16.01.2008

Crises...

Le 30 août j’écrivais sur ce blog :
« Les similitudes sont les plus marquées en période de baisse, preuve que le monde de la finance cède à la panique au même moment sur l’ensemble du globe. Tout le monde se précipite pour vendre au même instant. Chacun espère sauver sa peau et précipite ainsi la chute du système.
Je pense que la crise financière actuelle, que certains voyaient déjà comme un soubresaut passager et salutaire, va encore nous donner à voir de belles dégringolades, vertigineuses et simultanées ! Rendez-vous dans quelques semaines ! »


Hier, les principales bourses mondiales ont décroché de plus de 2%. Depuis le 1er janvier les indices Dow Jones (New York) et le CAC 40 (Paris) ont perdu près de 6%, alors que le Nikkei (Tokyo) s’est effondré de plus de 12%...

La crise financière pèse évidemment sur l’économie mondiale, mais aussi sur les nerfs de Jean-Marc Sylvestre, le chroniqueur économique ultra-libéral qui sévit tous les matins sur Franc Inter. Après la crise financière, la crise de nerfs !
Autant je suis inquiet pour l’économie mondiale, autant la déprime de Mr Sylvestre a tendance à me réjouir ! On se console comme on peut !

Ce matin, il oscillait entre déprime et colère…En effet, après l’annonce des nouvelles dépréciations colossales enregistrées par Citigroup et Merril Lynch, ces banques ont dû faire appel à des fonds dits « souverains » (fonds qui investissent les liquidités des banques centrales des pays tels que la Chine, les pays du Golfe, la Russie…) pour renflouer leurs fonds propres. Devant cette « menace », les Etats occidentaux, Etats-Unis et Royaume Uni en tête, envisagent d’apporter leur garantie aux banques, afin d’éviter la faillite.
« Ce n’est pas autre chose qu’une nationalisation » a conclu Jean-Marc Sylvestre.
Une nationalisation dans les pays du libéralisme roi, quelle hérésie.
Et pour Jean-Marc Sylvestre, qui dit « nationalisation » dit « collectivisme », voire retour du « goulag ». Cours ! Jean-Marc ! Cours ! Il est encore temps de fuir, loin, très loin !

Le capitalisme financier est-il en train de s’autodétruire, victime de ses excès ?

PP

10.12.2007

Spéculations ??

Selon certains experts, la spéculation compterait pour 20 dollars dans le prix du baril. Sans la spéculation, le baril serait donc environ 20% moins cher. Pour ma part, je ne suis pas en mesure de confirmer ou d’infirmer ces hypothèses. En revanche, la comparaison des évolutions du Dow Jones (courbe rouge) et celle du prix du baril (courbe noire) est instructive. En effet, jusqu’à septembre 2007 ces deux évolutions étaient relativement indépendantes.



Mais depuis septembre, on constate une relative corrélation. Quand le Dow Jones baisse, le prix du baril monte (et inversement !). Un peu comme si les capitaux désinvestis du Dow Jones se reportaient sur le pétrole…


Faut-il y voir une nouvelle conséquence de la crise des «subprime» et de la crise de confiance sur l’ensemble des actifs à laquelle elle a abouti ?

PP

30.08.2007

Des indices qui en disent long...



Ce graphique représente l’évolution, depuis un an, de quelques indices boursiers. De bas en haut : le CAC 40 (France), le DAX 30 (Allemagne), le SMI (Suisse), le Dow Jones (USA) et le Nikkei (Japon).
S’il fallait une preuve supplémentaire du caractère moutonnier des marchés financiers, ce graphique montre à quel point les évolutions de ces indices sont similaires. Bien sûr, il existe des écarts de croissance assez significatifs, mais la forme générale est identique. Il est frappant, par exemple, de voir que la courbe de l’indice allemand (DAX 30) se superpose presque parfaitement avec la courbe du Dow Jones. Le CAC 40 s’approche de l’indice suisse SMI. L’indice japonais, quant à lui, montre une plus grande volatilité, caractéristique des bourses asiatiques.
Les similitudes sont les plus marquées en période de baisse, preuve que le monde de la finance cède à la panique au même moment sur l’ensemble du globe. Tout le monde se précipite pour vendre au même instant. Chacun espère sauver sa peau et précipite ainsi la chute du système. C'est sans doute cela que l'on appelle l'efficience des marchés!
Je pense que la crise financière actuelle, que certains voyaient déjà comme un soubresaut passager et salutaire, va encore nous donner à voir de belles dégringolades, vertigineuses et simultanées ! Rendez-vous dans quelques semaines !

PP