07.04.2008

A défaut de Pékin, boycotter Sotchi



..."Ces Jeux garderont un sinistre arrière-goût pour les démocrates. C'était prévisible. Le climat contestataire qui entoure leur organisation apportera-t-il un progrès pour le citoyen ordinaire chinois ou tibétain ? Ce n'est pas du tout prévisible. Faut-il pour autant boycotter les JO de Pékin ? Ce boycottage aurait-il un effet positif pour ces mêmes citoyens brimés dans l'exercice de leurs droits fondamentaux ? Ce n'est guère plus prévisible, il faut le reconnaître."...
..."Il est trop tard pour obtenir la suppression des Jeux de Pékin. Il faut l'accepter. Cela ne doit pas empêcher d'essayer de profiter de cette monstrueuse erreur de trois manières. D'abord en faisant savoir fermement au CIO et aux autres fédérations sportives internationales qu'il ne pourra plus être question à l'avenir d'attribuer encore de grandes épreuves à des pays non démocratiques qui ne seraient pas soumis à d'impérieuses contraintes en matière de respect des droits de l'homme. Le temps est d'ailleurs peut-être venu de mettre sous contrôle ces grandes fédérations dont le fonctionnement est aussi opaque qu'arbitraire, ce qui explique probablement les graves erreurs telles que celle que nous déplorons aujourd'hui."...
..."Est-il encore acceptable qu'un Etat soit admis comme membre de l'OMC et se maintienne comme membre permanent du Conseil de sécurité sans qu'il lui soit imposé le respect de la déclaration universelle des droits de l'homme adoptée par l'ONU en 1948 ? Va-t-on accepter qu'un tel Etat puisse développer une économie à fort taux de croissance qui n'est pas sans préjudices sur les économies qui s'imposent des devoirs en matière de démocratie et de bien-être de la population et qui sont, de ce fait, victimes d'une concurrence déloyale ?"...
..."Il est encore temps de réattribuer ces Jeux à un pays démocratique, puisqu'ils auront lieu en 2014, et d'établir des règles qui voudraient que, en sport comme ailleurs, les pays qui s'astreignent aux exigences de respect des droits de l'homme, de respect de l'environnement et de loyauté dans le domaine de l'économie et du commerce mondial se voient réserver certains privilèges. Ce ne serait que justice.

Laisser des Etats totalitaires devenir des puissances est dangereux. Il ne faut pas les laisser se faire du muscle et de la graisse. Les grandes puissances dictatoriales sont redoutables sur le plan militaire, diplomatique, économique et environnemental. Si nous reproduisons la politique qui fut jadis celle de Daladier et de Chamberlain, le risque est grand que nous aboutissions aux mêmes drames. Cela étant, ce n'est pas en tolérant Guantanamo qu'on se positionne beaucoup mieux. "

Qu'est-ce qu'on s'amuse !

lu sur lemonde.fr
JO: Paris met la flamme olympique sous l'éteignoir
07.04.08 | 18h14

Par Thierry Lévêque et Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Sous la pression des défenseurs des droits de l'homme et du Tibet, le voyage de la flamme olympique d'Athènes à Pékin a sombré dans le chaos lundi à Paris où la torche a effectué une grande partie du trajet en autocar.
Le relais de 28 km prévu dans la capitale a été purement et simplement abandonné en fin de parcours après avoir été jalonné d'incidents et d'arrestations - au moins 23 selon l'association Tibet Libre - parfois musclées.
La flamme n'est sortie de l'autocar où elle avait été mise en sécurité à plusieurs reprises que devant le Stade Charléty, dernière étape du relais, dans les mains du joueur de football Pedro Pauleta qui l'a remise à la nageuse Christine Caron.
Symbole du désordre qui a régné toute la journée, la torche avait auparavant été momentanément éteinte, "en raison d'un problème technique sur le porte-flamme", a-t-on déclaré à la préfecture de police.
L'événement rare s'est produit alors que le relais passait sur la rive gauche de la Seine près d'Issy-les-Moulineaux.
La torche a repris sa route dans les mains notamment du judoka David Douillet, double champion olympique.

Le reste de sa progression n'a été qu'un long parcours du combattant malgré le déploiement de près de 3.000 policiers, dont certains accompagnaient le cortège en rollers ou à vélo.

Le premier incident avait éclaté dès le départ au premier étage de la Tour Eiffel.

Au cri de "Liberté pour le Tibet", Sylvain Garel, président des élus Verts au conseil de Paris, a tenté d'arracher la flamme à son premier porteur, l'athlète Stéphane Diagana, ancien champion du monde du 400 mètres haies.
Diagana a quitté la Tour Eiffel entouré de policiers. Il portait le badge spécial, frappé des cinq anneaux olympiques et du slogan "Pour un monde meilleur", conçu par les athlètes français pour l'occasion.
"Ce badge que l'on porte, c'est un message d'amour, de solidarité et de partage", a-t-il dit.

DRAPEAU NOIR

Des militants de Reporters sans frontières (RSF) ont déployé sur la Tour Eiffel un drapeau noir frappé des anneaux olympiques déformés en menottes et se sont enchaînés au monument.
Juste en face de la Tour Eiffel, de l'autre côté de la Seine, des défenseurs de la cause tibétaine ont manifesté sur le Parvis des droits de l'homme devant le Palais du Trocadéro.
Plusieurs personnalités se sont associées au rassemblement. Noël Mamère, ancien candidat des Verts à la présidence de la République, a vivement mis en cause Jacques Rogge, président du Comité international olympique.

"Rogge est un paillasson, le collabo d'un régime auquel il a donné les Jeux il y a sept ans", a-t-il dit.

Reporters sans frontières a déployé son drapeau noir Avenue Marceau où la flamme est arrivée avec près d'une heure de retard sur son horaire toujours à bord de l'autocar que précédaient une quarantaine de véhicules de police.
Des militants de l'association ont également lancé des fumigènes et des tracts du haut des tours de Notre Dame.
L'affaire avait auparavant pris des allures d'incident diplomatique lorsque la flamme a brûlé l'étape de l'Hôtel de Ville sur lequel était affiché un panneau disant: "Paris défend les droits de l'homme partout dans le monde"..

"Les autorités chinoises n'ont pas souhaité que la flamme s'arrête devant l'Hôtel de Ville", a déclaré le maire de Paris, Bertand Delanoë.

"C'est de leur responsabilité. J'avais cru comprendre que l'attribution des JO à Pékin était un signe d'ouverture."

Les quatre groupes parlementaires ont suspendu leurs travaux pour manifester leur solidarité aux Tibétains lors du passage de la flamme olympique devant l'Assemblé nationale.
A Pékin, la directrice des médias du comité d'organisation des Jeux de Pékin, Wang Hui, a condamné tout en les minimisant les manifestations qui avaient déjà commencé à Londres dimanche.
"Nous condamnons fermement ces quelques séparatistes. Leurs actions seront condamnées à travers le monde et sont vouées à l'échec", a-t-elle dit.

Le trajet de la flamme dont Pékin aurait voulu faire "le voyage de l'harmonie" est long de 137.000 km à travers 21 grandes métropoles du monde et toutes les provinces chinoises, y compris le Tibet et une ascension de l'Everest.

San Francisco sera la prochaine étape. De nouvelles manifestations sont prévues.

Avec Jean-Paul Couret

Au secours !



………"Diaboliques, les "narcos", pour se constituer une clientèle, vont jusqu'à distribuer aux abords des écoles primaires des décalcomanies imprégnées de LSD, afin que les enfants lèchent de la drogue au moment de coller des images de Tom et Jerry."...

La forme humaine de la maladie de la vache folle a causé deux décès en Espagne


Le sang des alligators ...



..."ces chercheurs sont persuadés d'avoir identifié de précieuses protéines, naturellement synthétisées par certains leucocytes présents dans le sang des alligators. Selon eux, les propriétés de ces protéines font qu'elles pourraient bientôt être rangées sur les rayons de plus en plus démunis de l'antibiothérapie."...
..."Les chercheurs américains ont aussi montré que certaines de ces protéines étaient actives contre une majorité des souches de Candida albicans, un champignon pathogène. Des travaux de biologie moléculaire sont en cours. Ils visent à identifier les structures qui pourraient devenir les principes actifs des antibiotiques et antifongiques de demain."...
..."En plus des alligators, les crocodiles pourraient également bientôt faire l'objet d'études."...

A Paris, la flamme olympique achève son parcours à l'abri des regards


les espèces invasives en Chine



..."Les conséquences pour la Chine vont être lourdes, car c'est encore un pays majoritairement rural : les déprédateurs des cultures y trouvent un environnement très favorable, ajoute M. Jarne. De plus, la biodiversité locale est très riche, et on peut prévoir une forte érosion du nombre d'espèces."...

04.04.2008

Une encyclopédie historique pour recenser les "violences de masse"


03.04.2008

Amendement sur les OGM


01.04.2008

Un sénateur UMP estime que des parlementaires pro-OGM sont "actionnés" par les semenciers



..."Comment expliquez-vous votre mise au ban du groupe UMP au Sénat lors de l'examen de la loi sur les OGM ?

Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre."...

31.03.2008

Les "lanceurs d'alerte" français en quête d'un cadre législatif protecteur



..."Les pays anglo-saxons protègent un "droit fondamental"

Plusieurs pays ont adopté des dispositions pour protéger les lanceurs d'alerte, ont rappelé deux juristes, membres du CNRS, Marie-Angèle Hermitte et Christine Noiville, lors du colloque du 27 mars sur ce thème. C'est le cas des Etats-Unis, de la Nouvelle-Zélande, de l'Australie, de la Grande-Bretagne ou encore de l'Afrique du Sud. Leurs lois reconnaissent comme fondamental le droit d'alerte et définissent une procédure précise.

"En Grande-Bretagne, la protection est accordée à toute personne travaillant pour une autre, même s'il n'existe pas de contrat de travail, comme dans le cas d'un étudiant thésard", a précisé Christine Noiville. Cette protection s'applique en Nouvelle-Zélande et en Angleterre à tout risque sérieux en matière de santé, de sécurité ou d'environnement.

Aux Etats-Unis et en Nouvelle-Zélande, l'émetteur de l'alerte doit s'identifier, mais son identité demeure confidentielle. La loi américaine est complexe car, selon le domaine concerné, le lanceur d'alerte doit s'adresser à une entité administrative différente. Enfin, s'agissant d'une alerte auprès des médias, la loi britannique la conçoit comme un recours en cas d'échec des autres procédures."...

30.03.2008

OGM et principe de précaution : une lettre ouverte

Pour information :
LE TEXTE CI-DESSOUS EST À DIFFUSER ET À ENVOYER AUX DÉPUTÉS
AVANT LE VOTE DE LA LOI LE MERCREDI 2 AVRIL.
Les adresses e-mail des députés peuvent être trouvées sur le site de l’Assemblée Nationale :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/comm3.asp
SI VOUS AVEZ UN BLOG, mettez le texte sur votre blog (faites un copié/collé)
SI VOUS AVEZ UNE ASSOCIATION, envoyez le texte à partir de l’adresse de votre association et informez l’association “Une place pour Tous !” de votre envoi.
(e-mail : [email protected])
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Collectif d'Associations pour le principe de précaution : "Planète Unique"
Association "Une place pour Tous" ; Association selon la loi 1901 n°w343003036

Lettre ouverte aux élus de la Nation

L’histoire de la science est faite d’une succession de victoires... et de défaites. Seulement, on ne retient que les victoires si bien que la science est perçue nécessairement comme un vecteur de progrès.

C’est ainsi que les OGM sont considérés comme un progrès dont l’agriculture mondiale ne pourra se passer. Qu’il faudra, bon gré malgré, les accepter, en dépit des risques environnementaux et sanitaires que présente leur culture en plein champ. Qu’on n’a pas d’autre choix que d’adhérer à cette technologie, promue à marche forcée par des lobbies agro-chimiques qui s’affranchissent des contrôles que le principe de précaution exige. Aussi entendons-nous, ici et là, qu’il ne peut y avoir d’autres voies. Face à ces lobbies, il faudrait, semble-t’il, soutenir nos firmes agro-alimentaires afin qu’elles puissent faire contrepoids et ouvrir une concurrence profitable à tous.


En toute sincérité, nous avons du mal à y croire ! Pour une raison simple : les promoteurs de ces nouvelles technologies destinées à l’agriculture sont mûs par des stratégies purement mercantiles. Ils visent à promouvoir leurs produits et visent un monopole sur la distribution des semences et le contrôle de leur utilisation. Cette situation, absolument nouvelle dans l’Histoire de l’Humanité, a des répercussions potentielles d’une ampleur telle qu’elle mérite une réflexion approfondie et une remise à plat des règles existantes sur les brevets pouvant être pris sur les organismes vivants.

Osons donc sortir de ce ghetto intellectuel nous imposant une vision unique du progrès. Et ayons confiance en ce fantastique pouvoir d’innovation dont l’homme est capable dès lors qu’il a un défi à relever.

Rappelons tout d’abord que les OGM sont le résultat d’une technologie développée dans des laboratoires publics pour la recherche fondamentale en génétique moléculaire. Ces techniques, utilisées dans le confinement des laboratoires, étaient licites pour l’acquisition de connaissances nouvelles. Le sont-elles pour créer, par exemple, des plantes OGM dont la seule finalité est de résister à des herbicides chimiques ? Peut-on accepter que de telles plantes, qui n’ont pas été créées pour avoir des qualités nutritionnelles améliorées mais simplement pour faciliter l’utilisation de produits toxiques, puissent être cultivées en plein champ sans une évaluation approfondie de leur impact sur l’environnement ? Ceci alors que l’on sait que, par la diffusion de leur pollen, elles vont le modifier de façon irréversible à plus ou moins long terme ?

Il y a d’autres voies à explorer pour aider l’agriculture à répondre aux besoins fondamentaux de l’humanité, qui ne sont pas que des besoins en quantité de nourriture. Par exemple, il faut encourager la mise au point de plantes nécessitant moins d’irrigation, ou n’ayant pas besoin d’être semées chaque année, ou capables d’utiliser l’azote de l’air comme engrais, ou ayant une plus grande valeur nutritive. De tels développements peuvent se faire soit par génie génétique, soit par des croisements génétiques conventionnels. Et dans le cas des OGM, il faut évaluer sérieusement leur impact potentiel sur l’environnement et la santé avant d’autoriser leur culture en plein champ.

Notre actualité est riche de mises en garde sur cette vision de la science “nécessairement porteuse de progrès”. Rappelons-nous un passé très proche, à savoir la crise de la vache folle et l’émergence et des maladies à prions qui en ont résulté. En Grande Bretagne on a commencé à dénombrer des centaines de victimes et ce n’est
certainement que le début de l’épidémie ! En France vient d’éclater l’affaire des hormones de croissance provoquant la maladie de Kreutzfeld-Jacob en raison de ses conditions de fabrication, et des centaines de jeunes traités par cette hormone vont y laisser la vie.

Pour ces raisons, il nous paraît important que le principe de précaution, qui a désormais une valeur constitutionnelle, soit impérativement observé et, pour chaque parlementaire, intégré dans le processus législatif.

En effet, l'Article 5 de la Charte de l’Environnement de 2004 précise que :

« Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »

De par ce texte, le risque de dommage impose la mise en œuvre impérative du principe de précaution, car la responsabilité des élus et des dirigeants ministériels sera engagée en cas de catastrophe sanitaire liée à l’utilisation des OGM.

Rappelons que de multiples instruments juridiques internationaux prennent en compte les droits humains fondamentaux, dans leur dimension indivisible et universelle, de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 à la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Ainsi, la France a été signataire, en avril 1997, de la Convention pour la protection des Droits de l'Homme et de la dignité de l'être humain à l'égard des applications de la biologie et de la médecine, dite Convention d'Oviedo du Conseil de l'Europe.

Cette convention précise dans son Article 1 : Objet et finalité

« Les Parties à la présente Convention protègent l'être humain dans sa dignité et son identité et garantissent à toute personne, sans discrimination, le respect de son intégrité et de ses autres droits et libertés fondamentales à l'égard des applications de la biologie et de la médecine.»

« Chaque partie prend dans son droit interne les mesures nécessaires pour donner effet aux dispositions de la présente Convention. »

« Article 2 : Primauté de l'être humain

« L'intérêt et le bien de l'être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science. »

« Chapitre X – Article 28 - Débat public.

