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15.12.2007
Face, je gagne. Pile, tu perds...
Pari gagné pour Goldman Sachs.
La banque d'investissement américaine a enregistré un profit annuel record de 11 milliards de dollars, dont 4 milliards tirés d'un défi audacieux - à l'époque - celui d'estimer que les valeurs mobilières adossées à des prêts immobiliers risqués allaient voir leur valeur baisser, selon des informations obtenues par le "Wall Street Journal". En anticipant ainsi la crise du « subprime », Goldman Sachs a amplement compensé les pertes de 1,5 à 2 milliards de dollars accumulées sur les créances immobilières.
Cette orientation à contre-courant, la banque la doit à trois banquiers aux nez creux : Michael Swenson, Josh Birnbaum et Dan Sparks, qui ont su convaincre leur hiérarchie du bien-fondé de leur stratégie.
Bien vu, messieurs. En plus, l'argent n'a pas d'odeur!
Quoiqu'il en soit, cette anecdote prouve que la crise était prévisible et qu'il aurait peut-être été possible d'en limiter les conséquences.
PP
14:40 Publié dans Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Finance, Mondialisation, Libéralisation, Immobilier, Etats-Unis, Crédit


