07 avril 2008
Réforme et RSA
Nicolas Sarkozy a affirmé que « ce n'est pas les économies qui font la réforme mais la réforme qui permettra des économies. C'est la différence entre rigueur et réforme. »…avant de confirmer le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite !
Peut-on envisager mesure d’économie plus arbitraire ? Tout le monde convient que l’Etat a besoin de réforme, mais d’une réforme s’appuyant sur une analyse des besoins de services publics. Tailler à la hache dans les effectifs, c’est courir le risque de voir coexister une pénurie de moyens dans certains secteurs et des sureffectifs persistants dans d’autres…avec au final, une dégradation de la qualité globale du service public.
La question soulevée par le Revenu de Solidarité Active défendu par Martin Hirsch n’est pas tant celle de son coût (5 à 7 fois moins que le paquet fiscal), mais plutôt celle de la « philosophie » qui le sous-tend. Il s’appuie, selon moi, sur le principe que la reprise de l’emploi n’est désormais envisageable que par des « petits boulots », d’une durée inférieure à un mi-temps. Partant de là, il est normal que la collectivité « subventionne » ceux qui reprennent l’emploi pour leur permettre d’atteindre le seuil de pauvreté. Cela ne risque-t-il pas de favoriser encore plus le développement de ces petits boulots ? Une lutte efficace contre la pauvreté passe par l’éducation et des politiques en faveur d’emplois de « bonne qualité » (et temps plein).
PP
17:03 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, emploi, chômage, inégalités, Services publics
31 mars 2008
Figaro ci, Figaro là
Voici ce que Le Figaro titrait sur son site Internet le 28 mars, se fondant sur un sondage Opinion Way :
En réalité, le sondage d’OpinionWay montre que 49 % des Français estiment que Nicolas Sarkozy exerce sa fonction de président de la République de manière différente. Une minorité donc. Parmi cette minorité, 58 % trouvent qu’il a changé plutôt en bien. Or, 58 % de 49 % font 28 % seulement de la totalité des Français.
Comme la ficelle devenait un peu trop grossière, Le Figaro a fait machine arrière et titre désormais :
Au-delà de ces manipulations mesquines, qui peut croire qu’un changement aussi soudain peut être sincère ? Il y a un mois à peine, on était en pleine « bling-bling attitude », toutes Ray-Ban et Rolex dehors, et aujourd’hui on voudrait nous faire croire qu’il a eu la révélation.
Il ne suffit pas de marcher dans la neige sur le plateau des Glières et d’arborer une mine austère pour avoir la dimension d’une chef d’Etat. Même grossièrement rapiécé et retaillé, le costume de Président de la République sera toujours trop grand pour Nicolas Sarkozy !
PP
10:54 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy
27 mars 2008
Re-présidentialisation
Nicolas Sarkozy (ou peut-être son entourage) a compris qu’il ne « faisait » pas Président. Il a cru pouvoir imposer son style, mais il s’est finalement rendu compte que son comportement s’apparentait plus à Britney Spears qu’au Général de Gaulle. Il veut maintenant « re-présidentialiser » son image.
« Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va », disait le philosophe. A quoi bon s’agiter si l’on n’a pas de projet de société ? La politique de civilisation a fait « Pschitt », tout comme le Grenelle de l’Environnement.
Du candidat du pouvoir d’achat au président des caisses vides…D’Eurodisney au plateau des Glières…Que de chemin parcouru…pour revenir au point de départ.
Tout ça pour ça !
PP
00:05 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy
21 février 2008
Actualité (suite)
A Neuilly, où le vaudeville politique atteint son paroxysme, c’est un sondage financé par des habitants (et patrons du CAC 40, de surcroît) qui a précipité la chute du « petit marquis » (affectueux surnom de David Martinon). En effet, ce dernier était donné perdant avec seulement 40 % des voix.
Autre exemple de mélange des genres : l’entreprise Bouygues va gérer une prison. Les prisonniers seront-ils obligé de regarder TF1 24 heures sur 24 ? On va avoir des soucis avec Human Rights Watch et Amnesty International pour « traitement inhumain ».
