04.04.2008

Rendez-vous pour Midilibre.com

Chers lecteurs, Connexion, le blog, c'est terminé. Vous retrouverez désormais mes chroniques directement sur Midilibre.com, rubrique "high-tech". C'est donc juste la forme qui change, pas le fond. Cette décision est notamment motivée par une question de droit, ces articles étant écrits dans le cadre de mon travail et non à titre personnel. Qu'importe, l'essentiel est que je ne vous perde pas en chemin. Vous êtes désormais plusieurs milliers à vous rendre chaque mois sur ce blog, je compte sur votre fidélité.

Amicalement,
Nicolas Badrignans

03.04.2008

Jean Menu : « Les jeux vidéo attirent un public de plus en plus large »

Les jeux vidéo ne sont plus réservés à une poignée de passionnés. Les amateurs sont chaque année plus nombreux, le public plus large, les budgets et les profits de l'industrie plus colossaux. Le point sur ce phénomène en pleine expansion avec Jean Menu, ancien directeur du multimédia au centre national de la cinématographie et spécialiste du secteur, à l'occasion des deuxièmes assises du jeux vidéo qui se tiennent demain à Paris.

Les jeux vidéos se démocratisent. Comment l'expliquez-vous ?
Le marché du jeu vidéo connaît systématiquement une croissance à deux chiffres depuis le début des années 2000. Dans le cinéma ou la télévision, les taux sont bien plus modestes, de l'ordre de 1 ou 2 %. Au sein des biens culturels, c'est le secteur le plus dynamique. Cet engouement est du à deux facteurs essentiellement : les performances sans cesse améliorées des machines qui permettent de créer des univers toujours plus réalistes et immersifs, et l'apparition de jeux très différents qui ne nécessitent pas de passer des heures et des heures devant un écran pour s'amuser. Ces titres, apparus il y a environ deux ans avec les nouvelles consoles de Nintendo (Wii et DS) élargissent le public en séduisant les enfants, les filles et les seniors. C'est une tendance lourde à l'heure actuelle.

Combien coûte un jeu vidéo d'envergure internationale ?
Entre 15 et 20 millions d'euros. Les plus grands studios disposent de plateaux de 80 ou 100 personnes qui travaillent pendant 18 à 36 mois. Un jeu à succès peut se vendre aujourd'hui à 4 ou 5 millions d'exemplaires.

Sur quelle machine joue-t-on le plus ?
Cela dépend des pays. Les Français préfèrent les consoles, les Allemands les ordinateurs. L'élément commun est le succès du jeu en ligne. Son ampleur est lui aussi différent selon les pays. En Chine, par exemple, 95 % des joueurs jouent sur internet. Chez nous, c'est plutôt de l'ordre de 15 %. Mes réponses sont approximatives car cette industrie, encore très jeune, ne dispose pas de véritables outils de mesure et d'observation du marché. A la différence de l'audiovisuel. On ne sait presque rien des usages et de la sociologie du jeu vidéo. C'est un domaine qui devra rapidement être l'objet d'études poussées.

Quelle est la place de la France dans cette industrie ?
Le marché est fortement dominé par les Américains et les Japonais. La France compte, en étant optimiste, une toute petite centaine de studios qui conçoivent des jeux de leur propre initiative ou pour le compte d'un éditeur. L'enjeu est aujourd'hui de soutenir ces studios pour faire en sorte que dans les années à venir il y ait encore une création européenne. Les jeux sont des produits culturels qui véhiculent des valeurs importantes.

GTA IV s'apprête à casser la baraque

C'est le jeu le plus attendu de l'année. Grand Theft Auto IV devrait se vendre à plusieurs millions d'exemplaires. Et ce dès la première semaine après sa mise en rayon le 29 avril. Ce titre, politiquement incorrect et déconseillé aux moins de 18 ans, place le joueur dans le peau de Niko, un immigré d'Europe de l'Est venu rejoindre son cousin Roman à Liberty City pour faire fortune. Problème, rien de se passe comme prévu dans cette copie numérique de New-York et les embrouilles se succèdent. Niko va devoir sauver sa peau et apprendre à se débrouiller dans un monde où le crime règne en maître. Et pas question pour lui de s'embarrasser avec la loi. A en croire la presse spécialisée, GTA IV s'annonce exceptionnel : ville gigantesque grouillante de vie, liberté totale d'action, ambiance à nulle autre pareille, fusillades mémorables... De quoi crier au génie ou au scandale.

# Disponible le 29 avril sur Xbox 360 et PS3; environ 70 €; www.rockstargames.com/

02.04.2008

Entretenez votre PC en un clic avec TuneUp

Un PC qui fonctionne bien, c'est un PC entretenu. A force d'utiliser l'ordinateur, d'installer et de désinstaller des applications, le système d'exploitation (Windows XP, Vista etc.) s'encrasse, ralentit, répond moins bien. La dernière version de TuneUp permet de nettoyer et d'améliorer les performances de la machine en un tour de main. Les utilisateurs confirmés prendront plaisir à manipuler les nombreuses fonctions proposées par le programme, les autres laisseront le logiciel travailler seul grâce à l'option "Maintenance en un clic". TuneUp permet également de résoudre les problèmes courants, comme les erreurs d'affichage ou une lenteur excessive lors de l'exinction du PC (c'est du vécu, ndlr). Presque indispensable et accessible aux néophytes.