« Les parties à la présente Convention veillent à ce que les questions fondamentales posées par les développement de la biologie et de la médecine fassent l'objet d'un débat public approprié à la lumière, en particulier, des implications médicales, sociales, économiques, éthiques et juridiques pertinentes, et que leurs possibles applications fassent l'objet de consultations appropriées. »

La France doit, en vertu de sa Constitution du 4 octobre 1958, honorer ses engagements internationaux et appliquer strictement l'esprit et la lettre de cette Convention d'Oviedo.

Or, tel qu’il a été amendé par le Sénat, le projet de loi, en avalisant la contamination des cultures conventionnelles par les cultures transgéniques en-dessous d’un seuil de 0.9%, ne répond pas à ce souhait. Il promeut, de fait, le droit de produire et de consommer avec OGM au détriment du droit de produire et de consommer sans OGM, l’agriculture biologique s’en trouvant ainsi la première victime. Rappelons ici que le rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture souligne que l’agriculture biologique a un potentiel suffisant pour satisfaire la demande alimentaire mondiale. Au vu de ce déséquilibre ainsi que des risques environnementaux et sanitaires que font encourir les cultures transgéniques en plein champ, nous vous demandons instamment de légiférer dans le respect d’un principe de précaution strict.

En conclusion, il est important de prendre conscience d’une vérité dont la logique ne peut être mise en défaut : évoluer vers un monde meilleur et une société harmonieuse suppose une mise en adéquation de ce qui est souhaitable et de ce qui est possible. Donc il faudra nécessairement adapter la démographie et les besoins aux ressources disponibles. Car notre planète Terre est un espace limité et ses ressources le sont aussi.

Fait à Tours et Montpellier, le 28 mars 2008

Collectif Citoyen pour le Principe de Précaution

Après la France, la Roumanie dit non au maïs OGM

lu sur univers-nature.com :
27-03-2008

Après la France, la Roumanie dit non au maïs OGM

Avec 3 millions d’hectares de maïs cultivés chaque année, la Roumanie est le premier producteur de maïs de l’Union européenne (UE). Après avoir testé, avant de l’abandonner, le soja transgénique, le pays avait ouvert ses portes au maïs MON 810 de Monsanto.
En 2007, si 300 hectares avaient été encore semés en MON 810, la saison 2008 s’annonce à 100 % sans OGM, Attila Korodi, le Ministre de l’Environnement et du développement durable ayant déclaré aujourd’hui être '… en possession d’études montrant que les OGM ne sont pas sûrs pour la santé humaine et l’environnement… Nous avons donc mis en place un comité des biotechnologies qui va travailler à partir de ces études et rendre un avis scientifique (vers le 15 avril, N.D.L.R.)'. En attendant, le ministre, qui s’exprimait au cours d’une réunion organisée par Greenpeace sur les aliments bio roumains, a demandé aux agriculteurs de ne pas semer de maïs MON 810, considérant qu’il y a '… trop de questions pour laisser cultiver des OGM en Roumanie sans rien faire'.

Greenpeace se félicite évidemment de cette annonce, Arnaud Apoteker considérant que 'Avec des moratoires en France et en Roumanie, ce sont les principaux producteurs de maïs européens qui refusent les OGM. Ils envoient ainsi un message fort au reste du monde et à la Commission européenne sur les risques que cette technologie comporte'.

Alors que la Roumanie est le 7e pays de l’UE à interdire les OGM, après la France, la Hongrie, l’Italie, l’Autriche, la Grèce et la Pologne, l’Espagne, seul pays où les OGM demeurent cultivés à grande échelle, se trouve de plus en plus isolée sur la scène européenne. Néanmoins, rappelons qu'au niveau mondial les OGM ont encore progressé en 2007.
Pascal Farcy

28.03.2008

niveau des élèves en fin de CM2



dictée test :
"Le soir tombait. Papa et maman, inquiets, se demandaient pourquoi leurs quatre garçons n'étaient pas rentrés.
Les gamins se sont certainement perdus, dit maman. S'ils n'ont pas encore retrouvé leur chemin, nous les verrons arriver très fatigués à la maison.
Pourquoi ne pas téléphoner à Martine ? Elle les a peut-être vus ! Aussitôt dit, aussitôt fait ! A ce moment, le chien se mit à aboyer."
Alors ?

à écouter !


25.03.2008

Au Secours !



..."Stéphane Lhomme avait été convoqué par la DST dans le cadre de l'enquête sur le document classé "confidentiel défense", que s'était procuré Sortir du nucléaire et dont il ressortait que les réacteurs de type EPR, dont un est en construction à Flamanville (Manche), n'étaient pas conçus pour résister au choc provoqué par la chute d'un avion de ligne."...
..."Une copie de ce document classé "confidentiel défense" avait été saisie le 16 mai 2006 lors d'une perquisition au domicile de M. Lhomme. Dès le lendemain de cette intervention, le 17 mai 2006, Sortir du nucléaire et d'autres associations avaient décidé de publier une copie numérisée de ce document sur leurs sites Internet. Selon le réseau, Stéphane Lhomme encourt cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende, simplement pour avoir détenu ce document."
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Ne faudrait-il pas plutôt lui donner une médaille ?

Les allergies dues aux pollens vont augmenter


24.03.2008

Pékin fait voeu de sécuriser le parcours de la flamme olympique

lu sur lemonde.fr :

Pékin fait voeu de sécuriser le parcours de la flamme olympique
24.03.08 | 17h41

Par Chris Buckley et Lindsay Beck

PEKIN (Reuters) - La Chine compte imposer de strictes mesures de sécurité lorsque la flamme olympique traversera le Tibet pour être hissée sur l'Everest, de même qu'elle s'emploie à étouffer tout trouble susceptible de porter atteinte aux manifestations d'unité nationale.


Peu avant que la flamme soit allumée lundi en Grèce, des membres de l'association Reporters sans frontières ont tenté d'interrompre le discours du président du comité d'organisation chinois, augurant ainsi d'autres manifestations lors du périple de la torche autour du monde.

Réagissant aux inquiétudes internationales sur le sort du Tibet, Pékin tente d'accroître le soutien en faveur des Jeux olympiques et accuse le dalaï-lama, chef spirituel de la communauté tibétaine, de vouloir nuire à l'événement.

"Les déclarations de soutien aux Jeux olympiques de Pékin formulées par le moine politique se sont révélées être des mensonges. Ses partisans ont boycotté le relais de la torche et recouru à la violence à Lhassa et ailleurs", affirme l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

Lundi, un tribunal chinois a condamné à cinq ans de prison, pour menées subversives, un dissident qui avait milité pour que les droits de l'homme soient privilégiés aux JO.

Selon sa soeur, Yang Chunlin a été emprisonné pour avoir publié sur internet des tribunes critiques envers le parlement chinois et le Parti communiste.

Toute critique des Jeux olympiques est particulièrement mal ressentie par les autorités chinoises, qui espèrent faire de cet événement une vitrine de la prospérité économique et de l'unité de la société chinoise.

INCULPATIONS

Pékin accuse également le dalaï-lama d'être à l'origine des émeutes au Tibet et dans les régions voisines, qui ont débuté sous la forme de manifestations pacifiques le 10 mars à Lhassa, lors du 49e anniversaire du soulèvement réprimé contre l'autorité chinoise.

Selon Pékin, les émeutes ont fait 19 morts, tandis que le gouvernement tibétain en exil en Inde a relevé lundi son propre bilan de la répression, qu'il évalue désormais à 130 morts.

L'interdiction de se rendre au Tibet imposée par la Chine rend difficile toute vérification indépendante de ces bilans.

Selon un porte-parole de la police chinoise, cinq personnes ont été interpellées à Lhassa dans le cadre d'une enquête sur des incendies criminels allumés durant les émeutes.

Trois Tibétaines d'une vingtaine d'années ont avoué leur crime et devraient être inculpées, affirme-t-on de même source. L'enquête suit son cours dans le cas des deux autres personnes.

"Ces cas d'incendies volontaires prouvent à nouveau que les événements du 14 mars n'étaient pas une manifestation pacifique. Il s'agissait absolument d'un violent et grave incident", a déclaré le porte-parole.

Lorsque la flamme olympique arrivera à Pékin le 31 mars avant d'entamer son voyage autour du monde, une seconde sera enflammée puis emmenée au Tibet pour être hissée sur l'Everest.

Un responsable sportif de la province du Tibet a assuré que de strictes conditions de sécurité permettraient l'ascension de l'Everest, malgré les troubles régionaux.

APPELS AU DIALOGUE

Bao Tong, le plus haut placé des responsables gouvernementaux chinois évincés après les manifestations de Tienanmen en 1989, a au contraire déclaré que le dalaï-lama était "le seul dirigeant tibétain à espérer conclure un traité de réconciliation". "Les événements de Lhassa ne seront réglés efficacement que si le gouvernement central ouvre le dialogue avec le dalaï-lama et fait preuve d'une grande sagesse, d'une forte résolution et d'une vaste ambition", écrit Bao dans un courriel adressé à Reuters.

En Europe, les gouvernements hésitent encore sur la conduite à tenir en vue des Jeux olympiques.

Le Comité olympique allemand, tout en faisant part de son inquiétude vis-à-vis des violences au Tibet, s'est prononcé contre le boycottage des JO.

Le président français Nicolas Sarkozy a appelé à la fin des violences et assuré que la France était prête à faciliter le dialogue entre les représentants de la Chine et ceux du gouvernement tibétain en exil, "dans le cadre du partenariat stratégique franco-chinois".

Dans un appel similaire, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a enjoint au gouvernement chinois de s'orienter vers une politique "viable" envers le Tibet en ouvrant le dialogue avec le dalaï-lama.

"Nous continuerons d'encourager ce dialogue, car au bout du compte, il s'agira de la seule politique viable au regard du Tibet", a-t-elle déclaré.

Version française Gregory Schwartz

le tritium dans l'environnement

lu dans www.univers-nature.com (lien ci-contre)
21-03-2008

Sous-estimation des risques liés aux rejets de l’industrie nucléaire

L’association pour le Contrôle de la Radioactivité de l’Ouest (ACRO), laboratoire français indépendant, s’inquiète du peu d’attention accordée au traitement de l’un des deux principaux nucléides (1) rejetés par la filière du nucléaire : le tritium (l’autre étant le Carbone 14). Alors que la France a été choisie pour accueillir le projet de réacteur expérimental ITER, dont le mode de fonctionnement devrait générer, d’importantes quantités de cette substance, l’association invite les experts à en réévaluer le degré de toxicité.

Le tritium est « l’isotope radioactif de l’hydrogène auquel il se substitue au cours d’un processus métabolique ». Son stockage entraînant des coûts élevés, les exploitants nucléaires ont bénéficié de normes les autorisant à disperser l’élément radioactif dans l’environnement, arguant de « sa très faible toxicité ». Ce laisser-aller n’est pas sans conséquence, comme l’illustre la pollution au tritium de la nappe phréatique située sous le Centre de Stockage de la Manche (CSM), qui perdure depuis plus de 30 ans d’après les déclarations de l’ACRO.

Le transfert de la substance radioactive en milieu aquatique pourrait en effet avoir de lourdes retombées sur l’ensemble de l’écosystème, estiment les scientifiques. S’intéressant au phénomène de la « bio accumulation », ils ont démontré que l’incorporation du tritium à la matière organique lui permettait de s’introduire à chacune des étapes de la chaîne alimentaire. Il pénètre ainsi dans l’organisme des cétacés, des mollusques et des poissons.

Plus préoccupant, ce processus de transmission s’intensifie lors de l’assimilation du tritium par les molécules organiques. Une enquête menée par l’ACRO dans la baie de Cardiff, située au Sud du Pays de Galles, a révélé que les teneurs en tritium prélevées sur les poissons plats étaient 1 000 à 10 000 fois supérieures à celles contenues dans l’eau de mer du même site.

Bien que le tritium ne soit pas l’élément radioactif le plus toxique issu de l’industrie nucléaire, son déversement dans la nature reste préoccupant en raison du volume des quantités générées. L’échéance fixée par la loi du 28 juin 2006 apporte certes une note d’espoir, imposant aux industriels « la mise au point pour 2008 de solutions d’entreposage des déchets contenant du tritium permettant la réduction de leur radioactivité avant leur stockage en surface ou à faible profondeur ». Mais des démarches doivent être menées en parallèle afin de mieux cerner les risques qu’implique l’exposition prolongée à ce type de radioactivité, si l’on veut être en mesure de les éviter.
Cécile Cassier

1- Un nucléide est un type de noyau atomique, identifiable par le nombre de protons et de neutrons qui le composent.

NOTE: dans l'organisme, toute molécule radioactive est susceptible de provoquer des mutations de l'ADN. Ce pouvoir mutagène est plus ou moins important selon l'énergie du rayonnement émis.

23.03.2008

la pêche au thon en Méditerranée

sur http://www.politis.fr/ :

Des thoniers à la tonne
PAR Patrick Piro
jeudi 20 mars 2008


C’est la première fois, estime le WWF, qu’un rapport [1] détaille aussi précisément les motivations de la surpêche au thon rouge en Méditerranée, irresponsable au point que l’espèce est désormais au bord de l’effondrement. La monstrueuse flotte de thoniers détenue par les pays côtiers est pointée du doigt. Son potentiel de capture annuel est estimé à près de 55000 tonnes, soit le double des quotas autorisés (...)


L'accès au texte complet de ce document est réservé aux abonnés de POLITIS.

22.03.2008

le monde selon Monsanto



...""Sur son site Internet, Monsanto se présente comme une compagnie agricole dont l'objectif est d'aider les paysans à produire des aliments plus sains tout en réduisant l'impact de l'agriculture sur l'environnement", explique la réalisatrice. Ni l'un ni l'autre n'est vrai. Certains de ces aliments sont dangereux et l'effet sur la nature est catastrophique à long terme. Fondée en 1901 à Saint Louis (Missouri), la firme est une dangereuse récidiviste. Elle a commencé comme une entreprise industrielle fabriquant des produits chimiques.
Elle a notamment concocté des quantités impressionnantes de dioxine, le poison hyper-concentré contenu dans l'agent orange dispersé par l'aviation américaine au-dessus des forêts pour détruire la végétation pendant la guerre du Vietnam. Les conséquences se font encore sentir aujourd'hui, avec la naissance d'enfants difformes et des séquelles chez bon nombre d'anciens combattants américains exposés à ce redoutable produit. Ce cauchemar est-il en train de recommencer sous nos yeux, sous d'autres formes ? Il y a cette hormone injectée aux vaches laitières pour accroître leur rendement qui les transforme, peu ou prou, en animaux Frankenstein.
On connaît bien désormais, parce qu'il a été souvent fauché par José Bové, le maïs étonnant qui donne des épis plus gros que les autres. Nul ne sait pour l'instant s'il n'a pas lui aussi des propriétés mortifères. Mais on est sûr qu'il est en train d'éliminer, peu à peu, les autres espèces de maïs, y compris dans l'espace originel de la plante, au Mexique.

On aurait aimé, évidemment, avoir la réponse de Monsanto à ces accusations. La firme a décliné cette offre. C'est dommage."

LE DVD DE L'ÉMISSION EST DISPONIBLE DANS LES MAGASINS "Nature et Découverte" au prix de 14€95
À VOIR ABSOLUMENT !

20.03.2008

C'est le printemps !


C'est le printemps !
LE MONDE | 20.03.08

© Le Monde.fr

19.03.2008

enfin une bonne nouvelle !



mais attention :
..."Cependant, la décision du Conseil n'est pas définitive, puisque l'institution devra encore se prononcer sur le "fond" du dossier, à une date qui reste à fixer. Des semenciers et producteurs de maïs avaient déposé le 20 février des recours au Conseil d'Etat contre les arrêtés d'interdiction."...

pollution des océans



..." l'impact de cette pollution est aujourd'hui "sous-estimé". Quelque 245 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde en 2006. Une partie, difficile à quantifier, aboutit à l'océan. La matière, très légère, est transportée par le vent, mais surtout par les fleuves et les systèmes d'évacuation des eaux urbaines. Sans oublier les déchets abandonnés sur les plages. Environ 80 % du plastique retrouvé en mer vient de terre. Seuls 20 % sont issus des navires.

Le plastique a beaucoup de qualités. Il est peu cher, pratique et très résistant. Trop résistant, justement, quand il échappe aux circuits de collecte et de destruction des déchets. Il semble indestructible dans la nature. "Personne ne sait combien de temps il met à disparaître complètement, explique M. Andrady. Il peut se fragmenter au point de se transformer en poudre, mais il est toujours là. Aucun micro-organisme n'est capable de le dégrader complètement. Tout le plastique qui s'est échappé dans l'environnement depuis qu'on en fabrique y est encore."

