02 juin 2008
BREST FESTIVAL D'ICI ET D'AILLEURS - JUIN
Je pars à BREST demain, j'y serai du 06 au 08 Juin, pour le festival ICI ET AILLEURS, et plus exactement au FOURNEAU, sur le port.
Les Toiles de Bord seront montrées dans le Finistère. Je me réjouis de donner à ce continuum de toiles, leur sens véritable, et les montrer en parallèle d'autres oeuvres est une orchestration enrichissante.
Le festival est un moment de rencontres entre les artistes, les éditeurs et le public . Ceux qui vont à Bâle pour la foire peuvent même passer en revenant...les affamés d'Art sont voyageurs c'est bien connu...
Je voudrai vous donner envie de faire un large détour vers l'océan Atlantique, pour savoir l'effet d'optique déroutant, la sensation de herses fines tranchante que génère physiquement cette série, qui part de l'écriture quotidienne de mes carnets. C'est la 2ème fois depuis 2002 que je peux les montrer et c'est toujours un moment intéressant de retour à ce qui fut une violente nécessité intérieure.
Commissaire d'expo: Agnès Bellec.
Je REviens d'un site d'artiste que j'ai trouvé très juste et, avec fantaisie et intelligente fraîcheur, très perspicace.Je vous invite chaudement à participer au financement d'un projet, iow Jnod, de l'artiste nommée Agnès Rosse, à mon avis, vous ne le regretterez pas, j'en suis sûre...
<....CROSS....> avance, à défaut de traverser pour le moment. La finalité du projet s'éclaircit:
En Novembre 2009, la fin du projet étant le 29 Juillet 2009,
la bobine fabuleuse sera vendue aux enchères et la moitié des bénéfices iront à l'Association d'aide à l'enfance: Enfance et Partage. Je suis très heureuse d'associer une oeuvre monumentale à une oeuvre humanutile !.
Je vous invite, là aussi, chaudement, à faire partie du projet en m'envoyant une pelote de laine, VERTE, épaisse (crochet N°9), pour que votre nom apparaîsse sur le blog et dans les ouvrages édités qui suivront.
Pour l'adresse, il vous suffit de m'envoyer un mail à [email protected].
11:10 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Agnès Rosse, CROSS130, CROSS, Hérault, Festival d'ici et d'Ailleurs, Brest, Le Fourneau
12 mai 2008
EXPOSITION EN POLOGNE ET NOUVEL ALBUM
Du 06 Juin au 12 Juillet 2008, à la Workshop Gallery de Bialystok, Pologne, 5 de mes gravures seront présentées.
C'est la première fois que ces gravures, jugées en 1999-2001 trop violentes par les différents galéristes contactés, seront montrées.
Le thème de l'exposition : l'anatomie, la médecine, la biologie et le langage corporel (images de taille A4) seront mis en images par Natalia Saurin, Paul Amlehn, Marion Auburtin, Venessa Vobis, Ismail Bahri, Yoko Fukushima, Laure Cale, Olga Karpinsky, Valentina Grubacevic, Marton Zsolt, Lukasz Panko et moi-même.
Commissaire d'expo: Urszula Humienik.
NOUVEL ALBUM: Les Toiles de Bord ( 2001-2003) x 68 toiles = 19,12 mètres de longueur pour toute la série.
Les Toiles de Bord prennent leur place dans ce catalogue blogué.
Pas de commentaires à faire puisqu'il s'agissait de brouiller les sens, voir l'illisible, lire le visible.
Inventer pour soi un signe qui réponde à un seul besoin, celui d'accompagner au plus près son âme, la mienne à l'époque ne rêvait que d'allègement, voire d'allégence !.
11:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Urszula Humienik, biologie, langage du corps en Art, Bialystok, Art contemporain français en Pologne, Natalia Saurin, Paul Amlehn
07 avril 2008
NOUVEL ALBUM PHOTO
Vous pouvez voir le début de l'ALBUM PHOTOS nommé CARNETS.
Le carnet chez moi est devenu une sorte de maladie incurable, mon fléau à moi depuis 12 ans déjà. Drôle d'impression de forger son propre labyrinthe.
J'essaye de ralentir mais l'habitude de consigner, la peur d'oublier, le sentiment qu'une fois que c'est "là", noté, arrêté en vol plus rien ne pourra l'y déloger...excès d'orgueil forcément, métier sable entre les doigts de la Nature...qu'importe, ce sera utile j'en suis sûre, un jour...et d'abord cela me sert de pense-bête à moi, depuis longtemps déjà.
La tronche de Calder, les merveilleux immobiles de Sander, les arbres de bourgogne, cîmes rondes, côteaux ventrus, étangs cachés, bébés naîssants, tétants, la vie....
Commençons petit à petit...car j'ai une 50aine de carnets. Donc entre le projet CROSS et le reste je prends en photo carnet après carnet, je pagine et je mets en ligne les photos, après je ferai les commentaires.
17:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tricycle, enfance, carnets de croquis d'artistes contemporains, croquis noir et blanc
29 mars 2008
CROSS - BLOG 3
10:50 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CROSS, projet artistique atypique, laine, crochet, Région Languedoc-Roussillon, Hérault, Aniane
27 mars 2008
NOUVELLES PEINTURES JANV 08 / NEW PAINTINGS JAN 08
08:25 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Schubert, piano à quatre mains, projet CROSS, laine, crochet, Hérault
26 mars 2008
ALBUMS PHOTOS, peintures nouvelles
18:05 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Napoléon, de Gaulle, Sartre, Buren, baguette parisienne, Anne Vanier-drüssel, travaux sur papier
25 mars 2008
CE QUI S'EST PASSE JUSQU'A MAINTENANT
Anne Vanier-drüssel
née le 30 Janvier, en 1967, d'une mère passionnée de littérature et cuisinière hors-pair et d' un père
fou de nature et d'histoire.
Ai vécu en Bourgogne dans un hameau nommé "le Chêne Messard", près de Gueugnon ( 71130 ),
dans une des 2 seules maisons particulières que mon oncle, André Gomis a eu le temps de réaliser
pendant sa courte vie. Et ce fut, entre les bois et le béton brut de décoffrage que j'ai débuté mon
éducation visuelle et artistique.
Je vis et travaille à Aniane, dans l'Hérault depuis 7 ans.
Ecole du Louvre, Paris ( 1984 )
Atelier Alma, Lyon, pour la gravure ( 1997 )-
Professeur Sylvie Maurice.
Expositions à partir de 1992 dans différentes régions françaises.
La liste ci-dessous ne garde que les expos fondatrices et génératrices d'images pour la suite ( sans
délestage point de flottage possible ).
Expositions personnelles marquantes:
2008 Galerie Lettres & Images – Œuvres sur papier et livres d’artiste muraux.
2004 Galerie E.Rogé, Pertuis – Présentation et lecture de « T r o p h é e s »- livre d’artiste
imprimé à 8 ex. Exposition des maquettes-livres uniques, des gravures, et des Toiles de Bord.
2001 Galerie Lettres & Images, Paris - Présentation de « Le Buste ».
1999 Galerie Agend’arts, Lyon – « 4 ans de silence, 40 travaux » - Peintures, gravures, monotypes,
sculptures, photographies et céramiques.
Expositions collectives :
2008 Du 6 Juin au 12 Juillet, à la Workshop gallery de Bialystok, Pologne. Gravures sur
le thème, médecine et langage du corps.
Du 6 au 8 Juin, Festival d'Ici et d'Ailleurs à Brest. Présentation des Toiles de Bord.
Le lundi 24 Mars a.m. Salon du livre d'artiste de Montolieu, près de Carcassonne.
2007 ATELIER B , Montpellier. Etudes des peintures de l'été 2007 et travaux su papier.
L'Isle sur la Sorgue- Livres muraux, 1 ex de riBosome, le film des livres et gravures.
2005 Salon du Livre d’Artiste du Carré d’Art de Nîmes - Présentation de "VERs " livre unique et de
« Intervalles et Stations » ( 10 exs ).
Librairie Nicaise ( Paris). Exposition de tous les « Rougets » ( éditions Fata
Morgana ).
2004 Invitée par Benoît Lecoq, directeur des Bibliothèques du Carré d’Art, au Salon du Livre d’Artiste
du Carré d'Art de Nîmes.
Galerie IZO 368, Cavaillon. En parallèle d’un colloque de psychanalyse ayant pour thème la
poésie margelle du réel.
2001 Galerie Jean-Yves Franch Font, Montpellier – Dans le cadre des expositions du fond
permanent, aux côtés de Pierre Alechinsky.
Ouvrages édités :
2004 Chez Fata Morgana – « Les rougets » - Réalisation d’un ensemble de 16 livres uniques
muraux ( boîtier mural numéroté en plexiglas ) comprenant chacun une gravure monotypée.
Texte d’André Pieyre de Mandiargues.
Autres travaux :
2005 Décors de Théâtre – Pièces de Feydeau- Courteline- Beckett – ( Gignac ).
2006 Responsable des éditions l ’ Indice Pensable - Livres d’artistes muraux rares ( édités à 10
exemplaires maximum ) et atypiques ( confrontant un extrait d’un ouvrage scientifique actuel non
vulgarisé aux recherches artistiques de notre temps. Textes traduits en trois langues, œuvres
( peinture, œuvres graphiques, musique, vidéo, techniques de l’artisanat d’art ) commandées un an
avant l’édition, avec pour contrainte un format, une longueur de texte ou de musique et trois mots qui
servent de ligne unissant les différentes visions. Réalisation de 4 livres nommés ri Bosome, inaugurés
en Novembre 2006.
En permanence ( sont et furent ):
De 1999 à 2003 à la galerie E.Rogé à Pertuis.
De 1999 à 2001 à la Galerie Amacla à Toulouse.
Depuis 2001 à la Galerie Lettres & Images, Paris. (01 42 86 88 18, travail visible sur rendez-vous).
Depuis 2005 à la Librairie Bonnes Nouvelles , Grenoble.
Acquisitions :
par la BDP du Gard en 2005. ( Bibliothèque De Prêt ).
par la DDLL de l’Hérault en 2006. (Direction Départementale du Livre et de la Lecture ).
Par la BM de Romans ( Isère ).
Bibliographie :
Vous ne verrez pas ici des articles de presse, je n'ai pas encore eu la chance d'avoir des articles sur mes travaux récents, puisque j'expose peu, et je pense que montrer ici des articles d'il y a quelques années n'a aucun intérêt. Je préfère vous montrer des ouvrages qui donnent des détails précis sur certaines de mes activités.
09:40 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cv, Anne Vanier-drüssel, Bialystok, Pologne, Festival Ici et ailleurs, Brest, Ecole du Louvre
24 mars 2008
PEINTURES DECEMBRE 2007 / PAINTINGS DECEMBER 07
Corne d'amoindrance - 130 x 81 cm - Huile et cire sur toile
Pour ce qui est de mon prochain livre d'artiste mural : MiMétisMe, avec Régine Detambel, j'ai finalement décidé d'en réaliser un exemplaire avant la fin de l'année, ce sera donc un livre unique.
Si par une belle circonstance un éditeur plus audacieux que les autres venait à apparaître ce livre mural existera en x exemplaires.
Pour voir le projet tel qu'il est, il faut aller sur le blog des Editions l'Indice Pensable ( cliquer sur archives : Régine Detambel) où je l'ai laissé en ligne, ici, dans mon blog je l'ai enlevé puisqu'il est dans ma zone de "travail" physique.
Je voudrais dire ici que l'Art c'est l'implication de tous, sur terre il n'y a pas "les gens", il y a celui-ci ou celle-ci, en Art il n'y a pas LES Artistes, il y a untel ou untelle dont on connaît ou pas l'oeuvre, aucune généralité n'est possible, AUCUNE.
