04.03.2008
LES CAMARGUAISES : LA COURSE
Aigues-Vives, dimanche 2 mars
DEBUT SANS FANFARE
Heureusement il faisait beau, heureusement les arènes étaient pleines, heureusement les clubs taurins réunis d'Aigues Vives avaient fait le maximum depuis le matin pour que Les Camarguaises se passent au mieux. Heureusement qu'il n'y a pas encore de touristes... L'humeur générale étant au beau fixe entre gens acquis à la cause, on ne va pas chipoter.
Plus sérieusement... la course en elle-même a été assez fade. La date peut-être? Début mars c'est un peu tôt... et pour les taureaux et pour les hommes.
Ils étaient huit blancs à la capelado (Marquier, Valette, Moine, Guyon, Bournel à droite ; Clarion, Sabde, C. Chanat à gauche ; pour tourner Lebrun, Lizon, Dumas, Beker) et des huit, Rémi Guyon s'est très souvent retrouvé seul aux commandes. Le jeune raseteur s'est fait voir tant dans les difficultés qu'avec le barricadier du jour. 9 ficelles sur 12 sont retournées au toril.
Les taureaux : Arnaud (2e, Guillierme) s'est montré le plus cocardier, il en est récompensé à juste titre du prix de la journée ; avant lui Fonfon (Blatière-Bessac) avait très bien attaqué les débats. Jeannot (4e, Benabent) n'a plus rien à faire à ce niveau. Pas assez entrepris, il a mal terminé jusqu'à être réticent malgré ou parce qu'il a totalement dominé durant ses dix premières minutes (maîtrise de la piste, des angles, présent au départ et dangereux à l'arrivée des rasets). Mirabeau (5e, Saint-Pierre) n'a lui non plus pas été étouffé après un premier saut qui refroidit les raseteurs. Dans l'angle du toril, il a fait sa tour de contrôle de laquelle seul Guyon a courageusement tenté de le passer. Plus maléable sur la fin, il garde un gland. Quant à Primadié (6e, Siméon), il a été totalement gaspillé. Ce jeune élément a du sang, du caractère et de l'ardeur. Ses engagements après l'homme ont fait le bonheur de cette fin de course. Je passe volontairement sur Faucon (3e, Nicollin) trop facile, trop maléable.
Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
18:40 Publié dans AUTRES COURSES HORS TROPHEE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Aigues-Vives, Les Camarguaises, course camarguaise, taureaux, raseteurs
FREDERIC LOPEZ GAUCHER DE COURAGE
Né le 18 décembre 1949 au Cailar « la Mecque de la Bouvine », il est tombé dans la marmite de « potion taurine » dès son plus jeune âge. Il faut dire que son père n’est autre que Germain Quilès, plus connu sous le nom de Julot Lopez, un bon raseteur des années 1950 et gardian à la manade Lafont. De par sa mère, il descend d’une vieille famille de gardians : les Granier plus connus sous le pseudonyme de 39, dont le souvenir est perpétué dans les parties de loto lorsque le nommeur annonce « 39 le gardian » ! Son grand-père maternel, Fernand Brès a été un temps directeur des arènes de Lunel.
Dans ces conditions, malgré ses bonnes dispositions estudiantines, il va rapidement se consacrer aux bioù. En 71-72, svelte et agile, il intègre l’école taurine de Méjanes dirigée par le talentueux Roger Pascal. L’année suivante, il s’inscrit au Trophée de l’Avenir sous le pseudo de Frédéric Lopez et termine cette saison 73 à la 4e place du Trophée derrière Georges Rado, Patrice Meneghini, Gérard Verando mais devant Jacky Siméon. 74, le Trophée des As lui ouvre ses portes jusqu’en 1984 et il s’y classe régulièrement entre la 4e et la 8e place et ses partenaires de piste ont pour nom Castro, Jouannet, Dumas, Pellegrin, Marchand, les frères Meneghini, les frères Rado, les frères Siméon, Passemard, Valat, etc. Excusez du peu…
Parallèlement, il fait aussi carrière dans le Trophée de l’Aficion. Son palmarès est éloquent. Outre ses places d’honneur aux As et à l’Aficion, ainsi que dans de nombreux autres Trophées locaux, il remporte 5 fois la Margueritte d’Or ; le Trophée des Maraîchers en 1976 ; le Muguet d’Or en 1977 ; les Olives Vertes en 1978.
Mais son plus grand succès est sans nul doute la Cocarde d’Or en 1979, il a alors 30 ans.
Pour conclure plus tranquillement sa carrière, il poursuit son chemin au Trophée de la Cocardière d’Or et s’y inscrit plus qu’honorablement jusqu’à son arrêt en 1987.
Gaucher de courage, il s’est mesuré avec succès aux meilleurs cocardiers de l’époque et dans toutes les grandes pistes. Rami, Pascalet, Ventadour, Ringo, Joujou, Joinville, Bagna, et bien sûr Goya ont été pour lui des partenaires de choix. Hélas ces belles années de gloire ont un revers et les blessures ne l’ont pas épargné. En 1974, Carlos de Chauvet le blesse au bras et au ventre. En 1978, Baillarguois de Janin lui déchire la main gauche. En 1979, un taureau jeune de Blatière l’accroche au mollet. En 1980, Ménélas de Blatière le blesse à l’aine et Pistachier de Lapeyre à la cuisse. En 1981, c’est Levant de Guillierme et en 85, Aristote d’Espelly.
En tout ce sont près de neuf coups de corne et autres luxations qu’il subit.
Aussi aujourd’hui le monde de la bouvine peut lui adresser un Carmen d’honneur et la FFCC lui remettre le Diplôme d'Honneur Fédéral .
Texte et Photos Luc PERO
13:45 Publié dans PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Frédéric lopez, raseteur, course camarguaise, aigues-vives, congrés FFCC, diplôme fédéral
06.07.2007
AIGUES-VIVES le 5-07 *AS*
FANAL ET NABIL BENAFITOU
POUR LE SOUVENIR J.P FESQUET
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Photos L. PERO
14:20 Publié dans TROPHEE DES AS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aigues-vives, course camarguaise, raseteurs, taureaux, bouvine, trophée