Impossible de nettoyer l'océan. "Cela reviendrait à essayer de passer le Sahara au tamis", dit Charles Moore. La seule solution, selon lui, est de développer le plastique recyclable, biodégradable, aujourd'hui très minoritaire, et de changer nos habitudes. "Nous devrions réserver le plastique aux objets dont nous voulons vraiment qu'ils durent."

18.03.2008

béton



..."Ce matériau est responsable de 5 à 7 % des émissions de gaz carbonique d'origine industrielle, lesquelles représentent un tiers des émissions d'origine humaines."...
..."Une autre voie explorée pour diminuer les émissions de CO2 consiste à réutiliser les bétons provenant d'anciens bâtiments en les transformant en granulats de béton concassé. Ce procédé est déjà bien développé dans l'Europe du Nord et au Japon. En France, il commence à être utilisé et fait l'objet de recherches au LCPC. "Il pourrait y avoir chez nous dans vingt ans un pic de recyclage des bétons provenant des nombreuses constructions des années 1960 et 1970", explique Nicolas Roussel. Car "la France est historiquement un gros consommateur de béton et, de ce fait, un leader technique et scientifique dans ce domaine".

14.03.2008

Triomphe de la Raison ?



..."Parmi les "péchés modernes", on trouve aussi les injustices économiques et sociales, par lesquelles "les pauvres deviennent encore plus pauvres et les riches encore plus riches"...

Poursuivi pour avoir accusé les producteurs de sel de désinformation, un chercheur de l'Inserm a été relaxé



..."Les propos mis en cause par le Comité des salines de France, syndicat qui regroupe la majorité des producteurs français de sel, remontent à 2006. Dans une interview au mensuel TOC, Pierre Meneton avait déclaré que "le lobby des producteurs de sel et du secteur agroalimentaire était très puissant", et "désinformait les professionnels de la santé et les médias". L'article, intitulé "Scandale alimentaire : sel, le vice caché", était accompagné d'une illustration d'une boîte de sel barrée de la mention "le sel tue", comparable à celle figurant sur les paquets de cigarettes. Etaient également poursuivis l'auteur de l'article, Pierre Cattan, et le directeur de la publication, Arnauld Champremier."...
..."Pour le tribunal, "il ne s'agit que de l'évocation d'une question d'ordre général sur l'utilisation excessive d'un produit naturel qui, quelle que soit sa pertinence, ne dépasse pas les limites autorisées de la liberté d'expression dans une société démocratique"...
..."Lors de l'audience du 31 janvier, M. Meneton avait rappelé qu'en France, l'excès de sel était responsable de 100 décès par jour, imputables à des maladies cardio-vasculaires favorisées notamment par l'hypertension. Selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, la communauté scientifique admet généralement que 4 g de sel sont suffisants pour combler les besoins quotidiens d'un adulte. Or les Français en consomment deux à trois fois plus."

13.03.2008

un blog sur le climat




Sites Internet : (liens ci-contre: climat)
- blogs.tv5.org/climats
- realclimate.org

Les pays pollueurs évoquent leur avenir industriel

lu sur lemonde.fr
13.03.08 | 14h11

Par David Fogarty

TOKYO (Reuters) - Les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre se réunissent à partir de vendredi au Japon dans le cadre du G20 pour tenter de s'accorder sur les méthodes de réduction des émissions et sur l'octroi aux pays pauvres d'une aide à la mise en place de sources d'énergie propres.

Le G20, qui réunit les principaux pays pollueurs, des Etats-Unis et de la Chine jusqu'à l'Indonésie, le Brésil et l'Afrique du Sud, représente environ 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
L'objectif de fond de ces pays reste, avant 2010, la conclusion d'un accord de réduction des émissions de dioxyde de carbone, premier gaz pointé du doigt pour sa responsabilité dans le réchauffement climatique.
Cette réunion des ministres de l'Environnement et de l'Energie du G20, pour trois jours, a lieu trois mois après le sommet de Bali en Indonésie, qui a lancé deux années de négociations sous l'égide des Nations unies afin de définir un successeur au protocole de Kyoto.
"Je pense que tous les pays veulent faire avancer ce processus. Tous les pays veulent voir un progrès des négociations", a déclaré Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la convention-cadre de l'Onu sur le changement climatique.
"Si les pays industrialisés pouvaient, à la réunion du G20, s'accorder sur la portée de la réduction des émissions, cela ferait grandement avancer le processus", a ajouté De Boer.
Le Japon, qui accueillera aussi cette année le sommet du G8, s'est prononcé en faveur d'une réduction des émissions de 50% par rapport à leur niveau de 1990, avant 2050.
L'an dernier, lors du sommet du G8 en Allemagne, Berlin n'était pas parvenu à convaincre ses partenaires de s'engager sur des objectifs chiffrés. Selon De Boer, viser le milieu du siècle n'est, de plus, pas d'un grand secours pour les entreprises désireuses d'investir à court terme dans les énergies propres.

OBJECTIFS PAR SECTEUR

De nombreux pays en développement ne souhaitent pas s'astreindre à des objectifs chiffrés et arguent qu'il appartient aux pays riches de réduire d'abord leurs propres émissions et de financer des sources d'énergie propres chez leurs partenaires défavorisés.

Pour le Japon, cinquième émetteur mondial, il convient d'imposer des limites individualisées aux différents secteurs industriels, tels que les aciéries ou les centrales énergétiques.

Cette approche sectorielle reçoit toutefois dans les autres pays un accueil mitigé, selon Yvo de Boer.

"Le Japon favorise un modèle dans lequel on fait de l'usine la plus efficace d'un certain type le modèle vers lequel les autres usines du même secteur doivent tendre. Des pays comme la Chine et l'Inde, en revanche, sont nettement plus intéressés par une approche graduelle, où l'on considère la situation globale d'un secteur et où l'on essaye de l'améliorer progressivement", a indiqué De Boer.
La Chine, deuxième pays émetteur après les Etats-Unis, s'était par le passé opposée à des objectifs sectoriels.
Toutefois, selon une source au sein de l'industrie ayant requis l'anonymat, Pékin se serait montré lors de récentes réunions prêt à envisager la mise en place de telles limitations.
Lors de la réunion du G20, à Chiba près de Tokyo, devra également être évoquée la création d'un fonds multilatéral destiné à aider les pays en développement à lutter contre le réchauffement.
Washington, Londres et Tokyo se sont déjà prononcées en faveur de ce fonds. Le Japon a par ailleurs annoncé en janvier la mise en place d'un système similaire parallèle, financé à hauteur de dix milliards de dollars.

Version française Gregory Schwartz

05.03.2008

Mobilisation internationale pour faire cesser les violences à Gaza


L'importance du méthane comme gaz à effet de serre



..."ce gaz est essentiellement émis par l'agriculture (notamment par les ruminants), la décomposition des ordures ménagères et du lisier provenant de l'élevage, et des fuites dans l'exploitation des combustibles fossiles. S'il est difficile d'agir sur les ruminants, les autres sources sont plus contrôlables, à un coût limité. Dans des calculs exposés dans un autre article, non encore publié, Benjamin Dessus et Bernard Laponche montrent que récupérer les gaz des ordures ménagères en France aurait un effet équivalent à celui de la construction de quatre réacteurs nucléaires EPR ou que la réhabilitation de 400 000 logements anciens par an pendant vingt-cinq ans.

Dans les pays émergents aussi, la prise en compte du méthane est importante. "Dans le tiers-monde, observe M. Dessus, il y a plus d'émissions de méthane que de gaz carbonique : ces pays sont plus agricoles et moins industrialisés. Ils vont se développer, donc il y aura plus de CO2 ; mais il n'est pas inéluctable qu'ils émettent plus de méthane." Dans l'énergie comme dans les décharges d'ordures, le méthane est en effet récupérable à coût modeste, d'autant qu'il constitue lui-même une source d'énergie valorisable. "

Loi OGM : l’agriculture biologique en danger !

Communiqué de presse BIO CENTRE
Orléans, le 4 mars 2008

Les Agriculteurs biologiques de la région Centre vous informent :
Loi OGM : l’agriculture biologique en danger !

La loi adoptée par le Sénat le vendredi 8 février, si elle est confirmée par l’Assemblée nationale,
compromettra gravement la production biologique. En effet, cette loi ne garantit en aucun cas le
droit de produire et de consommer sans OGM, comme nous pouvions l’espérer à l’issue du Grenelle de
l’environnement. Bien au contraire, elle autorise formellement la culture des OGM et formalise les
effets des inexorables contaminations à venir, en invoquant la responsabilité des cultivateurs OGM.
Cette loi annonce des conflits sans fin entre producteurs, et ne pacifie en rien le débat comme le
souhaitait Michel Barnier. Et ce n’est pas la déclaration de la clause de sauvegarde par la France, ce même
8 février à Bruxelles qui peut rassurer les producteurs bio : certes la clause de sauvegarde va faire
gagner un an sur le Mon 810, mais après ? La reprise des essais annoncée par le ministre est déjà
vécue comme une véritable provocation, un grand écart qui ôte toute cohérence à la politique française en
matière d’OGM.
C’est pourquoi, nous, agriculteurs bio, appelons les députés à la raison* ! Nous soutenons notre
Fédération nationale d’agriculture biologique et proposerons avec elle des amendements aux députés pour
les inciter à revenir à l’esprit de la directive européenne : le zéro contamination doit être la règle. Le
droit de produire et de consommer sans OGM doit être inscrit dans la loi. Une pollution des cultures,
bio ou pas, doit demeurer l’exception. Tout accident doit donner droit à une réparation totale quel que soit le
niveau de contamination.
Le sondage CSA-Greenpeace, publié le 4 février, montre que 72% des citoyens sont toujours
clairement opposés aux OGM dans leur alimentation et attendent que le sans OGM soit bien un zéro
OGM (et non 0.9% comme le demande l’EU). Une revendication que portent aussi les producteurs bio.

• * Depuis le mois de décembre, de nombreuses rencontres ont été organisées avec sénateurs et députés de la région
Centre afin de leur transmettre les amendements visant à garantir le droit de produire et de consommer sans OGM.

Contact presse :
Françoise Cavalié : 02 38 71 91 29 - [email protected]
Jean-Christophe Grandin : 02 48 26 43 80 - [email protected]

28.02.2008

29 février


29 février, le jour le plus rare
LE MONDE | 28.02.08

© Le Monde.fr

29 février, le jour le plus rare
LE MONDE | 28.02.08 | 16h39 • Mis à jour le 28.02.08 | 16h39

"Une journée rare peut servir une cause exceptionnelle. C'est sans doute le pari de la Commission européenne, qui a décidé de faire du 29 février la "Journée européenne contre les maladies rares", ces pathologies qui touchent moins d'une personne sur 2 000.
La Bougie du sapeur, un périodique de 20 pages qui ne paraît que le 29 février - donc tous les quatre ans -, a pour sa part conclu, pour sa huitième édition, un partenariat avec A tire d'ailes, association spécialisée dans l'aide aux jeunes adultes autistes. "Cet engagement caritatif constitue une première", raconte l'organisateur d'événements Jean d'Indy, qui vient de racheter le titre. La revue sera disponible en kiosques dès l'après-midi du jeudi 28 février, pour 4 euros. "L'abonnement pour le siècle, transmissible aux héritiers, est vendu 100 euros", précise l'éditeur.
Jacques Lucchino, illustrateur à Montpellier, apprécie également les facéties. Son "Mouvement de libération du 29 février" demande, dans une pétition transmise à l'Elysée, "que ce 366e jour soit déclaré férié". Son argumentation tient en une phrase : "Nos salaires annuels étant négociés sur la base de 365 jours, nous considérons anormal de travailler un jour de plus sans en tirer les justes bénéfices. Autrement dit, de travailler plus sans gagner plus." Outre la question de la célébration de leur anniversaire, les natifs du 29 février sont parfois confrontés à quelques tracasseries administratives. Ainsi, les années d'élections, les jeunes qui atteignent les 18 ans avant le 28 février sont inscrits automatiquement, et ceux qui deviennent majeurs entre le 1er mars et la date du scrutin doivent effectuer la démarche en mairie. "Mais au guichet, on m'a expliqué que je ne pouvais techniquement pas m'inscrire, car je n'étais né ni avant le 28 février ni après le 1er mars...", se souvient Gautier Bouret, qui a dû déposer une requête spécifique."
Olivier Razemon
Article paru dans l'édition du 29.02.08.

27.02.2008

Le déclin du "made in France"



..."les investissements directs à l'étranger (IDE) réalisés en 2006 par les entreprises françaises se sont élevés à 115 milliards de dollars (77,6 milliards d'euros), loin devant les IDE allemands (79 milliards). En 2005, l'écart était encore plus important : 121 milliards de dollars pour la France, contre 55 venant d'Allemagne. Idem en 2004. En 2006, comme en 2005, la France arrivait en deuxième position pour les IDE, derrière les Etats-Unis, mais devant respectivement l'Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Aujourd'hui, les multinationales françaises emploient six millions de salariés à l'étranger, et leur production s'y élève à 600 milliards de dollars, bien plus que nos exportations."...
..."Depuis 2003, l'investissement se maintient, mais il est essentiellement consacré au renouvellement des équipements. La part destinée à l'introduction de nouveaux produits a diminué (15 % en 2006). "L'appareil productif français risque de souffrir d'un retard technologique par obsolescence des matériels, des techniques et des savoir-faire. Sa compétitivité pourrait en souffrir", s'inquiète l'Insee dans L'Industrie en France (2007)."...
..."C'est parce qu'ils innovent peu que les exportateurs français subissent de plein fouet la hausse de l'euro. En quinze ans, la France a perdu trois fois plus de parts de marché que l'Allemagne dans le commerce mondial."...

Les prix des produits alimentaires ont flambé entre novembre et janvier

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le capitalisme libéral bénéficie au consommateur ?


Plus de 40% des océans sont fortement affectés par l'homme

lu sur univers-nature.com
18-02-2008

Pour la première fois, une cartographie précise de l'état des océans vient d'être réalisée en prenant en compte 17 types d’impacts différents dus à l'activité humaine, comme le changement climatique, la pêche, la pollution, etc. Alors que les études habituelles ne prennent en compte généralement qu'une seule problématique, les 19 chercheurs américains, dirigés par Benjamin Halpern, du Centre national pour l'analyse et la synthèse écologiques (1), ont compilé diverses données pour produire une cartographie unique de l’impact global des activités humaines sur les océans. Il en résulte une mappemonde très simple à interpréter, avec un seul indice reflétant l'impact humain par kilomètre carré d’océan.
Lors de la conférence de presse de présentation des travaux (2) la carte diffusée montre qu’aucune région de l’océan n’est indemne de l’activité humaine, et que plus de 40% de leur surface totale apparaît fortement affectée. Ces zones se trouvent pour l'essentiel dans l'hémisphère Nord, à proximité des terres les plus industrialisées. Ainsi, les environnements les plus atteints sont ceux de la Manche, la mer du Nord, la mer de Chine (jusqu'au Sud de la Thaïlande), le Nord-Est et Nord-Ouest de l'Amérique du Nord, ainsi qu'une zone autour du Sri Lanka. A l'opposé, 4 % des océans apparaissent comme relativement intacts, ces espaces se concentrant autour des deux pôles.
Pascal Farcy
1- National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS).
2- Leurs travaux ont été publiés dans le magazine Science, du 15 février.

(voir les cartes sur le site http://www.univers-nature.com)

18.02.2008

Histoire de pauvres


Histoire de riches


17.02.2008

piles et batteries stockées par les Français

lu sur univers-nature.com
Le magazine d'information environnementale
16-02-2008

Plus d'un milliard de piles et batteries stockées par les Français

Les sondages sont parfois trompeurs… Selon le sondage IFOP/Batribox (1), réalisé début février, 87 % des sondés rapporteraient leurs piles et batteries usagées dans les points de collecte alors que, d’après les chiffres officiels, ces points ne récupèrent que 33,4 % de ce qui est mis en circulation.

