16.03.2008

LUNEL : 1re journée du Pescalune *AS*

Dimanche 16 mars

MICHOU, FLAMENCO ET.. MATHIS

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Mathis et Outarka 

La première journée du Pescalune a rempli les gradins des arènes San Juan. Et passé les deux premiers taureaux qui ont reçu plus de Carmen que cela le méritait, le public a eu de quoi se régaler. 
En piste aussi, c'était plein, 12 raseteurs, 5 tourneurs : à droite, Allouani, Moutet, Sabatier, Jourdan, Outarka, A. Perez, Lopez ; à gauche, Poujol, A. Benafitou, Ouffe, Martinez, accompagnés de Mata, Zerti, Kerfouche, T. Dengerma, Bensalah. Pour la première grosse course de la saison, les hommes ont raseté par à coups mais plutôt bien dans l'ensemble. Les plus en vue : Outarka et Allouani à droite ; Ouffe, Benafitou à gauche ; de bons passages pour Garcia, Moutet ; saluons le retour de Poujol et l'arrivée de Lopez à ce niveau.

Avec une bonne dose de stoïcisme, EROS de Saumade reçoit les assauts des douze blancs auxquels il se livre avec parcimonie, gardant une ficelle. En mouvement, FANAL de Cuillé se laisse manoeuvrer. Même s'ils se dresse après Allouani et Sabatier, ses 9 minutes trente manquent de conviction.

Avec MICHOU des Baumelles, les affaires se corsent (à gauche avec A. Benafitou ; à droite avec H. Poujol que l'on retrouve avec plaisir). Cul aux planches sous la présidence ou au toril, dès ses tours de pistes d'amorce effectués, il balade les hommes et trie les ripostes, s'envoyant en force si l'homme l'intéresse de près. Garcia, Allouani, Ouffe écopent d'avertissements, Poujol s'octroie la 1re ficelle. Avec plus de pression, il n'en aurait été que meilleur, mais il reste une valeur sûre. 3 Carmen et retour.

Un quart d'heure stressant ! Celui de FOREST de l'Argentière. Il rode, chasse, ne s'intéresse pas sinon pour sauter et ressauter cherchant l'individu en faute en piste et hors piste. Sur le raset pas de difficulté, c'est au saut que ce méchantasse fait planer la peur. Moutet en fait les frais (photo à droite) accroché par le T-shirt mais c'est Benafitou et Outarka qui lèvent. 1 gland au toril, 2 Carmen et retour.

Avec FLAMENCO du Joncas, la course prend du pétillant. Le petit taureau a du coeur pour se jeter aux planches - et elle sont très hautes pour ce petit gabarit - et répondre coup pour coup. C'est dans la bagarre qu'il s'exprime le plus et là, il n'a pas son compte car raseté par rafales. Malgré ce, 8 actions abouties - tapantes et percutantes - pour autant de Carmen jalonnent ses quatorze minutes.

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Et pour finir en beauté, le Bioù d'O 2006 MATHIS de Lautier a pétaradé comme un méchant diable. Agressant les spectateurs des barrières, les tourneurs, coupant la priorité aux hommes même à Benafitou dont les grandes jambes ne suffiront pas pour aller à sa tête. Premier à lui toucher le frontal, Outarka à la 4e minute. Deuxième raset à la 6e de Poujol et Jourdan dans la reprise fait la cocarde. Vitesse sans précipitation, rien n'échappe à Mathis et à la planche c'est l'explosion. Allouani le défie de longs rasets, mais c'est Outarka qui fait monter l'émotion et qui prend les deux glands en récompense. Le quart d'heure passe en un éclair, Mathis rentre ses ficelles, bravo taureau ! 7 Carmen et retour.

Martine ALIAGA

Photos Christian ITIER 


19.10.2007

FINALE : LA COURSE

TROPHEE TAURIN MIDI LIBRE - LA PROVENCE
ARLES - DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 - FINALE DU TROPHEE DES AS 

CANDELO LE HEROS, MATHIS LE SPECTACLE


CANDELO met Loïc Auzolle en périlleuse situation !

