07.01.2008

NOS COUSINS D'AMERIQUE

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À la base de la civilisation amérindienne, le bison fournissait aux tribus, qui le suivaient dans ses longues migrations, viande, graisse, cuir, fourrure, nerfs, tendons et os. Massacré au XIXe siècle par les colons, il a frôlé l'extinction en passant de millions d'individus à quelques centaines seulement. Aujourd'hui protégé, il ne survit plus que dans des réserves naturelles.
Il fait partie intégrante de l'histoire et de la culture de l'Amérique. Le bison est d'un tempérament imprévisible. Il semble paisible et indifférent mais il est capable de charger sans prévenir et sans raison apparente à plus de 50 km/heure. Sa vue est faible mais sont ouïe et son odorat sont très développés. Gestation : 9 mois. Naissance : 1 petit. Longueur : de 2,50 à 3,5 m. Hauteur au garrot : 1,50 m. Poids : 1350 kg maxi. Longévité : 20 à 25 ans.

16.11.2007

LIGUES REGIONALES DE LA FFCC

ENTRETIEN AVEC NICOLAS TRIOL PRESIDENT DE LA LIGUE L.-R.
"RENOUVELER LES GENERATIONS D'AFICIONADOS"
Président de la Commission sportive et de la Ligue Languedoc-Roussillon, Nicolas Triol, ancien raseteur, fait le point sur les actions de la FFCC pour les jeunes.

Henri Itier avaitd8ef628d18882c2296386fef295b7954.jpg
annoncé au congrès de Mauguio, début mars, la création des Ligues régionales, qu’en est-il ?
Nicolas Triol : Les Ligues régionales fonctionnent depuis quelques mois, je préside celle du Languedoc-Roussillon (NDLR : Christophe Zuchelli, celle de PACA). Ces Ligues ont pour but de faciliter le fonctionnement des écoles de raseteurs et leur développement, accompagner au mieux les stagiaires pour former les raseteurs de demain mais surtout renouveler les générations d’aficionados.
Il faut susciter l’intérêt des jeunes  et animer leur aficion naissante afin de leur donner l’envie plus tard de jouer un rôle au sein de la course camarguaise, raseteurs, bénévoles dans les clubs taurins, présidents de courses, aficionados, etc... Cela passe par un soutien à l’esprit local des écoles ainsi qu’un travail avec les éducateurs au travers du diplôme délivré par la FFCC. Une réunion est prévue en janvier avec les éducateurs et un entraîneur de haut niveau pour une journée placée sous le signe de l’encadrement des jeunes raseteurs. Les Ligues ont également pour objectif d’aider les manades à faire courir les taureaux jeunes.
Concrètement, si un ado s’intéresse aux taureaux, quelles démarches peut-il entreprendre ?
N. T. : Il peut se rapprocher d’une des écoles taurines en fonctionnement, il y a en actuellement 17. Et pour répondre à toutes ses questions, l’Espace jeune a été créé sur le site Internet de la FFCC (ffcc.info). Il y trouvera entre autres les coordonnées de Gérard Barbeyrac directeur technique, une présentation de chaque école  ainsi que des vidéos, les événements, un forum où échanger des questions réponses, etc. Dernièrement, des "chats" ont été proposés. L’occasion de discuter "in live" avec les raseteurs Villard, Auzolle, le président Itier. Cela a très bien marché pour un début. En quatre mois, 230 jeunes se sont affiliés au site.
Une vingtaine de protectionnaires vont passer une semaine au Centre national d’entraînement en altitude de Font-Romeu. Quel est le contenu de ce stage ?
N. T.:  C’est une première qui a été rendue possible par la création des Ligues et les subventions des régions. Au programme: un bilan de santé individuel, des séances de préparation physique, un éclairage diététique, une approche anti-dopage, tout cela par des sportifs de haut niveau toutes disciplines sportives confondues et dans un lieu emblématique le Centre national d’entraînement en altitude de Font-Romeu.
En retour, qu’espérez-vous de ce stage ?
N. T. : Il y a un objectif pédagogique : comment se préparer au mieux avant la saison, adapter son alimentation, avoir des repères, limiter les blessures physiques, etc. Mais la Fédération attend aussi des stagiaires qu’ils développent un état d’esprit, une régularité, un respect vis-à-vis des différents acteurs de la course camarguaise.
Ne craigniez-vous pas que les écoles formatent trop les raseteurs de demain ?
N. T. : Non, car nous sommes très attentifs à ce que chacun garde son style. La diversité des styles est une richesse pour la piste, dans la mesure où la performance, la qualité et la régularité sont au rendez-vous.
Au niveau de la Commission sportive, où en est le groupe Détection, créé en début de saison 2007 ?
N. T. : Le groupe détection a deux objectifs : améliorer la qualité des courses de taureaux jeunes et neufs qui avaient tendance à péricliter ; donner une étape intermédiaire à certains protectionnaires pas assez aguerris pour passer à l’Avenir. Il faut aussi penser à leur sécurité et ne pas oublier le danger devant les taureaux. Chig et Paparone sont les premiers à bénéficier de ce groupe puisque, après une année en détection, ils passent l’an prochain à l’Avenir.
Propos recueillis par
Martine ALIAGA
* Renseignements : FFCC, tél.04 66 26 05 35 et ffcc.info Espace jeune.
LA COMMISSION SPORTIVE DE LA FFCC
Elle est composée de Luc Allemand, Alain Alteirac, René Ayme, Gérard Barbeyrac, Cyril Daniel, Jacky Faure, Roland Guerrero, Henri Itier, Eric Jourdan, Bernard Lagarde, Henri Laurent, Daniel Martinez, André Mouillor, Jean-François Moulin, Jean-Claude Paponneau, Gilles Roccia, Vincent Stefanelli, Alain Travalgini, Nicolas Triol, Jean-Marie Valat, Alain Zerti. Elle a donné dernièrement les noms des raseteurs de la  catégorie détection, ceux qui passent à l’Avenir et les nouveaux protectionnaires.
Catégorie Détection 2008 : Laroussi, Canales, Decker, Galibert, J.-L. Maurel, Pinot, Corbalan, Quesada, Charnelet, Guin, D. Martinez.
Montent au Trophée de l'Avenir : Gros, Bruschet, Ayme, Schuller, Chig, Paparone.
Passent en protection : Alarcon, Aliaga, Boudouin, Carcanague, Chekade, Dayre, Favier, Gautier, Imbert, Lazar, Maloche, Marquis, Orange, Oujdit, Rubio, A. Ruiz, Sanchis, Sylvain.

