06.05.2008

Jean-Marie Le Pen récidive et qualifié à nouveau les chambres à gaz de "détail de l'Histoire", une enquète contre lui est ouverte

PARIS (Reuters) - Une enquête préliminaire a été ouverte contre Jean-Marie Le Pen pour avoir à nouveau qualifié les chambres à gaz de "détail de l'Histoire" dans une interview fin avril, annonce le parquet de Paris.
Cette enquête "a été ouverte pour contestation de crimes contre l'humanité et provocation à la haine raciale", a déclaré une porte-parole, soulignant que l'enquête avait été confiée lundi à un service de la PJ parisienne.

"J'ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l'Histoire de la Seconde guerre mondiale: ça me paraît tellement évident", avait notamment déclaré le président du Front national au mensuel "Bretons."

Un journaliste lui faisant remarquer que l'on avait déporté des juifs dans des camps pour les tuer, Jean-Marie Le Pen a rétorqué: "C'est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là."

"Je constate qu'à Auschwitz, il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80.000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés."

Le leader d'extrême droite avait été condamné à 183.200 euros d'amende pour ses premières déclarations sur le sujet en 1987.

Ses propos dans le mensuel "Bretons" ont déclenché un nouveau tollé, y compris au sein du Front national.

Marine Le Pen, la vice-présidente du FN, a déclaré qu'elle ne partageait pas la vision de son père sur le sujet. Louis Alliot, secrétaire général du mouvement, a déclaré pour sa part que les déclarations de Jean-Marie Le Pen n'engageaient pas le FN.

Gérard Bon

Andrée Sarkozy, la mère de Nicolas, alias "Dadu" dit tout sur son fils

Par Purepeople.com
N'en déplaise à ceux qui se figurent que tout a été dit sur Nicolas Sarkozy, et par tout le monde, le site de vidéos www.omegatv.tv proposera dans quelques heures un regard inédit sur cette première année de présidence.
Un an jour pour jour après l'élection du chef de l'Etat, c'est à... Andrée Sarkozy, la mère de Nicolas, alias "Dadu", que revient la parole, pour un entretien exclusif qui sera en ligne aujourd'hui à 15 heures sur Omega TV.

Le site d'information Lepost.fr a tenté d'en savoir un peu plus auprès des instigateurs de cette rencontre : maman Sarkozy parle de "l'origine de la famille, l'éducation, les clefs qu'elle a pu transmettre à Nicolas Sarkozy pour devenir ce qu'il est aujourd'hui... et revient beaucoup sur les trois frères, leur parcours".

L'occasion pour une mère de s'interroger sur les trajectoires respectives de ses enfants: "Ne serait-ce pas Nicolas le plus brillant des trois, vu qu'il est Président aujourd'hui ?" Et d'apporter elle-même une réponse quelque peu surprenante : "pas forcément", estime-t-elle, évoquant les réussites de François, médecin, et Guillaume, grand patron et ancien dirigeant du MEDEF. "A un moment, on a peut-être demandé à ce frère de ralentir par rapport à l'autre", hasarde-t-elle...

Ce n'est pas la seule surprise de cette interview. Selon Lepost.fr la Carlamania sera également commentée par Andrée Sarkozy, la belle-mère, qui prête à la nouvelle première dame "un sacré bon bilan pour une bonne femme"!

Et comme "Dadu" sait beaucoup de choses, elle raconte aussi "une petite anecdote sur Madame Royale en Chine"!

Epidemie: La Chine en alerte rouge



La maladie "pieds-mains-bouche" se manifeste par l'apparition de petits boutons sur ces territoires .
Quelques 10 000 cas recensés et 25 décès, c’est le bilan de la maladie « pieds-mains-bouche » qui sévit en Chine depuis le début du moi de mars. L’infection touche principalement les jeunes enfants et se manifeste par l’apparition de petits boutons au niveau de la bouche, des pieds et des mains associés à des symptômes généraux parfois sévères pouvant aller jusqu’à un syndrome méningé qui s’est avéré mortel chez 26 enfants dont la majorité sont originaires de la ville de Fuyang, point de départ de la maladie. Le responsable est un entérovirus, l’EV-71, pour lequel il n’existe aucun vaccin ni traitement.

