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25.12.2007
PORTRAIT DE RASETEUR : JEAN JOUANNET
LE GENTLEMAN GAUCHER
Né le 17 août 1945, dans la rue des Juifs à Vauvert, véritable droitier, Jean Jouannet s'aperçoit très vite que c'est en rasetant à gauche qu'il se sent le mieux et c'est au Grau-du-Roi en 1962, en rasetant Athos de Blatière en emboulé qu'il prend pleinement conscience de ses réelles possibilités de gaucher. Ses qualités, il va tout d'abord en faire largement profiter les arènes de Sommières dans lesquelles il rasète très souvent. C'est là qu'Henri Laurent remarque "ce blondinet" au look ravageur style "New Man", athlétique, souple, à l'allonge rectiligne qui donne le maximum de chance au cocardier.
Dès lors, Jean entame une carrière exemplaire qui lui vaut de la part de la presse les titres et les éloges destinés aux grands : à Saint-Privat-des-Vieux pour une course de Raynaud "Mention à Jouannet qui a été le grand animateur de l'après-midi" ; à Vauvert "La palme à Jouannet, le meilleur en compagnie de César et Marchand". Ou encore "Si ce n'avait été le raseteur Jouannet, la course aurait sombré" ; à Châteaurenard "Goya encore très dangereux fut raseté en premier par Jouannet mais aussi Dumas, Castro, Pellegrin". Aux Saintes "Marquis spectaculaire et le duel Goya – Jouannet pour les meilleurs moments"…
Jean Jouannet, c'est la grande époque des années 70 avec Castro, Pellegrin, Dumas, Ruas, Marchand, etc. Et surtout de grands cocardiers : Dur, Joinville, Gardon, Rami, Aiguilleur et bien d'autres. Mais la plus grande fierté du raseteur reste la course de Châteaurenard en 1973 où il décocarde et lève les deux glands de Goya à cette époque-là presque intouchable. A la fin du quart d'heure, une formidable ovation salue des deux protagonistes.
Jouannet c'est aussi des victoires : en 1972, le Muguet d'Or et le Raset d'Or de Beaucaire. En 74, il remporte le premier Trophée de la Mer au Grau-du-Roi. En 77, la Ficelle d'Argent à Pérols, la Margueritte d'Or à plusieurs reprises ainsi qu'une multitude de places d'honneur dans différentes compétitions.
Un clin d'œil à Aigues-Mortes où Jacqueline Alexandre, speakrine de la télévision, lui remet une coupe offerte par Antenne 2. Quant au Trophée des As, toujours dans le peloton de tête mais hélas pas de victoire car Jouannet c'est aussi la malchance. En 1971, alors qu'il occupait la première place, il est opéré d'une occlusion intestinale. Puis ce sont Sifren (Lafont) en 1965, Mario (Lafont) 1967, Quasimodo (Blatière) 1970, Joinville (Lafont) 1972, Bajazet (Lafont) 1973, Mousquiou (Lafont) 1976, Calvissonnais (Barin) 1977, Filou (Fabre-Mailhan) 1982 qui lui ont barré la route vers les sommets en lui infligeant de nombreuses blessures.
Mais dans le cœur des afeciouna, il reste et restera un As de la course camarguaise.
Luc PERO
21:00 Publié dans PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Portraits, Jean Jouannet, raseteur, course camarguaise, taureaux, Goya
LA CAMARGUE AU DAKAR
LES TAUREAUX ET L'AFRIQUE
"Je pars avec mes six taureaux et deux chevaux" plaisante Jacky en présentant son Toyota BJ 80 fin prêt pour le Dakar. Jacky vous le connaissez sûrement… aficionado de longue date, juge de piste, membre de la commission du Trophée Taurin Midi Libre – La Provence, ce chef d'entreprise alésien réalise là un de ses rêves – courir le mythique rallye – et il n'a pas résisté à y associer son autre partie de lui-même, les taureaux et la Camargue. Le 6 janvier 2008, il sera l'un des 510 véhicules à s'aligner au départ à Lisbonne. Mais le 4x4 N.482 tire de l'ordinaire. Jacky y affiche son amour pour la course camarguaise : raseteur,
cocardiers noirs et chevaux blancs pour emblème sur l'arrière, une magnifique croix gardiane sur le toit, tout cela peint par Marignan et le sigle de la FFCC en bonne place sur le capot avant. De quoi attirer l'œil, exciter les curiosités et faire parler de la course camarguaise. Et aussi de voyager en amenant un petit bout de sa terre de prédilection, La Camargue.