# Moins de 40 €. Version d'essai valable 30 jours. www.tuneup.fr.

01.04.2008

Arena lance le premier baladeur waterproof

C'est une première. Arena, en association avec Oregon Scientific, vient de sortir un baladeur MP3 waterproof. Le H3O ne se contente pas de résister aux éclaboussures. L'appareil peut être carrément utilisé sous l'eau! Cible numéro un: les nageurs. Petit et léger, le H3O se glisse dans le maillot ou, mieux, se clipse sur les lunettes. Les oreillettes fournies disposent d'embouts à spirales souples agréables à insérer dans l'oreille. Une fois positionnés correctement, ils tiennent plutôt bien, du moins en optant pour la brasse ou le crawl.

Si l'idée est excellente, le résultat est plus mitigé sur le plan qualitatif. L'ergonomie et l'équilibre du son ne valent pas ceux d'un iPod, loin s'en faut. Mais pour éviter de s'ennuyer en enchaînant les longueurs, difficile de trouver mieux.

# 149 €, avec 1Go de mémoire. Liste des points de vente: 05 57 55 44 00.

31.03.2008

Les outils en ligne font toujours plus d'ombre aux logiciels traditionnels

Retouche photo, traitement de texte, édition de présentation... de plus en plus de sites permettent d'exploiter, gratuitement et en toute simplicité, les possibilités bureautiques et multimédia offertes par les ordinateurs. Comme le tout nouveau Adobe Photoshop Express.

Les logiciels traditionnels, ceux qui s'installent sur le disque dur de l'ordinateur à partir d'un CD ou d'un fichier téléchargé, n'ont qu'à bien se tenir. Les services en ligne, qui s'utilisent avec un simple navigateur internet, sont tous les jours plus nombreux et performants. Dernier exemple en date illustrant cette tendance: Adobe Photoshop Express. Accessible en version beta (en cours de développement) depuis quelques jours, ce site offre gratuitement aux internautes un éventail d'outils permettant de retoucher ses photos.

Une vingtaine de fonctionnalités pour recadrer, corriger l'exposition, enlever les yeux rouges, convertir en noir et blanc, accentuer la netteté, filtrer la lumière... Rien à voir certes avec la richesse du "vrai" Photoshop destiné à un usage professionnel (et vendu près de 650$) mais de quoi satisfaire le grand public. D'autant que l'interface, pour l'heure en anglais, est particulièrement réussie sur le plan esthétique, que les outils sont simples à manipuler, et qu'il est à parier que d'autres options seront ajoutées d'ici la fin de la phase de test.« Photoshop Express a pris les meilleures technologies d'édition d'Adobe et les a rendues simples et accessibles à un nouveau public en ligne », précise le communiqué de presse. Le site permet par ailleurs de stocker en ligne jusqu'à 2 Go de photos et de partager tout ou partie de ses albums avec la communauté d'utilisateurs, web 2.0 oblige.

Picnik fait encore mieux

Photoshop Express c'est très bien. Mais Picnik, c'est sans doute encore mieux. Le site, particulièrement soigné, intuitif, rapide et traduit en français, offre encore plus d'outils que le nouveau service d'Adobe. Il offre notamment la possibilité d'incruster du texte sur les photos. Sans parler des innombrables filtres et autres effets spéciaux disponibles. Les internautes dont les besoins sont plus pointus peuvent ouvrir un compte premium (environ 25$ par an) et disposer de fonctionnalités supplémentaires.

La suite bureautique de Google s'enrichit

La retouche photo n'est pas le seul domaine à disposer d'outils en ligne performants. La bureautique peut également compter sur des services capables de faire de l'ombre aux logiciels traditionnels. Parmi les plus aboutis: la suite offerte par Google. Traitement de texte avec correcteur orthographique, tableur, et depuis peu édition de présentation. Rien ne manque. Et les outils, très réactifs, sont améliorés en permanence. Les documents peuvent être exportés dans les formats les plus courants (Word etc.) et partagés entres plusieurs utilisateurs. Un must.

27.03.2008

Internet devient indispensable aux Français

S'informer, faire ses courses, regarder la télévision, écouter la radio, chercher un emploi, rester en contact avec ses proches, tisser des liens... internet est désormais un réflexe quotidien pour plusieurs millions de Français. C'est ce qui ressort de "L'homme en réseau", une étude que vient de publier Médiamétrie. Selon l'entreprise spécialisée dans la mesure d'audience et l'observation des médias, 8 internautes sur 10, sur les 30 millions que compte aujourd'hui l'Hexagone,  se connectent tous les jours ou presque sur le réseau et passent près d'une heure quotidiennement à naviguer. « La poussée du haut débit et la souplesse qu’il offre contribuent fortement à ces habitudes. Plus de 9 foyers internautes sur 10 (93,4%) sont connectés en haut débit en France, soit 3 fois plus en trois ans », précise l'étude.