Les entérovirus ciblent spécifiquement les humains qui sont les seuls hôtes connus. Le plus célèbre d’entre eux est le poliovirus responsable de la poliomyélite, c’est également le seul qui fait l’objet d’une prévention vaccinale. La plupart des entérovirus se transmettent, selon l’OMS, par contact féco-oral ou aérien en cas de maladie respiratoire associée. Le virus peut être excrété dans les selles pendant de nombreuses semaines. Les entérovirus ont été mis en évidence dans l'eau, le sol, les légumes et les fruits de mer. On a signalé des flambées épidémiques de syndrome « mains-pieds-bouche » s’associant à des infection par des entérovirus à Taiwan, en Chine(1998) et en Malaisie (1997).

L’EV-71 a commencé à sévir au début du mois de mars dans l’Est de la Chine. Après une période d’hésitation, le temps d’identifier le virus et de se rendre compte de son avancée, les autorités sanitaire du pays ont décrété une alerte sanitaire nationale samedi 03 mai après avoir eu confirmation de l’existence d’un millier de cas, non létaux, dans la ville de Pékin. La Chine avait été fortement décriée en 2003, lors de l’épidémie de SRAS, pour avoir tardé à communiquer l’existence de cas sur son territoire dès l’hiver 2002. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, l'épidémie devrait forcir et connaître un pic vers les mois de juin et juillet. L'OMS n'estime cependant pas nécessaire de restreindre le commerce ou les déplacements en Chine.



Joël IGNASSE
Sciences et Avenir.com
06/05/2008

Enjeux cruciaux pour Barack Obama à Indiana et Caroline du Nord

Par Steve Holland

WASHINGTON (Reuters) - Barack Obama saura, à l'issue des primaires de ce mardi dans l'Indiana et en Caroline du Nord, s'il a surmonté ses difficultés dans la dernière ligne droite de la course à l'investiture démocrate et s'il peut battre sa rivale, Hillary Clinton.

Les stratèges démocrates estiment que le sénateur de l'Illinois ne pouvait pas imaginer pires embûches que le battage médiatique autour des propos controversés de son ancien pasteur et de ses propres commentaires sur l'amertume des habitants des petites villes, censés se réfugier dans les armes et la religion.

"Cela lui a vraiment porté un coup, c'est indubitable", relève le stratège démocrate Jim Duffy. "Mais il semble se redresser."

Obama, qui s'il est élu deviendra le premier président métis des États-Unis, se serait bien passé des déclarations intempestives du révérend Jeremiah Wright.

Le pasteur a notamment affirmé que l'administration américaine était partiellement responsables des attentats du 11 septembre 2001 et de la propagation du sida chez les noirs.

Obama a été contraint de rompre publiquement avec le pasteur et, selon un sondage USA Today/Gallup publié lundi, Hillary Clinton le devance désormais par 51% d'opinions favorables contre 44% auprès de l'électorat démocrate ou de sensibilité démocrate.

Il y a deux semaines, avant la controverse Wright, un précédent sondage Gallup donnait une avance de 10 points à Obama. Le sondage publié lundi, réalisé entre jeudi et samedi, comporte une marge d'erreur de cinq points.

Il tranche sur une enquête CBS News/New York Times publiée dimanche qui créditait Obama d'une avance de 12 points sur Clinton avec 50% contre 38%, tandis que 60% des 671 personnes interrogées entre jeudi et samedi estimaient qu'Obama a bien géré la crise.

INCERTITUDES

Les ennuis de son rival ont entretenu chez la sénatrice de New York l'espoir de refaire son retard sur le sénateur de l'Illinois.

