l'Europe poussent les pays du Nord, la Hollande notamment, à assécher leurs marais pour gagner des terres arables.Ils sont alors en pénurie de roseaux, qu'ils utilisent pour couvrir les toits de leurs maisons. Les négociants partent en quête de nouvelles sources d'approvisionnement et découvrent le roseau de Camargue, d'excellente qualité. A partir des années cinquante, le marché se développe tant que les sagneurs se convertissent en nombre à l'exploitation du roseau d'hiver. C'est le début d'une ère dorée pour les habitants de Vauvert et de Gallician.
"La sagne c'est notre pétrole à nous", explique un sagneur. "Pas besoin de la planter, elle pousse toute seule. Il suffit de se baisser pour la ramasser."
"Le prix du paquet a longtemps suivi celui du Pastis", plaisante André. "Avec des records à 235 paquets par jour, les sagneurs gagnaient bien leur vie."
Mais revenons à la sagne, elle est récoltée en hiver par des professionnels, les sagneurs. Il en reste une poignée dans les étangs du Charnier (au nord d'Aigues-Mortes) et du Scamandre.D'une main habile, ils coupent les roseaux, les peignent et lorsqu'ils en ont une quantité suffisante pour former une botte, ils tassent les tiges et lient la botte avec du fer.
La récolte de la sagne est une tradition mais les évolutions techniques ont permis de mettre au point des machines pour ce travail éprouvant.Ces machines ne coupent pas les roseaux, elles les arrachent et détruisent par là-même le milieu et donc la faune qui s'y réfugiait.Les derniers sagneurs se sont regroupés en une association dont le but est de pourvoir la production traditionnelle de sagne. Leurs espoirs se fondent sur le retour à la mode des matières naturelles.Le goût de l'authentique revient, souhaitons-leur bonne chance.
Photos Luc PERO
10:10 Publié dans TRADITIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sagne, roseau, culture, recolte, toiture, cabane gardian
03.12.2007
TRADITIONS
Des taureaux aux chevaux il n'y a qu'un sabot : savoir d'où l'on vient et transmettre les traditions pour profiter du présent et équilibrer l'avenir, le choix d'une vie préservée que de joyeux mainteneurs et acharnés jouisseurs s'affairent à faire partager.
CHARROI DES OLIVES
DE SAINT-GENIES-DES-MOURGUES A VILLEVIEILLE :
HUE CHEVAL !
5 h 30. Saint-Christol se devine sous le ciel étoilé. Dans les chars à bancs,
emmitouflés sous les houppelandes, vestes, pantalons de velours et autres capuchons ou bérets, chacun savoure le calme de la nuit. Seul le tintement des grelots et les fers des chevaux sur la route troublent l’obscurité. Rien ne bouge dans les mas jalonnant le chemin… Magique !
6 h 30 à l’horloge de la mairie de Boisseron. Devant, Perle et Lanik, attelées en flèche, mènent toujours bon train, leur conducteur debout se découpe tel un diable dans la vapeur qui monte des robes fumantes. Voilà déjà le pont sur le Vidourle.
7 h 30. Le Moulin de Villevieille ouvre ses portes et les olives sont déchargées des carrioles. Les chevaux sont dételés, les participants sont reçus par le maire de Sommières Guy Marotte, le gérant du Moulin oléicole et celui de la cave coopérative vinicole de Villevieille. Déjeuner reconstituant: soupes, charcutailles, vins… de quoi affronter le retour d’un bon pied et sans ruer dans les brancards.
9 h. Un soleil généreux ouvre la route du retour. Soulagés du poids des olives, les chevaux filent d’un bon trot et les conversations haussent le ton. D’un attelage à l’autre, on discute, on plaisante, on descend pour soulager les chevaux, les enfants courent autour…
10 h. Les rues de Boisseron s’animent au passage du convoi, puis les villas, pinèdes et vignes défilent à bonne allure. Mais la matinée avançant, les chevaux vapeurs jusque-là discrets, reprennent de la vigueur et sur les petites routes de villages, la cohabitation avec les hippomobiles commence à être plus difficile. Il est temps de rentrer.
11 h 30. Arrivée à bon port devant la cave coopérative de Saint-Geniès-des-Mourgues où Yvon Pellet, maire, invite la troupe à une dégustation de vin bienvenue.