09.08.2007

FIEVRE APHTEUSE


L'HISTOIRE  : suite à deux foyers de fièvre aphteuse en Angleterre, les courses camarguaises et autres manifestations taurines ont été interdites

L'EFFET PAPILLON

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Le battement d'aile d'un papillon à un bout de la planète peut déclencher par le souffle d'air qu'il engendre des réactions en chaine et transformer la vie à l'autre bout. C'est bien sûr un raccourci littéraire mais depuis hier, on est en plein dedans.

LES FAITS
Deux foyers de fièvre aphteuse sont décelés en Angleterre dans une ferme près de la ville de Pirbright aussitôt les frontières anglaises sont fermées aux animaux (bovins, porcins, ovins, caprins) par l'Union européenne. Et pour éviter une épizootie  (le virus de la fièvre aphteuse se propage très rapidement), les pouvoirs publics français décrètent une interdiction des rassemblements et des mouvements de ces animaux. (J.O. N.180 du 5/08). Résultat : les courses camarguaises, abrivado, bandido, encierros, etc, sont interdits.

medium_repos_2.jpgCONSEQUENCES
La nouvelle tombe mardi matin (7 août) et bouleverse tous les programmes des fêtes du Languedoc-Roussillon et Bouches-du-Rhône. A Pérols, Lansargues, Castries, Le Cailar, Montfrin, etc., les aficionados et les organisateurs désemparés parent au plus pressé. Mais les taureaux resteront au pré même si, dans certains endroits, les mesures tardent à être appliquées. Apparemment des problèmes de communication et ou du moins de synchronisation entre ministère de l'Agriculture, Préfecture et mairies... Quoi qu'il en soit, la Fédération française de la course camarguaise en relation avec les Directions des services vétérinaires confirme l'interdiction jusqu'à nouvel ordre et travaille pour infléchir ou assouplir les mesures. A savoir autoriser les sorties d'une seule manade en course complète par exemple.

MERCREDI 8 AOUT
Mercredi matin. Un arrêté du 7 août modifie l'arrêté du 4 août en apportant des dérogations mais en des termes pour le moins flous "Il peut être dérogé aux dispositions prévues.... dans des conditions précisées par instruction du ministre chargé de l'agriculture"... On attend des explications.  Un nouveau texte est en préparation au Ministère de l'Agriculture et une réunion se déroulera à Bruxelles avec les ministres concernés dans la journée. On peut raisonnablement penser que des allègements vont avoir lieu.

Mercredi midi : effectivement, les courses de taureaux d'un même élevage ont été possibles. A certaines conditions : que tous les medium_repos_3.jpganimaux présentés proviennent d’un même élevage ; qu'il soit être procédé à un examen clinique sur les animaux avant leur sortie. Cet examen clinique les déclarant sains. Les animaux présentés doivent être isolés à l’issue de la manifestation pendant au moins 72 heures. Les animaux sont isolés pendant les 10 jours suivant la tenue de la manifestation, et peuvent de nouveau être mélangés au troupeau à l’issue de cet isolement si aucun signe clinique n’est apparu. 