Pour la stratège démocrate Liz Chadderdon, Hillary Clinton attend qu'Obama bute sur un nouvel obstacle.

"Elle attend désespérément la grosse gaffe, mais ce qui est intéressant, c'est que cela n'est pas encore arrivé", dit-elle.

De nombreux observateurs prédisent pour mardi des résultats partagés, Obama remportant la victoire en Caroline du Nord tandis que Clinton enlèverait l'Indiana, ce qui entraînerait la poursuite du duel démocrate tout en laissant espérer à Obama la victoire finale.

Une victoire d'Obama dans les deux États conforterait son avance mais, à l'inverse, un double échec du sénateur de l'Illinois donnerait à sa rivale des arguments pour faire valoir auprès des superdélégués qu'elle est la meilleure candidate face au républicain John McCain.

Pour le stratège démocrate Dough Schoen, qui a travaillé à la Maison blanche avec le président Bill Clinton, il y a tant d'incertitudes autour d'Obama qu'il ne se hasarderait pas à prédire l'issue du duel.

"Je pense que la tempête se poursuit. Nous ne saurons pas avant mardi si la tempête est passée ou si Barack reste pris dans la tourmente", dit-il.

Dans l'Indiana, les primaires, ouvertes aux électeurs indépendants et aux républicains, s'ouvriront à 10h00 GMT pour se conclure à 23h00 GMT.

Les sondages d'opinion y placent Obama et Clinton au coude-à-coude.

En Caroline du Nord, le scrutin se terminera à 23h30 GMT. Obama y est donné favori bien que le gouverneur de l'État, Mike Easley, ait récemment apporté son appui à Clinton.

Version française Nicole Dupont

Le pédophile sur le net démasqué par Interpol

WANTED" Vico. C'est sur son propre site Internet qu'Interpol, l'organisation internationale de la police criminelle basée à Lyon, a lancé un appel à témoins pour identifier un homme soupçonné de pédophilie et baptisé du nom de code Vico. Rendue publique par un communiqué le 8 octobre, cette initiative constitue une première dans l'histoire de l'organisation.
L'homme, de type européen, diffusait sur le Net des photos, au nombre d'environ 200, le mettant en scène avec 12 jeunes garçons (de 6 ans jusqu'à l'âge adolescent), vraisemblablement prises au Vietnam et au Cambodge en 2002 et 2003 selon Interpol.

Mais ni son identité ni sa nationalité n'ont pu être déterminées. "Pendant des années, des images de cet homme (...) ont circulé. Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants", a déclaré Ronald K. Noble, secrétaire général d'Interpol, un Américain nommé à ce poste en 2000. "Nous avons de bonnes raisons de croire qu'il parcourt le monde", ajoutait-il. Interpol, disposant d'un réseau implanté dans 186 pays, s'est donc saisie de cette affaire.


QUATRE PORTRAITS


Les photographies originales étaient retouchées numériquement par le pédophile pour masquer son visage. Cependant, les spécialistes allemands du Bundeskriminalamt (BKA, police criminelle fédérale) sont parvenus grâce à des logiciels de retouche graphique à obtenir "une image exploitable" du pédophile.

Quatre portraits sont ainsi affichés sur le site d'Interpol (www.interpol.net), extraits de la série des 200 photos, le montrant de face, de profil, ou avec des lunettes, souriant, accompagnés de ce message : "S'il se trouve quelqu'un qui reconnaisse cette personne ou possède des informations susceptibles d'aider les enquêteurs, contactez la police ou la section trafic des êtres humains d'Interpol de votre pays, par courrier électronique." Un mail spécial "opération Vico" est ainsi disponible sur le site de l'organisation.

Le 9 octobre, Interpol indiquait avoir déjà reçu plus de 200 réponses du monde entier, des services de police et de particuliers. Tous ces renseignements font actuellement l'objet d'investigations.