La « réforme » du droit des affaires est en marche. Désormais, le délai de prescription des faits « d’abus de bien sociaux » débutera non plus à partir de la découverte des faits supposés, mais à partir du moment où ils ont été commis. Comme en général, ces faits ne sont découverts que quelques années après leur survenance, l’expression « pas vu, pas pris » a un bel avenir !
Après avoir approuvé la proposition de Nicolas Sarkozy concernant le « travail de mémoire sur la Shoah », Ségolène Royal et François Hollande ont fait marche arrière, devant les remous provoqués par cette annonce inattendue. On se demande pourquoi ils ne sont plus ensemble, ces deux-là, ils étaient faits pour s’entendre !
En Grande-Bretagne, la banque Northern Rock a été provisoirement nationalisée. Incroyable, au pays du libéralisme triomphant, on a recours aux bonnes vieilles solutions du « programme commun » conduit par François Mitterrand et George Marchais ! Peut-être que libéralisme n’est pas si triomphant que ça, finalement !
Si les français votaient aux Etats-Unis, c’est Barrack Obama qui serait élu, c’est sûr. Pour ma part je me méfie un peu de lui. En effet, il a un peu trop tendance à se présenter comme l’homme du changement, sans trop dire en quoi ça consiste. On nous a déjà fait le coup de la « rupture » ! De plus, il trouve des qualités à Nicolas Sarkozy, ce qui est un autre signal d’alerte ! Enfin, il s’est fendu d’un éloge à …Ronald Reagan. Pour un démocrate, saluer le plus réactionnaire et le plus libéral des présidents américains, c’est un peu douteux.
Walter Veltroni, maire de Rome et figure du renouveau de la gauche en Italie, assure qu’il « sera, comme Nicolas Sarkozy, un homme nouveau qui changera la donne dans la politique ». Sans commentaire. Avec une gauche pareille, y-t-il encore besoin de droite ?
Les autorités européennes et américaines de la concurrence ont donné leur feu vert à l'acquisition du groupe britannique Reuters par son concurrent canadien Thomson, qui va donner le jour au numéro un mondial de l'information financière. Thomson-Reuters détiendra environ un tiers du marché mondial de l'information financière, au coude-à-coude avec Bloomberg, pour un chiffre d'affaires d'environ 11 milliards de dollars. Le secteur de l'information économique est actuellement en pleine concentration, alors que les transactions ont explosé ces dernières années sur les marchés financiers. Le magnat des médias Rupert Murdoch s'est ainsi emparé pour cinq milliards de dollars du groupe américain Dow Jones, propriétaire du Wall Street Journal. Le pluralisme et la transparence de l’information financière sont en bonne voie!!
PP
07:47 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Obama, Royal, Finance
14 janvier 2008
Un monde merveilleux...
14:26 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy
09 janvier 2008
SarkoShow
Il est loin le temps où Nicolas Sarkozy disait qu’il voulait 3% de croissance et qu’il irait chercher cette croissance « avec les dents »… C’était le 14 octobre 2007 mais en Sarkozye, royaume de l’instant présent, c’est une éternité. Lors de sa dernière conférence de presse, il a annoncé qu’ « il faut changer notre instrument de mesure de la croissance ». Il s’est aperçu qu’il ne suffit pas d’avoir les dents longues et la langue bien pendue pour susciter la croissance. Pour guérir de la fièvre, rien de tel que de casser le thermomètre !
Il va nous expliquer qu’il faut aller « au-delà » de la seule croissance des richesses. Pour cela, il a confié une mission de réflexion (une de plus) à deux économistes de renommée mondiale pour leurs travaux sur les inégalités : Amyarta Sen et Joseph Stiglitz. Et si ces économistes proposaient d’inclure plusieurs indicateurs complémentaires : la hausse du travail précaire (2/3 des créations d’emplois) et des inégalités, la baisse du taux de scolarisation des enfants (le taux de scolarisation à 18 ans a chuté de 85% à 79,5% en dix ans), l’influence grandissante du milieu social sur la réussite scolaire…En ces temps d’évaluation, pas sûr que Sarkozy ait une bonne note !
Toujours lors de sa conférence de presse, il a ajouté : « Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde, d'autant plus absurde que j'étais le seul à en parler ». Décidément le gag de l’arroseur arrosé, ça fait toujours rire.