Malgré le manque de sommeil, les visages sont barrés d’un sourire jusqu’aux oreilles: "On l’a fait!". Et une fois les chevaux récompensés et pansés, le banquet se devait d’être à la hauteur de cette bande d’irréductibles rêveurs et mainteneurs de traditions… Il le fut. Merci le traiteur L'Aubaisienne ! Un ban spécial pour ceux, au four et au moulin mais surtout à pied, descendant et remontant le long du convoi qui ont géré la circulation aux points difficiles et anticipé quelques embardées malencontreuses de nos complices équins. Enthousiasmés par cette première expérience mais conscients des difficultés, les participants envisagent déjà l’édition 2008.
Pour l'instant, pour tous ces doux rêveurs et Rabelaisiens couillus de l'épopée des olives, il est l'heure de savourer le périple. "On y était, c'était... inoubliable! Merci!"
Martine ALIAGA
QUELQUES EQUIPAGES
Perle et Lanik menées par Franck et Bernard, Petous par Guy Chaptal, Lancelot par Henri, Quignon par René Jaume, Grisou par Nicolas Vitou et aussi Muguette, Marengo, etc. et les meneurs Roumègue, Marcel Besson...
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Photos Luc PERO
11:30 Publié dans TRADITIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Traditions, Charroi des olives, attelages, Sommières, Villevieille, Saint-Genies-des-Mourgues
21.09.2007
RUGBY ET BOUVINE : RENCONTRE DE TRADITIONS
A LA MANADE VITOU FRERES
LE HAKA DES TONGIENS ET LA COUPO SANTO
UN ECHANGE PLEIN D'EMOTION
A genoux à même le sol, les manadiers et les gardians de la manade Vitou Frères, les yeux embués, ont reçu de plein fouet le haka des Tongiens. A cinquante centimètres des rugbymen au maillot rouge, le chant rauque et la danse
tribale leur ont explosé la tête et le cœur. Rarissime moment de vérité où, au-delà des différences, les liens humains se transcendent et se nouent. Une communion que seules la simplicité et l'authenticité des sportifs des Iles Tonga et des frères Vitou peuvent expliquer. Le point d'orgue de cette soirée étonnante et vibrante d'émotion où les traditions camarguaises et le chaleureux accueil des Sudistes ont permis à ces Polynésiens du bout du monde de se réchauffer dans des valeurs qu'ils affectionnent et qu'ils ont retrouvées là dans les prés de Vitou : la nature, la famille, les traditions, le partage.
Etonnés à leur descente du bus par la haie d'honneur des cavaliers et des Arlésiennes, les sportifs en shorts longs et en tong se sont vite mis dans l'ambiance de la ferrade. Après des mots de bienvenue – en anglais – de Nicolas Vitou et les explications de l'interprète vite relayés par les Héraultais, les Tongiens se sont rapprochés des anoubles et n'ont pas hésité à participer. Enthousiasmés par les jeux gardians, l'orange et le bouquet, ils n'ont pas ménagé leurs applaudissements se prêtant gentiment aux photos et dédicaces.
A leur tour interloqués et respectueux, les Camarguais ont eu le privilège d'assister à la
prière – intense – avant de se mélanger pour le repas. L'ambiance montait alors d'un ton et les échanges se sont faits plus rapprochés et détendus… les enfants collés aux géants tatoués, les filles sous le charme, les hommes conquis. Et par on ne sait quelle magie, les chants tongiens ont commencé. Face à face, les Camarguais ont répondu. Les Polynésiens ont dansé. Les cavaliers et les proches ont ovationné. Le haka a sonné le paroxysme. La Coupo Santo, écoutée religieusement des rubgymen, a uni les cœurs. Les Iliens tatoués ont échangé leurs maillots contre des chemises gardianes. Ils sont repartis les bras chargés de saladelle, laissant les privilégiés sonnés mais conscients d'avoir vécu un moment rarissime. Le rugby et la bouvine ont célébré l'union des peuples. Vive les îles Tonga et la Nation gardiane !
Martine ALIAGA
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12:05 Publié dans TRADITIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Coupe du Monde de rugby, Tonga, Manade Vitou frères, haka, taureaux, raseteurs



