Le réseau Internet, dont se servent abondamment les pédophiles, fait l'objet d'une surveillance accrue de toutes les polices du monde. Du 7 au 12 octobre, 310 hommes âgés de 19 à 70 ans ont ainsi été interpellés dans 78 départements français lors de la plus vaste opération jamais montée en France contre des internautes amateurs d'images pédopornographiques.

Au total, plus de 1 400 000 photos et 27 000 vidéos pédopornographiques ont été saisies dont certaines sont très dures. Un logiciel, dit "Log-P2P" ("peer to peer", échange de fichiers), développé depuis cinq ans par un gendarme bordelais et utilisé par des centaines de polices, permet de balayer les réseaux d'échange de fichiers. Le même jour, la police polonaise a annoncé avoir interpellé 55 personnes à travers le pays, suspectées de diffuser de la pornographie infantile sur Internet.

Isabelle Mandraud

La guerre entre Geneviève de Fontenay et Miss France Valérie Bègue continue

Geneviève de Fontenay a lancé un ultimatum à TF1 et Endemol à propos de la présence de Valérie Bègue lors de la prochaine cérémonie Miss France : il faudra choisir car pour la Dame au Chapeau, il est hors de question de se montrer aux côtés de Valérie Bègue.
Décidément Geneviève de Fontenay ne rend pas les armes dans la guerre des tranchées qui l'oppose à Valérie Bègue mais aussi à TF1 et Endemol !

La présidente du comité Miss France a en effet déclaré à l'Associated Press qu'il faudrait choisir entre elle et Valérie Bègue pour la prochaine cérémonie des Miss France qui rappelons-le aura lieu le 6 décembre 2008.

Si Valérie Bègue remet la couronne à celle qui lui succèdera, Geneviève de Fontenay est prête à "claquer la porte de Miss France et de TF1".

Les mois qui viennent risquent d'être bien longs au pays des Miss France...

05.05.2008

Cécilia et Richard Attias quittent la France pour s'installer à Dubaï

Cécilia et Richard Attias vont quitter la france! Richard Attias est devenu le PDG d'une société détenue par le gouvernement de Dubai, et le publicitaire va s'installer avec toute sa famille dans cet Emirat réputé pour ses projets gigantesques...

Cécilia Attias et Richard Attias vont s'installer à Dubaï. D'après l'AFP, le publicitaire a été nommé à la tête d'une société événementielle : la Dubaï Event Management Corporation.

Nous vous annoncions qu'il avait quitté ses fonctions de chez PublicisLive et qu'il avait des projets dans l'Emirat au côté de sa femme.

Sa nouvelle entreprise par la voix d'une source proche a déclaré que le publicitaire allait déménager de France et partir avec toute sa famille ...

Ce qui devrait vouloir dire, que Louis, le fils de Cécilia et de Nicolas Sarkozy, dont elle a la garde, quitterait lui aussi le pays.

Ce qui risque de ne pas être simple pour les droits de visite.

Nous souhaitons une très bonne installation à toute la famille Attias/Sarkozy recomposée.

Les détails troublants de sa mort de Katoucha

Il y a dans la mort de Katoucha, certains éléments qui laissent planer le doute quant à la thèse de l'accident comme le révèlent nos confrères du quotidien Métro dans l'édition d'aujourd'hui.

Nos confrères du quotidien Métro sont revenus aujourd'hui sur la mort du mannequin Katoucha dans un excellent article qui met en lumière de nombreuses zones d'ombres. Il convient tout d'abord de rappeler que la thèse de la mort accidentelle, selon laquelle Katoucha serait tombée de la péniche sur laquelle elle vivait et se serait noyée dans la Seine, n'a pas convaincu la famille de l'ancienne égérie d'Yves Saint-Laurent. Au point que l'avocat de celle-ci, Maître Roland Dumas, a porté plainte contre X pour "homicide volontaire" le 7 mars dernier et envisage des poursuites pour non-assistance à personne en danger.

