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06.02.2008

Tchernobyl : les effets toujours présents



..."Le chercheur, âgé de 51 ans, est connu pour avoir été victime de la dictature d'Alexandre Loukachenko, le président au pouvoir en Biélorussie depuis 1994 : alors qu'il était recteur de l'institut de médecine de Gomel, dans la région du pays la plus contaminée par les retombées radioactives, M. Bandajevski avait critiqué la gestion des conséquences de Tchernobyl. Au terme d'un procès dénoncé par Amnesty international, il avait été envoyé en prison en juin 2001. De nombreuses protestations internationales, dont celle des Prix Nobel français François Jacob et Claude Cohen-Tannoudji, lui ont permis de bénéficier d'un régime de résidence surveillée en 2005 avant d'être expulsé vers la France en avril 2006.

"MESURES RADICALES"

Installé à Clermont-Ferrand, il a bénéficié d'une bourse du conseil régional lui permettant de subsister mais ne lui donnant pas les moyens de continuer ses travaux. Dans les années 1990, le chercheur avait posé l'hypothèse nouvelle qu'une contamination chronique au césium pouvait entraîner des maladies cardio-vasculaires, notamment chez les enfants. De passage à Paris, M. Bandajevski a indiqué au Monde que le centre qu'il veut créer "étudiera la grave situation sanitaire et démographique de la Biélorussie". Le taux de natalité de ce pays n'a cessé de baisser à partir de 1965, devenant, en 1995, inférieur au taux de mortalité. En 2005, la population a décru de 0,5 %. Pour M. Bandajevski, la contamination du territoire, par le césium 137 notamment, est "la cause principale de l'augmentation de la fréquence de nombreuses maladies" en Biélorussie."...

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