La différence de perception tient vraisemblablement au fait que nous sommes peu conscients de l’omniprésence des piles et des batteries dans les nombreux appareils qui nous environnent (2). Ainsi, plus de 7 sondés sur 10 répondent instinctivement avoir moins de 15 piles ou batteries chez eux, or un questionnaire mis en place sur le site de Batribox montre que le résultat est plus vraisemblablement proche de 50 unités, pour un poids de 2 à 3 kg par foyer. En conséquence, pour l'organisme il y aurait plus d'un milliard de piles et batteries dans les foyers, représentant un poids d'environ 50 000 tonnes… Un chiffrage qui paraît relativement cohérent face au milliard de piles et aux 81,2 millions de batteries-accumulateurs portables vendus en France chaque année.

Face à ces chiffres, et sachant que les accumulateurs et les piles déposés en décharge libèrent dans l'environnement de nombreuses substances toxiques (plomb, cadmium, lithium, mercure…), un effort d’information reste à faire. Un affichage, de la présence d'une pile ou d'un accumulateur, sur les appareils pourrait être un bon moyen de sensibiliser les utilisateurs, tandis qu'une meilleure visibilité des points de collecte ne serait pas inutile (voir les coordonnées des sites disponibles par code postal). Enfin, rappelons que lors de l’achat d’un équipement électrique, le vendeur ne peut plus refuser de reprendre le matériel remplacé pour le recycler.
Alex Belvoit
1- Programme de collecte, de recyclage et de sensibilisation mis en place par l’éco-organisme SCRELEC.
2- Voici une liste non exhaustive d’équipements comprenant des piles et/ou batteries :
alarme, appareil photo avec flash, appareil photo numérique, aspirateur mural, baby phone, baladeur MP3 et/ou CD, balance électronique, brosse à dent électrique, calculatrice, caméra, chaîne Hifi, clavier d’ordinateur sans fil, console de jeux, couteau électrique, épilateur, horloge, certains jeux et jouets, lampadaire, lampe torche, manette de jeux vidéo sans fil, microphone, montre, ordinateur portable ou non, organiseur personnel, perceuse sans fil, pèse-personne, radio, rasoir électrique, réveil, souris sans fil, taille haie sans fil, télécommande de garage, télécommande ouverture voiture, télécommande Hifi, télécommande TV, téléphone portable téléphone sans fil, tournevis électrique, etc.

14.02.2008

Plus d'éoliennes, pas moins de CO2 ?



..."Les éoliennes me font penser aux agrocarburants de première génération, explique Marc Lefranc. Au début, on pensait que c'était bien, et puis quand on a fait le bilan environnemental, on s'est aperçu que c'était très discutable. Par rapport au changement climatique, la première chose à faire est de mettre en place les techniques d'économies d'énergie. Et ensuite, de hiérarchiser les énergies renouvelables pour investir à bon escient."

les OGM pas si utiles que çà ...



..."EMPLOI ACCRU DE PESTICIDES

Les Amis de la Terre observe aussi que de nombreuses analyses montrent l'émergence de résistances aux OGM par les plantes adventices (dites mauvaises herbes) ou les insectes. Bien documenté aux Etats-Unis, ce phénomène oblige à recourir de plus en plus à des herbicides tels que le 2,4 D ou l'atrazine. Globalement, la culture des OGM se traduirait donc par un emploi accru de pesticides, selon les chiffres collectés par l'organisation écologiste.

Analysant le cas du coton en Chine et en Amérique latine, Les Amis de la Terre dément aussi que les OGM permettent une augmentation de la production. De même, son contre-rapport infirme-t-il l'analyse de l'Isaaa selon laquelle les OGM seraient bénéfiques aux petits paysans des pays du Sud. Selon l'association environnementale, les OGM "permettent aux agriculteurs les plus riches de cultiver plus de surface avec moins de travail, stimulant la tendance mondiale vers des exploitations moins nombreuses, plus grandes et de style industriel"...

12.02.2008

le corps des Espagnoles


11.02.2008

le diable de Tasmanie contaminé par des produits chimiques toxiques



..."Mais au-delà du sort du diable, ces données inquiètent les spécialistes de l'environnement, en raison de ce qu'elles impliquent pour l'homme. La Tasmanie, une île de plus de 65 000 km2 au sud de Melbourne, demeure relativement protégée et peu industrielle. "Il est donc très étonnant d'y trouver de tels niveaux de contamination", affirme Mariann Lloyd-Smith, coprésidente du Réseau international d'élimination des polluants organiques persistants (POP).
"Cela montre à quel point ces composés peuvent voyager loin dans l'atmosphère", ajoute-t-elle. Des niveaux comparables de contamination par des polluants chimiques avaient déjà été découverts sur des animaux polaires, montrant ainsi que ces produits peuvent affecter une faune vivant loin de la source de contamination.
Le Réseau international d'élimination des POP a demandé que des études soient également effectuées sur les Tasmaniens. Les retardateurs de flamme sont soupçonnés de provoquer des maladies de la thyroïde et de perturber le système reproducteur. Ils sont en outre liés à des cas de cancer chez certains rongeurs, même si l'on ne sait pas encore avec certitude s'ils sont cancérigènes pour l'homme.
De nombreuses associations militent donc pour que ces composés soient ajoutés à la liste des douze POP dont la convention de Stockholm tente d'empêcher la production, l'utilisation et le commerce. Le comité technique de la convention doit rendre ses conclusions concernant plusieurs composants de retardateurs de flamme en octobre. Pour Mme Lloyd-Smith, "le principe de précaution doit primer".

09.02.2008

OGM : les écologistes dénoncent "l'enterrement du Grenelle"


08.02.2008

OGM : pas la panacée



"Pour la première fois, un insecte est parvenu dans la nature à développer une résistance à une toxine produite par une plante génétiquement modifiée pour l'éradiquer. Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d'administrer aux Etats-Unis une démonstration brillante de la théorie de l'évolution : quand une population est soumise à une pression de sélection, la survenue de mutations peut favoriser sa perpétuation.
Un tel phénomène de résistance aux toxines sécrétées par des OGM avait déjà été induit en laboratoire. Mais il n'avait encore jamais été détecté dans les conditions d'agriculture réelle, rapporte un article mis en ligne le 7 février par la revue Nature Biotechnology."...

07.02.2008

le non-labour : une voie d'avenir, mais SANS DÉSHERBANT !



..."Néanmoins, pour ce qui concerne l'environnement, un recours accru aux herbicides est constaté. En effet, sans labour, les mauvaises herbes germent plus facilement puisque leurs graines ne sont pas enfouies en profondeur. En 2006, pour le blé tendre, l'agriculteur a, en moyenne, pratiqué 1,7 traitement sur une parcelle non labourée, contre 1,4 sur une parcelle labourée. Il existe pourtant des alternatives, comme le désherbage mécanique, mais il demeure l'exception. Une meilleure gestion de la rotation des cultures peut aussi permettre de couper le cycle des mauvaises herbes."...

la distribution de l'eau en France



..."81 % des personnes interrogées souhaitent que la gestion de l'eau soit abordée à l'occasion des prochaines élections municipales et une forte majorité (72 %) se montre favorable à l'idée de favoriser l'accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux marchés publics de l'eau."...

06.02.2008

Tchernobyl : les effets toujours présents



..."Le chercheur, âgé de 51 ans, est connu pour avoir été victime de la dictature d'Alexandre Loukachenko, le président au pouvoir en Biélorussie depuis 1994 : alors qu'il était recteur de l'institut de médecine de Gomel, dans la région du pays la plus contaminée par les retombées radioactives, M. Bandajevski avait critiqué la gestion des conséquences de Tchernobyl. Au terme d'un procès dénoncé par Amnesty international, il avait été envoyé en prison en juin 2001. De nombreuses protestations internationales, dont celle des Prix Nobel français François Jacob et Claude Cohen-Tannoudji, lui ont permis de bénéficier d'un régime de résidence surveillée en 2005 avant d'être expulsé vers la France en avril 2006.

"MESURES RADICALES"

Installé à Clermont-Ferrand, il a bénéficié d'une bourse du conseil régional lui permettant de subsister mais ne lui donnant pas les moyens de continuer ses travaux. Dans les années 1990, le chercheur avait posé l'hypothèse nouvelle qu'une contamination chronique au césium pouvait entraîner des maladies cardio-vasculaires, notamment chez les enfants. De passage à Paris, M. Bandajevski a indiqué au Monde que le centre qu'il veut créer "étudiera la grave situation sanitaire et démographique de la Biélorussie". Le taux de natalité de ce pays n'a cessé de baisser à partir de 1965, devenant, en 1995, inférieur au taux de mortalité. En 2005, la population a décru de 0,5 %. Pour M. Bandajevski, la contamination du territoire, par le césium 137 notamment, est "la cause principale de l'augmentation de la fréquence de nombreuses maladies" en Biélorussie."...

l'Europe contre les Européens


L'Europe sans gloire
LE MONDE | 05.02.08

© Le Monde.fr

..."Voilà donc l'Europe sauvée d'une nouvelle Berezina, à condition que les vingt-sept membres de l'Union approuvent tous le traité de Lisbonne. Elle n'est pas relancée pour autant, contrairement à l'espoir formulé par le premier ministre, François Fillon, à la tribune du Congrès. Loin de là. Non seulement ces trois années de débats et leur épilogue actuel n'ont pas rapproché l'Europe des peuples qui la composent. Mais, même si les organes élus y sont renforcés, les réformes prévues par le traité de Lisbonne sont loin de garantir un fonctionnement plus lisible de la machinerie communautaire. Sur certains points-clés, comme la présidence de l'Union, on peut même craindre que ce soit l'inverse."...

05.02.2008

le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés est examiné au Sénat




Rappel:
la culture du maïs génétiquement modifié en France est pratiquée par
2000 CULTIVATEURS DE MAÏS SUR 130 000,
soit 1,5 % DES MAÏSICULTEURS.
(voir les notes du 10/01/2008)

la commercialisation des semences en France

lu sur http://www.univers-nature.com/
31-01-2008
La biodiversité a-t-elle le droit de cité dans la semence

'ON A PERDU !', c'est par ces 3 mots laconiques que l'on est actuellement accueilli sur le site de Kokopelli, une association qui œuvre à la conservation/diffusion des semences anciennes et qui faisait face à 2 procès pour vente de semences non inscrites au catalogue officiel (1).
Alors que ces 2 procès avaient été initiés quasi-simultanément par le GNIS (2) et la FNPSP (3), le 15 novembre 2005 pour le premier, et par la société Graines Baumaux, 9 décembre 2005, pour le second, les verdicts finaux ont été rendus également quasi dans le même temps, en janvier de cette année. Dans l'un comme dans l'autre, l'association est condamnée, avec 23 000 € pour l'Etat et la FNPSP, et 12 000 € pour le semencier Baumaux.

Dans un communiqué, Raoul Jacquin, en charge des relations publiques de Kokopelli, reconnaît que 'Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.' Néanmoins, il s'étonne que dans la continuité du Grenelle de l'environnement et des déclarations d'intention qui y ont été faites sur la nécessité de sauvegarder la biodiversité, '...une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition' soit condamnée.

Cela dit, à bien y regarder, s'il est indéniable que l'association est condamnée, on peut s'étonner que les tribunaux n'aient pas été au bout de leur démarche en obligeant Kokopelli à cesser la vente de produits non autorisés par la législation, comme demandé lors des audiences... De même, les condamnations sont bien en deçà de ce qui était attendu par les parties civiles.
Faut-il y voir la sortie sur la pointe des pieds d'un pays qui n'a eu de cesse de promouvoir une 'agriculture productiviste', dispendieuse en pesticide, où les semences hybrides sont reines... Faut-il y voir, une évolution étatique face aux recommandations que formule depuis peu la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) en faveur de l'agriculture biologique... Ou faut-il y voir un Etat empêtré dans ces contradictions lorsqu'il bloque la commercialisation des semences anciennes, tout en laissant la grande distribution, entre autres, en diffuser les fruits... ?

Une chose est certaine, ces procès sont le révélateur du scandale que constitue la confiscation du vivant pour des intérêts très particuliers, et de la tentative de faire disparaître un bien de l'humanité façonné par des centaines de générations de jardiniers de façon totalement désintéressée... Ainsi, en ce sens, ces procès n'auront pas été inutiles s'ils aboutissent enfin à une libéralisation du marché de la semence ancienne (4)...
Pascal Farcy
1- L'inscription au catalogue officiel conditionne sont l'usage professionnel des semences, empêchant de fait la commercialisation des variétés non-inscrites, sauf pour la vente aux amateurs de certaines semences potagères. Notons également, que ce catalogue voit chaque année de nouvelles obtentions, généralement hybrides, se substituer à des variétés anciennes peu demandées.
2- Groupement National Interprofessionnel des Semences.
3- Fédération nationale des professionnels des semences potagères et florales.
4- Pour soutenir l'association Kokopelli (adhésion, message de soutien, signature de la pétition, etc.), voir leur site.

01.02.2008

interrogations sur l'intérêt écologique des agrocarburants



..."En fait, le développement des agrocarburants a été largement motivé par la volonté de soutenir les céréaliers, mis à mal des deux côtés de l'Atlantique par la baisse des subventions. "...

31.01.2008

Boycotter le thon rouge pour le sauver



"Puisque les pouvoirs publics ne peuvent pas garantir la survie du thon rouge, menacé par la pêche excessive, c'est à la grande distribution et aux consommateurs de prendre les choses en main en boycottant ce produit."...

la pollution de l'air


30.01.2008

SOUTENEZ KOKOPELLI !

Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

- 12.000 € pour le grainetier Baumaux

- 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin

Ce communiqué est consultable sur notre site

Association Kokopelli

http://www.kokopelli.asso.fr/index.html

29.01.2008

ACTUALITÉS BANCAIRES

lu sur : http://www.mediapart.fr (lien ci-contre)
Société Générale : Jérôme Kerviel assure que sa hiérarchie était au courant
29/01/2008Par
Auteur:
Fabrice Lhomme

Dans ses déclarations aux policiers, dont MediaPart révèle la teneur, Jérôme Kerviel, le trader accusé d’avoir fait perdre près de 5 milliards d’euros à la Société Générale, met en cause sa hiérarchie, qui aurait « fermé les yeux » sur ses opérations. Il affirme aussi que les opérations de « dissimulation » sont courantes au sein de la banque.

Les dirigeants de la Société Générale ont du souci à se faire. Eux qui doivent déjà assumer les conséquences politiques, financières et médiatiques de l’affaire Kerviel, du nom de ce trader accusé d’avoir fait perdre 4,9 milliards d’euros à la banque, sont désormais sous la menace de la justice. En effet, le déclarations de Jérôme Kerviel aux policiers de la brigade financière, qui l’ont interrogé en garde à vue du samedi 26 au lundi 28 janvier, donnent au scandale une nouvelle dimension. Si l’on en croit le jeune trader (il a 31 ans), les malversations dont il est suspecté auraient été commises avec l’aval implicite de la direction de la banque.

Selon lui, sa hiérarchie ne pouvait ignorer qu’il avait dépassé les autorisations qui lui avaient été accordées pour des prises de positions très aventureuses sur les marchés. D’entrée, Jérôme Kerviel a donné le ton : « Je ne peux croire que ma hiérarchie n’avait pas conscience des montants que j’engageais, il est impossible de générer de tels profits avec de petites positions. Ce qui m’amène à dire que lorsque je suis en positif, ma hiérarchie ferme les yeux sur les modalités et les volumes engagés. Au quotidien, au titre d’une activité normale avec des engagements normaux, un trader ne peut générer autant de cash. »

Devant les enquêteurs, Jérôme Kerviel a accepté d’évoquer certaines techniques illégales utilisées par les traders pour dissimuler des prises de positions hyper spéculatives. Il a ainsi évoqué la pratique dite du « matelas », dont le but est de masquer certains résultats. « Cette pratique est utilisée dans le seul but de dissimuler de la valorisation », a-t-il confié aux policiers. « Cette valorisation dissimulée est au bon vouloir de chacun, au feeling… Cette pratique du matelas est même utilisée par les managers sur le résultat dégagé par leurs équipes ». Pédagogique, Kerviel a précisé : « Quand un manager, à l’instant T de l’année, estime que son desk a atteint ses objectifs de profits and loss, il peut décider de reporter la trésorerie sur l’exercice suivant, ce en le dissimulant par des moyens divers ». Selon lui, « il y a des coutumes qui permettent une certaine flexibilité accordée ponctuellement à un trader à la faveur des discussions avec le manager. On peut être en dépassement plusieurs jours et effectivement se faire rappeler à l’ordre sauf à réussir à négocier un dépassement plus conséquent ce qui est exceptionnel ».