Il faut dire que les détails troublant s'accumulent. Lors de la soirée précédent sa disparition, Katoucha avait pris des cachets pour soulager une douleur à la cuisse. D'après Métro, ses amis l'auraient mise en garde, "les médicaments n'étant pas conditionnés". Le quotidien gratuit rapporte également que d'après le personnel du restaurant, Katoucha titubait et n'était absolument pas dans son état normal.

Après la soirée, aux alentours d'une heure du matin, deux des amis avec qui elle a partagé la soirée l'ont raccompagnée jusqu'à La Petite Vitesse, la péniche où habitait Katoucha, près du Pont Alexandre III. Péniche qui devait être louée à des italiens dès le 4 février, jour où sa disparition a été signalée. En effet, Katoucha devait déménager car selon Métro, elle allait se séparer de son compagnon. Elle n'en aura pas le temps. Les détails semant le trouble sur la thèse de la mort accidentelle s'accumulent. Son sac a été retrouvé sec alors qu'il est censé être resté une nuit entière sous la pluie et l'occupant de la péniche voisine de La Petite Vitesse a entendu Katoucha dire à deux reprises "j'ai froid" la nuit de sa disparition (le 31 janvier) mais certifie n'avoir rien entendu tomber à l'eau... Par ailleurs, quand son corps a été retrouvé, il était quasiment intact alors qu'il avait soi-disant passé un mois dans l'eau. De plus, la quantité d'eau présente dans ses poumons fait sérieusement vaciller la thèse de la noyade.

La semaine dernière, un juge a été nommé pour instruire le dossier. Il n'est pas au bout de ses peines.

Par News de Stars

04.05.2008

NicolasSarkozy soigne ses amis patrons, et donc le régime chinois

© Mathieu Génon Curieusement, dans le bilan dressé ces jours-ci de la première année de mandat de Nicolas Sarkozy, on parle peu de la politique étrangère. Il y aurait pourtant là autant matière à critique que dans les autres domaines. On peut même affirmer que c'est le secteur dans lequel l'action du nouveau président a été la plus catastrophique. En effet, la diplomatie était sans doute le dernier champ où la France gardait une marge de manoeuvre - l'opposition, bien que très timide avec le recul, de Jacques Chirac à la guerre en Irak l'avait démontré. En politique économique, cela fait longtemps que la France n'a plus de marge de manoeuvre, du fait de l'euro, bien sûr, mais encore plus du fait de l'endettement français, qui rend le pays éminemment vulnérable - Nicolas Sarkozy est en train de s'en rendre compte. En politique étrangère, en revanche, la voix de la France comptait encore et la nouvelle équipe au pouvoir est en train de dilapider le peu de capital qui nous restait.

