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19.12.2007

Chômage

Le taux de chômage pour la France métropolitaine (hors DOM) est passé sous la barre des 8 % au troisième trimestre 2007 : il a atteint 7,9 % selon les chiffres publiés par l'Insee mardi 11 décembre. La baisse est de 0,2 point par rapport au trimestre précédent et de 1 point en un an. Ce taux, calculé selon la définition du BIT (nombre de chômeurs rapporté au nombre de personnes actives, en emploi ou au chômage), correspond au nombre de 2 203 000 personnes.
Il faut remonter à la fin 2002 pour retrouver un taux inférieur à 8 %. En ajoutant les DOM, le taux de chômage au troisième trimestre est de 8,3 %.

Cette baisse du chômage s'accompagne d'une montée du « sous-emploi ». Selon l'Insee, 1 443 000 personnes sont en situation de sous-emploi, soit 5,6 % des personnes ayant un emploi. Cette catégorie du BIT recouvre notamment les « personnes qui ont un emploi à temps partiel, qui souhaiteraient travailler plus d'heures et qui sont prêtes à le faire ». D'après l'Insee, la part du sous-emploi « augmente depuis le début 2006, soit depuis le début de la baisse du chômage ».
On peut donc légitimement se poser la question de la qualité des emplois créés, et donc celle de l’impact sur le pouvoir d’achat.

Mais les chiffres publiés posent d’autres questions, notamment en ce qui concerne la méthode.
En effet, c’est passé inaperçu, mais l’Insee a changé de méthode de calcul du taux de chômage. On se souvient en effet que l’Insee avait courageusement retardé la publication des chiffres définitifs du chômage pour 2006…après l’élection présidentielle! En effet, le taux qu’elle annonçait (9,8%) était trop éloigné de celui du Ministère du Travail, basé sur les chiffres de l’ANPE (9%). De plus, les chiffres de l’Insee ne montraient aucune baisse du chômage…En pleine campagne électorale, quel sacrilège !
Après analyse détaillée des données, l’Insee a finalement abouti à un taux de...9,7%.
Que s’est-il passé alors ? Tout simplement et tout naturellement… l’Insee a modifié ses règles de calcul, officiellement pour se caler sur les directives européennes.
Désormais, ne sont comptabilisés comme chômeurs que ceux qui procèdent à des « actes positifs de recherche d’emploi » (lettres de candidatures, réponse à des petites annonces…).
Et, miracle, le taux de chômage de l’Insee est désormais identique à celui du Ministère du Travail. Avec un peu de bonne volonté, tout est possible !

PP

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