« Tant que nous gagnons et que cela ne se voit pas trop, que ça arrange, on ne dit rien… » (Jérôme Kerviel aux policiers)

D’après le trader, ses supérieurs l’encourageaient en fait à prendre des risques. « Ce dynamisme requis n’est-il pas une façon induite de vous inciter à prendre le maximum de positions sous l’aspect valeurs et volumes ? », lui ont demandé les policiers. « C’est effectivement ainsi que je le ressens », a lâché le trader, avant d’ajouter : « Tant que nous gagnons et que cela ne se voit pas trop, que ça arrange, on ne dit rien… ». Ebauchant une forme de mea culpa, Jérôme Kerviel a avoué : « En ce qui me concerne, cette valorisation à 1,4 milliard d’euros est importante, certes, mais arrivée trop rapidement -de 500 millions d’euros fin octobre 2007 à 1,6 milliard fin novembre- pour que je puisse la déclarer sans être inquiété. Il est vrai, et je le concède, que cela est hors de proportion avec le résultat déclaré, mais qui est lui-même hors proportion ».


Et Kerviel de conclure par cette formule imagée qui, à ses yeux, résume l’attitude hypocrite de sa hiérarchie : « Pas vu, pas pris. Pris, pendu ! ». Il a aussi précisé : « Je reconnais avoir pris de grosses positions, qui pourraient être qualifiées hors limite de mon mandat, que j’ai masquées par une opération fictive (...) Il est vrai que dans l’hypothèse où je veux garder une position importante sur un terme plus ou moins long, pour ne pas alerter mon manager, je passe une opération fictive de nature à laisser entendre que la position que j’ai prise est couverte par cette fausse opération, ce qui conduit dès lors à flatter mon résultat. Ce qui produit mon gain, c’est ma position réelle uniquement et le jour où ma position fictive tombe, il y a une réactualisation de ma position ».

Interrogé sur ses motivations, Jérôme Kerviel a été clair : « Ce qui m’a motivé à passer ces opérations est de différents ordres mais avant toute chose, j’ai en tête de faire gagner de l’argent à ma banque, c’est ma première motivation, en aucun cas m’enrichir personnellement ». Caustique, il a cru bon de préciser que « les techniques que j’ai utilisées ne sont pas sophistiquées du tout, comme peut le prétendre la presse spécialisée, et à mon sens tout contrôle correctement effectué est à même de déceler ces opérations ». Il a également cité ses deux supérieurs hiérarchiques, Eric Cordelle et Martial Rouyère, disant qu’ils sont intéressés aussi aux résultats : « Plus l’équipe génère du cash, plus le manager sera financièrement intéressé ».

« Je vous informe de l’existence de plusieurs alertes parvenues à ma hiérarchie »
(Jérôme Kerviel aux policiers)

Jérôme Kerviel a tout de même admis un intérêt personnel dans les opérations qu’il a menées : l’obtention de « bonus », ces primes accordées aux traders les plus efficaces. Il a reconnu avoir déclaré 55 millions d’euros fin 2007 et négocié son bonus à partir de cette somme, ridicule en comparaison de ses « vrais » résultats (1,4 milliards d’euros), qu’il avait été obligé de dissimuler, en inventant des pertes fictives, pour ne pas se faire repérer. « Pour 2007, j’ai essayé de négocier un bonus de 600 000 euros et Martial Rouyère m’a laissé entendre que je ne pouvais espérer plus de 300 000 euros. Le bonus devait être versé en mars de l’année suivante », a révélé Kerviel.

« A supposer que votre hiérarchie ait eu connaissance de vos couvertures de positions à l’aide d’opérations fictives, pensez-vous que cela aurait été de nature à remettre en question le montant de votre bonus ? », lui ont demandé les enquêteurs. « Il y a des chances effectivement, mais je reste persuadé qu’ils étaient au courant de mes positions et, en cela, je vous informe de l’existence de plusieurs alertes parvenues à ma hiérarchie », a répondu le trader. Et de préciser : « Durant l’année 2007, plusieurs mails interrogatifs en provenance du back office (le service qui contrôle les opérations sur les marchés) ont été envoyés à plusieurs de mes assistants collaborateurs afin d’obtenir des explications sur les opérations enregistrées dans mon book. Ces mails concernaient des opérations qui ne sont pas redescendues au back office … ». Fort embarrassants pour la banque, ces courriels n’ont pour le moment pas été portés à la connaissance des deux magistrats instructeurs, Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset.

Au cours de son audition, Jérôme Kerviel a livré à la brigade financière quelques éléments psychologiques qui permettent de mieux cerner sa personnalité et peut-être d’expliquer les risques insensés qu’il a pris. Visiblement, le jeune homme, muni d’un simple DESS, nourrissait quelques complexes vis-à-vis de ses collègues sur-diplômés. Embauché en 2000, il a passé cinq ans au « middle office », le service qui assiste les traders, avant d’intégrer enfin la salle des marchés et de réaliser son rêve, devenir trader. « J’avais pris conscience, lors de mon premier entretien en 2005, du fait que j’étais moins bien considéré que les autres au regard de mon cursus universitaire et de mon parcours personnel professionnel. En effet, je ne suis pas arrivé directement au front office (la salle des marchés), je suis passé par le middle office et je suis le seul dans ce cas ».

Mis en examen lundi 28 janvier pour « abus de confiance », « faux et usage de faux » et « introduction dans un système de traitement automatisé de données informatiques », Jérôme Kerviel, qui s’expliquera ultérieurement sur le fond devant ses juges, a été laissé en liberté. Le parquet de Paris avait pourtant requis son placement en détention provisoire. Les juges d’instruction semblent considérer que les risques de fuite du trader sont quasiment nulles, puisqu’il s’est rendu sans difficulté à la convocation des policiers. Ses déclarations, d’où il ressort qu’il relativise sa responsabilité en mettant en cause sa hiérarchie, pourraient également avoir convaincu les deux magistrats qu’ils risquaient d’incarcérer un « bouc émissaire ». Enfin, par nature, le juge Van Ruymbeke n’aime guère recourir à la détention provisoire, ce que lui reprochent d’ailleurs certains de ses collègues mais lui vaut par ailleurs l’estime de la plupart des avocats.

27.01.2008

Décadence (2)


La révolte des petites gares
LE MONDE | 26.01.08

© Le Monde.fr

Décadence (1)


Justice contre corruption



"Bernard Bertossa, ancien procureur général de Genève puis juge au Tribunal pénal fédéral suisse, fût un pionnier en Europe de la lutte contre le blanchiment d'argent. L'ancien haut magistrat suisse a pris sa retraite début janvier. Désormais libre de parler, ce spécialiste de la grande délinquance financière dénonce les obstacles auxquels se heurtent ses pairs, y compris en France.

En octobre 1996, avec six magistrats européens, vous avez lancé l'Appel de Genève. Vous demandiez l'instauration d'un véritable espace judiciaire en Europe. Douze ans après, existe-t-il ?

Non, en ce qui concerne la lutte contre la grande délinquance financière, cet espace judiciaire n'existe toujours pas. Comme en 1996, il existe des justices nationales confrontées à une criminalité internationale. Il y a eu quelques progrès, comme le mandat d'arrêt européen et l'uniformisation des procédures en matière de saisie des avoirs.

L'entraide judiciaire va plus vite. Mais il n'y a pas d'autorité de poursuite pénale ni d'autorité de jugement ayant une compétence supranationale. Chaque juge reste enfermé dans ses frontières et dépend de la bonne volonté des autres pour faire progresser ses enquêtes financières.

Quel est selon vous le principal obstacle ?
C'est ce nationalisme judiciaire. Des abandons de souveraineté ont eu lieu dans presque tous les domaines, mais la justice continue à être le dernier pré carré de la souveraineté nationale. L'idée qu'un juge étranger puisse agir ailleurs que chez lui donne encore des boutons à la majorité de la classe politique. Il y a là un réel blocage politique et psychologique.

Même chez eux, les juges sont parfois entravés dans leurs actions. Le Français Renaud Van Ruymbeke, l'un des signataires de l'Appel de Genève, est sous le coup d'une procédure disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature, à propos de son attitude dans l'affaire des faux listings Clearstream. Qu'en pensez-vous ?
Je connais bien M. Van Ruymbeke. C'est un parfait honnête homme. Dans le cadre de son enquête sur les frégates de Taïwan, il a eu recours à une pratique admise en droit français (rencontrer un témoin hors procédure pour protéger son anonymat). J'ai du mal à comprendre qu'on puisse lui en faire grief.

Il est incroyable que la justice française mette autant de moyens pour enquêter sur une fausse liste de titulaires de comptes bancaires. C'est un fait divers qui relève de la diffamation devant un tribunal de police. Faire travailler à plein temps deux juges d'instruction, comme s'ils n'avaient rien d'autre à faire, et créer ainsi une ambiance détestable au sein du pôle financier, me paraît scandaleux. C'est un choix de politique criminelle douteux et cela ressemble à un écran de fumée.

En France, l'affaire des frégates de Taïwan - également instruite en Suisse - a en effet été classée, M. Van Ruymbeke se heurtant au secret-défense...
Cela montre que les priorités en matière de lutte contre la délinquance économique ne sont pas bien ciblées. Invoquer le secret-défense me semble injustifié et injustifiable. Ou alors c'est l'aveu qu'il n'y a pas de ventes d'armes sans corruption. Ou que la France considère que le commerce l'emporte sur le respect du code pénal. Il faudrait que le Parlement ait le courage de dire : la corruption est un crime, mais pas en matière de ventes d'armes !

Vous avez souvent collaboré avec la justice française. N'assiste-t-on pas à un retour de la tradition d'obéissance du pouvoir juridique au pouvoir politique ?

Non. A l'époque de François Mitterrand, cela n'était pas mieux. Cette servilité a toujours existé. Ce que vous appelez les "affaires" a toujours été déclenché par des juges d'instruction et pratiquement jamais par des procureurs. A l'exception d'Eric de Montgolfier (actuel procureur de Nice), les procureurs avec lesquels j'ai traité étaient toujours plus ou moins aux ordres.

Un groupe de travail formé par la ministre de la justice, Rachida Dati, planche actuellement sur la dépénalisation du droit des affaires. N'est-ce pas la tendance en Europe ?

C'est la tendance néolibérale berlusconienne. Le grand exploit de Silvio Berlusconi est d'avoir, de fait, dépénalisé les faux en écriture. Si, en France, on fait partir le délai de prescription pour certains délits comme l'abus de biens sociaux (ABS) au moment où il sont commis et qu'on maintient ce délai à trois ans, cela voudra dire que l'on ne poursuivra plus ces infractions. N'importe quel avocat intelligent peut faire traîner la procédure durant trois ans. Le message politique est : "Business is business." Il existerait ainsi une sorte d'enclave de la malhonnêteté liée au commerce. C'est insupportable ! Je continue à croire que l'on peut faire des affaires proprement et gérer une entreprise sans abuser des biens de celle-ci."...
lire la suite sur lemonde.fr

25.01.2008

Loi du silence


Loi du silence
LE MONDE | 25.01.08

© Le Monde.fr

..."Ainsi, en France, en 2008, des hauts fonctionnaires se font tirer l'oreille comme des mauvais élèves quand ils enfreignent un devoir de réserve compris comme un engagement au silence. Pratiques d'un autre âge, incompatibles avec la "démocratie irréprochable" et la "politique de civilisation" dont M. Sarkozy se fait le chantre."

Gaza fait tomber sa frontière égyptienne (plus efficace qu'attendre l'action de l'ONU ou des pays occidentaux)

lu sur lefigaro.fr :
Gaza fait tomber sa frontière égyptienne
J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
24/01/2008 | Mise à jour : 08:59 |

Certains Palestiniens conduisaient des charrettes et transportaient des valises pour rapporter des produits de consommation courants et du carburant. (Abed/AFP)

L'Egypte ne s'est pas opposée à l'entrée de dizaines de milliers de Palestiniens qui ont franchi mercredi le mur séparant la bande de Gaza de son territoire.
Mercredi à l'aube, des Palestiniens armés, selon des témoins, membres du Hamas et des Comités de résistance populaire, ont détruit les deux-tiers du mur de séparation entre la bande de Gaza et l'Egypte voisine, à l'aide d'engins explosifs et des bulldozers. Depuis, plusieurs milliers de civils palestiniens s'engouffrent dans les brèches créées dans cette clôture de 14 kilomètres de long. Une entrée illégale, sous le regard de 2.000 policiers égyptiens anti-émeute. (Voir notre diaporama)
Certains Palestiniens conduisaient des charrettes et transportaient des valises pour rapporter des produits de consommation courants et du carburant qu'ils comptaient acheter en Egypte, avant de regagner la bande de Gaza.
A la mi-journée, le président égyptien Hosni Moubarak a fait savoir qu'il avait en fait permis cet afflux pacifique et temporaire de Palestiniens sur son sol. Il a affirmé que les forces de sécurité égyptiennes avaient «accompagné» les Palestiniens de Gaza, «qui souffrent de famine en raison du blocus israélien», à venir s'approvisionner à Rafah, la ville située à cheval entre le territoire palestinien et l'Egypte.
«Je leur ai dit de les laisser entrer, tant qu'ils ne portent pas des armes, pour qu'ils puissent manger et acheter des produits alimentaires et puis retourner chez eux», a déclaré Hosni Moubarak à la presse au Caire. Dans le même temps, quelque 500 personnes ont été arrêtées lors d'une manifestation pro-Gaza, dans la capitale égyptienne.
Cinq blessés par balle
De son côté, le premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a appelé à la tenue d'une réunion d'urgence avec ses rivaux du Fatah.
Cet épisode intervient au lendemain d'une manifestation organisée par le mouvement islamiste, devant le terminal de Rafah pour protester contre le blocus de ce territoire palestinien imposé par Israël. Quatre Palestiniens et un garde égyptien ont été blessés par balles, lors de heurts avec les forces égyptiennes. Les manifestants demandaient aux Egyptiens d'ouvrir le point de passage, fermé quasiment en permanence depuis juin 2006. Déjà lundi, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, avait appelé la Ligue arabe à «astreindre» l'Egypte à déverrouiller le poste-frontière
Depuis le coup de force du mouvement islamiste, le terminal de Rafah est quasiment scellé alors qu'il était devenu l'unique fenêtre vers le monde extérieur pour ce territoire depuis le retrait israélien de 2005.
Depuis le 17 janvier, l'Etat hébreu impose un blocus de la bande de Gaza en riposte à la multiplication des tirs de roquettes palestiniennes contre le sud de son territoire. Mardi, devant les critiques de la communauté internationale, Israël a desserré son étau autorisant la livraison de 360.000 L de mazout destinés à l'unique centrale électrique de la bande de Gaza. Mais mercredi, le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a martelé que «tant qu'il y aura des tirs depuis Gaza, les restrictions se poursuivront».

24.01.2008

Environnement: l'Amazonie part en fumée

lu sur LIBERATION.FR : jeudi 24 janvier 2008
Environnement: l'Amazonie part en fumée
Déforestation en amazonie brésilienne. Reuters
Contrairement à ce qu'annoncaient les autorités brésiliennes il y a deux mois, les contrôles satellitaires montrent une dévastation record entre août et décembre 2007.
AFP

La déforestation de l'Amazonie a connu une nouvelle accélération à la fin de 2007 avec quelque 7.000 km2 dévastés par les brûlages entre août et décembre 2007, un record depuis la mise en place du contrôle satellitaire il y a quatre ans, selon des données officielles.
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva devait réunir aujourd'hui les ministres pour tenter de nouveau de renforcer le contrôle de l'Etat sur ces dévastations illégales opérées en général pour augmenter les surfaces d'élevage et de culture du soja.
Selon l'Institut national des recherches spatiales (INPE), les satellites ont détecté une déforestation effective (avec coupe rase des arbres) de 3.235 kilomètres carrés lors des cinq derniers mois de 2007, avec une pointe de 1.922 km2 pour les seuls mois de novembre et décembre. Comme le système n'enregistre que 40% des zones réélement dévastées, le gouvernement estime que 7.000 km2 ont été touchés d'août à décembre.
Ce chiffre représente déjà 60% de la déforestation enregistrée en un an entre août 2006 et juillet 2007.
Il représente une douche froide pour les autorités qui, il y a deux mois encore s'étaient félicitées de la baisse régulière de la déforestation depuis les niveaux historiques atteints en 2003 et 2004.
La ministre de l'Environnement avait indiqué mercredi lors d'une conférence de presse que 53% des surfaces concernées se concentraient dans l'Etat du Mato Grosso (centre-ouest), suivi dans le nord du pays par les Etat du Para (17%) et Rondonia (16%).
"Les activités typiques de ces Etats sont l'élevage et la culture du soja", a souligné Mme Silva. "Je ne crois pas à une coïncidence", a-t-elle dit, en soulignant que cette augmentation intervenait à un moment de hausse des prix sur le marché international des produits agricoles, dont le Brésil est grand exportateur.
Plus de 17% de la végétation originelle de la forêt amazonienne a déjà été détruite, dans la plupart des cas pour la création de pâturages. Certains chercheurs estiment que d'ici 2050, 40% de la forêt pourrait disparaître.