Chacun peut acheter de l'Art contemporain, l'Art de notre temps est tout autour de nous, là, c'est une question de choix et non une question de prix.
09:00 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Duchamp, psychanalyse, bombe humaine, corne d'abondance
22 mars 2008
PEINTURES NOV 07 / NOV 07 PAINTINGS
Quelques nouveautés sont à regarder dans l’Album Peintures, Collages. Cette technique, le collage, est beaucoup plus longue à peaufiner, puisque je dépends autant des photos que je trouve que de celles que j’ai faites auparavant, et tout cela doit représenter une synthèse qui apporte quelque chose…faire pour faire n’est pas mon truc…
Et bien sûr il y a son créateur et grand peaufineur( Max Ernst ) que je dois tuer dans mon esprit pour travailler en paix.
10:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Max Ernst, Murakami, Peinture contemporaine, collages, chaise tulipe, design
21 mars 2008
PEINTURES de l'été 2007/ paintings of summer 2007
Je parle directement aux artistes qui m’intéressent dans certaines tableaux , parce qu'il est plus rapide de parler aux Dieux qu'à leurs Saints !! et que le panthéon actuel me plaît, me distrait, me fait rire ( chose rare actuellement ). J’utilise plusieurs langues parce qu’elles viennent au moment de la construction du tableau. La technique suit le propos et non le contraire.
Il y a des tableaux qui avaient 10 ans et que j’ai terminé là, en 2007.
J’aime prendre mon temps, si je n’ai rien à dire sur une image je n’ajoute rien et me tourne vers autre chose.
Si la tétine est au centre de certains tableaux c'est que je ne supporte pas l’idée qu’un objet aussi pauvre de sens que la tétine ( la succion ) prenne la place du VERBE et donc la PENSEE, chez l’enfant et ceci par pure facilité et négligence.
Enfin j'essaye toujours de ne pas me répéter, de suivre mon instinct au plus près, je ne suis pas philosophe ni grand sage...bien au contraire, ma seule exigence c'est de pouvoir me coucher chaque soir en ayant appris quelque chose.
Au bout du compte nous sommes jugés sur nos images restantes ( vive le bronze !!!) et l'ecole du Louvre en me formant l'oeil, en me montrant les oeuvres passées m'a enseigné que nos discours ne valent rien et que le destin d'un artiste est un mystère qui ne tient ni à sa volonté ni à sa production !.
IM, vit dans les tableaux, il avait pour amis le lapin de Koons, l’écureuil de Cattelan, le requin de Hirst…avant que ceux-ci ne se mettent à obéir à leurs maîtres plasticiens et ne finissent mal, comme tous les amis de plasticiens ... !
non je plaisante !!.
09:45 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Snoopy, Avoine, Topor, Félicien Rops, peinture contemporaine, les techniques mixtes au 21 ème siècle.
20 mars 2008
VUES INTERIEURES
Vous trouverez à droite un nouvel ALBUM PHOTO, il se nomme VUES INTERIEURES.
Il n'y a que des photos de cette drôle d'habitation en hauteur où je vis et travaille depuis bientôt 8 ans, vous pourrez ainsi voir l'entière possession que j'ai de mon espace territorial, et de ce que je veux que vous voyiez...
10:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : atelier d'artiste contemporain, Anne Vanier
19 mars 2008
LIENS / BONDS
Elégamment sous-titré "Une touche d’épines dans un monde en rut", Kaktus se propose d’aborder
l’actualité sous un angle résolument satirique http://www.kactus.cx/?language=fr, rédacteur Etienne
Deshoulières.
ou comment protéger réellement et officiellement ses travaux pour très peu
http://www.copyrightfrance.com/
Lieux :
un site bien fait, un ensemble d'artistes cohérents qui défendent la jeune création , à 40 ans fais-je
encore partie de cette "création jeune ?", à visiter http://www.dernier-avertissement.com/main.html
pleins de choses à entendre, à voir, dans un beau contexte
http://perso.orange.fr/hotelbeury/hotelbeury_html/hotel_b...
Annuaires de blogs
http://www.annuaire-blogs.net/index.php<...
Estampe :
pour ceux qui ont envie de concours d'estampe : http://estampe.be/contests/index.html
une artiste graveur-buriniste : http://www.catherine-gillet.com/index.html
une artiste déambuleuse graveur et aquarelliste de génie : http://elisabeth-keh-chalas.midiblogs.com
association http://www.gravermaintenant.com/spip.php?auteur1
Céramique :Pexiglas et matériaux :
il y a là un Mr très doué http://www.approplex.com/
un site très bien fait et pleins d'adresses utiles http://www.marqueterie.info/marqueterie_liens.htm
Scènes nationales, lieux d'Art et de Science :http://www.ccsti-grenoble.org/02_actu_ccsti.php</S...< a>
http://www.hexagone-meylan.asso.fr/contacts.cfm</...< a>
http://www.ecole-boulle.org/liens/liens.htm</STRO...< a>
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_Estienne</...< a>
http://www.lesartsdecoratifs.fr/fr/07ecolecamondo/...
Typographe, papiers :
Les papiers Fins : spécialistes du beau papier pour le dessin et l'édition d'Art et la conservation des
documents précieux, une adresse formidable et des personnes gentilles, efficaces et très
professionnelles : [email protected]
Typographe de génie, à voir, à lire, à collectionner http://www.catherinezask.com/
Atelier de Frédérique Danse
http://www.atelierdelamandragore.com/Atelier-Galerie-LaMa...
Librairies indispensables :
http://www.artazart.com/fr/index.htm</FO...< a>
Quand on a des sous, c'est là qu'il faut aller http://www.touzot.fr/fr/home.asp ou bien là, c'est mieux
qu'une banque, on a du plaisir en plus !
http://www.franceantiq.fr/slam/blaizot/FR.asp</ST...< a>
mes chouchoutes http://www.photosapiens.com/+-Librairie-Bonnes-No...
et
http://www.librairiebonnesnouvelles.com/contact/index.php...
Bijoux à se pâmer, à désirer, à s'offrir:
galerie de bijoux d'artistes, ...de bons artistes http://www.elsa-vanier.fr/</STRO...< a>
http://www.ericamenez-creations.com/ericamenez_co...
Traductions:
http://www.ml-traductions.com/
Relieurs :
http://my.univarts.com/dellerie
http://reliure.dellerie.free.fr/
Sites pour l'Art :
Xavier Cahen se donne un mal de chien pour faire passerelle entre des gens, des institutions...c'est si rare que ce site mérite de devenir LA plaque tournante des infos artistiques http://www.pourinfos.org/
Universités :
http://www.ujf-grenoble.fr/36392593/0/fiche___pag...
et recherche:
l'INRA http://www.ifr40.cnrs.fr/fr/3-1_Microscopie_Imagerie/02_p...
et bien sûr le CNRS http://www.cnrs.fr/fr/organisme/presentation.htm
Braille, impressions :
http://www.audiobraille.com/ebrec.php</F...< a>
http://www.toms3d.com/accueil.html
Médiathèques, BdP :
http://www.adbdp.asso.fr/spip.php?rubrique68</STR...< a>
pour tout savoir de la musique contemporaine http://www.ircam.fr/77.html
et obtenir des partitions http://www.enmdgcpc.net/pages/partitions/partitio...
Editions d'Art et d'oeuvres d'art :
en direct de l'atelier d'Eric Seydoux http://www.alafiac.com/art/direct-atelier/</STRON...< a>
http://www.galerie-vivienne.com/index.phpe
c'est beau et beau http://www.catherineputman.com/actualites.html</S...< a>
INCONTOURNABLE http://www.galerie-lelong.com/
parler du travail qu'offre Mr et Mme Roy, D.Massabuau, à nos yeux charmés, c'est évoquer des souvenirs
personnels liés à Albi, à un jour de pluie, à une découverte qui a rosi ma vie...une longue histoire en
somme ! http://perso.orange.fr/fatamorgana/
Editions pour enfants :
http://www.ricochet-jeunes.org/listpetitedit.asp?...
ils sont jeunes, ils font un travail formidable pour les enfants qui ont des problèmes d'yeux, à consulter
et à faire passer http://www.benjamins-media.org/
Pour les femmes, leurs libertés, leurs égalités:
http://www.zontadistrict29.org/french/about_zonta/index_a...
Branchitude :
LE magasin http://www.colette.fr:80/
Psychanalyse :
Je n'ai pas pour habitude de juger sans savoir et j'aime savoir alors http://michele.jung.free.fr/
http://www.le-point-de-capiton.net/
Théâtre, costumes, artistes :
Claire Salmon-Legagneur, peinture, sculpture, costumes de théâtres, atmosphère Lynchienne garantie:
Des tissus métalliques merveilleux, http://sophiemallebranche.com
L'inventeur du pastillage, le créateur du pixel adhésif. Cultivé, attentif, plein d'une retenue rare de nos jours: Yves Yacoël, http://shukaba.org/YvesYacoel.html
A explorer...http://www.agnesrosse.com/index.php?Dessins
09:55 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kactus, hotel de Beury, céramique, approplex, Yves Yacoël, Pourinfos, Ecole Camondo
REGARDER / TO LOOK AT
C'est en effet cet aspect cinématographique, fluide, que permet la gravure qui avance état après état, que je ressens lorsque je vois défiler devant mes yeux mi-clos, au petit matin, quand la lumière, la rumeur de la ruelle, les cliquetis des oiseaux et les ombres imprévues donnent aux objets et aux sons qui m'entourent une vie fantomatique défiant toute logique, ces formes méconnues frôlent de cette façon mes songes voulus et je n’ai plus qu’à me lever et à travailler...( description du réveil parfait...idéal...mais il faut se lever après et se salir les mains !!).
09:10 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Anne Vanier-drüssel, gravures, sculptures, peintures
18 mars 2008
BONJOUR / HELLO
L’écriture, le dessin, la photographie depuis 1992,
La peinture et la sculpture depuis 1993,
Le monotype et la gravure depuis 1997,
Et la céramique et la mise en espace depuis 2001.
J'aime l'atelier, passionnément. Développer un langage qui me soit absolument propre est plus important dans ce court moment de ma vie, que tourner toute ma volonté vers une reconnaissance que je veux mais dont je ne suis pas la seule à décider !.
J’ai quelques travaux de gravure et 2 livres d’artistes muraux en dépôts dans deux galeries-librairies en France (Lettres & Images, passage Vivienne à Paris et « Bonnes Nouvelles » à Grenoble, cf NOTES RECENTES et ARCHIVES "CE QUI S'EST PASSE ... "et« LIENS »).
Je fais en sorte de trouver une galerie en France et à l’étranger parce que mon travail et moi sommes prêts maintenant.
Je sais que, quoi qu’il m’arrive, je ferai des images, ( je ne sais et n’aime faire que cela )
Je crois qu'avec le temps qui passe je ne m'améliore pas ...j'aurais plutôt tendance à empirer car seul cet amusement qu'est l'Art parvient à m'intéresser au monde.
Je n’ai rien à perdre, rien ne m'est acquis, voilà ce que j'ai remarqué!.
Je sais que mes travaux peuvent intéresser un galériste, et je souhaite qu'il ( le "elle" va de soit ) soit sérieux et vraiment passionné...
Cela a duré parfois 3 ans ( de 1997 à 1999 puis de 2001 à 2004 c’est ce qui s’est passé ). Le temps a passé très vite entre travail et sorties hors de l’atelier pour rencontrer des gens pour m’aider.
Seules quelques institutions ( Bibliothèque Nationale, Musée Jewisch à Vevey, Musée de Gravelines ) et quelques conseillers bienveillants ( P.Cotensin de la Galerie lelong, Michèle Broutta, l'éditeur Catherine Putman, Mr Tazé, Mr Müller-Reihnart ) ont pu voir de près certains travaux.