JEUDI 9 AOUT
CE MATIN :
La réunion de mercredi après-midi à Bruxelles maintient la restriction et donc  ne permet pas les rassemblements de plusieurs manades. C'est à dire pas de concours. Actuellement, se déroule une réunion au ministère de l'Agriculture avec les DSV. On en saura plus en début d'après-midi pour les courses prévues ce week-end.

14 h 50 : la FFCC informe que les restrictions sont levées.
ON REDEMARRE ! OUF !

VENDREDI 10 AOUT
Toutes les courses initialement prévues pour le week-end et le 15 août auront lieu plus la course de Châteaurenard (Trophée des Maraîchers espoirs) prévue mardi reportée à cet après-midi  (vendredi) et la finale du Gland d'Or à Montfrin, annulée mercredi, reportée à samedi après-midi.

   

Martine ALIAGA

28.05.2007

TUBERCULOSE : ASSAINISSEMENT A LA MANADE CLAUZEL

 

LA PASSION SELON SAINT-ANTOINE

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Alexandre et Jean Pierre CLAUZEL
 

 

Leur chemin de croix, les propriétaires de la manade Saint-Antoine l'ont choisi en toute connaissance de cause. Fin 2005, une bête tuberculeuse à l'abattoir, le verdict de la DSV est sans appel, la manade est bloquée. Deux solutions : abattage du cheptel ou assainissement.

D'une même voix, Alain Albaric, Jean-Pierre Clauzel, son fils Alexandre et sa fille Florence choisissent l'assainissement: "Assainir pour recommencer".

medium_ALEX.jpgAlexandre, passionné écorché vif, et Jean-Pierre, passionné pondéré, racontent : "Nous avons eu un premier cas de tuberculose, fin 1999 et nous n'avons pu travailler jusqu'à mai 2000,  puis un deuxième, fin 2005 (un quatrain détecté à l'abattoir). Hormis ces deux cas, nous étions clean en faisant tuer 45 à 50 bêtes par an, sans vente à d'autres manades".

Du 5 novembre 2005 au 9 mars 2007, c'est traversée du désert. Toujours en bonne entente avec les services vétérinaires et "contre toute raison logique si ce n'est la fe et la vraie valeur du travail de manadier qui est de faire naître, d'élever, de façonner et de dessiner une carrière à un taureau pour la course camarguaise", explique Alexandre. Et du jour au lendemain, tout s'est arrêté : "On dirait que c'est toi qui as la tube". Jean-Pierre Clauzel expose : "Je savais qu'à partir de là, on n'aurait plus aucune rentrée financière. En plus, les bêtes étaient bloquées sur leurs pâturages, les unes à Saint-Antoine, les autres aux Grandes Cabanes. Donc plus de rotation sur les pâtures, plus de possibilité de faire du fourrage. Tout en perpétuant la sélection et veillant au bon état des taureaux, bien sûr !". Alexandre renchérit : "Le pire c'est qu'on n'a plus eu de coup de téléphone, plus de visites. On s'est retrouvé seuls, sans recettes, sans travail, sans aide. A part deux ou trois clubs taurins, plus personne. Heureusement que nous avons la chance d'avoir des amateurs fidèles".  Plus la longue litanie des prophylaxies. En un an et demi, la totalité du cheptel (plus de deux cents bêtes) a subi six contrôles (Interferon et tuberculinisation). Soit douze passages au couloir de contention, à la recherche de toute bête atteinte et de tout porteur sain. Et l'abattage systématique de tous cas litigieux.

Les Clauzel sont persuadés du bien fondé de l'assainissement et espèrent dans les nouvelles dispositions qui vont êtremedium_Pere.jpg signées (voir en note) : "L'assainissement est possible ! Le problème est que, pour l'instant, seule l'indemnisation en cas d'abattage total prend en compte la vraie valeur des bêtes (NDLR : Lignées, carrière des cocardiers, ancienneté de la manade…). Financièrement, ce que nous avons choisi est un sacrifice total, économiquement c'est catastrophique".

La manade Saint-Antoine, depuis le début de saison, a le droit de faire à nouveau courir ses cocardiers. Mais tout n'est pas rose pour autant,  selon Alexandre : "Les cocardiers n'ont pas couru depuis un an et demi. Il faut tout reprendre à la base. Les contrats ne suivent pas je n'ai pas beaucoup de sorties prévues. Pourtant il faut que je voie comment les taureaux se comportent. Certains ont évolué physiquement mais ont perdu leur expérience. C'est difficile ! ". Mais ce qu'il défend avec force: "Ce qui sort, c'est du Saint-Antoine, ces taureaux ont une identité, une race. C'est l'histoire d'une passion avec mes bêtes, c'est la noblesse du métier de manadier". Et le père d'ajouter : "One ne regrette rien. Au moins on aura essayé. Rien n'est gagné définitivement. Ce qu'on a accompli, ça ne s'explique pas,  on le ressent sentimentalement".