Petite question : Qui a dit « Je veux être le Président du pouvoir d’achat » ? Un certain Nicolas Sarkozy, pendant la campagne électorale. En mai 2007…carrément la préhistoire…
PP
19:35 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, pouvoir d'achat, croissance
08 janvier 2008
SarkoShow
Lors de sa conférence de presse, Nicolas Sarkozy a prétendu mettre fin à l’hypocrisie en disant toute la vérité sur sa vie privée et ses vacances de nabab. Il se veut en rupture avec ses prédécesseurs, surtout François Mitterrand d’ailleurs. Ainsi, pour lui, la rupture, ce n’est pas de rompre avec des pratiques douteuses, c’est de les afficher au grand jour ! En effet, on se doute bien que les hommes politiques côtoient les chefs des grandes entreprises et bénéficient parfois de leurs largesses. Au lieu de remettre ces pratiques en cause, Nicolas Sarkozy les institutionnalise en prétendant vouloir « briser les tabous » vis-à-vis de l’argent et de la réussite. Sa réussite personnelle est incontestable ! Il est désormais seul maître à bord de la vie politique française…mais c’est une autre histoire.
Je ne sais pas s’il est très subtil, pour quelqu’un qui est censé être le président de tous les français, d’adopter un comportement de « nouveau riche ». Alors que les inégalités s’accroissent, que les salaires stagnent, on est en droit d’attendre un peu plus de discrétion. En effet dans un pays où les chances de promotion sociale sont de plus en plus faibles, l’ostentation des riches et des puissants est plus une source de frustration que d’émulation pour le reste de la population. Le président devrait plutôt afficher sa solidarité avec le plus grand nombre en s’appliquant les préceptes de « l’Etat modeste ».
Il a également rappelé qu’en matière économique et sociale, il souhaitait « mettre en œuvre les réformes qui ont marché partout ailleurs ». De quels pays parle-t-il ? De l’Allemagne où les syndicats réclament des hausses de salaires de 8%, sur fond de montée de la précarité ? Des Etats-Unis où les deux tiers des ménages de la classe moyenne sont dans l’insécurité économique et où le gouvernement envisage d’augmenter la durée de l’indemnisation du chômage pour faire face à la crise économique qui s’annonce ?
Encore une fois, aveuglé par son dogmatisme, il est en décalage avec la conjoncture économique.
Il veut également « moraliser le capitalisme financier ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Le capitalisme n’a pas besoin de moralisation, mais de régulation, de contrôles, de règles précises. La morale n’a rien à voir là-dedans.
Au détour d’une question, il a également annoncé que 2008 serait l’année de la fin des 35 heures… Il confirme donc l’initiative de François Fillon qui a demandé aux partenaires sociaux de réfléchir à la possibilité de négocier la durée du travail entreprise par entreprise. C’est donc la fin de la durée légale qui est programmée. C’est donc aussi la fin des heures supplémentaires…et donc d’une des mesures phares de son programme sur le pouvoir d’achat.
Enfin, il envisage de modifier le cahier des charges des chaînes publiques pour qu’elles n’aient plus recours à la publicité. Aujourd’hui la publicité représente environ 40% du budget des chaînes publiques. Comment vont-elles surmonter une telle baisse de leurs revenus ? Les principales bénéficiaires de cette mesure seront les chaînes privées (TF1 et M6) dont le cours des actions a bondi dès aujourd’hui. Au fait, il paraît que Martin Bouygues a pour projet de vendre TF1…mais ça n’a sûrement rien à voir.
PP
22:39 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, pouvoir d'achat, heures supp
21 décembre 2007
Actualité
Quelques réactions à des sujets d’actualité…
Le divorce par consentement mutuel pourrait se faire devant notaire, c’est tout du moins une piste de travail évoquée par le gouvernement. Il était vraiment urgent de donner une nouvelle rente de situation à une profession déjà largement privilégiée !
Extrait de l’enquête de l’Express sur les revenus des professions libérales :
« Le secteur juridique confirme la tendance… et le grand écart. Quand un notaire émarge à plus de 20 000 € par mois, une avocate ou une commissaire aux comptes à temps plein (deux professions féminines à plus de 80%) tablent sur un revenu quatre fois inférieur.»