Médiamétrie souligne par ailleurs la percée des offres "triple play" (qui combinent internet, télévision et téléphonie fixe) et la montée en puissance des utilisateurs connectés depuis leurs téléphones portables, baptisés "mobinautes". Le virage numérique est définitivement pris.

25.03.2008

Plus besoin de télécharger : la musique s'écoute désormais en direct sur internet

Les services proposant des albums diffusés en streaming se multiplient et s'enrichissent de fonctions communautaires. Dernier en date à se lancer dans l'aventure: Jiwa, qui se présente comme «un formidable outil de lutte contre le piratage».

La musique poursuit sa révolution numérique. Désormais, plus besoin d'acheter de CD ou de télécharger des albums -légalement sur une des nombreuses plateformes de ventes en ligne (iTunes, FnacMusic etc.) ou illégalement sur les réseaux d'échange de fichiers (comme l'incontournable Bittorrent)- pour écouter ses artistes favoris. Il suffit de lancer son navigateur internet et de se connecter à un site de musique en direct (streaming pour les initiés). Dernier exemple en date illustrant cette nouvelle tendance: l'ouverture mi-mars de Jiwa. La plateforme, fondée par deux français, propose aux internautes d'accéder gratuitement et en toute légalité à un catalogue composé de centaines de milliers de chansons. Tous les genres sont représentés: pop-rock, chanson française, classique, jazz, électro, hip-hop... les auditeurs n'ont que l'embarras du choix. Et évoluent dans un environnement particulièrement attrayant: l'interface, si elle n'est pas exceptionnelle sur le plan graphique, est particulièrement réactive (les morceaux sont lancés immédiatement après avoir cliqué sur "play") et la qualité audio est irréprochable. Une fois l'ordinateur relié à une chaîne hi-fi, difficile de faire la différence avec un CD.

La plateforme met par ailleurs un point d'honneur à promouvoir les artistes et à proposer un large éventail de services communautaires. « Jiwa, qui signifie "l’âme" en sanscrit, permet aux Jiwers d’exprimer leurs émotions musicalement, en composant des playlists (liste de chansons, ndlr) qu’ils partagent avec la communauté. Grâce à un système exclusif de recommandations, les Jiwers découvrent de nouvelles musiques, peut-on lire sur le communiqué de presse annonçant le lancement du site. A chaque fois qu’une chanson est jouée, le service suggère automatiquement web radios, playlists, titres proches et utilisateurs similaires. Enfin, chacun peut s’abonner auprès d’un Music Angel pour recevoir des suggestions musicales. En ajoutant un titre à ses coups de coeur, le Jiwer devient Music Angel et diffuse ses choix à tous ses amis. »

Comme la plupart de ses concurrents (voir ci-dessous), le modèle économique de Jiwa est basé sur la publicité. Les revenus générés par les annonces -qui, bon point, restent pour l'instant discrètes- doivent permettre à l'entreprise de dégager des bénéficies et aux artistes et maisons de disques d'être rémunérés. « Jiwa est un formidable outil de lutte contre le piratage », assure Thierry Rueda, président et cofondateur de la société.

Reste maintenant à attendre que les baladeurs MP3 soient connectés en permanence à internet pour profiter de Jiwa et les autres en pleine rue.

Deezer, Musiline, LastFM... faites votre choix

Deezer : sans doute le plus connu des sites de musique en direct. Interface particulièrement soignée, vaste catalogue balayant tous les courants musicaux, page d'accueil mettant en lumière tel ou tel album, fonctions communautaires... rien ne manque. Si ce n'est peut-être un peu plus d'informations sur les albums et les artistes. Un must toutefois.

Musiline : le service musical en ligne développé par Lagardère Active, lancé fin janvier. Réservé pour l'heure aux abonnés Orange, MusiLine met l'accent sur la qualité des playslists qu'il est capable de générer en fonction des gouts de l'utilisateur. Le son est de bonne qualité, l'interface simple, mais la publicité bien présente.

LastFM : un service un peu différent, qui s'apparente plus à une webradio. Il suffit d'entrer le nom d'un artiste et LastFM joue en continue des morceaux en fonction de son profil utilisateur. Idéal pour découvrir de nouveaux groupes et faire partager ses goûts à la communauté.

21.03.2008

Taaz invente le maquillage en ligne

Voilà un nouveau site peu banal : Taaz est la première simulation de maquillage en ligne. Le principe est simple : vous chargez votre portrait et vous modifiez à loisir votre tête à l'aide d'une batterie d'outils permettant de changer de coiffure, d'appliquer du rouge à lèvres, d'allonger les cils, d'étaler de la poudre etc. Des centaines de couleurs et  de textures sont disponibles. Le résultat est particulièrement convainquant. Les créations peuvent ensuite être partagées et notées par la communauté, comme tout site web 2.0 qui se respecte. Taaz est entièrement gratuit. A essayer donc absolument !

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