Mon travail les a étonnés ( blanc sur blanc, tirages uniques, rabotage et assassinat de la plaque par usure, livres muraux pas radins sur le nombre de gravures ) et ils m'ont tous demandé de les tenir au courant, ce que je fais régulièrement.
Le fond noir du blog c'est pour la visibilté des blancs.
je vous souhaite une bonne visite,
AVd
09:55 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Galerie Lelong, Galerie Michèle Broutta, éditions Catherine Putman
19 février 2008
VERS - LE TEXTE DU LIVRE UNIQUE
le texte - VERS
La femme raconte à l’enfant : … « Il était un jour, un homme qui mangeait debout dans sa cuisine…non… …Il était un après-midi d’ automne, un homme seul qui grignotait debout dans sa cuisine. Il grignotait lentement : une mirabelle, un raisin, une cuillérée de myrtilles au lait et au sucre.La cuisine de l’homme était tout en longueur et était située au sous-sol de sa maison ce qui était un drôle d’endroit pour une cuisine; il n’y avait ni fenêtre ni même un soupirail pour donner un peu de lumière dans la pièce ; c’est en agençant intelligemment des spots qu’il avait su donner à ce « couloir souterrain » une certaine lumière.
L’homme se trouvait debout devant la table et près de la gazinière qui était surmontée d’une hotte. Cette hotte dont le tuyau parcourait toute la hauteur de sa maison, qui avait quatre étages , était très utile, puisqu’elle obligeait les odeurs de cuisson des aliments à s’échapper en les aspirant.
Dans son silence habituel, l’homme n’en finissait pas de déguster ce petit goûter, c’était sa pause, il la savourait.
Par le tuyau de la hotte il entendit des bruits: des hoquets de jappements, des restes d’aboiements, un chien sans nul doute était enfermé.
A entendre ses pleurs et ses longues plaintes hululantes, il n’aimait pas cela. Où se trouvait donc cette maison d’où s’échappait cette plainte rauque et féroce ?, Etait-ce près de chez lui ?, Etait-ce de l’autre côté de la rue, près de la basilique ?, Peut-être le chien était-il dans une cour ?, Le son montait, mais à bien écouter il montait en « carré », c’était une onde enfermée de pierres qui surgissait en plusieurs fois pour l’ouïe.
L’homme s’arrêta de mastiquer, dans le silence il se tenait très droit, immobile .
Tout à l’interprétation de ce son qui entrait chez lui, dans ce soubassement, il tendait littéralement vers l ’extérieur, il pouvait , si son écoute était vraiment attentive, déterminer la nature et la consistance des sons. Il eut alors le désir d’entendre tout ce qui, d’abord entuyauté, arrivait craché jusqu’à lui par cette bouche rectangle de bois et d’acier qui dissimulait une hélice.
Normalement il n’aurait pas dû voir cette hélice mais la hotte était abîmée, elle n’avait plus ni mousse filtrante, ni grille protectrice. Et donc lorsqu’il la mettait en route, il pouvait voir l ’hélice girer de plus en plus vite dans un ronflement qui lui rappelait certains hélicoptères, de certaines guerres d’ailleurs– mais ceci est une autre vieille histoire - . Immobile, le corps tendu, il écoutait la hotte silencieuse. Ecoute-t-on souvent sa hotte dans les villages ?…Qui sait !. Pour le moment l’homme ne pensait pas, ne raisonnait pas, il guettait non pas de l’œil, il guettait de l’esprit, par l’ouïe. Il avait fermé les yeux ; il avait soulevé le menton en direction du conduit, la tête penchée en un mouvement très gracieux; il n’écoutait plus le chien, il cherchait ailleurs, autre chose.
Il se mit à tout vouloir capter, il se concentra et envoya son cerveau capter d’autres sonorités. Il souhaita d ’ incertains souffles voyageurs , de passantes voix traversières, il désira…avec une ardeur qu’il ne reconnaissait pas en lui. Cet âne qui brayait, ces pleurs saccadés, ce bébé de quelques mois qui avait faim, tout cela était trop proche, il n’y avait rien à explorer pour une oreille comme la sienne, habituée à entendre les mouvements de l’air déplacé par ses mains. Par ce tube d’acier où l’air de l’extérieur s’engouffrait, il pouvait sentir sur sa joue une caresse fluide et fraîche, les sons étaient dans ce flux serpentin, le contact de l’haleine du vent d’en haut était si délicat qu’il sourit .
Lui parvint alors une mélodie, de très loin, ou bien écoutée à un volume assez bas, une mélodie timide comme les premiers cris des martinets, quelques notes, qui se suivaient cependant, quelques notes … peut-être une phrase, ou bien, semblait-il, un bout de rythme, les sons étaient rompus par l’air qui les portait, ils étaient disjoints, mais néanmoins leur résonance chahutée par cette « descente » les ré assemblait miraculeusement.
Le timbre presque inaudible était celui d’une femme, une soprano. Il se concentra davantage encore, il voulut entendre cette musique et il entendit. Il poussa toute son oreille là-haut, dans le tuyau, il tira cette musique, l’étira jusqu’à lui par ce tuyau… oh ! cela devenait divin, cette montée en soi continue, presque épuisée mais bien là, présente et pleine, il pu presque la caresser, il pu presque en emplir sa bouche et ses mains, et la peur qu’elle puisse s’arrêter la seconde d’après rajouta à son plaisir, cela le rendit ivre, possédé par cette infime mélodie qui lui pourléchait l’oreille, lui pénétrait le nez, lui palpait les nerfs et gonflait son poitrail comme un oxygène pesant : entre ses yeux fermés, il vit , et il pu se dire à voix haute ce qu’il voyait dans cette mélodie chuchotante : « …….…une bombance appuyée… non pas ferme ou rebondie mais enfoncée par une brassée de plume, des plumes à la tige fine, cassante, une branche de vol fragile, grave et courbée étalée en une ligne arrondie…».
Soudain cette musique sembla s’éloigner,sa matière s’allongea comme aspirée autre part, ailleurs.
Le vent. Le vent avait dû changer de direction.
Moins la musique parvenait jusqu’à l’homme plus il se tendait vers elle. Maintenant, dans ce goulot, il ne cherchait plus un son franc, non, il se mit à désirer aller dans la musique, il voulut juste l’avoir en entier là, là où elle se répandait et mourait, dans le tuyau.
Il est toujours debout, il a encore les yeux fermés, sa main a laissé tombé les fruits, il va tout entier par l’hélice, il la tourne tout à souhait pour y passer. Il ne s’égratigne pas, il va, se faufile, passe et se hausse.
Là, enfin, il peut prendre le son de cette mélodie avant qu’elle ne s’échappe, enfin, elle passe par lui.
Enfin, il est traversé.
Une hélice cela peut à son tranchant vous meurtrir en biais, mais l’homme n’est pas meurtri; il est dans le tuyau; le chant l’a pris tout entier.
Il arrive parfois qu’un écho bouleverse la vie d’un homme qui grignote dans sa cuisine. »
- L’enfant demande : « et alors, il est redescendu après ?.
- « Non– répond la femme – l’homme disparut de la vie du village, lorsque le locataire suivant emménagea il tenta de mettre en marche la hotte mais voyant qu’elle ne fonctionnait pas, il la boucha en clouant une planche de bois. Cet homme-là était idiot et fainéant, il ne mangeait rien d’autre que des hamburgers et des pizzas industrielles, et, une nuit qu’il eut trop bu et qu’il eut faim il voulut se faire des frites….une idée d’abruti enivré. Des éclaboussures d’huile bouillante se collèrent sur la plaque de bois et par maladresse l’homme mit le feu à la hotte. Le feu brûla la plaque de bois qu’il avait cloué pour la condamner, et l’air à ce moment libéré de part et d’autre du tuyau, aspira les flammes qui se propagèrent alors sur ses parois graisseuses et, tel un oriflamme, la hotte brûla, et de la cheminée, cinq étages plus haut, sortit une gerbe de feu bien nourrie. La maison prit feu simultanément par le haut et par le bas. L’homme toujours idiot, car l’idiotie ne se guérit pas, sortit en courant de chez lui, ameuta son voisin qui était pompier, mais le temps que le pompier se réveille, s‘habille, et prévienne les autres et que tous soient sur place, la maison était déjà bien flambée. Lorsque tout fut éteint, les gendarmes trouvèrent le squelette de l’homme disparu quelques mois auparavant, il avait la forme d’une carotte. Dans ce tombeau vertical de 20 centimètres de diamètre, les ossements étaient assemblés normalement, ils étaient noircis, simplement noircis.
La nouvelle fit s’interroger les scientifiques férus « d’histoires mystérieuses » et d’ailleurs ils s'interrogent toujours … comment un homme peut-il pénétrer dans un tuyau de 20 centimètres de diamètre, comment peut-il passer au travers d’une hélice aux pales si acérées, comment ?, Et pourquoi ? » .
- « eh oui .. comment ? dit l’enfant avec un air sérieux, hochant la tête d’avant en arrière il répétait : …comment ? »
- « .. comment n’existe pas .. il voulait être DANS le chant…c’est le « pourquoi » qui est important ici, qui prime … le reste suit. Car si l’homme avait voulu entendre le chant il serait monté sur sa terrasse. De là-haut il l’aurait distinctement perçu, il aurait mieux joui de cette musique. En restant en bas, dans la cuisine le son lui parvenait distordu et inaudible, et pourtant c’est ce son-là qui lui a semblé le plus juste et le plus divin , et pour l’homme c’était l’écho de ce son qui lui donnait le plaisir absolu . »
A.Vanier-drüssel – 2004-05-06
21:05 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Livre d'artiste, conte pour enfant, Anne Vanier-drüssel, livre mural, céramique contemporaine
27 janvier 2008
MERCI MIDIBLOGS / THANK YOU MIDIBLOGS
15:50 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : midilibre, article de presse sur blogs, Indice Pensable
15 janvier 2008
UN JOUR - TEXTE ET IMAGES
Parfois, je voudrais qu’il n’y ait rien /


des mots. D’un jour de mots.
Série que vous pouvez regarder en écoutant un morceau de musique de Mr Dusapin, ou bien peut-être un morceau pour piano de Philip Glass...Ligeti aussi fonctionne bien.
A.Vanier-drüssel
08:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Texte, Anne-Vanier-drüssel, Gravure, Série de gravures, gravure de 21ème siècle, gravure contemporaine
09 janvier 2008
GRAVURES / ETCHINGS
Dans les ALBUMS PHOTOS des séries de gravures, j’ai ordonné les images en suivant une ligne personnelle, la chronologie n’est pas très importante, je fonctionne par association d’idées, de lambeaux d’images générées soient par le « spectacle du monde » -offert par la TV, le cinéma, mes lectures, soit par les évènements de ma vie et aussi, il faut bien le dire, par les sons, puisque la musique accompagne mes journées.
Eisenstein peut donc s’associer à Rembrandt, toucher Penckimpah, qui va frôler Sibelius ou Glass, arracher un bout du mois d’Octobre 98 de ma vie, venir achopper sur le Semeur de Bacon pour aboutir à des traits sur une plaque pour la série LEMOTS.
J’assume l’aspect illogique de cette mise en diaporama, j’assume le plaisir inouï et la douleur aussi de larguer sur cet écran gelé des centaines d’images qui ne vivent qu’en les palpant…Je mise sur votre intelligence de spectateur, conscient de sa chance de posséder un outil devant lequel l'Homo Sapiens pleurerait d'envie !, pour ne pas vous contenter de la surface et pour sans cesse approfondir ce qu'il voit de prime abord sur ce simple blog.Le noir peu à peu a disparu de mes gravures, j'en avais assez de cet aspect sombre, virtuose visible, facilité à faire tomber le spectateur dans les affres de la pensée sinsitre, et je voulais être fière du côté "fille", rose, pâleur, douceur, rondeur. Le blanc peu à peu, essai après essai, est venu tuer le sombre, la sentimentalité dangereuse, pour donner une matière souple à l'oeil et très sensuelle.