Mais ce qui est encore plus grave, c’est ce début de privatisation de la justice. En effet, ce qui contribue à l’indépendance et l’impartialité de la justice, c’est que l’on ne paye pas le juge, contrairement à ce qui se passera pour un notaire. Les divorcés seront des « clients » du notaire…Cela change tout.
De plus, il semblerait que le Medef veuille étendre cette procédure à la rupture du contrat de travail, avec sa notion de « séparation à l’amiable ». Le notaire remplacerait les prud’hommes…
Les villes de Lyon et de Bordeaux ont renégocié les contrats qui les lient avec les sociétés concessionnaires des services de l’eau (Veolia pour Lyon et Lyonnaise des eaux pour Bordeaux). Lyon a fait baisser de 16 % le prix de son eau.
Selon une enquête d’UFC-Que choisir, les marges de ses sociétés atteignaient 33,8% à Bordeaux et 47,8% à Lyon. A Paris, Bertrand Delanoë s’est engagé (s’il est réélu) à retirer la gestion de l’eau à Suez et Veolia pour créer un « service public de l’eau ». Le taux de marge est de près de 38 %. Que dire alors de Marseille où le taux de marge est de 56 % ?
C’est beau la « délégation de service public » !
Christine Large s’est félicitée du bon démarrage des heures supplémentaires défiscalisées… 20 millions d’heures auraient été déclarée en octobre 2007. Coût de l’opération pour les caisses de l’Etat : 75 millions d’€… Au fait, Mme Lagarde a été dans l’impossibilité de préciser si ce nombre d’heures était supérieur à celui d’octobre 2006. Mais ça marche…puisqu’on nous le dit !
Enfin, je ne résiste pas à l’envie d’évoquer le voyage de Nicolas Sarkozy au Saint-Siège. Dans ses bagages, il avait emmené…non, pas Carla Bruni, mais Jean-Marie Bigard. Je me pose une question : qui a payé le voyage de ce haut représentant de la culture française ? Je n’ai aucune envie de sponsoriser (avec mes impôts) l’homme du « lâcher de salopes » pour qu’il aille « baiser l’anneau du Pape » (tiens, ça pourrait lui faire un bon début de sketch !).
PP
13:14 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, pouvoir d'achat, heures supp, notaires, avocats, service public, eau
20 décembre 2007
Temps de travail
Depuis quelques mois, on nous serine que nous ne travaillons pas assez et que c’est la cause de tous nos maux. On veut même nous faire travailler le dimanche. Il paraît que l’ouverture des magasins le dimanche pourrait redynamiser l’économie. Je voudrais bien savoir sur quelles études s’appuient ceux qui prétendent cela. En effet, si j’ai 100 € à dépenser, que je les dépense le vendredi, le samedi ou le dimanche ne changera rien à ma dépense finale.
Mais au fait est-ce bien vrai que nous travaillons moins que les autres ? La Commission Européenne vient de publier un rapport intitulé «L'emploi en Europe».
Dans ce volumineux rapport (disponible sur le site internet de la Commission Européenne), on peut trouver des informations intéressantes (Chapitre 3). Notamment la durée moyenne hebdomadaire du travail pour les salariés à temps plein.
En France, entre 2002 et 2006, la durée moyenne hebdomadaire des salariés à temps plein est passé de 38,9 heures à 41 heures ( pour 41.1 heures en Italie, 41.7 heures en Allemagne et 42.2 en Espagne)
Le rapport souligne d’ailleurs cette évolution :
« Moreover, the average full-time weekly hours of work have increased in Germany, Italy and Spain, albeit marginally, and more substantially in France since 2002. »
Et si on regarde la moyenne des durées hebdomadaires en tenant compte de l’emploi à temps partiel, on obtient le résultat suivant (en 2006) :
* Allemagne : 35.6 heures
* Royaume Uni : 36.9 heures
* France : 38.1 heures
Etonnant, non ?
Le problème n’est donc pas la durée individuelle du travail. Le vrai problème, c’est que nous ne sommes pas assez nombreux à travailler. Augmenter la durée individuelle du travail de ceux qui ont déjà un emploi ne pourra donc pas régler les problèmes de l’économie française. La mesure du « travailler plus » doit être le nombre total d’heures travaillées et non le nombre d’heure par personne.