A lui et son copilote Claude Veyron les 9273 km qui les mèneront au Lac Rose via Malaga, Nador, Ouarzazate, Tan
Tan, Zouerat, Atar, Tambacounda jusqu'à Dakar. Aux côtés de célébrités telles que Luc Alphand, Jean-Louis Schlesser, Carlos Sainz ou Brahim Asloum, Jacky fait partie des anonymes, libres de tout sponsoring, forts de leur passion et armés de leur seul courage pour qui le rallye imaginé par Thierry Sabine reste une grande aventure à vivre pleinement. Il faut tout de même ajouter que Jacky n'en est pas à son première voyage en terre africaine, qu'il a mis un an à préparer son engin et que ce grand gaillard calme et pondéré envisage sereinement et avec humour son périple : "Le but est déjà de ne pas se perdre, de ne pas casser et d'aller au bout… on verra bien".
Alors, au hasard des retransmissions TV, si vous voyez des taureaux et des chevaux sortir des dunes du Sahara, non vous n'avez pas la berlue, suivez bien ce curieux équipage orange et blanc, c'est notre Jacky à la poursuite de son rêve. Tous nos vœux l'accompagnent.
Martine ALIAGA
Photos Luc PERO
14:40 Publié dans PORTRAITS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rallye Dakar, Jacky Maurin, courses camarguaises, Camargue, taureaux, raseteurs
23.12.2007
BANDIDO AUX FLAMBEAUX
01:00 Publié dans MANIFESTATIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bandido, flambeaux, gardians, marché de noel, traditions
19.12.2007
LA SAGNE LE PETROLE CAMARGUAIS
HISTOIRE DE LA SAGNE DE VAUVERT A AIGUES-MORTES
une récolte qui débute au XIIIème siècle
Les lointains ancêtres d'André récoltaient déjà la sagne.
Le 4 février 1302, Guigon de Roche, seigneur de l'époque, accorde aux "vrais habitants" le droit de cueillir les roseaux sur une partie de son marais. Ce privilège dure encore aujourd'hui, sur les parties communales de la roselière. Du Moyen Âge au début du XXème siècle, coupée verte en été et séchée sur place, la sagne assure la majeure partie des fourrages des ânes, mules et mulets. L'hiver, la coupe du roseau est rare : elle sert à recouvrir les cabanes de gardians et à fabriquer quelques "paillassons", des nattes de roseau destinées à protéger les cultures maraîchères.L'histoire de la Sagne continue... Après la seconde guerre mondiale, la récolte de la sagne prend une autre dimension. Les besoins alimentaires énormes dans toute l'Europe poussent les pays du Nord, la Hollande notamment, à assécher leurs marais pour gagner des terres arables.Ils sont alors en pénurie de roseaux, qu'ils utilisent pour couvrir les toits de leurs maisons. Les négociants partent en quête de nouvelles sources d'approvisionnement et découvrent le roseau de Camargue, d'excellente qualité. A partir des années cinquante, le marché se développe tant que les sagneurs se convertissent en nombre à l'exploitation du roseau d'hiver. C'est le début d'une ère dorée pour les habitants de Vauvert et de Gallician.
"La sagne c'est notre pétrole à nous", explique un sagneur. "Pas besoin de la planter, elle pousse toute seule. Il suffit de se baisser pour la ramasser."
"Le prix du paquet a longtemps suivi celui du Pastis", plaisante André. "Avec des records à 235 paquets par jour, les sagneurs gagnaient bien leur vie."
Mais revenons à la sagne, elle est récoltée en hiver par des professionnels, les sagneurs. Il en reste une poignée dans les étangs du Charnier (au nord d'Aigues-Mortes) et du Scamandre.D'une main habile, ils coupent les roseaux, les peignent et lorsqu'ils en ont une quantité suffisante pour former une botte, ils tassent les tiges et lient la botte avec du fer.
La récolte de la sagne est une tradition mais les évolutions techniques ont permis de mettre au point des machines pour ce travail éprouvant.Ces machines ne coupent pas les roseaux, elles les arrachent et détruisent par là-même le milieu et donc la faune qui s'y réfugiait.Les derniers sagneurs se sont regroupés en une association dont le but est de pourvoir la production traditionnelle de sagne. Leurs espoirs se fondent sur le retour à la mode des matières naturelles.Le goût de l'authentique revient, souhaitons-leur bonne chance.