J'aime les épreuves uniques, simplement parce que j'ai toujours imprimé tous les tirages indiqués, c'est aussi une façon de forcer ma confiance en ma production future, en ma capacité de renouvellement, si je ne me renouvelle pas c'est que je ne suis pas digne de rester dans les annales, voilà tout. Il n'y a rien, hormis ceci, à forcer.
Les papiers: ah les papiers, mon préféré c'est le Hanehmülhe, soyeux, fibres longues, reprenant sa forme avec justesse, acceptant la torture des états mous de l'humidité...et les japons, très fins, vraiment très fins, si fins que pour prendre une feuille il faut la rapidité et la dextérité de l'aigle, sinon, le papier est déjà sec.
En gravure je n'aime que les difficultés, les paris impossibles, les techniques lourdes, ce qui peut apporter quelque chose, répéter m'ennuie, et si je m'ennuie en faisant ce que j'aime je ne vois pas comment une autre personne peut s'amuser en regardant !.
Le métal : LE CUIVRE, blond, chaleureux, rond. Je suis sensible au travail de ce minerai rare, souple, son passage sous les rouleaux énormes, pour confectionner les bandes ...c'est physique je ne peux graver que sur lui, les autres me paraîssent frigides et stériles. La tactilité est une chose très forte en gravure, puisque tout en "visible" du bout des doigts pour un graveur...je suis une ancienne très myope, des ancêtres aveugles peut-être ...j'ai le goût de la tactilité donc.
A présent je connais les anciens et mes contemporains et je ne vois aucune frontière, la mort n’existe pas en Art, le film est continu et immortel, c’est ce qu’avait compris et dénoué Malraux.
Aujourd'hui, après 2.000 tirages réalisés en 8 ans, mon oeuvre gravé attend d'être vue, mon bras droit lui m'a lâché peu à peu et je ne pratique plus cet art que j'espère avoir aimé pour lui, et non pour moi.
La technique ne signifie rien, le temps passé sur une plaque non plus, de très lentes et appliquées horreurs naissent tous les jours et encore trop de graveurs vous disent le temps passé pour vous émouvoir et vous impressionner. Je n'ai jamais aimé ni l'artisanat soufreteux ni le travail scolairement rabâché.
10:00 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Malraux, Sibelius, Sam Peckimpah, Philip Glass, Bacon, Gravure contemporaine, les papiers fins
EN CE MOMENT
Ces galeries je les ai repérées soit sur les sites des foires d’Art contemporain soit sur celui de artnet.com qui est très sérieusement fait.
Si je me permets d'envoyer des images de mon travail à des galeries de la FIAC OFF (prénommée SLICK) et à des galeries qui sont présentes dans d'autres foires d'Art Contemporain, c'est que certains de mes acheteurs réguliers achètent aussi là-bas et dans d'autres foires ... j'y vois un signe, à moins que cela ne soit un hasard...mais le hasard n'existe pas, alors ...
09:55 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Foires d'Art Contemporain, Galeries d'Art Contemporain, Anne Vanier-drüssel, peinture contemporaine
08 janvier 2008
CARNETS + CROQUIS LE TEXTE
Le texte ci-dessous est le texte écrit et répété, scandé à l'eau-forte durant 14 états.
Mezzotinte à mort. 1ère étape, commencée le 17 Juin 2001.
« L’équilibre est chose angéline, l’humain lui est étranger. Comment donner au matériel du spirituel. Surpasse les mâitres sinon rien. Etre un artiste complet, non pas le plus complet mais LE complet. Etre humaniste. Répondre aux questions de mon temps. Leur dire d’arrêter de graver, comme Immendorf leur intima l’ordre d’arrêter de peindre. Ne pas gaspiller ma vie. Je ne cherche pas à arriver, je souhaite arriver à chercher. L’âge, le temps donne la mémoire du juste, le mot alors restitue la complexité du vivant. Ma vie est si chaotique. Je crois que l’homme est amoureux de sa tragédie… 04/07- Mon fils a eu quatre ans avant hier. Ier tirage des pictogrammes. Tâche énorme, prométéhéenne. Ils me regarderont à la loupe, ils me décortiqueront, comme j’aurais décortiqué leur monde. Le 02/07/01 – Je suis morte étouffée, empalée, pendue, ouverte vive. Je suis le serpent qui se mange la queue, l’avaleuse éternelle de ma vie. Les sources de mon Art sont dans ma cohérence primitive. J’ai voulu mourir en voulant vivre, mais je suis morte à vouloir vivre, maintenant que je ne veux plus vivre, je vis vraiment. L’IMAGE NE SERT A RIEN SI ELLE NE SERT A RIEN. 14/07 – ma vie me parle de ma mort quotidiennement. Je laisse le vide mourir de lui-même et renaîs. Chaque jour j’éspère que mon cœur revivra aux traits du monde, s’en gavera et me laissera le soir, anéantie, prête à re-mourir pour revivre le lendemain. Juste le trait parfois sauve la vie. Les pierres crient ECOUTEZ !!!. Je vais trouver le trait qui érode, croyez-moi, je vias le capter et le restituerai, mais il sera indéchiffrable pour mes contemporains, forcément !. Antonin je te lègue tout, absolument tout, tout ce que je n’aurais pas détruit avant !. 15h02 06 sept 2001- vouloir les choses. « La connaissance ne nuit pas et je crois que l’on transgresse d’autant plus aisément les lois qu’on les connaît mieux » - Matisse. Je travaille sur le souvenir, la mémoire, mon souvenir, forcément intime et personnel des choses. La mer est loin à présent, mais j’ai gardé en moi son mouvement, son incroyable opiniâtreté à refaire sans cesse le même trajet. Je monte, je descends » . AVD 2001- 1ère feuille carnet imprimé.
15:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carnets + croquis, Matisse, Immendorf
INTERVALLES ET STATIONS TEXTES ET IMAGES
Au sujet d’ « I ntervalles et S tations » , Livre mural édité à 10 ex + 1 ea, 23 tirages , encre blanche sur papier Japon 40 grs. Ne me restent que deux exemplaires.
Si il m’est si difficile de raconter la genèse d’un livre, c’est parce qu’il se tient par des milliers de fils invisibles dans mon esprit. Comment dire chacun de ces fils ?, Au mieux puis-je vous écrire ceux-ci : En 2001 j’ai installé dans ma voiture un petit carnet quadrillé mesurant 14 cm x 10,5 cm. ( depuis 10 ans j’utilise ces carnets qui me suivent partout ). Depuis 5 ans mon regard est arrêté chaque jour par la même ligne d’horizon montagneuse, qui crante le lointain de bleu de Prusse. Depuis 5 ans je roule sur les mêmes routes, j’empreinte les mêmes chemins, me penche dans les mêmes virages, observe les 4 saisons des mêmes lieux. C’est sans aucun doute le fil le plus épais que celui de la répétition qui fait se creuser le sillon de ma mémoire, que celui qui voit cette réfection constante du monde autour de moi, depuis 5 ans. Je roule sur cette départementale 32 pour aller chercher mon enfant à l’école, puis l’y ramener, quoi de plus banal que ces allers-retours qui sont comme un ronron sans fin ni début. Et pourtant c’est ce qui aura aiguisé en moi la part contemplative. Peu à peu, jour après jour, trajet après trajet, je suis parvenue à tuer mon dégoût de cette route monotone, en adoptant une autre posture mentale. Ce qui m’entoure alors, là où vont mes yeux, tout, de la lumière qui semble balancer dispendieusement une étoffe de vie sur ces panoramas qui sont devenus mon quotidien visuel, jusqu’aux dénivelés étourdissants qui passent sous ma voiture docile, qui roule sans savoir, tout aura contribué à mon désir de noter la spécificité de chaque courbe, de chaque plein de colline, de chaque nuance de gris sur les massifs, de chaque torsade de bitume, de chaque contre-courbe de ce même bitume. Noter toutes les chairs possibles de cette D32 pleine. Faire un livre, le concevoir est chez moi l’ultime marque d’une nécessité qui agit comme une atroce démangeaison irrésisitible, parce que je sais que je dois le faire et que c’est là la pierre angulaire qui deviendra une référence d’appui pour mon intime suite et que cette référence, je ne pourrais m’y soustraire, l’ayant fondée moi-même. Ainsi « Intervalles et Stations », tout comme « T R O P H E E S » revêt l’importance que je lui accorde quant à ce qui fut avant, et quant à ce qui sera après. Faire ce livre, prendre des plaques, reprendre les carnets de croquis, sélectionner les plus justes, décider du format des tirages à venir ( pour « I et S », j’ai conservé le format des carnets ) choisir le papier, décider de l’illisibilité du colophon, trouver la personne apte à reproduire mon schéma pour en faire un boîtier solide ( « I et S » pèse 4 Kgs ) tout autant que beau, c’est toujours risquer de tomber. Le trac alors me tient, me recroqueville et seule cette démangeaison atroce, seule l’irritation de cette colère dûe justement à cette chose qui me gratte mentalement me fait sortir du trac et attire mes mains. Une route, sa répétition auront donc suffit à faire « I et S », tout le reste, tous les autres fils sont bien trop serrés pour que j’en puisse sortir un et l’examiner… c’est la pelote qui est trop grosse ou l’examinatrice qui préfère s’atteler à la suite des évènements. C’est ce qui vient après qui peut encore mieux faire comprendre l’avant.
N°1- Vendredi 18 Juin- 16h05
« Il y a des jours sous forme de rêves, des jours où seul le vent, l’air sur ma peau, une certaine musique, certains sons, une certaine allure en voiture me font sentir un espace ignoré les autres jours, où comme dans un songe éveillé, je vois les gens mais ils ne me voient pas, où la lumière sur ma peau ne chauffe pas ma peau mais mon cœur. Je ne sais pas ces jours-là si je vis ou bien si je suis morte il y a longtemps mais rien ne me touche, tout me pénètre et me traverse, les ryhtmes, les images : je suis debout dans un tableau immense et profond, mais je n’y fait pas corps- Etrangeté ». N°2-Vendredi 07 Mai 2004 –16h11 « Semaine toute molle, dégonflée je suis- Course de nuages dans le ciel, je ne vois que cela d’authentique ; envie profonde de solitude jusqu’en Juin ».
« Comme j’aime lorsque je plonge dans le travail, comme c’est bon. Je lis une très bonne bio de Gérard de Nerval. Presque terminé le motif du pont du diable sur le paravent. Me reste à aller dessiner sur place plus précisément pour les panneaux gauche et milieu. J’ai envie de faire exploser le motif, mais je ne sais pas encore comment. J’ai écris à l’huile écrue sur le « triptyque des nains ». »
N°6- Lundi 14 JuinN°7- Mardi 15 Juin- 16h09
« Lorsque la nature en aura soupé de nous, elle fera table rase de notre prétentieuse petitesse ».
N°8- Mardi 05 Octobre – 16h10
« Ciel gris moyen- Plombé vers l’horizon- Les apparences sont souvent trompeuses…et je sais de quoi je parle…le philactère infini… ».
N°9 – Samedi 11 Décembre –
En allant chez les keh à Fambetou- « Le ciel entamé ».
N°10 – Jeudi 13 janvier 2005 – 9h17.« le fantasme de la bonne humeur permanente distribuée par la télévsion, est plus qu’une erreur, c’est un non-sens ».