Malheureusement Nicolas Sarkozy, aveuglé par ses croyances libérales et individualistes, ne peut concevoir des solutions globales.
Il faut créer les conditions, par la politique industrielle, d’une relance de l’investissement, de la recherche… Il faut aussi étudier la question du partage des gains de productivité. En effet, seuls les gains de productivité (gagner plus en travaillant un peu moins) peuvent améliorer significativement le pouvoir d’achat. Affirmer que c’est uniquement en travaillant plus que l’on peut gagner plus revient à dire que les gains de productivité n’existent plus. Dans une économie fondée sur les services, ils sont plus faibles que dans l’industrie mais ils existent toujours. Cela milite aussi pour une ré-industrialisation de l’économie.
PP
09:52 Publié dans Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, pouvoir d'achat, temps de travail
11 décembre 2007
Actualité
Quelques réactions sur divers sujets…
Tout d’abord, un récent sondage indique que 67 % des français estiment que le rachat des RTT est une bonne idée. En revanche, seuls 49 % estiment que ce sera efficace. Donc cela signifie que près de 20 % pensent que c’est une bonne idée…mais qu’elle ne sera pas efficace. En matière d’économie, j’ai du mal à imaginer une « bonne idée » qui ne serait pas « efficace ». A moins que certains jugent que tout ce qui contribue à « assouplir » la loi soit une bonne idée…même si ce n’est pas efficace. C’est toujours bon à prendre. Dogmatisme, quand tu nous tiens…
Dimanche, sur Canal+, j’ai entendu Ségolène Royal se plaindre une nouvelle fois des propos sexistes quelle doit enduré de la part de ses « camarades » socialistes. Il est vrai qu’elle fait toujours preuve de la plus grande classe dans ses propos. Par exemple, lorsqu’elle fustige les atermoiements des François Bayrou, le comparant « à un amoureux qui craint la panne », elle est vraiment irréprochable ! Si un homme s’était hasardé à faire des commentaires de cet ordre sur sa tentative de « racollage » (oups, ça m’a échappé) des électeurs centristes, que n’aurait-on pas entendu ! Par égard pour mes lectrices féminines (je sais qu’il y en a), je préfère ne pas préciser plus avant ce que m’inspire cette grande dame de la politique.
Rions un peu… Luc Châtel (secrétaire d’Etat à la Consommation) continue toujours à faire le service après-vente de sa loi sur…on ne sait pas trop quoi, au fait ! Il a annoncé qu’elle permettrait de « rendre 200 € à chaque français ». Admettons, cela signifie en comptant large environ 12 milliards d’€. A peu près l’équivalent des réductions d’impôts sur le revenu et des droits de successions…Sauf que ces dernières mesures ne concernent pas « tous les français », mais plutôt les 10 % les plus riches… Sauf que les gains de la loi Châtel sont aléatoires alors que les réductions d’impôts sont acquises. De plus les réductions d’impôts sont ciblées, alors que la loi Châtel ne sera au mieux qu’un saupoudrage, n’entraînant que des effets marginaux.
Enfin un ministre du gouvernement qui parle vrai : « La France ne se réduit pas à une balance commerciale ». Merci Mlle Rama Yade , voilà qui est bien parlé ! Toutefois, je pense que l’indignation de la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme faisait partie d’un jeu de rôle (même si elle n’est pas complètement feinte). A elle, le rôle de la gentille idéaliste, à Sarkozy celui du réaliste qui va « chercher des contrats pour les ouvriers français ». Il semblerait que Mlle Yade ait un peu surjoué son rôle, ce qui lui a valu les remontrance du metteur en scène !
Enfin, j’ai essayé de me documenter sur le plan Bush d’aide au secteur immobilier américain (notamment le gel des taux pendant cinq ans) dont j’ai parlé dans une précédente note. Je me suis alors aperçu que quasiment tous les sites que j’ai consulté (Nouvel Obs, Le Monde, l’Expresse, la Tribune, l’Expansion, les Echos, des sites en Suisse et au Canada) reprenaient au mot près la même dépêche de l’agence Reuters. Pas un commentaire, pas un mot d’analyse…Rien. La pluralité de l’information est en marche…
PP
15:57 Publié dans Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, pouvoir d'achat, Royal


