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15.11.2007
Dynasties
Il y a quelques semaines, Christina Kirchner, a été élue présidente de l’Argentine. Elle succède a un certain… Nestor Kirchner qui n’était autre que son mari. Je ne porte bien sûr pas de jugement sur les compétences de Mme Kirchner dont je ne connais pas l’action politique. En revanche je suis tout de même un peu surpris de cette succession familiale (certes après des élections démocratiques) à la tête d’un pays.
De même, aux Etats-Unis, il existe une probabilité non négligeable pour qu’Hillary Clinton soit la candidate démocrate à la présidence, 8 ans après la fin du deuxième mandat de son mari. Si elle est élue, elle succédera à Georges W. Bush qui a lui même pris la suite de son papa.
On assiste en quelque sorte à l’émergence de nouvelles dynasties de dirigeants dans des pays démocratiques. Est-ce vraiment dû au charisme et aux compétences de leurs membres ? Où y-a-t-il d’autres raisons moins avouables ?
On peut noter que l’Argentine est un des pays du monde où les inégalités sont les plus fortes (après le Brésil). En effet, dans ce pays la part du revenu des 20 % les plus pauvres est de moins de 3% dans le total des revenus, contre environ 8 % en France et plus de 9% en Suède. La crise des années 90 a exacerbé les inégalités déjà importantes. Les Etats-Unis sont eux aussi un pays très inégalitaire où la mobilité sociale est beaucoup plus faible que le voudrait le mythe du «rêve américain ». Selon une étude de l’Economic Mobility Project, la mobilité économique (mesurée par l’écart entre les revenus des enfants et ceux de leurs parents au même âge) est 1.5 fois plus forte en Allemagne, 2.5 fois au Canada, en Norvège, en Finlande et 3 fois au Da nemarl (mais seulement 1.2 fois en France).
Quel est le rapport avec le début de mon propos, me direz-vous ?
J’y viens… Dans une société inégalitaire, les plus favorisés ont une capacité d’influencer le peuple que ce soit par un accès aux médias, aux financements… Il en résulte une concentration du pouvoir entre leurs mains et de moindres opportunités pour les moins favorisés pour « mettre le pied dans la porte » et développer d’autres idées.
PP
19:05 Publié dans Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Argentine, Etats-Unis, Clinton, Bush, inégalités