 

Entrée : plein. Présidence : Claude Chevalier. Organisation : SA Jalabert Frères.  Raseteurs droitiers : Allouani, Auzolle, Gleize, Jockin, Jourdan, Moutet, Sabatier, Villard. Gauchers : A. Benafitou, Khaled, Martin-Cocher, Mebarek, Ouffe. Tourneurs : à droite Fouque, Kherfouche, Mata ; à gauche Bensalah, Zerti.

L'intérêt principal étant la confrontation Auzolle - Allouani que séparaient seulement 11 points, une fois celle-ci réglée par les trois premiers taureaux, tous les raseteurs ont travaillé. Khaled se met en évidence avec Ouffe à gauche. A droite, Villard, Jourdan, Moutet et, bien sûr les deux premiers. Evidemment, en piste, les affinités ont fait jouer la tactique pour l'un ou pour l'autre, surtout en première partie. Allouani s'est trouvé assez seul mais la victoire de Loïc Auzolle est indiscutable. Pour autant, les débats sont restés corrects et si, en deuxième partie, les rasets se sont allongés, il faut bien dire que les cocardiers n'ont pas toujours eu les réponses espérées.

CANDELO (Guillierme).- Pas de round d'observation, côté blanc c'est feu de toutes parts. Le noir fonce dans le tas et frappe sur tout ce qui bouge. Dans le tourbillon, Khaled et Villard lèvent cocarde et glands au prix d'engagements insensés. Après 5 minutes de folie, le taureau temporise, sélectionne et se déplace intelligemment. Et ça repart jusqu'à la sonnerie finale. Auzolle plonge dans les cornes jusqu'à être dangereusement projeté, Mebarek frôle la correctionnelle. Déchaîné Candelo frappe, s'envoie, agresse, casse les planches et reste maître. Sur la sonnerie et une dernière agression, il passe en contre-piste, semant la panique. Le quart-d'heure d'un monstrueux combat duquel le cocardier sort en héros porteur de ses ficelles.
TOMMY (Saint-Antoine).-
Sa défense face à l'adversité, c'est le déplacement. Plus offensif à gauche, il faut que les droitiers lui rentrent vraiment dedans. Là c'est Auzolle qui fait la différence, malgré les coups de revers du taureau, l'engagement du raseteur frôle l'inconscience et le public tremble pour lui. Placé, Tommy a beau se cabrer au contact, c'est Loïc qui, grâce à son acharnement,  lève ses deux ficelles. 9 minutes.
SEVERO (Ribaud).- Froidement, Sévero gère la situation et ne se laisse aborder que précautionneusement. Tout le monde a en tête les accidents suscités par ses finitions criminelles  aux planches. Les hommes calculent, Sévero les enferme chacun à leur tour. Allouani s'accroche et lui tire de superbes rasets, Gleize doit couper court, Martin-Cocher pareil. Auzolle a la main de fer et lève les deux ficelles. Fin du suspense. Bravo Severo pour ces 12 minutes intenses.

A la reprise, ANDALOU (Espelly-Blanc) fait une course en deux temps. Les huit premières minutes sont cocardières. Placé, il sélectionne, se déplace et fuse à à l'occasion. Cité de prés par Allouani, il conclut. Zerti, distrait, se fait bousculer. Emotion ! Et puis, il commence à se garder... trop. Auzolle se permet de respirer un peu, Allouani essaie mais Tommy reste de marbre. Ainsi, il garde ses ficelles.
Le Bioù d'Or 2007, ovationné, entre alors. CAMARINA de Chauvet ne réitérera pas ses précédentes finales. S'il a gagné en tenue de piste et si sa méchanceté est intacte, ses engagements sont moins rigoureux. Néanmoins pour ce grand barricadier, une grosse dizaine de coups aux planches après Auzolle, Allouani, Villard, Jourdan, Mebarek. De quoi honorer son titre bien mérité et un final à la hauteur avec les ficelles au toril. Tonnerre d'applaudissement, bien sûr.
RUY BLAS (Cuillé) n'est pas aussi pétaradant que lors de ses prestations à Lunel ou Palavas. Des coups de barrière, certes, dont quelques-uns énormes, mais il manque de mordant et d'agressivité. Malgré les beaux cites de Benafitou, Allouani, Ouffe, Sabatier, il n'est pas au top. Et les ficelles si difficiles à aller chercher dans les cornes tirebouchonnées resteront en place.
Pour MATHIS de Lautier aussi l'ovation est de mise. Et le taureau va accomplir un quart d'heure de haut niveau, bénéficiant de la volonté des raseteurs à satisfaire le public. Sa hargne le fait s'envoyer sur chaque homme et c'est du beau spectacle qui nous est offert. Villard, Auzolle, Allouani, Khaled sont bombardés à chaque passage. De quoi finir en beauté. Et une ficelle au toril pour le Bioù d'Or 2006. 