N°11- Vendredi 15 Octobre- 16h07« Début du froid- Le ciel, son glissement, nos glissements souverains, les hommes ne regardent plus le ciel, est-ce qu’ils ne cherchent plus rien ?. »
N°12- Mardi 09 Novembre – 16h07« Dans le ciel anthracite de Saint-Martin de Londres, un groupe de moineaux joue à l’escadron d’avions de chasse, ils forment un nuage compact, comme un ban de poissons ».
N°13 – Mardi 14 décembre 2005 – 16h05
« le ciel est magnifique ».
N°14- Vendredi 01 Octobre- 16h05
« Avoir c’est renoncer. La photo, la peinture – Filtres silencieux – Se taire, me taire » N°15- Mardi 08 Juin- 16h08 « Chaleur terrible- Couloir de vent- -Maquettes reprisent, reprisées, relookées, corrigées, améliorées…me restent 16 jours à moi. Glander va me demander un temps d’adaptation ».N°16- Vendredi 7 Mai- 16h11
« Juillet plein d’Antonin, et Août totalement vide, dures extrêmes. Avant cela ne me faire QUE plaisir. Le paravent avance, il sera très beau ».
N°17-Vendredi 21 Mai – 16h09 N°18- Mardi 15 Juin-16h15« Trop chaud- Me suis garée sous l’arbre mourant, qui malgré une ombre dentelée et très ajourée tisse au-dessus de la voiture une ombre espagnole, mantillée de noir ».
N°19 – Vendredi 03 Septembre- 16h15« De nouveau, je reprends ce carnet, mais je change de lieu, je ne fais plus face aux arbres rabougris, je regarde un long bâtiment bas et abrité de mûriers jeunes plantés tous les 20 pas ».
N° 20- Jeudi 09 Septembre- 11h49 N° 21 N°22 – Mardi 05 Octobre- 16h15 « la forme serait-elle si déterminée que cela par l’heure ?, …Oui. »N°23- Mardi 28 Septembre – 15h48
« Jeux dans la cour : traverser une rivière invisible- Je me souviens tous ces jeux de cour pour nous « défouler ». Les cris des autres enfants, les ordres de la maîtresse, la fièvre ambiante, des pleurs, tant d’agitation brusque. Je n’aimais pas cela, cette obligation à dépasser des limites, à franchir des obstacles « imaginaires », je sentais que je devais garder des forces… !et les maîtresses qui ne cachaient pas leurs préférences !.
Les Intervalles sont toute la première partie du livre, dans laquelle je roule, puis les Stations sont, logiquement ces moments où j'arrive et pendant lesquels je dessine ou bien fait le point sur les en cours dans mon activité.13:30 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Intervalles et Stations, Livres d'artiste muraux, livre d'artiste, papier japon, Carnet de route, Road-movie, pointe-sèche sur plexiglas
17 novembre 2007
ACQUERIR
La plupart des travaux que vous verrez ici n'ont jamais été exposés. Depuis 6 mois je pense que mon travail mérite, vraiment, maintenant, d'être montré...donc...donc je fais en sorte d'être visible et de l’être beaucoup dans les années à venir.
Pour acquérir un de mes travaux, c'est simple, vous m'écrivez à mon adresse mèl [email protected] en me précisant l'image qui vous intéresse, et je vous recontacte. Au préalable sachez que je pratique à l'atelier les mêmes prix que dans les galeries dans lesquelles j'ai des oeuvres en dépôt, que tous les prix comprennent l'envoi, hormis bien sûr les livres uniques lourds qui eux, demandent un transport plus attentif que celui, fourni par La Poste et que bien sûr cet envoi est accompagné d'une facture avec photo de l'oeuvre acquise ( Maison des Artistes ).
Mes gravures sont toutes des pièces uniques, je fais soit des tirages uniques, soit de 2 à 4 tirages avec papier et encre différents, les prix sont en conséquence,
à bientôt peut-être.
Anne Vanier-drüssel
INTERVENTION ARTS PLASTIQUES 2005
L E M Y T H E
Voici comment, en 5 mois et quelques 24 heures, 30 personnes en classe de Ière ont réalisées ensemble un objet tridimensionnel – nommons–le sculpture - ayant pour thème: le Mythe. Je suis intervenue dans les classes de Marie-Noël David, au Lycée du Mas de Tesse de Montpellier, de Janvier à Mai 2005. A dix-huit ans ou bien à quarante le mythe est un sujet bien épineux, et celui qui tente une approche trop unilatérale se voit rapidement englouti sous des informations de tout type, de tout ordre, de toute espèce. Il faut dans ce sujet aussi vaste que le phénomène Humain en soit, faire preuve d’humilité en prenant un certain lieu d’observation qui sert de lentille grossissante et par ce monocle d’observation tenir très fermement le sujet, surtout lorsque le temps est aussi compté que celui que nous avions, moi et ces élèves pour « faire ».
Lorsque Mme M.N David m’a proposé d’intervenir dans sa classe - dans ses classes plutôt , puisque la répartition des 30 élèves se fait en deux groupes distincts: celui qui s’oriente vers la « vente » et l’autre qui pointe vers les « services », deux groupes qui, somme toute, résument assez bien les deux pôles extrêmes de notre société – je ne savais ni comment se faisait une intervention « type », ni quel serait le sujet de cette intervention, je savais encore moins comment j’allais amener des jeunes gens à FAIRE plutôt qu’à parler de faire, enfin, j’ignorais absolument l’impression que me ferait le fait d’être dans une classe à la place de celui qui enseigne et si j’allais apprécier cela. Ne souhaitant pas anticiper sur mes sensations à venir, je répondais par la positive à M.N David tout en me laissant, au fond de moi, la liberté d’arrêter si au premier contact avec ces jeunes, je n’éprouvais rien de bon.
Ils se sont donc courageusement moulés une partie de leur corps, à l’aide d’une plaque de résine mesurant 20cm x 20 cm, et donc ils se sont représentés dans l ‘espace. D’une façon certaine cet objet est l’instantané de leurs vies unies, là, en cette année où incidemment je les ai rencontrés ensemble. Tous nos rendez-vous, toutes ces interventions réalisées comprenaient une « ouverture » sur le travail à faire ( désignation des phases, but des deux heures ), une explication pour qu’aucunes questions ne restent en suspens, un « amollissement » salutaire des défenses de chacun pour que leurs mains soient, enfin, libres de FAIRE.
09:15 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lycée Mas de Tesse de Montpellier, DRAC LR, intervention arts plastiques, Le Mythe, Camus, Francis Ponge, Paul Valéry
13 novembre 2007
LE MYSTERE TEXTE ET GRAVURES
de droite ( décomptée en bleue ) à raconter, une ligne par état.
Les questions que je me posais : jusqu'à quel chiffre irais-je sur la
plaque de gauche et pourrais-je écrire toute la nouvelle sur celle de
droite?.
1- plaque autoportrait.1er état- Nouvelle « le mystère ». 7 à 57
Début du geste 1.
4- Pendant ce trajet de retour, elle décide d’aller dormir près de la rivière. 161 à 206. g 3
5- Il fait très beau, temps de fin Juin dans le sud, elle écoute la radio très fort. 207 à 243. g 4
6- Près de l’eau courante, sur les cailloux, les deux femmes, hier déjà là, sont installées à la même
place. 244 à 282. g 5
7- Elle va prendre « sa » place, étale sa serviette sur les roches plates, s’allonge. Elle voud- 283 à
316 . g 6
8- -rait s’endormir mais elle se met à pleurer. Le soleil brûle déjà. Ses larmes braises coulent ? Elle
ferme les yeux. 317 à 340. g 7
9- Elle essaie d’oublier. Oublier ce mal qui la dévaste tous les 15 jours. 341 à 364. g 8
10- Quand elle doit laisser son fils. Absence de haine. Une énorme.. 365 à 382. g 9
11- fatigue de tout, de tous. Mourir peut-être serait la solution. Ici tant de beauté, contraste de ces
beautés. 383 à 396. g 10
12- Le bruit de l’eau sur les galets, les traces du vent dans les feuillages, le soleil. 397 à 404. g 11
13- L’extrème beauté même lui est douleur. Rester là, sans bouger. 405 à 423 . g 12
14- se vider soi pour faire corps à ces éléments. Oublier, occulter lui est impossible..424 à 443. g 13
15- même en le voulant. Dormir ?. les larmes rentrent dans ses oreilles. Elle regarde.. 444 à 461. g 14
16- le ciel. Une buse tourne et cherche. Elle ferme les yeux. La cha.. 462 à 475. g 15
TEMPS = 8, forme le sablier. Mon temps commençait à 7 (8-1(10=1)).
Le début est égal à la fin. La boucle est bouclée.
pour regarder la série en défiler, cliquer sur l'album correspondant puis activer le
diaporama en mode très rapide....bon film.
15:05 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Série d'eaux-fortes, gravure contemporaine, récit et gravure, Vanier, Anne Vanier-drüssel
LE TERRITOIRE TEXTE ET IMAGES
TERRITOIRE+ASYMPTOTE.
Il revenait de la bibliothèque à vélo.C’était le Sud, le printemps y était précoce. Il faisait beau mais pas encore chaud. L’homme avait trouvé cette maison de village à louer un an plus tôt. Elle était assez grande pour y vivre et y travailler.
Là, dans cette drôle d’habitation tout en hauteur, coincée entre d’autres, il n’avait rien fait pendant toute une année , sa souffrance avait prit tout l’espace des trois étages et tout son temps en avait été arrêté, là, à cet enfermement volontaire, salutaire.
Cette chose en lui, c’est ainsi qu’il la nommait, il en avait accepté les lois insensées. Il l’avait laissée le prendre entièrement.
Parfois à force de larmes, de déambulations folles dans les escaliers elle se fatiguait. Il pouvait dormir. Elle revenait plus tard, lui vrillant le ventre de colères tues, de rancoeurs excitées, lui tuant le cerveau à coup de mots sales, d’images moches, elle doublait la dose et cela l’avait souvent laissé s’abandonner à devenir une bête, il l’avait lu dans les miroirs.
Un jour, pendant une de ces crises il était allé se blottir sur son lit, de guerre lasse.
Sa main droite avait pris sa main gauche et un mouvement de caresse était né de ce peau à peau. Les mains s’étreignaient lentement en permettant à une consolation infime de naître en lui et de s’élargir dans le silence..
Le mouvement de ses mains dégagea une chaleur nouvelle. Cela surprit la chose en lui. En effet, comment prendre le dessus sur un homme qui renonce au combat et qui se laisse aller au pardon de soi ?.
Comme une corde lisse autour de laquelle les mains n’ont pas de prise, il pleura sans rage, il pleura de fatigue, il pleura sur lui, uniquement sur lui , avec plaisir et longtemps. Quand il n’eut plus de larmes, il s’aperçut qu’il s’était pardonné.
Un matin tôt, alors qu’il buvait son thé sur la terrasse donnant sur les toits, il fixa longuement la cime du grand cèdre qui se balançait lentement. Ce mouvement ample, allant au rythme de l’air ne paraissait pas gêner un pigeon qui était perché sur une des plus hautes branches.
L’homme suivait l’oscillation langoureuse et hypnotique tandis qu’ un soleil nouveau jetait une lumière limpide sur l’horizon pommelé de vert et d’orange. L’homme ne bougea pas, il pensa à deux mots : LE BEAU.
La chose déjà moribonde disparut.
Un air neuf emplit le ventre de l’homme.
Ce matin-là, quelques jours après sa première inscription à la bibliothèque de la ville voisine, il redécouvrait l’état d’être un humain en pédalant dans les ruelles pentues de ce village d’exil.