Photos Luc PERO
10:10 Publié dans TRADITIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sagne, roseau, culture, recolte, toiture, cabane gardian
17.12.2007
MARCHÉ DE NOËL SAINTOIS

Dans les arènes et sous un chapiteau, les artisans et commerçants Saintois vous invitent à découvrir leurs créations et leurs produits.
Ce marché est ouvert tous les jours de 10 heures à 19 heures et ce jusqu'au Dimanche 23 Décembre.
La veille le Samedi 22, à 18 heures une Bandido aux flambeaux sera offerte par les organisateurs.
02:25 Publié dans MANIFESTATIONS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marché de noêl, les saintes-marie-de-la-mer, bandido
15.12.2007
JOUR DE NEIGE EN PETITE CAMARGUE
18:00 Publié dans ACTU-BOUVINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : neige, chevaux, camargue, 2007
ARÈNES DE NÎMES 2007 - 2008
02:05 Publié dans ACTU-BOUVINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arènes, Nimes, illuminations, statue Nimeno II, 2007-2008
14.12.2007
PRESIDENTS DE COURSE
APRES LEUR A. G. A LA MANADE SAINT-PIERRE
MARC MOUCADEL, PRESIDENT DES PRESIDENTS
FAIT LE POINT
QUESTIONS-REPONSES
Après une saison d’existence, où en l’association ?
104 présidents de course sont licenciés à la FFCC, 30% d’entre eux n’exercent pas et sur la trentaine qui officient régulièrement, dix-huit sont membres de l’association. Nous invitons donc un maximum de présidents à nous rejoindre en 2008.
Quels sont vos interlocuteurs privilégiés ?
Tous les acteurs de la course camarguaise. Nous avons pris des contacts avec la FFCC pour avoir des représentants au comité directeur notamment dans les commissions "Statuts et règlement" et "Sécurité". Nous rencontrerons les associations de manadiers et celle des raseteurs. Des conversations intéressantes ont eu lieu avec des membres du Trophée Taurin.
Pour quelles propositions ?
Par exemple: nous voulons être concertés et participer à la future école des présidents de course de la FFCC ; nous demandons aux raseteurs d’équilibrer les capelado et de venir se présenter jusqu’à la présidence; nous insistons sur les gestes traditionnels pour la levée des attributs à faire uniquement par le raseteur concerné (pas par le tourneur); nous demandons une remise à jour plus claire du règlement du président de course, etc.
Quelques points rédhibitoires ?
Nous refusons le terme d’arbitre. Nous sommes des présidents de courses, notre fonction, notre rôle est d’arbitrer. Nous sommes aussi hostiles à la rumeur de la nomination des présidents par la FFCC.
Des avancées ?
Nous avons constaté moins de litiges graves, cette saison. La FFCC a fait un effort sur la discipline et nous nous sentons davantage soutenus.
Un mot sur cette journée ?
Nous avons été agréablement reçus par le manadier Christian Saint-Pierre au domaine de la Mourade et après une séance de travail de qualité - en présence notamment d’Henri Itier, président de la FFCC, Frédéric Raynaud représentant les manadiers, Patrick Bonton, conseiller général Rhony-Vidourle - et un bistournage, les conversations se sont poursuivies autour d’une bonne table.
Propos recueillis par
Martine ALIAGA
10:55 Publié dans ACTU-BOUVINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : APCC, Moucadel, FFCC, Trophée Taurin, course camarguaise
09.12.2007
SORTIE DES CHRONIQUEURS
SAMEDI 8 DECEMBRE : AMICALE DES CHRONIQUEURS ET PHOTOGRAPHES DE COURSE CAMARGUAISE
LES MEDIAS EN BALADE
La belle bâtisse ocre jaune se découvre au bout de l'allée de platanes, si près de la route Saint-Gilles–Vauvert et pourtant si loin du bruit et de l'agitation. Au loin, on découvre les patures… des hectares quadrillés par les roubines, le pays des taureaux. On est à la manade Espelly-Blanc. Georges et Bernadette Blanc travaillent dur pour maintenir l'héritage d'Albert Espelly. Maintes fois, les inondations ont anéanti leur labeur, ils sont toujours repartis. Aujourd'hui, avec Andalou qui porte haut les couleurs jaune, rouge, bleu, et une salle flambant neuve pour accueillir les groupes dans un superbe parc boisé, la manade dont les origines remontent à 1912, espèrent recueillir les fruits d'une sélection précieusement suivie depuis 1957.