«Il a failli faire sauter une banque française et il est à la pêche ?!»

lu sur LIBERATION.FR : jeudi 24 janvier 2008
«Il a failli faire sauter une banque française et il est à la pêche ?!»
(Reuters)
Aujourd’hui libre, personne ne sait où se trouve le jeune trader qui a fait perdre 4,9 milliards d’euros à la Société générale. Les responsables de la banque, lors d'une conférence de presse surréaliste, ont laissé entendre qu'il ne s'était pas enrichi.
François Vignal

Ce n'est qu'un simple trader. Mais, depuis son ordinateur de la salle des marchés, «il a failli faire sauter une des premières banques françaises, et il est à la pêche !» s’exclame un journaliste lors de la conférence de presse donnée par les patrons de la Société générale, Daniel Bouton en tête.

A la pêche, car dans la nature. Le PDG de la banque reconnaît lui-même qu’il ne sait pas «où il est actuellement». Est-il en fuite ? «Je ne sais pas Monsieur». Une plainte est-elle déposée ? «Elle est en cours de dépôt». Mais il n’a «toujours pas été interrogé par la brigade financière.» Uniquement par des dirigeants de la banque, dans la nuit de samedi à dimanche et dimanche.
Les journalistes insistent. Ne fallait-il pas porter plainte tout de suite, qu’il ne puisse pas partir libre ? «On a peut-être commis une erreur là-dessus»…«Mais si jamais il s’enfuit, il sera retrouvé, il n’y a aucun doute», tente de rassurer Daniel Bouton, qui ne sait cependant pas «quel est le délit pénal qu’il a commis.»

Un opérateur de base

L’homme, ou plutôt le jeune homme, n’a qu’«une trentaine d’années» - 31 ans exactement - et s'appelle Jérôme Kerviel, selon plusieurs sources. Il est diplômé de l'Université de Lyon II, où il a décroché en 2000 un master en finance de marché. «C’est un opérateur de base dans une salle de marché. Il gérait des petites positions», précise Jean-Pierre Mustier, qui dirige la banque de financement et d’investissement de la Société générale. Un opérateur comme il en existe des dizaines dans les banques.
Détail étonnant, mais d’importance : il ne s’est pas enrichi sur cette fraude. «Il ne semble pas qu’il en ait bénéficié directement. Il faudra savoir s’il a pu en bénéficier indirectement,» souligne Jean-Pierre Mustier.

Salaire de ce trader : «100 000 euros par an avec les bonus». Ça semble beaucoup, mais au regard des échelles de salaires en vigueur dans le milieu, rien d’exceptionnel. Ce trader de base a néanmoins réussi à monter «une gigantesque entreprise de dissimulation» au sein de la banque, comme l’explique Daniel Bouton, qui reconnaît son «intelligence».

Il connaît tous les rouages de la banque

Passé d’abord, lors de son entrée à la banque en 2000, par «le middle et le back office», qui rassemble notamment les services de contrôle de la banque comme le «risque», il rejoint le «front» et la salle des marché en 2005. Il connaissait ainsi tous les rouages du système. Pour mieux le tromper.
Le truc ? S’organiser une «couverture fictive» qu’il «déplace à chacune de ses étapes». «Les positions qu’il a prises en 2007 étaient gagnantes.» Mais pour ne pas se faire repérer, «ces positions étaient annulées par des positions perdantes qui étaient fictives», détaille le PDG. «Il a ainsi trompé successivement toutes les formes de contrôle de la banque». Seule une erreur récemment faite dans ses opérations fictives l’a trahi. C’est vendredi soir que la banque a compris.

«C’est une histoire de fou»

Si, au final, la fraude se termine par 4,9 milliards d’euros de perte, les opérations menées auraient permis de gagner potentiellement «beaucoup, beaucoup» d’argent à un moment, a affirmé en marge de la conférence de presse Philippe Collas, DG adjoint en charge des gestions d'actifs et des services aux investisseurs.
Les dirigeant de la Société générale ne comprennent tout simplement pas les motivations de ce trader, qui a travaillé seul, affirment-ils. «C’est un acte inexplicable, de malveillance, affirme Jean-Pierre Mustier. Cet individu n’avait pas conscience de ce qu’il faisait». Une sorte de jeu virtuel derrière son ordinateur, «un Second life de la finance» lancera un journaliste.
«C’est l’exemple même du type qui a pété les plombs. Il a eu des problèmes familiaux très importants à un moment, affirme Philippe Collas. Cette histoire, pour un banquier, c’est incompréhensible. C’est du délire, une histoire de fou.»

Ne dites pas aux Français que Sarkozy ressemble à Berlusconi

lu sur LIBERATION.FR : jeudi 24 janvier 2008
Ne dites pas aux Français que Sarkozy ressemble à Berlusconi
Reuters.
La vie politique française s'italianise – mais refuse de l'admettre – note, amusé, l'hebdomadaire transalpin l'Espresso. Extraits.
Arnaud Vaulerin
L’article, titré «Cabaret Sarkozy», est signée Ilvo Diamanti, politologue avisé et fin connaisseur de la carte politique italienne. Dans la dernière édition de l' hebdomadaire de centre-gauche L’Espresso, il porte un regard amusé sur les mutations de la scène politique française.
Il note que l’«on respire un drôle d’air à Paris». «Il est difficile de ne pas saisir la rupture par rapport au passé de la Ve République.» Diamanti écrit que la «vie privée des présidents, en France, était scrutée, mais pas exhibée et agitée sur la place médiatique. […] En quelques mois, cependant, tout semble changé. D’une manière irréversible» depuis l’arrivée de Sarkozy à l’Elysée.
Diamanti évoque Cécilia, convoque Carla Bruni, remarque que l’on assiste en France à une «désacralisation de l’Etat et de la vie publique». Il explique que le mot «pipolisation» est entré dans le dictionnaire. Pour dénoncer l’«américanisation de la politique nationale». Et ajoute qu’il est «difficile d’éviter d’autres références. Et en premier lieu, l’Italie. La politique comme spectacle imposée par Silvio Berlusconi. Ce dernier, une minute après le succès du nouveau président, commenta: “C’est moi, le modèle de Sarkozy, d’ailleurs c’est à moi qu’il a passé son premier coup de téléphone après la victoire.” Mais ne le dites pas aux Français», s’amuse Ilvo Diamanti qui a joué la provocation et récolté des «réactions péremptoires et indignées, même parmi ceux qui ne l’aiment pas».
Le politologue italien dresse un premier bilan de l’action de Sarkozy et estime que la France s’achemine vers un régime présidentiel, «un changement profond de la politique française». «C’est comme si les Français voulaient se libérer au plus vite du sacré qui a traditionnellement caractérisé les lieux, les formes et les autorités de la vie publique.» Diamanti porte l’estocade finale. C’est comme «si les Français nous ressemblaient». «Mais disons le à voix basse, pour ne pas les inquiéter. Car s’ils se regardaient dans le miroir italien, ils se détourneraient, effrayés. Tant qu’il s’agit de Carla Bruni, ça va. Mais Berlusconi – et tout le reste –, vraiment c’est trop.»

contre expertise du rapport Attali


23.01.2008

un exemple à suivre !

Le papier finlandais, pas assez vert pour imprimer le dernier Harry Potter
AFP
lu sur : LIBERATION.FR : mercredi 23 janvier 2008
L’auteur des Harry Potter, J.K. Rowling, s’est opposée à l’impression du dernier tome de la série en Finlande sur du papier local parce que celui-ci ne bénéficie pas du certificat écologique FSC, a-t-on appris mercredi auprès de son éditeur finlandais, Tammi.
Alors que la Finlande est l’un des tout premiers producteurs de papier au monde, J.K. Rowling a exigé que l’imprimeur importe du papier plus «vert» pour tirer le 7e et ultime opus de sa saga, «Harry Potter et les reliques de la mort».
«Le papier finlandais est certifié, mais pas FSC. Les versions finlandaises des tomes précédents ont été imprimées en Finlande sur du papier recyclé. La demande est plus pointue cette fois», a indiqué à l’AFP Sinikka Partanen, porte-parole de Tammi, confirmant une information de presse.

FSC (Forest Stewardship Council) est un label vert qui garantit que la fabrication d’un produit du bois s’est faite dans le respect de la gestion durable des forêts.
«L’offre de produits FSC en Finlande est très limitée. Nous utilisons principalement le label PEFC (Programme pour la reconnaissance de systèmes de certificats forestiers), mais nous tentons de faire avancer le FSC», a assuré Antti Otsamo de la Fédération finlandaise des industries forestières.

OGM: les études et le débat éludés

lu sur liberation.fr
( http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/01/ogm-le-dbat-quo.html )

OGM: les études et le débat éludés

«Pourquoi cherche-t-on tant à développer les OGM? Est-ce vraiment une nouvelle révolution verte ou de la poudre aux yeux ?» Après l'activation de la clause de sauvegarde, Pierre Rainelli, économiste et ancien directeur de recherche à l’INRA, critique, études à l'appui, la course à la productivité du «complexe agro-industriel» français. Il est l’auteur de L’agriculture de demain, gagnants et perdants de la mondialisation (2007, Le Felin).
Pierre Rainelli. «On vient de le voir, le débat sur les OGM reste dominé par les peurs et les réactions épidermiques. D’un côté, la peur de toucher au génome, de toucher à la vie. Les craintes pour la sécurité alimentaire ou la dissémination. De l’autre côté, la peur de rater le train de la productivité, et de décrocher économiquement. J’ai écouté attentivement José Bové, et je constate qu’il n’aborde plus, ou très peu, le problème de la sécurité alimentaire, mais qu’il met en avant les problèmes environementaux. On a désormais plus d’éléments sur les conséquences d’une dissémination – notamment pour l’agriculture biologique d’avoir des gênes qui touchent les produits bio. Mais les questions centrales sont souvent éludées. Pourquoi finalement cherche-t-on tant à développer les OGM? Est-ce que c’est un vrai progrès économique? Est-ce vraiment une nouvelle révolution verte ou de la poudre aux yeux ?»
« Les OGM sont d’abord l’affaire des pays riches. Plus de la moitié des plantes génétiquement modifiées se trouvent aux Etats-Unis. Devant l’Argentine et le Brésil. Une étude faite aux Etats-Unis, en 2006, pour le compte du ministère de l’Agriculture américain a révélé que l’introduction des OGM avait eu des conséquences mitigées pour les agriculteurs. Les producteurs de soja, seuls, y ont trouvé un gain de productivité. Concernant les pays en développement, les résultats positifs des premières années, semblent s’estomper les années suivantes. Une étude sur 481 paysans chinois menée en 2006 par l’université américaine Cornell en partenariat avec l’académie des sciences chinoise montre que l’utilisation du gêne Bt (qui contient un bacille toxique pour certains insectes) dans la culture du coton s’est avérée efficace les trois premières années. Les exploitants ont utilisé 70 % de pesticides en moins que leurs homologues conventionnels, et ils ont eu un revenu supérieur de 36 %. Par la suite, les utilisateurs de semences Bt ont dû mettre autant de pesticides que les autres. Compte tenu du coût trois fois plus élevé des semences, leurs revenus ont finalement baissé de 8 % par rapport aux exploitants non Bt. Ces conclusions – sur des études limitées dans le temps - concernent les OGM de première génération, auxquelles vont peut être remédier les semenciers.
Par leur filiation chiraquienne, les agriculteurs ont été habitués à être entendu. Et il ne fait guère de doute qu’ils s’estiment trahis aujourd’hui par l’activation de la clause de sauvegarde. Pour eux l’urgence, c’est la productivité. Pourtant avec 22.000 hectares de champs de maïs OGM, on peut estimer à quelques centaines seulement les agriculteurs concernés. Mais c’est qu’au delà de ces derniers, les semenciers, les organisations agricoles, le secteur coopératif sont impliqués dans les OGM – en amont et en aval. On pourrait parler d’un complexe agro-industriel comme du complexe militaro-industriel… L’achat des semences et des produits phytosanitaires place, en outre, les producteurs en état de dépendance.
Peut être qu’au lieu de voir son avenir sur les marchés internationaux, de chercher à concurrencer l’Argentine ou les Etats Unis, l’agriculture française pourrait chercher un nouveau souffle dans les produits bio. Il faut trouver des raisonnements plus économiques et plus prospectifs.»

Après le gaucho et le régent, le cruiser menace les abeilles

Le ministre de l’agriculture vient d’autoriser l’utilisation d’une nouvelle semence de maïs traitée par l’insecticide systémique dangereux appelé Cruiser dont la matière active est le Thiamethoxam.

Même si cette autorisation ne s’étend pas aux maïs à consommation humaine et aux lignées mâles destinées à la production de semences, la précipitation de cette décision sous la pression des maïsiculteurs intensifs, des semenciers et des producteurs de produits phytosanitaires sera dommageable pour l’avenir.
En effet, la toxicité de cet insecticide est très forte :
- 5 nanogrammes* (ng) suffisent pour tuer une abeille.
- En outre, sa toxicité est équivalente à celle du fipronil et de l’imidaclopride dont on connaît les effets délétères sur le rucher français (cf. affaires Gaucho et Regent).
- De plus, des doses de Thiamethoxam aussi basse que 0,5 ng par abeille ont des effets sub-létaux importants. Ainsi, le Thiamethoxam peut entraîner la perturbation du vol de retour à la ruche des abeilles, dont l’une des conséquences peut être l’affaiblissement des colonies.
- Le Thiamethoxam est également persistant dans les sols ce qui permet une éventuelle contamination des cultures suivantes.
Les précautions d'usage préconisées par l'AFSSA (dans son avis du 20 décembre 2007) retenues par le Ministère ne reposent que sur des résultats intermédiaires et ne permettent pas de juger des effets sur le long terme de ce produit sur les abeilles, l'Homme et l'environnement. De plus, ces précautions ne nous paraissent pas de nature à limiter les risques à court terme étant donné, notamment, les difficultés à contrôler leur application.
En outre, un risque d’extension future de l’homologation pour d’autres usages (sur colza ou encore en production fruitière) n’est pas à écarter. Enfin, les poussières qui se dégagent au moment du semis de semences enrobées ont été responsables de la disparition d’un grand nombre d’abeilles au printemps 2007 en Italie.
Dans ces conditions, et alors que les travaux du Comité Scientifique et Technique (CST) chargé d’évaluer les causes de dépérissement des colonies d’abeilles sont volontairement arrêtés depuis deux ans, nous nous élevons contre cette autorisation et demandons le retrait de cette AMM* qui permettrait à un insecticide qu’on sait être extrêmement dangereux pour les abeilles d’être répandu dans l’environnement au mépris du principe de précaution.

*Autorisation de Mise sur Marché

Signataires
Confédération paysanne
Cyberacteurs
MDRGF
UNAF

COMMENT AGIR ?

Sur le site de cyberacteurs : voir le lien cyber@cteurs, ci-contre à gauche
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=193

22.01.2008

Manger sain ?



...""Que ta nourriture soit ton premier médicament", disait Hippocrate, père de la médecine moderne. Cette phrase n'a pas pris une ride."

le partage des richesses

Il y a dans Le Monde Diplomatique de janvier (actuellement en kiosque) un article sur le "partage des richesses" que tous et toutes devraient lire.
Il analyse très clairement la dérive de nos sociétés vers ce que je qualifierais de "nouvelle société monarchique", ou peut-être de "nouvelle société de castes", où la classe (ou la caste) dominante est celle qui possède des capitaux et dont la seule finalité est l'accroissement de ces capitaux.