Il ne s'agit pas du Tibet, mais de démocratie en Chine
L'épisode des protestations contre la Chine à propos du Tibet est particulièrement révélateur. La France n'a aucune politique chinoise, sinon celle du suivisme. On prête à Nicolas Sarkozy cette remarque: «On me reproche de ne pas assez faire pour le Tibet. Ce n'est pas de ma faute si De Gaulle a oublié d'envisager la question quand il a reconnu la Chine en 1964». Le chef de l'Etat nous a habitués, depuis un an, à tant de bévues, qu'il n'en est plus à une près.
De Gaulle a reconnu un Etat qui avait, au milieu du XXe siècle, violemment rejeté l'impérialisme occidental amorcé par la Guerre de l'Opium au milieu du XIXè siècle; le président français de l'époque pensait qu'il n'était pas bon qu'une puissance de cette dimension restât à l'écart des relations internationales - ni pour elle-même (Grand Bond en avant, Révolution culturelle), ni pour le monde (danger du face-à-face américano-soviétique). Que De Gaulle ait reconnu la souveraineté de la Chine populaire sur le Tibet, qui s'en étonnera: Nixon a-t-il fait autre chose au début des années 1970? Les grandes entreprises européennes ou américaines qui fabriquent en Chine ce qu'elles revendent dans nos pays ne semblent pas se soucier plus que cela des droits de l'Homme au pays des héritiers de Mao. Personne n'avait fait pression sur le Comité Olympique International lorsqu'il s'est agi de retenir la candidature de Pékin à l'organisation des Jeux Olympiques.
Il ne s'agit pas d'être cynique mais de prendre conscience du fait que la question n'est pas la souveraineté de la Chine sur le Tibet. Qui soutiendrait sérieusement que le meilleur moyen d'améliorer le sort des Tibétains est de déclencher une guerre mondiale? La question n'est pas non plus celle des droits des Tibétains: c'est celle de la démocratie pour la Chine entière. Et de ce point de vue, on peut plaider pour la tenue des Jeux Olympiques en pensant qu'ils forceront la Chine à s'ouvrir au monde au-delà de l'économie. C'est un point de vue défendable - mais insuffisant.
Des patrons qui jouent le jeu du régime chinois...
La grande question est celle du développement de l'économie chinoise. Nos entreprises sont entrées dans la logique de la dictature post-communiste: produire en Chine, avec une main d'oeuvre quasi-gratuite, pour les marchés occidentaux. Ce n'est pas ce pour quoi nos entreprises ont, à l'origine voulu s'installer dans le pays: au départ, il s'agissait d'avoir accès au marché chinois. Mais le régime retardera autant que possible le développement économique de sa propre population, de peur que l'émergence de classes moyennes nombreuses ne fasse inéluctablement triompher la démocratie.
Si le pouvoir politique jouait son rôle, au lieu de courir après les contrats pour les entreprises transnationales, il conditionnerait l'accès de produits venus de Chine au marché français et européen à des règles strictes: obligation pour la Chine d'absorber une partie de la production des entreprises françaises en Chine, imposition aux partenaires européens du principe d'une «taxe sociale» sur les produits venus de Chine (la France reprenant sa liberté si l'Europe ne joue pas son rôle sur ce sujet), contrôle très strict des transferts de technologies, etc.

... et un président soumis aux patrons
Le gouvernement de Nicolas Sarkozy aurait pu rompre avec la mollesse de son prédécesseur sur tous ces points. Au lieu de cela, il laisse tout aller à vau-l'eau. Et quand l'opinion s'émeut, à juste titre, de la répression au Tibet, on laisse avec la même mollesse dégénérer les manifestations antichinoises sur le sol français, puis insulter la France par des étudiants chinois téléguidés par le pouvoir qui ornent le drapeau français de croix gammées et réclament la libération de la Corse! De Gaulle aurait convoqué l'ambassadeur de Chine pour moins que cela!
La politique du chien crevé au fil de l'eau. Tel semble bien être le seul moteur de la politique chinoise de la France. Qu'un président de la République soit devenu incapable d'expliquer à l'opinion que la question qui importe, ce ne sont pas les droits des seuls Tibétains mais ceux de tous les citoyens chinois, qu'on ne peut pas protester sur le Tibet mais continuer à se fournir dans les supermarchés où triomphe le «made in China», voilà qui montre une absence totale d'imagination et de courage de la part des gens qui nous gouvernent. Il est vrai que Nicolas Sarkozy est l'ami - le relais même - des grands patrons qui font fabriquer massivement en Chine. Il n'est pas libre. Il est, comme nous le verrons dans notre prochain article, condamné à être un défenseur structurel du système monétaire qui verrouille les rapports de force dans le monde.

Britney Spears : les aventures de la lolitrash déjantée au jour le jour

Après les heures de gloire, c’est une douloureuse descente aux enfers que vit Britney. La pop star qui a commencé sa carrière très jeune paie certainement les conséquences d’une célébrité prématurée. Provocation en tout genre, éducation de ses enfants controversé, alcool et drogue… Brit ne s’en sort plus.