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24.03.2008
Pékin fait voeu de sécuriser le parcours de la flamme olympique
lu sur lemonde.fr :
Pékin fait voeu de sécuriser le parcours de la flamme olympique
24.03.08 | 17h41
Par Chris Buckley et Lindsay Beck
PEKIN (Reuters) - La Chine compte imposer de strictes mesures de sécurité lorsque la flamme olympique traversera le Tibet pour être hissée sur l'Everest, de même qu'elle s'emploie à étouffer tout trouble susceptible de porter atteinte aux manifestations d'unité nationale.
Peu avant que la flamme soit allumée lundi en Grèce, des membres de l'association Reporters sans frontières ont tenté d'interrompre le discours du président du comité d'organisation chinois, augurant ainsi d'autres manifestations lors du périple de la torche autour du monde.
Réagissant aux inquiétudes internationales sur le sort du Tibet, Pékin tente d'accroître le soutien en faveur des Jeux olympiques et accuse le dalaï-lama, chef spirituel de la communauté tibétaine, de vouloir nuire à l'événement.
"Les déclarations de soutien aux Jeux olympiques de Pékin formulées par le moine politique se sont révélées être des mensonges. Ses partisans ont boycotté le relais de la torche et recouru à la violence à Lhassa et ailleurs", affirme l'agence de presse officielle Chine nouvelle.
Lundi, un tribunal chinois a condamné à cinq ans de prison, pour menées subversives, un dissident qui avait milité pour que les droits de l'homme soient privilégiés aux JO.
Selon sa soeur, Yang Chunlin a été emprisonné pour avoir publié sur internet des tribunes critiques envers le parlement chinois et le Parti communiste.
Toute critique des Jeux olympiques est particulièrement mal ressentie par les autorités chinoises, qui espèrent faire de cet événement une vitrine de la prospérité économique et de l'unité de la société chinoise.
INCULPATIONS
Pékin accuse également le dalaï-lama d'être à l'origine des émeutes au Tibet et dans les régions voisines, qui ont débuté sous la forme de manifestations pacifiques le 10 mars à Lhassa, lors du 49e anniversaire du soulèvement réprimé contre l'autorité chinoise.
Selon Pékin, les émeutes ont fait 19 morts, tandis que le gouvernement tibétain en exil en Inde a relevé lundi son propre bilan de la répression, qu'il évalue désormais à 130 morts.
L'interdiction de se rendre au Tibet imposée par la Chine rend difficile toute vérification indépendante de ces bilans.
Selon un porte-parole de la police chinoise, cinq personnes ont été interpellées à Lhassa dans le cadre d'une enquête sur des incendies criminels allumés durant les émeutes.
Trois Tibétaines d'une vingtaine d'années ont avoué leur crime et devraient être inculpées, affirme-t-on de même source. L'enquête suit son cours dans le cas des deux autres personnes.
"Ces cas d'incendies volontaires prouvent à nouveau que les événements du 14 mars n'étaient pas une manifestation pacifique. Il s'agissait absolument d'un violent et grave incident", a déclaré le porte-parole.
Lorsque la flamme olympique arrivera à Pékin le 31 mars avant d'entamer son voyage autour du monde, une seconde sera enflammée puis emmenée au Tibet pour être hissée sur l'Everest.
Un responsable sportif de la province du Tibet a assuré que de strictes conditions de sécurité permettraient l'ascension de l'Everest, malgré les troubles régionaux.
APPELS AU DIALOGUE
Bao Tong, le plus haut placé des responsables gouvernementaux chinois évincés après les manifestations de Tienanmen en 1989, a au contraire déclaré que le dalaï-lama était "le seul dirigeant tibétain à espérer conclure un traité de réconciliation". "Les événements de Lhassa ne seront réglés efficacement que si le gouvernement central ouvre le dialogue avec le dalaï-lama et fait preuve d'une grande sagesse, d'une forte résolution et d'une vaste ambition", écrit Bao dans un courriel adressé à Reuters.
En Europe, les gouvernements hésitent encore sur la conduite à tenir en vue des Jeux olympiques.
Le Comité olympique allemand, tout en faisant part de son inquiétude vis-à-vis des violences au Tibet, s'est prononcé contre le boycottage des JO.
Le président français Nicolas Sarkozy a appelé à la fin des violences et assuré que la France était prête à faciliter le dialogue entre les représentants de la Chine et ceux du gouvernement tibétain en exil, "dans le cadre du partenariat stratégique franco-chinois".
Dans un appel similaire, la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice a enjoint au gouvernement chinois de s'orienter vers une politique "viable" envers le Tibet en ouvrant le dialogue avec le dalaï-lama.
"Nous continuerons d'encourager ce dialogue, car au bout du compte, il s'agira de la seule politique viable au regard du Tibet", a-t-elle déclaré.
Version française Gregory Schwartz
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