18.01.2008

Un maïs non-OGM enrichi en vitamine A



..."L'équipe rend disponibles les informations génétiques afin de permettre aux sélectionneurs de tous les pays de produire facilement et rapidement par "sélection assistée par marqueurs" des maïs ayant un fort contenu en vitamine A.
La méthode présentée dans cet article vient donc rivaliser avec le "riz doré", mis au point par le chercheur suisse Igo Potrikus, qui vise aussi à augmenter la teneur en vitamine A de la céréale, mais au moyen de la transgenèse. M. Potrikus a indiqué, en décembre 2007, dans un entretien avec le site Internet gm-compas.org, que des tests du riz doré seront conduits en 2008."...

Plus de 10 000 espèces exotiques mettent en danger la biodiversité européenne



..."La globalisation des échanges est le principal vecteur de la prolifération des espèces envahissantes. Mais alors que d'autres pays, comme les Etats-Unis ou la Nouvelle-Zélande, eux aussi victimes de ces espèces, se sont dotés de plans d'action et de législations restrictives, les Vingt-Sept ne disposent d'aucune stratégie, et leur arsenal commun est très limité."...

l'ISLAM : débat




voir :
http://www.irshadmanji.com/

la viande clonée est-elle un progrès ?


16.01.2008

Procès ERIKA : les amendes

RAPPEL: BÉNÉFICES DE TOTAL EN 2006 = 12,58 MILLIARDS, AU MOINS AUTANT ATTENDUS EN 2007

lu sur lemonde.fr :
CORRECTION - - Condamnations sans précédent pour le naufrage de l'Erika
16.01.08 | 18h49

Au 14e paragraphe, bien lire que les régions de Bretagne, des Pays-de-Loire, du Finistère et de Loire-Atlantique obtiennent respectivement 5,6 millions d'euros, 4,78 millions, 4,36 millions et 5,33 millions au lieu des montants précédemment indiqués.

par Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) - Le groupe Total et trois autres personnes physiques et morales ont été condamnés à des amendes et un total de 192 millions d'euros de réparations pour "pollution maritime" lors du naufrage du pétrolier Erika survenu au large de la Bretagne en 1999.
Cette condamnation d'une compagnie pétrolière dans un accident maritime majeur, une des plus lourdes financièrement jamais prononcée, est une première judiciaire en France qui pourrait bouleverser les données de ce secteur économique.
L'impact est renforcé par le fait que dans le même jugement, le tribunal correctionnel de Paris ouvre la voie à la reconnaissance de la notion de "préjudice écologique".
Le dossier n'est pas fermé car Total et les autres condamnés qui ont tous plaidé la relaxe au procès, pourraient faire appel du jugement, ce qui suspendra les sanctions. Un autre procès devrait donc être organisé dans environ un an.

L'Erika, navire vieux de 24 ans battant pavillon maltais, s'était brisé en deux le 12 décembre 1999 dans une tempête avant de sombrer et de déverser 20.000 tonnes de fioul sur 400 km de côtes, tuant des dizaines de milliers d'oiseaux et ravageant la faune et la flore marines.

L'affaire avait relancé le débat sur le transport maritime au niveau européen. Après huit ans de procédure et quatre mois de procès l'été dernier, le tribunal condamne le groupe Total, première société française en importance et quatrième groupe pétrolier privé mondial, à 375.000 euros d'amende, sanction maximale pour pollution maritime pour une personne morale.
L'organisme de contrôle maritime italien Rina, de réputation mondiale, est condamné à 175.000 euros d'amende. Il avait donné son certificat de navigabilité à l'Erika.
Giuseppe Savarese, ex-propriétaire italien du navire, et Antonio Pollara, ex-gestionnaire italien de l'Erika, sont sanctionnés de 75.000 d'amende chacun, maximum prévu pour les personnes physiques.

"FAUTE D'IMPRUDENCE" DE TOTAL

Savarese et Pollara - absents au tribunal - ont commis une faute en réduisant les travaux d'entretien de l'Erika pour économiser de l'argent, disent les juges. Le Rina a délivré des certificats sans procéder aux contrôles nécessaires "sous la pression de contraintes commerciales", dit le tribunal.
Concernant Total SA, le tribunal écarte les règlements internationaux qui excluent la responsabilité des affréteurs, point sur lequel s'appuyait la compagnie pour demander sa relaxe. Juridiquement, l'affréteur était la filiale Total transport, qui est relaxé, disent les juges.
Total SA s'était "de fait" chargé d'un pouvoir de contrôle des navires affrétés, explique le tribunal dans ses attendus. Le service de "vetting" (inspection des navires affrétés propre à la compagnie) était rattaché au groupe, remarquent les juges, qui concluent à une "faute d'imprudence" dans l'inspection.
Le tribunal reconnait le droit pour les associations de protection de la nature à obtenir réparation des dommages à l'environnement, une victoire proche de la reconnaissance du "préjudice écologique", qu'elles demandaient.
Parmi la centaine de parties civiles - régions, départements, communes, État français, associations -, l'État obtient à lui seul 153,8 millions d'euros, l'intégralité de ses demandes. Les parties civiles demandaient au total environ un milliard d'euros de réparations.
Une vingtaine d'entre elles sont déclarées irrecevables. La région Bretagne obtient 5,6 millions d'euros, les Pays-de-Loire, 4,78 millions, le Poitou-Charentes un million, le Finistère 4,36 millions, la Loire-Atlantique 5,33 millions.
Le tribunal relaxe les onze autres prévenus et abandonne contre tout le monde l'accusation de "mise en danger d'autrui". Le capitaine indien du pétrolier, Karun Mathur est relaxé mais déclaré partiellement responsable civilement.
Sont aussi relaxés les deux filiales de Total, Total Petroleum services et Total transport, Gianpiero Ponasso, cadre du Rina, Bertrand Thouillin, ancien responsable de la sécurité de Total, Alessandro Ducci et Mauro Clemente, deux Italiens qui ont sous-affrété l'Erika à Total pour son dernier voyage.
Sont aussi blanchis par le tribunal trois militaires (dont l'amiral Michel de Fresse de Monval) et un employé civil de la préfecture maritime de Brest, mis en examen pour de supposées négligences dans l'organisation des secours.

Procès de l'"Erika": amendes non dissuasives



..."le géant pétrolier Total, de loin le plus riche des condamnés avec ses bénéfices records (12,58 milliards d'euros en 2006 et au moins autant attendus en 2007)."...
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Que sont 375 MILLE Euros d'amende et MOINS DE 2 CENTAINES DE MILLIONS de dommages et intérêts FACE AUX BÉNÉFICES ANNUELS SUPÉRIEURS À LA DIZAINE DE MILLIARDS ?

RAPPEL : ERIKA


15.01.2008

Les chimpanzés mangent de la terre pour mieux se soigner



..."il reste à comprendre l'extraordinaire instinct de ces grands singes, auxquels nous devons peut-être, en matière de médication naturelle, une partie de notre culture ancestrale. Une raison de plus pour les protéger, eux et l'habitat tropical qui héberge leur pharmacopée."

13.01.2008

''doutes sérieux'' sur l’impact du maïs OGM

lu sur univers-nature.com
http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2921
09-01-2008

De nombreux ''doutes sérieux'' sur l’impact du maïs OGM

En fin de journée, les conclusions du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM ont été rendues publics. Elles vont très vraisemblablement conduire le gouvernement à activer la clause de sauvegarde contre la culture du maïs transgénique MON810, modifié pour produire un insecticide et résister à la pyrale du maïs.
En effet, pour le Président du comité, le Sénateur UMP Jean-François Legrand, "un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs" ont été relevés au sujet du seul OGM cultivé commercialement en Europe. Ainsi, en présentant ses conclusions au Ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, le Sénateur n’a pas hésité à émettre des "doutes sérieux" sur les impacts du maïs MON810 à destination de divers micro-organismes non-cibles et sur le lombric, le ver de terre indispensable au bon fonctionnement des sols. Des doutes ont également été mis en évidence concernant l’impact de ce maïs sur plusieurs espèces de papillons et sur la faune aquatique du fait de la persistance, en milieu aquatique, de la toxine secrétée par cet OGM.
Au-delà de ces probabilités, les membres du comité ont relevé plusieurs points très contestables dans le dossier d’homologation de l’OGM au niveau européen. Il semblerait ainsi que "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres" des pollens soit une réalité et, à ce titre, des doutes ont été émis sur la qualité des évaluations des distances de disséminations présentées initialement.
De même, la faiblesse des analyses toxicologiques qui ont prévalu pour l’autorisation du MON810 est soulignée.

En conséquence,
le comité recommande que des études complémentaires sur la
variabilité de la toxine insecticide Bt, secrétée par l’OGM, soient effectuées sur des abeilles mais aussi d’autres animaux comme le rat.

D’autre part,
il est également recommandé de mettre en œuvre des études d’impacts de la culture du maïs MON810 sur les différents systèmes culturaux et, d’une manière générale, de son intérêt pour l’agriculture…

Face à ces conclusions, il est de plus en plus probable que le gouvernement va recourir à la clause de sauvegarde (1), prévue dans la législation européenne pour empêcher toute culture de ce maïs. Néanmoins, sachant que, comme tous les autres pays de l’UE, la France n’a pas la possibilité de promulguer une interdiction totale des cultures transgéniques au regard de la législation européenne, il ne pourra donc pas s’agir d’un "moratoire sur les OGM" comme certaines associations le réclament en vain.
A noter que suite au retrait, hier, du projet de loi sur les OGM qui devait être présenté au Sénat, une nouvelle date d’examen vient d’être arrêtée au 5 février 2008.

Pascal Farcy

1- La clause de sauvegarde est actuellement utilisée par 6 pays et a été invoquée à 10 occasions : 3 fois par l’Autriche, 2 fois par la France (en novembre 1998 pour deux types de colza génétiquement modifiés) et une fois par l’Allemagne, le Luxembourg, la Grèce, le Royaume-Uni et la Hongrie. Neuf de ces interdictions sont encore en vigueur, le Royaume-Uni ayant levé la sienne.
A noter que le recours à cette clause impose aux Etats membres de justifier scientifiquement leur demande. Or, jusqu’à présent, ces argumentations ont systématiquement été rejetées par les instances européennes, les pays ne pouvant maintenir leurs interdictions que grâce à l’absence d’une majorité qualifiée pour faire tomber leur décision de non-culture du maïs MON810.
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12.01.2008

clause de sauvegarde sur le Mon810

lu sur lemonde.fr :
La France engage la clause de sauvegarde sur le Mon810
11.01.08 | 23h05

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé l'activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, ce qui permettra d'interdire provisoirement en France la culture de cet OGM autorisé par Bruxelles, en attendant une réévaluation de ses effets par l'Union européenne.
José Bové, qui observait une grève de la faim depuis le 3 janvier avec quinze autres militants anti-OGM pour obtenir cette décision, a aussitôt annoncé qu'il mettait fin à son action.
"Le gouvernement engage la procédure contradictoire afin de déposer une clause de sauvegarde sur la culture du maïs OGM MON 810 jusqu'à la réévaluation par les instances européennes de l'autorisation de commercialisation de cet OGM", a déclaré Matignon dans un communiqué.
Les services du Premier ministre précisent que cette décision s'appuie sur les conclusions du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, rendues mercredi
Celui-ci a "fait état d'éléments scientifiques nouveaux" et la "nécessité d'expertises complémentaires sur les effets sanitaires et environnementaux" à long terme de ce maïs génétiquement modifié, souligne Matignon.
Lors du Grenelle de l'environnement en octobre dernier, Nicolas Sarkozy avait annoncé le gel de ce maïs transgénique, le seul autorisé à la culture commerciale au niveau européen, en attendant l'avis de la Haute autorité sur les OGM. Mais Bové et les écologistes réclamaient un "vrai moratoire".

PLAN SUR LES BIOTECHNOLOGIES VEGETALES

Mardi, le chef de l'Etat s'est déclaré prêt à faire jouer cette clause de sauvegarde en cas de "doutes sérieux" sur ces cultures "jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème", ce qui est attendu dans l'année.
Le lendemain, Jean-François Legrand, président du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM, a évoqué des "doutes sérieux", une expression néanmoins contestée par d'autres membres du panel.
Legrand a cité une dissémination beaucoup plus étendue que celle évaluée en 1998 lorsque Bruxelles a autorisé le Mon810, il a ajouté que des scientifiques avaient constaté des "résistances chez des ravageurs secondaires", ce qui limiterait l'intérêt de cette variété de maïs OGM. Il a enfin cité des effets sur la faune et la flore, en soulignant que de nombreux aspects devaient encore être approfondis.
Dans son communiqué, le gouvernement a estimé pour sa part que "les doutes sur cet OGM actuellement cultivé en France ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux".
Il a annoncé parallèlement un plan "sans précédent d'investissement dans les biotechnologies végétales de 45 millions d'euros", soit, selon Matignon, "une multiplication par huit des budgets actuels".
José Bové s'est déclaré "très satisfait" de l'activation de la clause de sauvegarde.
"Nous avons décidé de cesser la grève de la faim et de commencer à nous réalimenter demain midi rue de la Banque (à Paris, NDLR) et nous allons partager un premier bouillon de légumes tous ensemble", a-t-il dit sur France Info.

Jean-Stéphane Brosse

10.01.2008

le maïs MON 810



..."les éléments scientifiques nouveaux sont "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de kilomètres" de l'OGM en question, "la résistance chez des insectes" et "les effets constatés sur la flore et la faune", notamment sur le lombric et les micro-organismes."...

CES INFORMATIONS NE SONT PAS NOUVELLES DANS LE MILIEU SCIENTIFIQUE. Enfin les politiques sont contraints d'en tenir compte !

Les OGM sont dangereux


Les OGM de la discorde
LE MONDE POUR MATINPLUS | 10.01.08

© Le Monde.fr

..."La Haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) a "relevé un certain nombre de faits scientifiques nouveaux négatifs impactant notamment la flore et la faune" dans son avis sur le maïs MON 810. La voie est désormais ouverte au recours, par la France, à la clause de sauvegarde, qui permet à un pays européen d'interdire sur son sol la plantation de ce maïs transgénique créé par le semencier américain Monsanto – le seul OGM, tous types de plantes confondus, dont la culture est autorisée en Europe."...
..."La décision fera grand bruit, mais elle n'aura que peu d'impact pour les agriculteurs français. Ceux qui se sont lancés dans la culture des OGM sont jusqu'ici très rares : sur 130 000 maïsiculteurs, seuls 2 000 sont passés à l'acte en 2007, parfois en faisant tout juste un test sur une parcelle. Les surfaces cultivées augmentent certes fortement, mais elles demeurent confidentielles : sur près de 3 millions d'hectares de maïs, 500 ha étaient plantés en OGM en 2005, 5 000 en 2006 et près de 22 000 ha en 2007 – soit 0,7 % du total. Pour mémoire, l'ensemble des cultures d'OGM dans le monde (maïs, coton, soja, colza…) s'étendaient sur 102 millions d'hectares en 2006.

IL EST DIFFICILE DE COMPRENDRE L'HOSTILITÉ DE LA FNSEA À L'INTERDICTION DES OGM :
2000 CULTIVATEURS DE MAÏS SUR 130 000,
CELÀ REPRÉSENTE 1,5 % DES MAÏSICULTEURS.
DANS CETTE AFFAIRE, LA FNSEA EST-ELLE LE SYNDICAT DE TOUS LES AGRICULTEURS OU LE REPRÉSENTANT DE MONSANTO ?

Les OGM sont de plus en plus mal acceptés en Europe


Des doutes sérieux sur un maïs OGM



..."Cependant, le déclenchement de la clause ne signifiera pas que la France statue définitivement sur le sort des OGM. C'est une méthode qui est mise en place par le gouvernement. La Haute Autorité rendra ses avis au cas par cas sur chaque OGM. Sa composition et son questionnement élargis devraient lui donner une légitimité que les instances précédentes, comme la commission du génie biomoléculaire, n'avaient jamais pu acquérir. La teneur de l'avis sur le MON 810 reflète ce nouvel état d'esprit. Deuxième pièce du dispositif, la loi, dont l'examen a finalement été repoussé au 5 février, définira les conditions de coexistence entre les cultures."

09.01.2008

AU SECOURS (SUITE)



"Le contact avec des pesticides au cours des travaux agricoles augmenterait le risque d'asthme d'origine allergique ("atopique") chez les fermières, selon une étude publiée dans le premier numéro de janvier de l'American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine."...
..."L'étude a également permis de distinguer l'impact des divers produits : 7 insecticides sur 16, 2 herbicides sur 11 et l'un des 4 fongicides étaient significativement associés à l'asthme atopique. Seule la perméthrine était associée à l'asthme non atopique."