La douleur gonflait dans ses cuisses amaigries et l’air frais lui brûlait les poumons. Arrivé devant chez lui, il ouvrit la porte, rentra son vélo, referma la porte puis sortit de son sac à dos les livres empruntés et sur la liste des corvées qui était posée sur la console du salon il barra deux mots: poste, bibliothèque.
Au-dehors la cloche de onze heures sonna. Après s’être fait réchauffer un reste de café il savoura le silence d’avant la sortie de l’école sur le pas de sa porte. Il n’entendit rien de ce qui s’approchait de se mollets. Lorsqu’il se demanda ce que pouvait être cette douceur contre se pieds encore ankylosés, il sursauta :
« …mais…encore toi !, allez file…va-t’en…pcchht ! ». Une boule hirsute et mitée sur le train arrière, une chose noire aux pattes, beige au ventre fila le long du mur comme une boule tirée violemment par un fil invisible.
C’était un chat errant, un chat mendiant qui, pour se nourrir devait crever les sacs poubelles, qui pour dormir se roulait en boule dans un creux de mur, qui buvait dans les flaques d’eaux croupies ou vers les abords des fontaines du village, c’était une de ces bêtes toujours aux aguets, regardant le passant comme un danger et les enfants comme des ennemis, toujours à chercher une femelle en chaleur pour marquer son territoire précieux, vital. Il pissait et déféquait sur les paillassons dès que son odeur disparaissait un tant soit peu. L’homme su que c’était celui qui dès qu’il avait le dos tourné s’installait sur sa terrasse, se lovait sur les coussins du siège en osier, y venait avec ses conquêtes pour s’accoupler, c’était le même qui faisait tomber ses pots sur le toit du voisin, il reconnaissait ses couleurs bariolées et pâlies par l’usure des batailles.
L’homme s’étonna d’avoir été autant surpris.
Il referma la porte, un peu vexé et soudain énervé d’avoir été dérangé dans ce moment de pensées douces.
Revenu dans le salon il regarda la pile de livres rapportés. Là-bas à la bibliothèque il n’avait pas mis longtemps pour faire son choix, il n’y avait presque rien qui pouvait l’intéresser dans ce qu’ils appelaient la « Médiathèque ». Le choix qu’il allait faire là, avant d’aller sur la terrasse, ce choix avec lequel il vivrait les jours prochains impliquait énormément sa vie, ce livre pouvait donner un sens à sa journée, à sa semaine, peut-être aux mois à venir. Il avait appris ici que le Verbe lu pouvait sauver, mais pouvait-il l’aider en lui redonnant l’envie de travailler, pouvait-il le faire prendre au moins une plaque de cuivre et la polir ? En polir une seule serait déjà un miracle en soi… Prendre ce livre-là voulait dire explorer, ouvrir sur, excaver, appréhender un champ neuf en lui.
Il choisit les écrits de Matisse, un peintre pouvait peut-être lui donner une réponse, une clef, la clef d’une petite serrure…. Vouloir une porte, c’était déjà trop.
Il empoigna l’ouvrage et monta les étages. En passant de pièce en pièce, il s’affaira mécaniquement : faire le lit, tapoter l’oreiller rafraîchit par le vent matinal qui s’engouffrait sur son balcon.
Ses gestes, à force d’économie étaient devenus féminins dans leur concision.
Economiser les muscles des bras, éviter les gestes inutiles pour faire ceux qui le guérissaient, ceux de son métier. Il s’arrêta devant ses bureaux encombrés mais exempts de traces de lui.
Depuis bien longtemps, plus de minuscules peaux de vernis recroquevillées vers les pots de crayons, plus de chiffons brunis et sentant le white spirit. Cette vision de son absence physique en ce lieu, loin de le déprimer, lui fit serrer le livre dans son poing et monter plus vite pour rejoindre la terrasse, plus vite il trouverait l’élan en lui plus vite il reviendrait à cet endroit. Il passa sans s’arrêter dans l’atelier des tirages où la presse taille-douce trônait, semblait garder l’espace et le temps. Elle était à elle seule la source de ce qui l’avait mené ici, dans cette maison, et était l’essence de ce qui le composait tout entier en tant qu’être humain, vivant. Encore vivant. Malgré tout vivant.
Pas besoin de s’arrêter dans cette pièce, même quand il ne l’occupait pas, elle était en lui.
L’escalier qui montait au grenier était en béton et les marches inégales étaient hautes et étroites. Il traversa ce qu’il avait aménagé en studio photo et ouvrit la porte vitrée bleue.
La terrasse.L’endroit où il rejoignait l’air et le soleil, sans vis-à-vis, perchée au-dessus des autres toits, elle montrait plus qu’elle ne « donnait sur ». De là-haut on voyait, cerclant l’horizon de bleu marine, la coulée des Cévennes. Au premier plan, des tuiles, des gouttières, des cheminées en pierre, en zinc, en brique rouge, en ciment, et plus loin la basilique, sa vierge verte aux bras ouverts, les pigeons et les corbeaux sur sa couronne , à gauche le cèdre aux branches comme des ondes, au-delà, les collines et une route bordée de cyprès. Le ciel gardait tout cela et les oiseaux par milliers habitaient ce gardien immense.
L’homme posa le livre, alluma une cigarette et arrosa les plantes. La terrasse devenait, le temps de la saison douce, chaude puis brûlante une autre pièce, une extension aérienne de cette maison haute et sombre. Il avait tout en triple à cause de ces 3 étages. Cela amusait les rares élèves qui venaient chez lui pour apprendre les techniques de la taille-douce. Après l’arrosage, il installa des oreillers sur le petit lit en bois et se coucha pour lire.
Alors qu’il lisait la préface, un bruissement de feuilles le fit lever le nez. Lentement, l’homme encore concentré sur les lignes lues mit quelques secondes avant de réaliser que le chat était là.
Le chat, lui, avait vu l’homme au moment exact où il était en l’air, en plein saut.
La bête se rendant compte de son erreur mais ayant déjà les pattes sur le sol frais, s’immobilisa tout net et fixa l’homme.
Très doucement son corps s’abaissa, ses pattes disparurent sous son ventre maigre.
Il s’apprêtait à bondir sur l’autre muret lorsque l’homme leva nettement la tête et le regarda. Le chat, à cet instant s’élança.
Juste derrière lui, l’homme au bras très long le suivait, un livre à la main.
L’homme avait bondit du petit lit, et, avec le livre, il pensa lui donner un bon coup sur le postérieur histoire de lui faire passer l’envie de revenir. Mais ses mains étaient moites sous l’effet du stress, la jaquette de papier glacé lui échappa des mains, le coup ne porta pas et le livre s’envola pour atterrir de l’autre côté du mur, sur le toit des voisins en contrebas de la terrasse.
Le chat avait filé à une vitesse déconcertante et à présent l’homme debout se trouva bien idiot à regarder ce livre ouvert, à quelques mètres de lui, mais sur un toit.
« ..et merde …saloperie de chat…bon sang, quel crétin je fais…comment faire ?.. ».
Pendant un long moment il jaugea les deux hauteurs, celle du muret et celle, de l’autre côté du mur. Il lui faudrait se laisser tomber d’une hauteur de deux mètres. Il se tortillait les doigts et se passait mécaniquement la langue sur les lèvres de façon saccadée.
Le livre avait atterri près d’un vasistas mais pour compléter son malheur les voisins étaient en vacances.
Il posa à terre les pots qui pourraient gêner son retour.
Sans regarder en bas il se mit à plat ventre sur le haut muret et se laissa glisser sur les longues tuiles moussues. Se mettre debout lui sembla impossible. Il tremblait de tous ses membres et ne parvenait pas à contenir ses idées qu'il voyait devant lui, papillons fous. En face, derrière des rideaux de coton blanc crochetés la voisine faisait hurler sa radio de poche, son témoin de Jéhova de mari était absent, elle en profitait pour écouter France Musiques à fond.
Pendant un court instant, il écouta …il s’agissait de la Pathétique de Tchaikowsky…
« … c’est de circonstance – pensa-t-il amèrement ».
Il pesta contre son intrépidité naturelle et irréfléchie, alors que peu à peu ses muscles se tétanisaient. Il avait faim, il n’avait pas mangé depuis la veille, de petites loupiottes blanches dansaient devant ses yeux.
A quatre pattes sur les tuiles arrondies, il se dirigea le plus légèrement possible en direction du livre. Les tuiles jouaient sous son poids et la pente abrupte le terrifiait , ses appuis étaient précaires et soudain il se vit glisser.
Il allait rebrousser chemin mais le livre, presque à sa portée, le fit monter encore. Quand il prit le livre, il souffla très fort. Au moment où il le coinça dans son pantalon, un long miaulement rauque, juste derrière lui, près du vide, le surprit et brutalement le fit esquisser un mouvement de relève. Debout, tremblant, il se retourna. Mais ce geste rapide et torse, lui gonflant les abdominaux, fit retomber le livre lorsque son ventre de nouveau se creusa.
Il sentit contre son pied une chose molle et chaude qui le frôlait, il leva la jambe et se retrouva sur le ventre, la mâchoire contre les tuiles, les pieds dans le vide.
D’abord sensiblement, puis plus nettement, il glissa. Il tenta d’accrocher une tuile, en vain, nulle aspérité ne le retint.
Son ventre et ses côtes lui renvoyaient l’écho physique de la matière. Une tuile, deux, puis trois, ses genoux déjà qui atteignaient la gouttière, il eut un espoir fou, l’image d’un film passa dans son cerveau : s’accrocher au zinc.
Mais ses sens occupés à sa peur, lui figeaient les mains et les bras. La maison lui passait dessous, le livre s’éloignait très vite, l’air coulait partout, autour des pieds, des cuisses, il ne voyait rien, il n’entendait rien qu’une voix lui disant :
« qui saura démonter et remonter la presse sans moi… »
La ruelle en bas l’avait absorbé, de toute part, en son entier, il avait pénétré le macadam et celui-ci l’avait accueilli étroitement en une gifle sèche et granuleuse.
Joue droite contre le sol et cou tendu vers un mur, il était étendu sur le ventre, ne sentant rien de sa posture involontaire, il y avait une idée fragmentée de quelque chose de rèche, d’un état d’appuiement certain près de sa conscience, une sorte d’insistance, de frottement pénétrant, qui le vidait.
Le chat assis sur l’omoplate de l’homme léchouillait amoureusement une ligne rouge devenant rose, à chaque lampée. Se délectant de ce mince flot nourrissant, divinement chaud qui s’échappait du nez de l’homme, ses griffes s’accrochaient de bonheur dans la chair du cou, le museau de la bête et les poils autour devinrent vite vermillon.
Le chat ronronnait de plaisir et savourait ce festin très inattendu.
Elle reposa le panier d’osier à moitié plein, se retourna et dit à l’enfant :
« Viens mon chaton …on a sonné » .
L’enfant ramassa son jouet et suivit sa mère en riant.
Sur le perron deux gendarmes en sueur attendaient . « Messieurs…?
L’enfant prit la jambe de sa mère et se mit derrière elle, intimidé.
« Madame N.. ? ex épouse V.. ?.
-Oui, c’est à quel sujet ?.
- Madame, nous sommes désolés, mais Mr V., votre ex-mari est décédé hier …
-Quoi ?..décédé ?… - elle se tut un instant, que ressentait-elle à ces mots : peine ? Surprise ? Joie ?…- ..mais,
comment est-ce arrivé ?…
-Nous pensons qu’il s’est donné la mort…dit le plus jeune à voix basse, en évitant le regard de l’enfant.
Le gendarme continua de parler mais la femme referma la porte machinalement, d’un geste souple, lâche, absent.
-Merci…marmonna-t-elle doucement.