C'est là que l'Amicale des chroniqueurs et photographes de course camarguaise a décidé de passer sa sortie d'automne. Une journée calme et chaleureuse autour d'une bonne table après un apéritif offert par Pernod 51. Au-delà des spécificités de chaque journal et support médiatique, l'occasion d'échanger des idées, de partager différents points de vue et de parler encore et toujours
de course camarguaise. De beaucoup s'amuser aussi, il ne manque pas de joyeux drilles dans la bande. L'heure n'était pas aux discours, bien sûr, mais Georges Blanc et Raymond Siméon, venu en voisin, ainsi que Luc Pero, le président, ont été chaleureusement applaudis pour leur prise de parole.
Martine ALIAGA
* Manade Espelly-Blanc, Mas San Miguel, route de Montpellier, 30800 Saint-Gilles. Tél. 04 66 22 94 25, 06 82 58 13 64 et 06 87 75 69 77
Photos M. ALIAGA et L. PERO
12:05 Publié dans ACTU-BOUVINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Amicale des chroniqueurs, manade Espelly-Blanc, courses camarguaises
06.12.2007
LES RASETEURS DE LIGUE EN STAGE
FONT ROMEU DU 3 AU 8 DECEMBRE
LES JEUNES STAGAIRES GOUTENT LE SPORT DE HAUT NIVEAU
Exit les protections, place aux courses de Ligues. Un simple changement d’appellation pour "coller" à la création des Ligues Languedoc-Roussillon et PACA. Cela permet, entre autres, grâce aux subventions régionales, de financer au bénéfice des apprentis raseteurs un stage au Centre national d’entraînement en altitude à Font-Romeu.
Ce sont donc dix-neuf stagiaires qui, depuis lundi et jusqu’à demain, font l’expérience des pratiques sportives de haut niveau. Découverte de la vie en collectivité pour certains, de la discipline et de l’hygiène de vie d’un sportif pour d’autres, mais pour tous la soif d’apprendre. Dans ces installations entièrement vouées à l'étude et aux sports, avec en toile de fond les forêts et les pics enneigés des Pyrénées, voyons comment évoluent nos sportifs à nous, nos raseteurs. Paroles de jeunes : « Chacun a sa chambre... On fait connaissance avec les stagiaires première année... On apprend à gérer notre saison... Le médecin de l’équipe de France d’aviron nous a fait un cours de diététique, c’était très intéressant... En calculant la masse graisseuse, j’ai découvert que j’étais en surpoids, j'ai trois kilos à perdre... Pour le test de Cooper (endurance), on s’est sorti les tripes... Le soir, on s’embête un peu, alors on sort mais le lendemain on est trop crevés… ».
Des stagiaires avec un bon état d’esprit selon Jean-Yves
leur préparateur physique: « Il faut qu’ils développent leur motivation. Ils n’ont pas de base d’entraînement et c’est là dessus que nous travaillons. Un programme général qu’ils pourront appliquer individuellement. Il faut travailler la dynamique et l’endurance. Tous ont de bonnes qualités physiques. Avant le stage, je me suis renseigné sur internet pour connaître la course camarguaise. C'est vrai qu'en plus des qualités physiques dont ils ont besoin, il y a le facteur danger (par le taureau) à intégrer ».
Pour Gérard Barbeyrac, directeur technique de la FFCC, qui les encadre et veille au grain : « C’est bénéfique. Ils ont un pied à l’étrier pour l’avenir, notamment avec un bilan médical qui peut leur éviter des blessures musculaires. Il y a une bonne ambiance dans le groupe, des liens se créent…. Bon le soir, ils font un peu la foire. D'accord pour se coucher tard, mais le lendemain, il faut être à l'heure ».
Quant au message d’Henri Itier, André Turquay et Nicolas Triol, venus pour deux jours au centre, il est clair : « Nous attendons de vous du sérieux, du respect envers tous les acteurs de la course camarguaise. Nous espérons que nous retrouverons ce bon état d’esprit plus tard ».
Et même si pour cette année, la date choisie n’est pas la meilleure, les prochains stages pourraient se faire en février pour que le bénéfice physique soit vraiment probant. En attendant, entre muscu, randonnées en montagne et sieste, les jeunes raseteurs vont être au top pour… les fêtes de Noël.
Martine ALIAGA
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EN COURS
18:20 Publié dans ACTU-BOUVINE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Font-Romeu, stagiaires, Ligues, raseteurs, sport, courses camarguaises












