AU SECOURS, ENCORE UN PESTICIDE !



..."La molécule active du Cruiser, le thiamethoxam, détruit le système nerveux des insectes. Le produit enrobe la semence et agit pendant la croissance de la plante. Or, ce type d'insecticide neurotoxique systémique, dont font aussi partie le Gaucho et le Régent, est soupçonné, par les apiculteurs, d'être à l'origine de l'affaiblissement des colonies d'abeilles constaté dans de nombreuses régions du monde. L'usage du Gaucho et du Régent sur le maïs est suspendu en France depuis 2004.
Pour les maïsiculteurs, l'autorisation du Cruiser est "un premier pas satisfaisant". "Depuis l'interdiction du Gaucho et du Régent, nous n'avions plus de solution efficace contre le taupin, dont la pression augmente", explique Céline Fournier, de l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM). Dans le Sud-Ouest, les agriculteurs ont bénéficié de dérogations pour utiliser un pesticide particulièrement nocif pour l'environnement, le Dotan, que le ministère de l'agriculture ne souhaitait pas autoriser à nouveau.

"IRRESPONSABLE"

Mais, selon le président de l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), Henri Clément, la décision d'autoriser le Cruiser est "irresponsable"...

Une question de bon sens


Punir : le casse-tête parental
LE MONDE | 08.01.08

© Le Monde.fr

08.01.2008

Anthropocène (suite)


Une nouvelle ère géologique



"De l'humanité considérée comme une "force géophysique" :

Pour désigner les 10 000 dernières années, le Congrès international de géologie a adopté, en 1885, le terme "holocène" : étymologiquement, une ère "entièrement nouvelle". Cette période correspond au passage d'une société de chasseurs-cueilleurs à l'avènement de l'agriculture.
En 2000, le Nobel de chimie Paul Crutzen a estimé que le terme "anthropocène" était plus adéquat pour décrire les deux derniers siècles écoulés, où l'homme est devenue un "force géophysique" capable de transformer profondément la Nature. Dès 1873, rappelle-t-il, le géologue italien Antonio Stoppani voyait dans les activités humaines "une nouvelle force tellurique" et parlait d'ère "anthropozoïque".
Pour Paul Crutzen, l'entrée dans l'anthropocène date de 1800. La concentration de CO2 dans l'atmosphère était alors de 283 parties par million (ppm). L'accumulation de ce gaz à effet de serre a été marquée par une accélération subite depuis 1950, date d'entrée dans la "phase II" de l'anthropocène. Le CO2 était alors à 311 ppm. Il a atteint 379 ppm en 2005."...

Déforestation sauvage en Indonésie



"Le groupe Asia Pulp and Paper (APP), un des géants mondiaux de la production de papier et de pâte à papier, est en train de raser de façon illégale une immense forêt indonésienne pour construire une large autoroute qui servirait à ses véhicules d'exploitation, dénonce, mardi 8 janvier, cinq ONG écologistes dans un rapport commun sur les activités du papetier."...

Vie privée : les citoyens toujours plus surveillés en 2007

lu sur http://www.vnunet.fr/

Selon Privacy International, la situation se détériore aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France.
Christophe Lagane 04-01-2008

La liberté des citoyens s'est réduite un peu plus en 2007. C'est globalement la conclusion que l'on peut tirer de l'étude The Privacy & Human Rights Report 2007 réalisée par les organisations Privacy International à Londres et Electronic Privacy Information Center à Washington qui observent les niveaux de surveillance des citoyens de part le monde. Autrement dit, le niveau d'activité de Big Brother.
En 2007, 70 pays (37 en 2006) ont été décortiqués par plus de 200 experts. Pour la première fois, Privacy International a établi un classement des zones géographiques étudiées selon le niveau de surveillance de leur population.
"L'extension des mesures de surveillance de la vie de nombre de personnes a aujourd'hui atteint un niveau sans précédent", notent les auteurs du rapport. Une dégradation du respect de la vie privée qui s'explique en partie par les lois induites ces dernières à travers la lutte contre le terrorisme international et l'immigration illégale combinées aux moyens électronique de traçage des citoyens et de croisement des informations.
"Les avancées technologiques [...] l'interopérabilité entre les systèmes d'informations et la globalisation des informations ont provoqué une pression extraordinaire sur les garanties de respect de la vie privée", peut-on lire dans le rapport.

"Extension de la surveillance de la société" en France :

Sans surprise, si les pays comme la Chine, la Malaisie ou encore la Russie restent les bêtes noires des organisations de vigilance, une grande majorité des pays occidentaux et démocratiques ont vu leur conditions se dégrader considérablement en matière de respect de la vie privée.
Ainsi, le Royaume-Uni et les États-Unis ont rejoint les pays précités où la surveillance de la population est considérée comme endémique. La France n'est pas en reste puisqu'elle est passée d'une situation de 'Quelques garanties mais avec affaiblissement des protections' en 2006 à 'Extension de surveillance de la société' en 2007.
Le dernier rang avant de tomber dans la 'Surveillance endémique de la société' que vient notamment de rejoindre l'Amérique de George Bush.

07.01.2008

la pollution des voitures



..."Exonérer de ce dispositif les véhicules utilitaires, généralement polluants, peut aussi être considéré comme une erreur. Tout comme le fait de n'avoir pris en compte que le CO2 et d'ignorer les rejets, très nocifs pour les poumons (et caractéristiques du diesel), de monoxyde d'azote, de soufre et autres microparticules qui ne sont pas stoppées par des filtres. "Il n'y a qu'en 2008 que les véhicules diesels dépourvus de filtres à particules bénéficieront d'un bonus puisque, en 2009, la norme Euro 5 traitant des monoxydes d'azote s'appliquera", relativise André Duaud.

Sans attendre 2009, trois grandes villes allemandes ont adopté, depuis le 1er janvier 2008, une mesure concrète : les centres-villes de Berlin, Cologne et Hanovre sont interdits aux voitures émettant trop de particules. Autrement dit aux diesels dépourvus de filtres à particules ! Une mesure difficilement imaginable en France..."...

L'Académie des sciences américaine part en guerre contre le créationnisme


06.01.2008

à creuser

lu sur www.univers-nature.com
04-01-2008

Les kangourous contre l’effet de serre

Les Australiens travaillent depuis quelques années sur la réduction des pets et rots des ruminants, à l’origine d’importantes émissions de méthane, un gaz à effet de serre 23 fois plus actif pour le réchauffement de la planète que le CO2.
Après la piste d’un vaccin contre les bactéries intestinales à l’origine de cette production de méthane chez les ruminants, des scientifiques tentent dorénavant d’isoler des bactéries, propres aux kangourous, qui éviteraient à ces animaux d’émettre du méthane et favoriseraient également une meilleure assimilation des aliments (environ 10 à 15 %). En effet, la digestion des kangourous ne produit presque pas de méthane à cause de la présence de bactéries acétogènes sources de gaz acides sans risque pour l’effet de serre et donc le changement climatique.
L’enjeu est de taille, puisque selon Athol Klieve, un des chercheurs les plus en pointe sur ce sujet, les flatulences des ruminants seraient à l’origine de 14 % des gaz à effet de serre émis par l’Australie. Par ailleurs, la consommation de viande étant en forte augmentation, avec la demande croissante de pays en développement comme la Chine, une réduction des 2/3 des émissions de méthane du secteur de l’élevage planétaire pourrait avoir un effet non neutre dans la lutte contre le changement climatique, dès lors que les autres émissions ne sont pas démultipliées.
Mais pour le moment, le chemin à parcourir par les scientifiques est encore long, l’isolement d’un certain nombre de bactéries acétogènes chez le kangourou devrait prendre encore 3 ans. Cette étape franchie, une nouvelle phase de recherche s’ouvrira, avec l’élaboration d’une technique pour la transplanter dans le tube digestif des vaches et des moutons. Ce n’est qu’à ce moment que nous saurons si ces bactéries peuvent y vivre, s’y reproduire et, au final, réussir à s’imposer aux micro-organismes méthanogènes…
Mis à part le réchauffement planétaire, rappelons que le développement de la consommation de viande au niveau mondial posera plus ou moins rapidement le problème de la ressource alimentaire, chaque protéine animale en nécessitant plusieurs d’origine végétale (1) pour être produite, soit davantage de surface cultivable, d’eau et d’énergie.

Alex Belvoit

1- Par exemple, il faut 5 kg de protéines végétales pour obtenir 1 kg de protéines de poulet, ou encore 7 kg de protéines végétales sont pour obtenir 1 kg de protéines de porc.

04.01.2008

du singe à l'homme (et la femme), un (tout) petit pas ...



Comportement inné ou acquis ?

"Le plus vieux métier du monde ne serait finalement pas propre à l'espèce humaine, comme on le pensait, puisque le "paiement" pour un accouplement a été observé chez les macaques à longue queue d'Indonésie. En l'occurrence, il ne s'agit pas, pour ces primates, d'offrir de l'argent mais plutôt un service consistant à épouiller madame et à nettoyer son pelage avant d'obtenir ses faveurs."...
..."Ce soin peut durer de quelques secondes à une demi-heure, voire davantage, sa durée augmentant si le mâle a un statut inférieur ou si le nombre de femelles est restreint."...

Le réchauffement provoque davantage d'émissions de gaz carbonique à l'automne



..."Certains écosystèmes terrestres, comme les forêts, sont réputés bénéficier de l'augmentation moyenne des températures et absorber globalement plus de carbone. Des travaux publiés jeudi 3 janvier, dans la revue Nature, viennent compliquer ce tableau. Sous l'effet du réchauffement, les forêts de l'hémisphère Nord ont ainsi tendance à émettre du CO2 de plus en plus tôt dans l'année.
Pour comprendre, il faut savoir qu'en fonction des saisons, ces écosystèmes émettent ou absorbent du carbone. Deux phénomènes entrent en effet en compétition : la photosynthèse, qui fixe le carbone, et la décomposition de la matière organique des sols, qui en relâche. Au cours du printemps, la forêt entre dans une période où elle absorbe du carbone. A l'automne, la transition inverse se produit, et l'écosystème dans son ensemble devient émetteur de CO2."...

Téléphone mobile



..."Le ministère de la santé a publié mercredi un communiqué appelant les parents à la "prudence" dans l'achat et l'usage de téléphones mobiles pour les enfants, ces derniers étant "plus sensibles [au rayonnement électromagnétique] étant donné que leur organisme est en cours de développement". ...


(voir: http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/actualite-presse/presse-sante/communiques/telephones-mobiles-sante-securite.html )
Téléphones mobiles : santé et sécurité
Publié le 2 janvier 2008
Les technologies de transmission par radiofréquences, utilisées pour les téléphones et télévisions portables, le Wifi sont en plein développement. De nouveaux modèles d’appareils de téléphonie mobile, dont certains destinés aux enfants, sont actuellement mis sur le marché, en particulier dans le contexte des fêtes de fin d’année. Ces appareils simplifiés ont principalement pour objectif de permettre la géo-localisation des enfants et un contact avec la famille.
Le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports rappelle les conclusions de l’expertise nationale et internationale sur ce sujet : aucune preuve scientifique ne permet aujourd’hui de démontrer que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque notable pour la santé, que ce soit pour les adultes ou pour les enfants. Cependant, plusieurs études scientifiques parues récemment, mettent en évidence la possibilité d’un risque faible d’effet sanitaire lié aux téléphones mobiles après une utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans). Toutefois, les limites inhérentes à ce type d’études ne permettent pas de conclure formellement sur l’existence d’un risque.
Le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports s’attache à ce que l’organisation mondiale de la santé (OMS), comme elle s’y est engagée, réalise rapidement une synthèse de l’ensemble des résultats de ces études afin d’en tirer des conclusions scientifiquement validées (étude dite Interphone). Il a également saisi l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) afin qu’elle réalise une mise à jour de son expertise sur les risques liés à l’exposition aux radiofréquences en intégrant les différentes études parues sur le sujet, tant en matière d’exposition que d’impact sanitaire. Il participe au fonctionnement de la fondation « Santé et radiofréquences » et soutient ses actions. A cette occasion il souligne tout l’intérêt de son 4ème appel à projets promouvant la recherche sur les risques pour les enfants et les effets à long terme.
L’hypothèse d’un risque ne pouvant pas être complètement exclue, une approche de précaution est justifiée. Aussi, le ministère de la santé, de la jeunesse et des sports invite-t-il les familles et les parents à la prudence et au bon usage dans leurs achats et l’utilisation de tels dispositifs.
Il rappelle qu’il est conseillé un usage modéré du téléphone mobile, notamment aux enfants. En effet, comme le précise l’AFSSET dans son expertise de 2005, si des effets sanitaires étaient mis en évidence, les enfants pourraient être plus sensibles étant donné que leur organisme est en cours de développement.
Enfin, il précise les moyens qui permettent de diminuer l’exposition des utilisateurs : utiliser son mobile avec discernement, ne pas téléphoner dans des conditions de mauvaise réception ou lors de déplacements à grande vitesse et enfin, éloigner son téléphone des zones sensibles du corps en utilisant par exemple un kit mains libres.
Une plaquette « Téléphones mobiles : santé et sécurité » rappelle ces conseils. Elle est en ligne sur le site du ministère de la santé, de la jeunesse et des sports (www.sante.gouv.fr) au sein de la rubrique dédiée à la téléphonie mobile.
Contact presse :
Mission communication : 01 40 56 52 62
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lire aussi :
Communiqué de presse 19 décembre 2007
Jeunes enfants et téléphones portables : le Conseil scientifique de la Fondation Santé et Radiofréquences invite à la prudence.

Le nombre d’enfants de moins de 10 ans équipés de téléphone portable est en hausse et, à l’approche de Noël, de nouveaux modèles de téléphones portables spécifiquement adaptés à cette tranche d’âge arrivent sur le marché.
Le Conseil scientifique de la Fondation est préoccupé par l’usage trop précoce d'un téléphone portable par un enfant ou un jeune adolescent et appelle à la responsabilité, parents, distributeurs et industriels.
Le Conseil scientifique de la Fondation Santé et Radiofréquences rappelle que les cerveaux en développement sont susceptibles d’être plus sensibles aux effets des ondes électromagnétiques radiofréquences. Cette sensibilité et ces effets ne sont pas démontrés à l’heure actuelle mais des travaux scientifiques récemment publiés invitent à la prudence en suggérant de possibles conséquences sanitaires après utilisation prolongée et intensive. Les recherches se poursuivent dans ces domaines, notamment avec l’appui de la Fondation.
Le Conseil scientifique de la Fondation Santé et Radiofréquences rappelle également :

- l'avis du groupe d’expert de l'AFSSET 2005 qui spécifie notamment : « En ce qui concerne l’exposition de la tête des enfants au téléphone mobile, en l’absence de nouvelles données et compte-tenu des incertitudes qui demeurent, le groupe d’experts maintient la recommandation du rapport 2003. Il préconise de chercher tous les moyens de limiter l’exposition des enfants au niveau le plus bas possible (kit-main-libre, campagne d’information des parents ou des jeunes, appareils de niveaux de DAS minimum, recommandations sur les modes d’usage du
mobile...) »... « Il serait bon que des règles précises régissent la commercialisation des téléphones mobiles en direction des populations captives que sont par exemple les enfants (i.e. les industriels ne doivent pas inciter les enfants à l’utilisation accrue du téléphone mobile, par la réalisation de publicité ou par la conception de modèles particulièrement ludiques et attrayants pour les enfants.) »

- l’avis du groupe d’experts mis en place par la HPA (Health Protection Agency) au Royaume Uni en 2004 qui estimait : « Les enfants pourraient être plus vulnérables aux effets éventuels des impacts sur la santé liés à l’utilisation des téléphones mobiles à cause de leur système nerveux en cours de développement, de l’absorption plus importante de l’énergie dans les tissus de leur tête et de la durée plus longue d’utilisation au cours de leur vie... ».

Pour le moins, le Conseil scientifique de la Fondation Santé et Radiofréquences conseille aux parents qui décideraient de confier un téléphone portable à leur enfant, de veiller à un emploi limité.

Fondation Santé et Radiofréquences
Maison de la Chimie – 28, rue Saint Dominique 75007 Paris
Contact : Isabelle Domain : 01 53 59 57 65 / [email protected]

"La politique de civilisation ne doit pas être hypnotisée par la croissance"



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