Après l’enterrement la femme vida la maison, vendit les estampes à Drouot, et donna la presse à un atelier proche de son village. Elle ne sut pas la démonter, ni la remonter, ce fut un graveur qui admirait le travail de son ex-mari qui vint se charger de cela. Par la poste, deux jours après le décès de son ex-mari, elle avait reçu un mot avec une phrase écrite de la main de son ex-mari : "La règle guérit tout". Colette.
C'est ici la première fois que ce désir d'inverser la fin et le début est arrivée dans mes
images. La suite de la série du Territoire se nomme l'Asymptote...vite à vos dictionnaires !.
Vous verrez que l'espace entre les deux lignes des plaques découpées puis réunies à
nouveau sous la presse taille-douce n'a pas pu être aboli, ce qui rejoint ma pensée: le destin
de Soi et à fortiori de l'Autre reste une énigme, et cet espace nécessaire à la liberté de
chacun est le lieu où s’engouffrent nos questions sur le Lien, le sens de notre Incarnation ici-
bas.
14:05 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : texte, Anne Vanier-drüssel, série de gravures, écriture sur cuivre, eau-forte
30 octobre 2007
TROPHEES TEXTE ET IMAGES
Ecrit en 2002, d'une seule traite, en un matin, j'ai mis longtemps à oser en faire mon premier livre d'artiste, seul le désir de faire lire ce texte était là. C'est plus tard encore que j'ai décidé d'en faire un livre d'artiste...pas du tout mural, mais quand l'un de mes fidèles collectionneurs m'a dit ne plus acheter de livres d'artistes, parce qu'il ne jouissait plus des images ni des textes, confinés dans sa bibliothèque, cela a provoqué ma colère, mon désarroi...il me fallait reconquérir cet homme aux plaisirs du livre d'artiste, mais celui-ci se devait de combler son attente, qu'il soit lisible sans être touché, visible sans que des pages soient tournées...d'un dépit, d'une rage sont nés tous mes bébés muraux...depuis lors, la colère me signifie toujours une raison de m'arrêter et de réfléchir.
Puis un jour j'ai voulu mettre des images sur ces mots crus et violents, sans que cela soit des illustrations. En 2004 les 8 livres étaient réalisés. La chose une fois faite me rend toujours muette, je n'ai rien à en dire, il est fait pour être aux autres, je tourne mon regard vers demain, vers ce que je ne sais pas....
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Le fond de cette toile, les images qui s’entre pénètrent les unes dans les autres. Le soleil glisse. Le corps comme soleil, le vrai corps de Nous, à chaque temps, qui, à chaque seconde est l’air, l’air de notre espace, l’air qui appuie partout sur mon corps tout bourré à bloc, emplit, mon corps frappé de vie, contraint consentant à cette vie. Je m’interroge : le corps de ce qui m’entoure, tout le corps du Sens de nos mots, l’invisible de nos mots, la chair pourtant et les échines de nos mots, le corps du verbe périt-il ? Dans quelles zones subtiles meurent les espaces vides d’entre nos mots ? Et où se touchent-ils ?. Les oiseaux savent cela. Il s’ex pansent dessus cela, la cloche de midi aussi et le vent qui distord les formes gazeuses, les eaux éthérées des mousses ainsi que les ailes adossées à ce son dans mon souffle, où ma main de mon œil caressée, savent cela, également, en toute égalité. Ces animaux coupés, tronçonnés par l’outil soutenu par le geste, tous préalablement décapités, dé sabotés, vidés, trempés, ensuite desséchés et enfin remis de force dans leurs formes puis exposés. Cette maison est habituée au « spectacle » de cette collectionnite sacrificielle. Vaniteuse, toute la maisonnée se rie de ces mouvements tués pour être abandonnés contre ces murs de parpaings blancs.
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J’ai vu au sous-sol, sur un pan de mur bien blanc, long de deux mètres et haut d’autant, des pattes.
Non, pas des traces de pattes, mais bel et bien des pattes, aux sabots tout propres. Des pattes de chevreuils. Certaines têtes, les plus « belles » étaient là-haut dans le salon et les pattes, toutes les pattes étaient ici, dans ce sous-sol baigné d’une lumière douce et presque esthétique. Il y avait excédent de pattes, ce qui est logique. En effet un chevreuil n’a qu’une tête pour quatre pattes.
Trophées. Les trophées de la Connerie, la preuve « murale », accrochée là, de l’esprit de rentabilité et conservateur omniprésent de cette maison.
Tout d’abord au sortir de la descente d’escalier, on perçoit des tâches brunes. On se trouve à dix mètres du mur « d’exposition », tout au plus .
Ces tâches sont régulièrement espacées.
Elles rythment le blanc du mur.
Lorsqu’on est ainsi, de loin, c’est beau ces points qui flottent.
Mais au beau milieu de la 8ème ligne les points stoppent.
Reste le blanc. La séquence est interrompue et l’œil s’étonne.
Ceci n’est donc pas un motif lié au mur, il s’agit de l’apposition volontaire d’un matériau qui n’a rien à voir avec le mur.
Ce vide, ces points, que sont-ils ? Et après, cet espace laissé vierge, sera-t-il comblé ?.
L’œil ne comprend pas, il faut s’approcher. Les tâches sont coiffées de noir, un noir luisant, vernis, qui prend la lumière du jour venant de la gauche, cette lumière est renvoyée sous la forme qu’a l’espace de sa source : c’est un rectangle bordé de Terre de Sienne donc, qu’il y a dans ces tâches noires.
On approche,on identifie et alors on ressent : cela n’est-il pas vrai pour toute chose ignorée au départ ?.
On reconnaît des pattes d’animaux, des sabots. Oh ! bien sûr pour celui qui n’a pas été élevé à la campagne c’est impossible de savoir qu’il s’agit de chevreuils. Sans l’animal au bout, sans la queue, sans la tête, juste à voir ces formes de « L » couché sur sa grande barre, des « L » majuscules bloqués, qui relèvent leurs sabots en ce mouvement gracieux, comment savoir de quel animal il s’agit ?.
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Toutes les pattes émergent de plaques de bois tronçonnées « maison ». Je reconnais la chair fraîche d’un jeune bouleau, sa peau anthracite et écrue pèle en copeaux très minces. Ces écussons-là, il ne les a pas achetés, il les a fait.
Enfant, je voyais ma mère couper le fromage avec un couteau dont le manche était la patte d’un chevreuil. Au retour de l’école, nous accrochions nos duffle-coats aux pattes « porte manteaux ». Lorsqu’il revenait de la chasse, mon père pendait sa cartouchière à une patte « porte sacoches », puis il couchait son fusil entre deux pattes « porte fusils ». Il y avait aussi les pattes « porte skis » ou « porte raquettes ». Toutes les pattes que mon père coupait avaient une fonction précisément définies.
Mais si tout meurt, n’est-ce pas, justement, pour ne plus rien avoir à porter ?, N’est-ce pas justement pour ne plus être « chargé de … », « en charge de … » ?.
Là, sur ce mur je compte, car je les compte stupéfaite, 109 pattes « vides », exemptes de charges, celles-ci, les bienheureuses !.
Ces veinardes-là ne portent rien, elles ne sont là que parce qu’il n’a pas pu les jeter, parce qu’il fallait bien qu’il les utilise. Face à cette « exposition » - reléguée au sous-sol, censurée pourrais-je dire, car il a un peu mauvaise conscience d’avoir « commis » ce qui est là – je n’entends pas les plaintes de ces bêtes aux pattes coupées, le sang ne m’apparaît pas non plus, il ne me submerge pas en une vague d’hémoglobine digne de Kubrick ou d’Argento.
Immobilité et douceur morbide de cet ensemble qui me laisse bouche bée
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Ce « tableau » imposant, qui s’impose à moi, me renvoie à sa présence, au son de sa voix qui m’explique, mais cette explication n’est qu’un enfoncement progressif dans une justification pauvre car indéfendable. J’imagine que je l’entends me parler, il est souriant mais intimidé par mon étonnement devant son « mur ». Il est fier de lui, je crois qu’il savait que je descendrai rendre visite à son atelier, il sait bien que dans cette maison, c’est son atelier qui est mon « chez moi ». Serait-ce pour moi qu’il a œuvre ?. Malgré son âge et sa surdité il tire toujours aussi bien.J’ai – qui monte à mes narines – le parfum gras de sa veste de chasse de coton huilé, encore humide, mêlé aux effluves de musc des bottes doublées de cuir qu’il vient d’ôter. Je vois ses doigts gourds et épais soutenir son fusil à double canon ouvert, et je suis dans le bois qui borde l’étang. Du mirador je devine des souffles, je perçois des guets et déjà les herbes hautes se cerclent, dans un aplat vert émeraude gît une bête transpercée, je le vois lui, satisfait, s’approcher et palper le trou noir et rouge. Voilà une bague fort bien utilisée, le tireur n’a gâché ni la tête, ni le cuissot.
Il y a eu trois coups, trois détonations.
Aimer tuer et le cacher sous le prétexte de la gestion c’est cela la justification indéfendable.
Et puis j’entends sa voix se taire et sa pensée folâtrer vers son mirador. Il désire encore tirer. Je les connais ces images tant et tant. Tant d’années, d’hivers à vivre au rythme de ces chasses- ramassis de frustrés en manque de rites soit disant virils, toutes ces journées passées à regarder le spectacle risible de ces guerriers d’opérettes. Combien de saisons de chasse déjà ?…Trente-cinq. Trente-cinq saisons de cinq mois, soit cent soixante-quinze mois. Je n’ai pas envie de savoir combien de week-ends cela représente.
Je regarde le mur. A quoi servent-elle celles-là ?. A quoi ?. J’ai honte.
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J’ai tâté le pis des vaches. J’ai senti dans mes mains la goutte lourde descendre de cette époustouflante branche caoutchouteuse rose et ocre.J’ai tenu dans mes bras des agnelets déjà pleins de leur odeur âcre et « herbée ». J’ai pris dans mes paumes les poussins minuscules, si doux et si crétins et les perdreaux- boules de duvet élégamment tachetés. J’ai entendu les canetons col-vert violenter de leurs becs encore mous leurs prisons de calcaires à la chaleur des couveuses, et là-bas- sous le prunier aux branches captives du grillage des volières – s’affermir l’autorité des faisans prétentieux et si beaux, face aux coqs nains teigneux et agités.
J’ai caressé lentement les flancs de nos chiens mourants qui pleuraient, tués soit à petit feu par les appâts empoisonnés que mon père destinait aux renards et qu’il disposait savamment dans le bois, soit infectés par le poison distillé par les tiques dont ils étaient couverts, ou bien encore fauchés en pleine course par une voiture,alors qu’ils traversaient une des routes bordant la zone de chasse, ou aussi parfois, éventrés par un sanglier blessé qui ne sait pas mourir sans combattre.
J’ai pu suivre à quatre pattes, les hérissons marcheurs et leurs milliers de puces sauteuses. Je me couchais à plat ventre dans l’herbe tenant un morceau de pomme et la petite bête, après un temps de mise en boule de peur, se dépliait, sortait la tête et mangeait. Le déploiement de son armure me rappelait le Finistère : les oursins, je songeais au vent et aux ondes noires d’Octobre.
J’ai nourri les geais gueulards qui tombaient de leur nid et devenaient orphelins. L’odeur d’humain que je laissais sur leur plumage les aurait voués à la mort, leur mère les aurait tués. Je les installais donc dans une grande cage en vannerie et plusieurs fois par jour, leur enfonçai une mixture répugnante dans le gosier. Je devais faire le geste de leur mère. Dès qu’ils me voyaient ils piaillaient, m’indiquant ainsi le rôle que je jouais dans leur vie. Plus tard, je les faisais s’envoler.