Dans le sang des Clauzel coule toute la rudesse des Camarguais, la passion  pour leurs cocardiers, le respect du travail de manadier. Hier, Gazay, Beccaro, aujourd'hui Matute, Tommy, Colvert, Gaspard, Vivario… les cocardiers à la devise vert et gris sont entre les bonnes mains… de saint Antoine.

Martine ALIAGA
Photos Luc PERO

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TOMMY le chef de file de l'élevage
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En attendant les sorties on s'occupe...
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VIVARIO
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Masque de beauté ou de guerre ?
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BECCARO l'ancienne vedette de la manade
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MATUTE l'espoir
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MAS du MENAGE

Note : Les associations de manadiers, les services vétérinaires, la FFCC ont travaillé sur un protocole d'accord qui devrait être prochainement validé. Ce protocole porte sur une indemnisation revalorisée pour les bêtes abattues dans le cadre de l'assainissement ; un délai de blocage diminué et possibilité de sortir en course complète après un premier passage négatif de l'ensemble du cheptel au test de dépistage. En revanche, si lamanade est touchée à plus de 10 % du troupeau, il n'y a qu'une seule règle : l'abattage.

Manade Saint-Antoine : Les Saintes-Maries-de-la-Mer, tél. 04 90 97 50 14 

23.03.2007

La tuberculose bovine fléau de l'élevage camarguais

 

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Depuis toujours la tuberculose fait partie de la vie et de la mort du cheptel des taureaux camarguais. Si, en ces temps anciens, elle ne gênait pas grand monde, au fil des années les normes sanitaires ont changé et les pouvoirs publics se sont penchés sur la question. Depuis une quarantaine d'année, les manadiers ont été alertés pour éradiquer la maladie. La tuberculose a été enrayée dans les autres élevages bovins français. Les troupeaux camarguais bénéficient d'une dérogation de la part des services vétérinaires mais l'assainissement est de rigueur. Les manades trop infectées (plus de 10% de bêtes malades) sont obligatoirement et totalement tuées ce qui a conduit à faire disparaître certains grands élevages prestigieux. Les associations des éleveurs maintiennent le dialogue tant que faire ce peut avec les services vétérinaires pour gérer au mieux les cas difficiles.  La Fédération française de la course camarguaise de son côté reste à l'écoute de tous et apporte sa contribution. Certains pensent que cela ne suffit pas et ont créé dernièment, un comité de soutien.

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 Mercredi après-midi (21 mars 2007), les services vétérinaires et les éleveurs se sont rencontrés à Nîmes. Toujours en cause: l’éradication de la tuberculose.

C’était une réunion attendue avec inquiétude par les manadiers et toutes les parties prenantes de la course camarguaise. Pour preuve: certains s’étaient déplacés, à pied ou à cheval, pour marquer leur soutien à leur chère race de taureaux Camargue. Jean-Louis Blanc, directeur de la DSV du Gard, et M. Cadorel, chef du service régional des affaires vétérinaires recevaient donc les manadiers et leurs associations, en présence des services vétérinaires, des groupements de défense sanitaire des trois départements taurins. Henri Itier, représentait la FFCC. Le comité de soutien a été invité à suivre les débats à l’intérieur de la Chambre d’Agriculture.

De cette réunion de travail, sont ressortis trois points essentiels communiqués par les Associations de manadiers de l’AETCC et de la Raço di bioù. Les deux premiers vont dans le sens des souhaits de la profession.

- L’assainissement sera favorisé par une revalorisation des conditions d’indemnisation des animaux abattus.

- Un raccourcissement du délai de blocage d’une manade infectée est envisagé sur la base d’un protocole approuvé par la profession avec la possibilité de sortir en course complète après le premier passage négatif de l’ensemble du cheptel au test de dépistage.

En revanche, si l’arrêté ministériel autorisant l’assainissement pour les manades touchées à moins de 10% de leur cheptel est confirmé, pour celle davantage infectées, l’abattage total est toujours obligatoire. Déception!

Le dialogue se poursuivra entre l’administration et les professionnels pour finaliser le protocole. Une meilleure indemnisation et une possibilité de sortie pour les manadiers en assainissement sont effectivement des avancées encourageantes, reste que c’est un crève-cœur que de voir disparaître des pans entiers de l’héritage génétique transmis par des générations de manadiers. Le prix à payer pour l’éradication est très... très lourd.

Martine ALIAGA

Photo Luc PERO