Si le prix de la journée n'a pas été attribué à Mathis, rendons grâce aux membres de la Commission du Trophée Taurin d'avoir privilégié le quart d'heure héroïque de Candelo. Cela n'enlève en rien à la prestation du taureau de Lautier et donne toute sa valeur au comportement cocardier du premier à rentrer en piste qui a su tenir tête à treize raseteurs physiquement  frais et très... très entreprenants.

Loïc Auzolle fait un beau vainqueur, l'accolade finale entre le premier et le second a réchauffé les coeurs, Camarina voit sa carrière auréolée de deux Bioù d'Or, Mathis a tout l'avenir devant lui, Candelo a rehaussé l'honneur des premiers... le public était là...  Ce fut une belle finale !

Martine ALIAGA 
Photos Luc PERO

21.06.2007

Les Lautier fêtent Mathis Bioù d'Or

Manade Lautier
MATHIS RECOIT SES ELECTEURS
 
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Il est jeune, il est beau, il a obtenu la majorité des votes des électeurs, il a déjà fait se pâmer les foules et écrit quelques belles pages des quotidiens Midi Libre et La Provence. Il… c’est Mathis, Bioù d’Or 2006.

medium_051.2.JPGPour fêter ce sacre, qui couronne aussi les cinquante ans du travail de toute la famille, les Lautier accueillaient vendredi dernier la Commission du Trophée Taurin Midi Libre – La Provence et ses membres électeurs du Bioù d’Or; les représentants des quotidiens (Jean-Pierre Gugliermotte, responsable de la promotion Midi Libre ; Julie Zaoui, représentant la rédaction d'Arles de La Provence); de la Sté Pernod 51 (Yves Agostini, directeur régional, Didier Penant, Monsieur Camargue et son équipe); de La Marseillaise (André Chamand, chef de chronique; les raseteurs Benjamin Villard et Sabri Allouani; les présidents de la FFCC (Henri Itier), des manadiers (Henri Laurent), des gardians professionnels (Jean Mathieu); ainsi que le maire d’Arles (Hervé Schiavetti), les amis et les gardians amateurs de la manade.medium_049.JPG
Une réception chaleureuse et authentique, la simplicité d’un bonheur partagé. A l’heure des discours, tous ont pris plaisir à souligner leur «joie de fêter Mathis; «la reconnaissance d’un travail de fond». Le plaisir des Lautier à recevoir était palpable: émotion de Janine qui raconte ses larmes dès la sortie en piste de son Mathis ou de Frédéric qui raconte: «Aux finales du Trophée, quand je voyais les grands manadiers aller chercher leur Bioù d’Or, ça me semblait tellement loin. Mon rêve d’alors était d’avoir de bons taureaux et d’être un vrai manadier. Quand l’an dernier mes parents ont traversé les arènes de Nîmes pour aller chercher le Bioù d’Or de Mathis, j’ai su que c’était arrivé! Quel bonheur». Un bonheur qui perdure pour la devise noir-rouge-jaune, car Mathis, à chacune de ses sorties confirme son titre.
Martine ALIAGA
Prochaines courses de Mathis:
15/07, Beaucaire; 15/08, Grau-du-Roi; 9/09, Châteaurenard.
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 La manade Lautier s'est dotée d'une salle
de réception inaugurée pour l'occasion