Je séjournais rêveuse près d’un couple de grands-ducs qui nichaient dans un reste de corps de ferme près du cimetière. Je grimpais jusqu’à leur nid par une échelle de bois branlante et, en leur absence, leur volais leurs « pelotes de rejections ». Ces œufs de bouche mystérieux. Jamais, malgré les heures passées là-bas, je ne les avais vu en train de les « pondre ».
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Je les rapportais à la maison et jouais à l’archéologue une pince à épiler à la main. Précautionneusement je défaisais le délicat écheveau d’osselets accumulés, agglutinés les uns aux autres, ces os fils et leur inextricable enchevêtrement m’obligeaient à des gestes minutieux pour dégager sans détruire.Je notais à mesure que je découvrais : fémur, crâne , mâchoire…
Les grands-ducs étaient vraiment parfaits, ils pondaient la vie par le cul et la mort par la bouche. Ils possédaient le cercle infini et cela dans la plus secrète magnificence. Les autres enfants, craignant leur imposante stature et leur regard tout à fait immense et fixe, préféraient piller la verroterie décorative qui jonchait les tombes du cimetière.
L’obscurité des granges abandonnées ne m’effrayaient plus, je grimpais sans broncher aux échelles vermoulues, pour pouvoir rapporter à l’école ces incroyables « résumé » velus, ces ossuaires de rongeurs pelotonnés que tous les élèves m’enviaient.
Le corps comme Nature. Tout corps dans une seule nature.
Mon corps d’enfant.
Le sien à soi qui toujours devient, qui jamais n’est, qui sans cesse accompagne, prolonge le temps.
Tous les jours le corps d’Hier ne meurt-il pas à celui qui Maintenant est ?.
Est-ce le cercle ? La vrille ?, Quel est le signe de cette boucle qui se survient à elle-même ?.
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J’ai entendu le cochon obésifié par l’homme s’égosiller tout le jour, étendu de tout son long flanc, la gueule ouverte, pleine d’un pieu de bois qui le traversait jusqu’à l’estomac pour le saigner de l’intérieur. J’écris « entendu » car je n’ai fait que l’entrevoir, la chose me faisait horreur déjà à entendre.A chaque automne un nouveau cochon. Pendant une année nous l’avions vu et appelé « lulu ». La vache s’appelait « Marguerite » et le cochon « lulu », c’était ainsi. Et à chaque rentrée scolaire, « notre » cochon , le cochon des voisins agonisait tout un jour, étendu là, avec ce grand trait brun et raide qui, jaillissant de sa gueule, le paralysait. Il gisait lamentable dans cet enclos gluant et touffu en de rares endroits, sur le ventre et gueulant, gueulant, gueulant.
Dès qu’il était mort, achevé d’une balle dans la tête qui laissait un tout petit trou entre ses deux yeux, le rituel commençait : ils le faisaient basculer sur un brancard en bois pour le transporter jusqu’à une immense table brunie des sangs passés. C’est à ce moment-là que j’avais, ainsi que les autres enfants, l’autorisation de venir voir.
Ils l’égorgeaient, l’ouvraient, le défaisaient. Dans le cochon, ne dit-on pas que tout est bon ?.
Le rouge fumait en giclées dans l’air froid, les vapeurs de son veste intérieur, la couleur intense des boyaux interminables, le fleuve gonflé des boyaux, rythmés par des renflements gris et vert d’eau, par des resserrements blancs et bleus pâles, le flot infini de cette délivrance nutritive et l’odeur des poils, des glaires, des moêlles…Le sang coulé dans les viscères évidées pour fabriquer le boudin noir, l’onctueuse mollesse de la nudité des chairs, leur affaissement plein, large. Et le tête, et la queue … »..et la tête…et la tête…et la queue…et la queue…aaaaaaaaaaaaaaaa….. ».
Cela m’était si familier.
La nature de ces morts, la façon dont ils tuaient, leur méthode, leur application à défaire, le soin qu’ils prenaient à cela, oh !! qui osera dire ou penser Nostalgie !. J’ai croisé le regard de beaucoup de ces agonisants, c’était juste un chevreuil, un lapin, un chien, un sanglier, un cochon ?….Qui sait ?, Qui sait qui est quoi, et quoi est qui ?, Qui sait , Qui OSE affirmer.
La mort dans cette campagne d’alors, mais cet alors n’est pas bien loin, s’approchait de la bouche des enfants, elle passait sa langue rougie sur nos lèvres et nous nous en nourrissions.
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Quant au lapin de Garenne que mon père dépiautait savamment sur le chevalet de bois, fabriqué à cet effet, il me faisait singulièrement penser au christ que je voyais partout en croix. En croix tous les vendredis soirs à l’église. En croix au-dessus, et du lit conjugal, et de la porte de la cuisine chez mes grands-parents bigots. En croix à tous les carrefours des chemins de ce charolais rural. Ouverts, béants, des offertoires au regard, tels étaient ces christs, tout comme ce lapin qui m’ouvrait ses bras frêles et aussi sûrement crucifié sur ces planches de hêtre brut que l’autre était juché sur les calvaires de pierre. Dessous le chevalet était posé un bol qui servait à recueillir le sang, base fameuse de l’élaboration du civet. La tête de lapin écorché avec les muscles sombres, les tendons roses et les nerfs blanc ocre, c’était déjà ce que je verrai des années plus tard, au cinéma avec « l’Eraserhead » de David Lynch, au musée avec « Le bœuf écorché » de Rembrandt et en libraire avec « l’Ecorché » de Milan. Il n’y avait rien de sale là-dedans, ni rien de choquant, pour moi c’était juste un peu de chairs à nue, sans l’odeur.La peau, les peaux à l’extérieur si parfaites pour la caresse. Les poils ocre jaune, jaune de Naples et terre de Sienne du lapin, les brosses drues gris anthracite et noir du sanglier, la robe moirée, fine et peignée du chevreuil, les habits de l’animalité, les si bien adaptées parures de la bestialité.
L’arrachage des plumes, c’était le rite du soir. La forme que prenait cette envolée avant la retombée dans le grand sac poubelle noir, le fier « champignon atomique » de toute cette poésie qui refusait de tomber.
La forme, la tendresse de ce geste lascif de la matière qui, lasse de lutter, finissait par s’effondrer, main de pluie inégale qui laissait la bécasse, la perdrix, le faisan, le canard – et tous les volatiles mangeables – nus, ridiculement maigres, parsemés de boutons en relief dernières nacres ébahies, vidées de leurs anciens ramages avec encore un peu l’odeur des vents et des brises libres. La poubelle était vite remplie. Tous les attributs de la vie s’estompaient entre les mains de mon père.
Avec ces plumes c’était toute la beauté qui mourait.
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J’aurais donc vu, avant l’âge de onze ans : tomber, mourir, étriper, mettre bas, pondre, ouvrir, recoudre à vif, égorger, décapiter, saliver, chier de peur, tuer, pisser, se vider avant la mort et s’accoupler.La nature des arbres, celles des eaux ou bien celle de l’herbe bruissent également de la chose continue, mais c’est là un son des plus singulier, qui s’affirme dans l’écoute. L’infime avait pour moi plus de force, il s’imposait alors par son « silence ». C’est en apposant mes mains sur les troncs receleurs de fourmilières, en les plongeant dans l’abandon du fluide opaques des « craux » où songeaient les têtards encore muets, formant d’étranges méduses éparses et gélatineuses remplies de points noirs, c’est en me couchant dans le poil tendre du lit des prés de printemps ou bien en m’égratignant les avant-bras à la cueillette des mûres, que la Nature, tant végétale qu’aquatique me signifiait un écho d’Immortalité qu’elle semblait être seule à porter.
C’est après, bien plus tard, que j’ai su qu’il n’en était rien, que tout pouvait mourir sous leurs mains, sous mes mains aussi et que je ne pouvais rien voir, rien, toucher, ni même rien envisager impunément, y compris moi-même…
Mais de là où je suis, dans cette maison, devant ce mur, là-bas puis-je dire, parce que même sans y être plus j’y suis toujours un peu, dans cette maison donc qui aura cru me posséder, me garder – de par cet ensemble de visions et de sentiments compactes qui me lient à ce lieu lointain – l’amour tuait. On traquait les bêtes, on les abattait, on les mangeait, puis, en bombant le torse,on les montrait en trophées.
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Je ne suis pas folle tu sais, mais à voir la mort souvent, de quelque nature qu’elle soit, d’où qu’elle provienne, on apprend qu’elle n’existe pas. Mais tout de même 109 pattes sur un mur, seules, si dépourvues de sens, c’est l’absurde accouplé au vice, le spectacle quiet de l’horreur, malgré tout, fièrement exposée. Une fois retournée au salon, comme ils ne savaient pas quoi me dire, ils m’ont parlé d’Art…j’ai eu envie de vomir…tu comprends, n’est-ce pas ?. L'écusson contenant le coffret et le livre. Il suffit d'intercaler une des gravures ou bien une page texte entre le livre et le coffret plexiglas pour profiter chaque jour de l'ouvrage.
15:10 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Texte TROPHEES, Anne Vanier-drüssel, chasse, Bourgogne, eau-forte, papier Hanhemülhe, le plexiglas dans l'art contemporain
09 octobre 2007
DEDUCTIONS FISCALES ET ACQUISITIONS D'OEUVRES
Posséder une oeuvre d' art c'est conjuguer rêve, plaisir et patrimoine. L'acquisition d'une œuvre d'art constitue en effet une excellente préconisation de diversification patrimoniale.
Pour ma part j'aime l'idée de pouvoir vendre mes oeuvres pour en acheter à des artistes que j'aime et qui en ont besoin ( le nerf de l'action c'est l'argent qui permet de travailler efficacement, de coller les images à ses désirs, simultanément...qui pourrait attendre 15 ans avant de peindre le tableau qu'il a en tête ?, quel intérêt a une société à n'avoir dans ses rangs que des artistes qui meurent de faim ?, l'argent en terme d'art est un moyen, jamais une fin ).
Acquisition d'oeuvres d'Art Dans le cas d'achat d'oeuvres d'artistes vivants, l'objectif n'étant pas d'enrichir les collections publiques, mais de favoriser la création contemporaine, l'entreprise reste propriétaire de l'oeuvre. Cette déduction qui est pratiquée par fractions égales pendant cinq ans au titre de l'exercice d'acquisition et des quatre années suivantes ne peut excéder au titre de chaque exercice la limite de 3,25 pour mille du chiffre d'affaires, minorée du total des déductions mentionnées à l'article 238 bis AA du CGI, et doit être affectée à un compte de réserve spéciale figurant au passif du bilan. En contrepartie de cette déduction fiscale, l'entreprise doit présenter l'œuvre acquise au public. En cas de changement d'affectation ou de cession de l'oeuvre ou de prélèvement sur le compte de réserve, les déductions pratiquées sont immédiatement réintégrées. La décision de pratiquer cette déduction relève de la gestion de l'entreprise et n'est subordonnée à aucune autorisation préalable de l'administration. L'entreprise qui décide de pratiquer cette déduction doit joindre à sa déclaration de résultats un document conforme au modèle présenté par l'administration.Pour les oeuvres dont le prix d'acquisition est inférieur à 5000 € HT, le Ministre délégué au Budget admet que la condition d'exposition au public soit satisfaite dès lors que l'oeuvre est exposée dans un lieu "accessible aux clients et/ou aux salariés de l'entreprise, à l'exclusion des bureaux personnels".
(toutes les photos sont de Anne Vanier-drüssel)



































































































